Suisse

  • Tous les flux se valent-ils ?

    Quels ingrédients pour qu’économie, finance et satisfaction des besoins de l'individu, de la société, de la planète puissent converger ?
    Quelles informations nous donnent « les repères » que nous utilisons actuellement pour gouverner ? Comptons-nous tout ce qui compte ?
    De quels repères avons-nous besoin pour une nouvelle compréhension de la richesse que nous voulons pour notre société ?
    Il y a urgence, il nous faut prendre en charge nos contradictions, identifier les leviers permettant de démultiplier rapidement l'action, augmenter l'impact des initiatives positives.
    Les changements ne peuvent pas être imposés, ils seront nécessairement conçus, acceptés et mis en œuvre collectivement.
    Chacun pense au « global », mais ce global donne à l'individu un certain sentiment d'impuissance face à l'ampleur des enjeux. Nous devons construire la mobilisation du local au global.
    Nous devons trouver la bonne échelle de l'action, celle qui articule l'économie, l'homme et son territoire

  • La croissance est un mythe

    Tous les signes le montrent: les problèmes énergétiques, sanitaires, économiques, climatiques, etc. sont en faites des symptômes d'un système qui s’essouffle. Un second souffle assera par des modifications sociales et culturelles.
     
    Il faut changer notre manière de penser nos valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.
    Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils comprenaient la différence entre croissance quantitative et qualitative. Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Ils sont addicts à la croissance.Ils veulent être utiles, ils ont un outil, ils imaginent donc que leur outil est utile.
     
    Mais en réalité, ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes, mais ils croient que le reste des personnes le pense.

  • Droit à l'autodétermination informationnelle

    l'accès libre à la connaissance, à la culture, préservation de la sphère privée doivent être les fondements de la société de la connaissance qui nous attend.
    Fondements sur lesquelles doit se développer une société démocratique socialement juste et libre.
    Au sein de la révolution numérique actuelle, qui influe sur tous les domaines de notre vie, de nombreuses atteintes sont portées à la dignité et aux libertés des personnes et les problématiques liées évoluent à une telle vitesse que nous sommes tous dépassés
    A l'heure actuelle, les cris qui les dénoncent ne sont guère que des chuchotements.
    L'universalisation de la connaissance et de la culture à travers leur numérisation et leur mise en réseau met à l'épreuve l'ensemble nos constructions juridiques, économiques et sociales.-

  • Casse-tête des présents de fin d’année

    Décembre ! Des centaines de personnes dans les magasins à la recherche de cadeaux... Des idées de cadeaux, ce n’est pas facile à trouver !

    L'un a déjà tout ce dont il a besoin et je ne sais jamais quoi offrir à l'autre. En plus, à Noël, nous recevons toujours des cadeaux inutiles que nous devons toujours aller les changer en janvier. Voilà qui démontre que l’objet en soi compte souvent moins que le geste d’offrir et l’instant de surprise.

    Mais le cadeau s’inscrit aussi dans une relation de dons et de contre-dons où s’entrecoupent des questions de valeur et de pouvoir. Il est des situations où offrir peut aussi apparaître comme une manière d’exercer son pouvoir, d'attendre en retour une forme d’amour ou d’attention.

    Il engage non seulement celui qui donne mais aussi celui qui reçoit. Dans ces conditions, trouver le cadeau idéal peut s’avérer un vrai défi, et feindre sa joie tournera au supplice pour le ou la destinataire.

    D’où le casse-tête des présents de fin d’année. Cela dit, la majorité d’entre nous afflue vers les boutiques animée des meilleures intentions et ne cherchant à manifester à son entourage qu’affection et amitié.

    Les fêtes de fin d’année ne sont-elles pas une occasion de dire à l’autre qu’il n’est pas seul ?

  • Dimanche soir

    Le blues du dimanche soir, ce malaise impalpable qui nous envahit quand se profile le lundi.
     
    C’est sous la responsabilité de Monsieur Ramos, que l’université de Montpelier a piloté une étude sur le blues du dimanche soir.
     
    Il y a très peu de recherches sur le sujet, mais un sondage a rapporté que plus de 50% des personnes interrogées dorment mal dans la nuit du dimanche au lundi, des médecins relèvent que des patients se pleignent et les blogs regorgent de témoignages.
     
    L’étude identifie des phénomènes récurrents au dimanche soir . A l’origine, l’dée de travail associé à une contrainte dont les symptômes sont stress et fatigue.
     
    L’étude indique que ce malaise apparaît dans l’enfance, et qu’on le retrouve à l’âge adulte.
     
    Étonnamment, il persiste chez les étudiants, qui ont un rapport au temps différent, avec moins de contrainte, constate le chercheur.
     
    Et que la socialisation par le temps laisserait des marques.
     
    Le malaise serait dû à un conflit de rythmes, la distorsion entre deux temps, « c’est un malaise vespéral lié à une anticipation négative du lendemain » comme le défini Marie Desplechin.
     
    Au-delà, de cette réflexion s’ouvre la question plus large des temps vécus qui se superposent au temps physique et qui cohabitent dans une société où l’étalon de la vitesse s’emballe.

  • Ce désespoir qui use l'âme

    C’est la solitude qui étouffe une majorité de personnes âgées.
     
    La solitude, c’est ce désespoir froid qui use l'âme, la santé et le cœur. Il est clair que cet isolement n'a pas été choisi, mais imposé par une société qui refuse de vieillir et, par conséquent, nie la vieillesse.
     
    Souvent les personnes âgées ne sont pas considérées comme des citoyens à part entière et qu'on les laisse sciemment en marge de la société.
     
    On ne parle jamais des personnes âgées, sinon pour dire qu'elles sont maltraitées ou qu'elles coûtent horriblement cher au système de santé.
     
    On ne parle jamais du fait que ces gens rendent des services, qu'ils font tourner l'économie.
     
    Le problème, c'est que cet apport est rarement reconnu par la société, et on les présente toujours comme des victimes ou comme un fardeau pour la société.

  • Violence à l’école, c’est aussi la rentrée !

    Dans un grand concert quasi consensuel, l’école semble submergée par la violence.
     
    Cette violence ne concerne guère les enseignants qui doivent surtout faire face à des manifestations de rébellion.
    On ne s’étripe pas encore dans toutes les cours de récréation. Ce n’est pas en termes de crimes et délits qu’il faut penser la violence scolaire.
     
    Mais, il faut prendre au sérieux les formes moins spectaculaires de violence que sont les « incivilités » car elles témoignent en certains lieux d’une désorganisation du monde scolaire.
     
    Ce qui empoisonne la vie de certains enseignants, ce sont bien plutôt les injures, les regards provocateurs, le bavardage incessant, le « je-m’en-foutisme », soit les diverses formes de non-respect de leur autorité et de dénigrement de leur fonction.
     
    C’est le durcissement d’un phénomène qui n’est cependant pas nouveau : le «chahut », mais la véritable violence est celle des élèves entre eux.

  • Le mot culture suscite trop de méfiance.

    Peut-on penser la culture hors de ses enjeux politiques et la politique hors de ses déterminants culturels ?
    Peut-on abstraire la culture des rapports de pouvoir ?
     
    La culture c’est la part du rêve, du domaine de la beauté pure, de la recherche de l'absolu et de la vérité.
    La culture c'est aussi un espace de liberté.
     
    Liberté du créateur peut se soumettre à un ordre, à une norme, à un style ou les rejeter et s'en inventer pour son propre compte. Liberté du public qui choisit à son gré, qu'il entend fréquenter pour son plaisir.
     
    Mais lorsque le politique s'intéresse de trop près à la culture et prétend l'orienter, voire la régir, il tend à engendrer un art figé ou érigé en police de l'esprit. Le mot "culture" lorsqu'il est accaparé par nos gouvernants, suscite trop de méfiance.

  • Expertise vs débat politique

    Un expert cesse d’être démocrate quand il cherche à imposer une représentation de l’ordre politique, non à travers sa participation au débat démocratique, mais par sa prétention à détenir les lois naturelles de l’organisation des sociétés humaines.   

    Vouloir substituer l’expertise au choix politique, est ce qu’il faut appeler l’«expertisme».   

    Dire cela ne signifie pas que l’expertise ne soit en certains points nécessaire et légitime.   

    Ce qui est dangereux et critiquable c’est la substitution de l’expertise au débat politique au nom d’une vision totalisante des sciences humaines, économiques ou sociales.

  • Politique et football

    Certains partis politiques se recroquevillent et adoptent une stratégie conservatrice et défensive.

    Il me revient alors en mémoire les propos d’un entraîneur : "Il faut arrêter de dire qu’une équipe qui attaque et va vers l’avant prend des risques…elle essaie juste de créer des opportunités". Il est vrai qu’on classe toujours les "compétiteurs" dans deux catégories : ceux qui avancent qui ont un jeu "à risque" et ceux qui se recroquevillent et se défendent avec acharnement, et espèrent que l’orage passera.

    L’analogie avec la politique est pertinente. Faire le pari de la défense signifie se préparer à encaisser les coups, à subir le jeu de l’autre, à perdre l’initiative en pensant que cela passera. Parfois cela passe et d’autre fois la digue craque et l’équipe se fait balayer. Dans le contexte sportif ce n’est qu’un match de perdu.

    Dans le monde de la politique, si on se fait balayer une fois il se peut que cela soit pour longtemps et qu’on ait à assumer des conséquences autrement plus importantes qu’un match perdu.

    Les stratégies trop défensives adoptées par certains partis gouvernementaux ont fini par montrer leurs limites et pour certains la catastrophe a été frôlée.

    Essayer de faire de la politique autrement  n’est pas un risque mais une opportunité.

  • La classe moyenne n'existe pas

    La classe moyenne s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer "parti de la classe moyenne".
     
    Mais, c’est sous l’angle de la question des inégalités sociales et de leur prise en compte par le système de transferts sociaux et fiscaux que devrait se situer le débat.
     
    L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.
     
    Le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup, une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.
     
    De plus, le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.
    Il n’existe pas de définition « objective » de la "classe moyenne". Libre à chacun de placer la barre où il l’entend.
     
    Sa valeur économique varie d’un canton à l’autre... en moyenne Suisse, selon l'OFS, les revenus par foyer fiscal varient entre 47'000.- et 210'000.- / an

  • Déplacement de la charge fiscale du travail vers l'utilisation des ressources naturelles

    Au niveau suisse, l'importance des impôts liés à l'environnement a augmenté depuis 1990. Le produit des impôts liés à l’environnement  représente 2.03% du PIB.

    Ce montant provient essentiellement des prélèvements sur l'énergie et les transports (91.8%) et dans une moindre mesure des prélèvements sur les ressources (5.3%) et sur les émissions (2.9%).

    Dans l'Union européenne, les prélèvements liés à l'environnement atteignent 2.7% du PIB. Ils varient selon les pays entre 1.9% en France et 4.7% au Danemark.

    L'UE est donc en avance sur la Suisse pour ce qui est de l'application du principe du pollueur-payeur, en raison principalement d'une imposition plus forte de l'énergie.

    Il serait important de planifier à moyen terme des mesures d'incitation fiscales dans le cadre de la politique fédérale sur l'énergie et le  climat. Ainsi, la charge fiscale serait déplacée du travail vers l'énergie sans que cela ait d'incidence sur les recettes fiscales.

  • Citoyenneté et vie publique

    Il existe une manière de concevoir une vision de la politique qui ne soit pas réduite au libéralisme procédural, mais intègre une vision et des buts communs. Cette manière affirme que chaque citoyen peut prendre en main librement sa participation à la vie publique et que cette liberté constitue le bien commun autour duquel se cristallise la communauté.

    Cependant, la question posée par notre posture républicaine est d'expliquer si la notion de liberté ne risque pas de saturer celle de bien commun.

    Peut-on penser que la communauté n’est rien d’autre que la possibilité pour ses membres de participer activement et librement à la société et que l’homme n’a pas de but autre que cette liberté ?

    Or, si la liberté est le seul but de la vie publique, comment résistera-t-elle aux sirènes de l’égoïsme individualiste ?

    Comment, cette liberté, si elle n’est pas dotée de valeurs, peut-elle éviter de dériver vers une procédure qui renvoie au minimalisme sociétal ?

  • Parler de liberté ne suffit plus

    Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sur lequel s’est appuyée la décolonisation et, plus tard, la déconstruction des dernières logiques impériales, s’est mué en nationalisme agressif.

    Des logiques séparatistes s’expriment, ici ou là, dans des discours qui valorisent l’égoïsme au détriment des solidarités.

    Des monarchies islamiques ont adopté une posture antimoderniste. Purification ethnique en Bosnie, revendication d’une « ivoirité» en Côte-d’Ivoire, les phénomènes de repli identitaire travaillent le peuple que certains états voudraient réduire a un le socle souverain de leur singularité collective.

    Plus les sociétés deviennent plurielles, plus l’exigence pacificatrice incluse dans l’idéal laïque s’impose. En effet, la laïcité est porteuse d’un idéal, celui de l’individu-citoyen qui sait qu’il n’y a de "vouloir-vivre collectif" que dans la confrontation librement débattue de convictions individuelles.

    Celle également, « de l’aptitude à tirer des leçons de l’histoire les éléments de construction d’un présent acceptable et d’un futur qui conserve sa place au rêve ».

     

  • La Suisse, un pays ordolibéraliste

    L'ordolibéralisme se présente comme une voie entre le dirigisme étatique à la chinoise et le néolibéralisme du "laisser faire" à l'américaine. Cette doctrine serait à l'origine du miracle économique de la Suisse. 

    La mission de l'ordolibéralisme part du constat que le marché n'est pas un phénomène naturel. Il attribue à l'Etat le rôle de créer un cadre légal et de le faire appliquer. Son rôle est d'encourager une saine concurrence entre les entreprises en empêchant la constitution de monopoles ou d'oligopoles. L'Etat doit s'abstenir de tout dirigisme économique pour permettre à l'économie libérale d'atteindre son optimum et garantir une concurrence libre et non faussée entre les entreprises.

    L'économie est en quelque sorte dépolitisée. L'entreprise, quant à elle, ne doit pas avoir le profit comme seul objectif. Elle a une responsabilité morale et sociale vis-à-vis de la société et de ses salariés.

  • Éthique et efficacité sont-elles réellement inconciliables ?

    Les nombreux scandales régulièrement mis à jour par la presse concernant des pratiques condamnables d’entreprises vis-à-vis de leurs salariés, de l’environnement, voire de la société civile posent clairement la question des motivations de ces actes.
     
    Dans un contexte concurrentiel très fort sur le marché des biens comme sur le marché des capitaux, les entreprises se doivent d’assurer à leurs actionnaires une rentabilité toujours plus élevée.Pour répondre à cette question, j’observe, dans un premier temps, qu’éthique et efficacité semblent inconciliable dans la mesure où la performance économique est mesurée quasiment exclusivement sur des critères financiers (taux de rentabilité, dépenses de recherche, développement, etc.) et que, dans ce cadre, l’étique serait source de coûts supplémentaires.
     
    Toutefois, il serait plus juste d’avoir une vision plus large que la performance, incluant le bien-être de tous et pas seulement des propriétaires d’entreprises. Il apparaît qu’il existerait des moyens pour que l’éthique devienne un levier d’efficacité, y compris financier.
     
    Ces moyens passeraient par l’implication des salariés, l’innovation, la conquête de nouveaux marchés ou encore la possibilité d’accroître significativement des parts de marchés dans des secteurs peu dynamiques.
     
    L’éthique, selon Aristote, a pour objet « le domaine de l’activité humaine reposant sur une décision », et d’après l’European Business Ethic Network (EBEN) « l’éthique n’est pas un ensemble de principes figés mais une ouverture d’esprit conduisant à la réflexion.

  • Internautes de tous pays unissez-vous !

    Formule remise au goût du jour pour expliquer l’effacement des organisations humaines pyramidales traditionnelles devant des modes de créations collaboratives.
     
    Mais c’est avant tout pour inventer une nouvelle démocratie, fondée sur des formes d’organisation plus participatives.
     
    Cette aspiration est rendue possible par ces medias de masses que sont les blogs et les réseaux sociaux.
     
    Il s’agit là d’un pouvoir en devenir qui entre de plus en plus en compétition avec les ‘’infocapitalistes’’ détenteurs de moyen de production et de diffusion qui s’appuient sur un modèle économique de création et de gestion qui génère du profit en contraignant les usagers à passer par leurs circuits.
     
    Sauf qu’avec Internet, on est entré dans une ère d’abondance, de création de valeur ajoutée par l’innovation. L’évolution des technologies nous offre, aujourd’hui, la possibilité de rassembler des moyens de production et de diffusion permettant de plus en plus aux internautes de s’approprier l’information, de la valider, de la partager et de la diffuser.
     
    La crise de confiance à l’égard des medias classiques a favorisé l’émergence des blogs et du journalisme citoyen avec le risque de surinformation, voire de désinformation.
     
    Mais cette montée en puissance des medias citoyen se traduira par une corégulation et modifiera de manière radicale la relation entre la politique et le citoyen.

  • Équité face à l'impôt

    Excepté les différentes possibilités de s’y soustraire, les deux différences essentielles entre les impôts directs (déclarations annuelles) et les impôts indirects (taxes TVA, essence, tabac, etc.) sont le traitement des divers types de revenus.

    Dans les impôts directs, les différents types de revenus sont imposés différemment selon leurs assujettissements, alors que dans les impôts indirects, toutes les dépenses sont taxées, et ce quelques soit leur origine. Il n’y a ainsi pas de problème pour traiter, par exemple les gains provenant de spéculations.

    On admet en revanche que les impôts indirects sont progressifs, ce qui est l’objection la plus fréquente à leur égard. Cette situation pourrait être corrigée, soit en exemptant certains biens, notamment les denrées alimentaires, soit en les frappant d’un taux réduit. Mais cela compliquerait le système.

    Pour déterminer exactement l’impact de celui-ci, il ne suffit pas de considérer uniquement les recettes. Il s’agit plutôt de savoir à quelles fins celles-ci seront utilisées. Si les recettes de la TVA servent, par exemple, à financer l’AVS, leur effet global n’est pas régressif.

    Toutefois, comme dans les impôts directs, les taux d’imposition trop élevés encouragent fortement la soustraction fiscale, les possibilités d’un report de l’imposition sur la consommation sont dès lors très limitées voire impossibles.

  • Le bruit rend malade

    L'excès de bruit nuit à la santé 
    (troubles du sommeil, stress, nervosité, agitation, abattement, troubles de la concentration, baisse des performances, augmentation de la pression sanguine, problèmes cardio-vasculaires). Il engendre des coûts externes élevés (coûts dus à la maladie, aux médicaments, aux arrêts de travail, perte d'années de vie, réduction de la valeur de biens immobiliers).

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  • Le travail non rémunéré (bénévolat) est -il suffisamment pris en compte ?

    Le travail non rémunéré jouit d’une faible estime dans la société.

    Ce manque de considération est problématique déjà par le seul fait que l’on consacre dans l’ensemble davantage de temps au travail non rémunéré qu’à celui qui est rétribué.

    Au niveau international, cette prise de conscience transparaît dans les efforts que consentent l’ONU pour mieux appréhender la valeur économique du travail non rémunéré.

    Cette évolution n’est bien sûr pas restée sans effet dans notre pays. Ainsi, on observe depuis les années 90 un nombre croissant d’interventions parlementaires visant à revaloriser le travail non rémunéré et faisant valoir un besoin grandissant d’informations statistiques dans ce domaine.

    Le travail non rémunéré est nécessaire au bon fonctionnement de notre société. Il forme donc un domaine important qui influence fortement les conditions de vie de presque tous les individus, au même titre que l’activité professionnelle, les loisirs, la formation ou les revenus.

    Quel volume de temps ce travail représente-t-il ? Comment est-il réparti dans notre société? Peut-on évaluer sa valeur économique ?