Suisse

  • Violence à l’école, c’est aussi la rentrée !

    Dans un grand concert quasi consensuel, l’école semble submergée par la violence.
     
    Cette violence ne concerne guère les enseignants qui doivent surtout faire face à des manifestations de rébellion.
    On ne s’étripe pas encore dans toutes les cours de récréation. Ce n’est pas en termes de crimes et délits qu’il faut penser la violence scolaire.
     
    Mais, il faut prendre au sérieux les formes moins spectaculaires de violence que sont les « incivilités » car elles témoignent en certains lieux d’une désorganisation du monde scolaire.
     
    Ce qui empoisonne la vie de certains enseignants, ce sont bien plutôt les injures, les regards provocateurs, le bavardage incessant, le « je-m’en-foutisme », soit les diverses formes de non-respect de leur autorité et de dénigrement de leur fonction.
     
    C’est le durcissement d’un phénomène qui n’est cependant pas nouveau : le «chahut », mais la véritable violence est celle des élèves entre eux.

  • Le mot culture suscite trop de méfiance.

    Peut-on penser la culture hors de ses enjeux politiques et la politique hors de ses déterminants culturels ?
    Peut-on abstraire la culture des rapports de pouvoir ?
     
    La culture c’est la part du rêve, du domaine de la beauté pure, de la recherche de l'absolu et de la vérité.
    La culture c'est aussi un espace de liberté.
     
    Liberté du créateur peut se soumettre à un ordre, à une norme, à un style ou les rejeter et s'en inventer pour son propre compte. Liberté du public qui choisit à son gré, qu'il entend fréquenter pour son plaisir.
     
    Mais lorsque le politique s'intéresse de trop près à la culture et prétend l'orienter, voire la régir, il tend à engendrer un art figé ou érigé en police de l'esprit. Le mot "culture" lorsqu'il est accaparé par nos gouvernants, suscite trop de méfiance.

  • Expertise vs débat politique

    Un expert cesse d’être démocrate quand il cherche à imposer une représentation de l’ordre politique, non à travers sa participation au débat démocratique, mais par sa prétention à détenir les lois naturelles de l’organisation des sociétés humaines.   

    Vouloir substituer l’expertise au choix politique, est ce qu’il faut appeler l’«expertisme».   

    Dire cela ne signifie pas que l’expertise ne soit en certains points nécessaire et légitime.   

    Ce qui est dangereux et critiquable c’est la substitution de l’expertise au débat politique au nom d’une vision totalisante des sciences humaines, économiques ou sociales.

  • Politique et football

    Certains partis politiques se recroquevillent et adoptent une stratégie conservatrice et défensive.

    Il me revient alors en mémoire les propos d’un entraîneur : "Il faut arrêter de dire qu’une équipe qui attaque et va vers l’avant prend des risques…elle essaie juste de créer des opportunités". Il est vrai qu’on classe toujours les "compétiteurs" dans deux catégories : ceux qui avancent qui ont un jeu "à risque" et ceux qui se recroquevillent et se défendent avec acharnement, et espèrent que l’orage passera.

    L’analogie avec la politique est pertinente. Faire le pari de la défense signifie se préparer à encaisser les coups, à subir le jeu de l’autre, à perdre l’initiative en pensant que cela passera. Parfois cela passe et d’autre fois la digue craque et l’équipe se fait balayer. Dans le contexte sportif ce n’est qu’un match de perdu.

    Dans le monde de la politique, si on se fait balayer une fois il se peut que cela soit pour longtemps et qu’on ait à assumer des conséquences autrement plus importantes qu’un match perdu.

    Les stratégies trop défensives adoptées par certains partis gouvernementaux ont fini par montrer leurs limites et pour certains la catastrophe a été frôlée.

    Essayer de faire de la politique autrement  n’est pas un risque mais une opportunité.

  • La classe moyenne n'existe pas

    La classe moyenne s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer "parti de la classe moyenne".
     
    Mais, c’est sous l’angle de la question des inégalités sociales et de leur prise en compte par le système de transferts sociaux et fiscaux que devrait se situer le débat.
     
    L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.
     
    Le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup, une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.
     
    De plus, le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.
    Il n’existe pas de définition « objective » de la "classe moyenne". Libre à chacun de placer la barre où il l’entend.
     
    Sa valeur économique varie d’un canton à l’autre... en moyenne Suisse, selon l'OFS, les revenus par foyer fiscal varient entre 47'000.- et 210'000.- / an

  • Déplacement de la charge fiscale du travail vers l'utilisation des ressources naturelles

    Au niveau suisse, l'importance des impôts liés à l'environnement a augmenté depuis 1990. Le produit des impôts liés à l’environnement  représente 2.03% du PIB.

    Ce montant provient essentiellement des prélèvements sur l'énergie et les transports (91.8%) et dans une moindre mesure des prélèvements sur les ressources (5.3%) et sur les émissions (2.9%).

    Dans l'Union européenne, les prélèvements liés à l'environnement atteignent 2.7% du PIB. Ils varient selon les pays entre 1.9% en France et 4.7% au Danemark.

    L'UE est donc en avance sur la Suisse pour ce qui est de l'application du principe du pollueur-payeur, en raison principalement d'une imposition plus forte de l'énergie.

    Il serait important de planifier à moyen terme des mesures d'incitation fiscales dans le cadre de la politique fédérale sur l'énergie et le  climat. Ainsi, la charge fiscale serait déplacée du travail vers l'énergie sans que cela ait d'incidence sur les recettes fiscales.

  • Citoyenneté et vie publique

    Il existe une manière de concevoir une vision de la politique qui ne soit pas réduite au libéralisme procédural, mais intègre une vision et des buts communs. Cette manière affirme que chaque citoyen peut prendre en main librement sa participation à la vie publique et que cette liberté constitue le bien commun autour duquel se cristallise la communauté.

    Cependant, la question posée par notre posture républicaine est d'expliquer si la notion de liberté ne risque pas de saturer celle de bien commun.

    Peut-on penser que la communauté n’est rien d’autre que la possibilité pour ses membres de participer activement et librement à la société et que l’homme n’a pas de but autre que cette liberté ?

    Or, si la liberté est le seul but de la vie publique, comment résistera-t-elle aux sirènes de l’égoïsme individualiste ?

    Comment, cette liberté, si elle n’est pas dotée de valeurs, peut-elle éviter de dériver vers une procédure qui renvoie au minimalisme sociétal ?

  • Parler de liberté ne suffit plus

    Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sur lequel s’est appuyée la décolonisation et, plus tard, la déconstruction des dernières logiques impériales, s’est mué en nationalisme agressif.

    Des logiques séparatistes s’expriment, ici ou là, dans des discours qui valorisent l’égoïsme au détriment des solidarités.

    Des monarchies islamiques ont adopté une posture antimoderniste. Purification ethnique en Bosnie, revendication d’une « ivoirité» en Côte-d’Ivoire, les phénomènes de repli identitaire travaillent le peuple que certains états voudraient réduire a un le socle souverain de leur singularité collective.

    Plus les sociétés deviennent plurielles, plus l’exigence pacificatrice incluse dans l’idéal laïque s’impose. En effet, la laïcité est porteuse d’un idéal, celui de l’individu-citoyen qui sait qu’il n’y a de "vouloir-vivre collectif" que dans la confrontation librement débattue de convictions individuelles.

    Celle également, « de l’aptitude à tirer des leçons de l’histoire les éléments de construction d’un présent acceptable et d’un futur qui conserve sa place au rêve ».

     

  • La Suisse, un pays ordolibéraliste

    L'ordolibéralisme se présente comme une voie entre le dirigisme étatique à la chinoise et le néolibéralisme du "laisser faire" à l'américaine. Cette doctrine serait à l'origine du miracle économique de la Suisse. 

    La mission de l'ordolibéralisme part du constat que le marché n'est pas un phénomène naturel. Il attribue à l'Etat le rôle de créer un cadre légal et de le faire appliquer. Son rôle est d'encourager une saine concurrence entre les entreprises en empêchant la constitution de monopoles ou d'oligopoles. L'Etat doit s'abstenir de tout dirigisme économique pour permettre à l'économie libérale d'atteindre son optimum et garantir une concurrence libre et non faussée entre les entreprises.

    L'économie est en quelque sorte dépolitisée. L'entreprise, quant à elle, ne doit pas avoir le profit comme seul objectif. Elle a une responsabilité morale et sociale vis-à-vis de la société et de ses salariés.

  • Éthique et efficacité sont-elles réellement inconciliables ?

    Les nombreux scandales régulièrement mis à jour par la presse concernant des pratiques condamnables d’entreprises vis-à-vis de leurs salariés, de l’environnement, voire de la société civile posent clairement la question des motivations de ces actes.
     
    Dans un contexte concurrentiel très fort sur le marché des biens comme sur le marché des capitaux, les entreprises se doivent d’assurer à leurs actionnaires une rentabilité toujours plus élevée.Pour répondre à cette question, j’observe, dans un premier temps, qu’éthique et efficacité semblent inconciliable dans la mesure où la performance économique est mesurée quasiment exclusivement sur des critères financiers (taux de rentabilité, dépenses de recherche, développement, etc.) et que, dans ce cadre, l’étique serait source de coûts supplémentaires.
     
    Toutefois, il serait plus juste d’avoir une vision plus large que la performance, incluant le bien-être de tous et pas seulement des propriétaires d’entreprises. Il apparaît qu’il existerait des moyens pour que l’éthique devienne un levier d’efficacité, y compris financier.
     
    Ces moyens passeraient par l’implication des salariés, l’innovation, la conquête de nouveaux marchés ou encore la possibilité d’accroître significativement des parts de marchés dans des secteurs peu dynamiques.
     
    L’éthique, selon Aristote, a pour objet « le domaine de l’activité humaine reposant sur une décision », et d’après l’European Business Ethic Network (EBEN) « l’éthique n’est pas un ensemble de principes figés mais une ouverture d’esprit conduisant à la réflexion.

  • Internautes de tous pays unissez-vous !

    Formule remise au goût du jour pour expliquer l’effacement des organisations humaines pyramidales traditionnelles devant des modes de créations collaboratives.
     
    Mais c’est avant tout pour inventer une nouvelle démocratie, fondée sur des formes d’organisation plus participatives.
     
    Cette aspiration est rendue possible par ces medias de masses que sont les blogs et les réseaux sociaux.
     
    Il s’agit là d’un pouvoir en devenir qui entre de plus en plus en compétition avec les ‘’infocapitalistes’’ détenteurs de moyen de production et de diffusion qui s’appuient sur un modèle économique de création et de gestion qui génère du profit en contraignant les usagers à passer par leurs circuits.
     
    Sauf qu’avec Internet, on est entré dans une ère d’abondance, de création de valeur ajoutée par l’innovation. L’évolution des technologies nous offre, aujourd’hui, la possibilité de rassembler des moyens de production et de diffusion permettant de plus en plus aux internautes de s’approprier l’information, de la valider, de la partager et de la diffuser.
     
    La crise de confiance à l’égard des medias classiques a favorisé l’émergence des blogs et du journalisme citoyen avec le risque de surinformation, voire de désinformation.
     
    Mais cette montée en puissance des medias citoyen se traduira par une corégulation et modifiera de manière radicale la relation entre la politique et le citoyen.

  • Équité face à l'impôt

    Excepté les différentes possibilités de s’y soustraire, les deux différences essentielles entre les impôts directs (déclarations annuelles) et les impôts indirects (taxes TVA, essence, tabac, etc.) sont le traitement des divers types de revenus.

    Dans les impôts directs, les différents types de revenus sont imposés différemment selon leurs assujettissements, alors que dans les impôts indirects, toutes les dépenses sont taxées, et ce quelques soit leur origine. Il n’y a ainsi pas de problème pour traiter, par exemple les gains provenant de spéculations.

    On admet en revanche que les impôts indirects sont progressifs, ce qui est l’objection la plus fréquente à leur égard. Cette situation pourrait être corrigée, soit en exemptant certains biens, notamment les denrées alimentaires, soit en les frappant d’un taux réduit. Mais cela compliquerait le système.

    Pour déterminer exactement l’impact de celui-ci, il ne suffit pas de considérer uniquement les recettes. Il s’agit plutôt de savoir à quelles fins celles-ci seront utilisées. Si les recettes de la TVA servent, par exemple, à financer l’AVS, leur effet global n’est pas régressif.

    Toutefois, comme dans les impôts directs, les taux d’imposition trop élevés encouragent fortement la soustraction fiscale, les possibilités d’un report de l’imposition sur la consommation sont dès lors très limitées voire impossibles.

  • Le bruit rend malade

    L'excès de bruit nuit à la santé 
    (troubles du sommeil, stress, nervosité, agitation, abattement, troubles de la concentration, baisse des performances, augmentation de la pression sanguine, problèmes cardio-vasculaires). Il engendre des coûts externes élevés (coûts dus à la maladie, aux médicaments, aux arrêts de travail, perte d'années de vie, réduction de la valeur de biens immobiliers).

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  • Le travail non rémunéré (bénévolat) est -il suffisamment pris en compte ?

    Le travail non rémunéré jouit d’une faible estime dans la société.

    Ce manque de considération est problématique déjà par le seul fait que l’on consacre dans l’ensemble davantage de temps au travail non rémunéré qu’à celui qui est rétribué.

    Au niveau international, cette prise de conscience transparaît dans les efforts que consentent l’ONU pour mieux appréhender la valeur économique du travail non rémunéré.

    Cette évolution n’est bien sûr pas restée sans effet dans notre pays. Ainsi, on observe depuis les années 90 un nombre croissant d’interventions parlementaires visant à revaloriser le travail non rémunéré et faisant valoir un besoin grandissant d’informations statistiques dans ce domaine.

    Le travail non rémunéré est nécessaire au bon fonctionnement de notre société. Il forme donc un domaine important qui influence fortement les conditions de vie de presque tous les individus, au même titre que l’activité professionnelle, les loisirs, la formation ou les revenus.

    Quel volume de temps ce travail représente-t-il ? Comment est-il réparti dans notre société? Peut-on évaluer sa valeur économique ?

  • Seul l’impôt indirect garanti l’équité

    À part les différentes possibilités de s’y soustraire, les deux différences essentielles entre les impôts directs et les impôts indirects sont le traitement des divers types de revenu et la vitesse de la progression.

    Dans les impôts directs, les différents types de revenu sont imposés différemment selon le genre de déclaration, alors que dans les impôts indirects, tous les revenus sont pris en compte, et ce indépendamment de leur origine. Il n’y a ainsi pas de problème pour traiter les gains provenant de spéculations, par exemple.

    On admet en revanche que les impôts indirects ont un effet régressif, ce qui est l’objection la plus fréquente à leur égard.

    Cet inconvénient peut être corrigé, soit en exemptant certains biens, notamment les denrées alimentaires, soit en les frappant d’un taux réduit. Mais cela accroît alors la complexité du système.

    Pour déterminer exactement l’impact du système, il ne suffit pas, cependant, de considérer uniquement les recettes. Il s’agit plutôt de savoir à quoi celles-ci sont utilisées. Si les recettes de la TVA servent par exemple à financer l’AVS, leur effet global n’est pas régressif.

    Toutefois, comme les taux d’imposition (trop) élevés encouragent fortement la soustraction fiscale, les possibilités d’un report de l’imposition sur la consommation sont limitées.

  • Un gouvernement de juges

    Elaborée à une époque où les partis politiques n’existaient pas, du moins dans leur forme moderne, la théorie de la séparation des pouvoirs à beaucoup vieilli.

    La séparation des organes et fonctions, et l’équilibre des pouvoirs se trouvent désormais remis en cause par le renforcement de l’exécutif et le déclin du parlement. En revanche le pouvoir judiciaire s’affirme de plus en plus dans nos démocraties modernes.

    L’apparition d’un contre-pouvoir juridictionnel est reconnue par plusieurs auteurs ; ainsi, peu à peu, au terme d’un processus d’affirmation, puis d’émancipation, le juridictionnel aurait accédé au statut de pouvoir.

    Un pouvoir comparable au pouvoir exécutif et législatif ; dans un système démocratique, le juge, porté par la doctrine et l’opinion publique, posséderait une faculté d’empêcher et une faculté de statuer.

    La montée en puissance des juges vint renforcer ce soupçon de « gouvernement des juges ». C’est le fait que les juges ont en charges des litiges à caractère collectif et non plus simplement individuel : de véritables questions de société et non des différends entre particuliers, ce qui accentue le caractère politique-au sens des affaires de la cité-de leur intervention.

    Et comme l’écrit Paul Ricoeur : «  le judicaire est poussé en première ligne par des institutions politiques en voie de décompositions ».

  • Du lever au coucher, nous sommes tous soumis à un traçage informatique !

    D’abord un traçage dans l’espace à travers le développement des systèmes de biométrie, de vidéosurveillance ou de géo-localisation (téléphones mobiles).
     
    Ensuite un traçage dans le temps que permettent les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux sur internet.
    Le premier met en cause la liberté d’aller et venir.
    Le second met en cause la liberté de pensée et d’expression…par exemple des déclarations exhumées dans des moteurs de recherche qui vous obligent de justifier à 40 ans ce que vous avez dit/fait à 20ans.
     
    Il faudrait aussi mieux réglementer la vidéosurveillance et que son régime juridique soit clarifié au plus vite.
     
     

  • Je suis de droite, je suis de gauche. Je suis un écologiste progressiste

    Je suis de droite, parce que la responsabilité est une valeur démocratique et que l'Etat ne doit pas rendre ses administrés dépendants, mais il doit tout mettre en œuvre pour leur faire retrouver autonomie et dignité. 
    Je suis de gauche, parce que la solidarité est une valeur essentielle pour moi, elle est ce lien qui crée un sentiment d'appartenance qui permet le « vivre ensemble ».
    Je suis de droite, parce qu'il faut un Etat facilitateur, souple et une administration restreinte qui ne doit pas materner ses citoyens mais les aider à créer et à prendre des risques. 
    Je suis de gauche parce que je souhaite un Etat qui restaure des règles sociales et d'équité, qui assure aux meilleures conditions l'accès aux services essentiels (éducation, santé, logement, sécurité, mandats publics, social). 
    Je suis de droite parce qu'il faut restaurer l'idée d'autorité et que l'Etat doit en assumer sa part de responsabilité. 

    Au-delà de ces stéréotypes, je pense que les clivages et les choix de société d'aujourd'hui qui vont avoir un impact sur notre avenir ne correspondent plus à la pseudo-fracture droite/gauche que veulent nous vendre 90% des politiques qui en ont fait une rente de situation. On nous vend une organisation de la pensée politique issue du XVIIIème siècle alors qu'au XXIe se déroule une réorganisation de la société via le flux d'information, l'impact de l'homme sur la nature et la terre sans précédent, un mélange de culture et un remodelage du monde, comme l'humanité n'en a jamais connus. 

    Les vrais défis sont à venir. Je suis un ecologiste progressiste !

  • La vérité ne se mesure pas au nombre des voix

    La question de savoir si la majorité a toujours raison, m’interpelle sur la norme de cette raison que l'on peut comprendre comme critère de vérité.
     
    Cependant, s'il apparaît que la majorité devrait avoir toujours raison dans le domaine politique au risque de conduire la société à sa propre destruction, la formulation du sujet m’invite justement, par la radicalité du « toujours », à m’interroger sur le fondement d'une telle affirmation.
     
    Dès lors s'il apparaît que la majorité doit être comprise comme ayant toujours raison en vue du maintien du pacte social, il faut bien remarquer de façon réaliste que celle-ci ne saurait avoir raison, mais ce serait la possibilité d'une démocratie qui serait alors remis en cause, il conviendra alors peut-être de chercher à trouver une solution pouvant éclairer ce problème et le résoudre.
     
    Et il suffit de jeter un regard sur l'histoire pour comprendre l'enjeu même de ce questionnement.
    Pour conclure ce billet, me revient en mémoire cette phrase de Jean-Jacques Rousseau: « si la volonté générale est toujours droite, malheureusement elle n'est pas toujours éclairée.»
     
     

  • Si...

    Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.

    Si vous n'avez jamais été dans la peur et le danger d’une guerre, d'un bombardement, de terrains minés, d’enlèvements par des groupes armés, vous êtes mieux que 1 milliard de personnes.

    Si vous pouvez parler et agir en accord avec votre foi et vos convictions, sans peur d'être menacé, torturé ou tué, vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes.

    Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 75% des habitants de la terre.

    Si vous avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boite, vous faite partie du 8% les plus privilégiés du monde.