Genève

  • Notre cerveau est-il sous influence numérique ?

    De drôles de mots ont envahi notre vocabulaire : algorithmes, google glass, MOO C, ebook... et bousculent notre rapport au corps, notre manière de penser, déléguant un pouvoir d'initiative à la technique.

  • Liberté du choix du moyen de transport ; c’est l’anarchie !

    Le choix de son mode de déplacement, garanti par la Constitution, son application relève de l’anarchie

    > Les automobilistes se garent, sans vergognes, sur les trottoirs ou dans les cases réservées aux personnes en situation de handicap.

    > Les motards abusent des voies réservées aux bus, sans oublier celles dévolues aux cyclistes.

    > Les cyclistes utilisent abondamment l’espace réservé aux pétions.

    > Les pétions traversent la chaussée sans regarder si d’autres usagers y sont déjà engagés.

    > etc...

  • l’économie politique et l’écologie ne se tournent plus le dos

    L’image de la pollinisation illustre bien la nouvelle conception de l’économie que devra faire émerger l’écologie de demain:  

    "Les abeilles génèrent avec le miel un produit « marchandisable » dont vit l’apiculteur, mais chacun sait que le travail le plus socialement et écologiquement utile des abeilles est la pollinisation des plantes sauvages ou cultivées.
    La pollinisation peut servir de paradigme pour penser la richesse économique réelle d’une société vivante, du système complexe de l’écosystème et de la biosphère."  

    Une telle société humaine appelle une nouvelle économie politique adéquate à sa réalité.  
    Cela implique de revisiter l’ensemble du programme de la vieille économie politique reposant sur la rareté, et de repenser l’allocation des ressources dans un système, complexe, vivant à partir du principe de minimisation des externalités négatives et de production d’externalités positives.

    On voit qu’ainsi l’économie politique et l’écologie ne se tournent plus le dos.  

    Mais comment peuvent s’articuler leurs relations ? 

  • Une économie verte inclusive

    Le conseil mondial des affaires pour le développement durable (WBCSD), qui représente 200 multinationales et 7’000 milliards de dollars de revenus, estime dans sa profession de foi « Vision 2050 » que les opportunités dans les seuls domaines des ressources naturelles, de la santé et de l'éducation représenteraient autour d'un millier de milliards de dollars jusqu'à 4,5 % du PIB mondial en 2050.

    Dans un rapport, l'Organisation internationale du travail (OIT) pense, elle, que « l'écologisation de l'économie » devrait rapporter entre 15 et 60 millions d'emplois supplémentaires dans le monde, en fonction des stratégies mises en œuvre par les Etats.
    Tous les économistes ne partagent pourtant pas cet enthousiasme, personne ne sachant encore chiffrer le rapport entre la part des emplois créés par le verdissement de l'économie et la part de ceux qui seront détruits.
    Beaucoup d’ONG sont tout aussi sceptiques, elles y voient l'instrument qui permettra aux entreprises de « s'approprier l'agenda environnemental et de développement de l’ONU».
    C'est le concept d'« économie verte inclusive » qu’il faudrait développer, celle du principe de bénéfice, libre de tout droit, des biens communs, comme l'eau, le patrimoine génétique des plantes, mais aussi des biens culturels nécessaires au développement. Mettre en place des outils en matière d'économie circulaire et de circuits courts. Il faut en prendre compte à côté des logiques du secteur privé

    La Banque mondiale ne dit pas autre chose dans son rapport sur la croissance verte.
    Mais le danger est de voir se dessiner un scénario de domination des pays riches, producteurs de normes environnementales, sur les pays émergents.

  • écologie restrictive versus écologie généralisée

    Dès ses débuts le mouvement écologiste a développé une pensée politique prenant en compte non seulement les être humains mais aussi le cadre naturel dans lequel ils évoluent.

    Cette écologie n'est qu'une écologie restreinte.
     
    Le temps est venu de réfléchir à une écologie généralisée qui pense la culture et la société, qui s'intéresse au conditions d'existence et aux écosystèmes sociaux.

    Une politique qui tienne compte de l'individu et de sa complémentarité avec le collectif, de son désir d'indépendance et son besoin d’attachement, de ses objectifs économiques et de son désir de sens.

  • Un nouveau souffle

    Aujourd'hui nous entrons dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent.

    Les "problèmes" énergétiques, sanitaires, économiques, climatiques, etc. sont en faites des symptômes d'un système qui s’essouffle.

    Le "second souffle" passera par des modifications sociales et culturelles.

    Il faut changer notre manière de penser nos valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.

    Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils comprenaient la différence entre croissance quantitative et qualitative. Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Ils sont addicts à la croissance.Ils veulent être utiles, ils ont un outil, ils imaginent donc que leur outil est utile.

    Mais en réalité, ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes, mais ils croient que le reste des personnes le pense.

    Les Japonais ont un dicton qui dit : « Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou. »

  • Bénévole, la pénurie

    La particularité de la vie associative est de faire appel à des bénévoles, que ce soit pour organiser et mettre en œuvre ses activités mais aussi pour l'administrer.

    La Suisse compterait près d’un million de bénévoles, accomplissant en moyenne 14 heures par mois, un chiffre en stagnation alors que le nombre d'associations ne fait lui que croître.

    La pénurie menacerait-elle ?

    Beaucoup de structures peinent à trouver chaussures à leur pied. Dénicher un président, un trésorier, relève de l'exploit. Le manque est en effet particulièrement criant lorsque l'on recherche des bénévoles disponibles au moins quatre heures chaque semaine...

    Reste que la désaffection relative pour l'engagement associatif, qui s’inscrirait dans un contexte de mobilisation "zapping", n'est pas seulement le fait des bénévoles.

    Les associations se font aussi plus exigeantes. Elles cherchent des compétences. Mais ces exigences en hausses sont-elles accompagnées de mesures concrètes pour satisfaire le besoin d'engagement des bénévoles ?

    L'investissement désintéressé est aussi une ressource qui se manage.

    Mais rendre le bénévolat attractif c'est surtout associer étroitement les bénévoles au projet de l'association et cela reste, encore plus que le recrutement, la première difficulté des responsables associatifs.

  • Cycliste à Genève ce n’est pas une sinécure.

    Depuis que j’ai abandonné l’usage du scooter au profit du vélo, je vis une véritable galère…

    Les automobilistes changent de direction sans le signaler, pourtant il est simple de tendre le bras. Non ? De plus, ils s’arrêtent au feu, ce qui m’oblige à "mettre un pied à terre" à respirer leur gaz !

    Souvent, je ne retrouve plus ma « monture », je suis obligé d’utiliser celle d’un autre. Et qui plus est, n’est pas réglée à ma morphologie !

    La voirie nettoie l’asphalte des routes, mais mal celles des pistes cyclables.

    Et je ne parle pas des TPG qui installent partout des gouttières "anti-cyclistes" voyez dans les rues basses !

    Cerise sur le gâteau…les trottoirs sont encombrés de piétons, égoïstes, incapables de faire un peu de place. La nuit, ils y circulent sans brassard clignotant !

    Vraiment, cycliste à Genève ce n’est pas une sinécure... Promis, dès demain je me mets à l’équitation !

     

     

  • L'économie sociale bénéficie d'un atout majeur

    Avec environ10% des emplois à Genève, l'économie sociale représente un poids important dans le tissu économique et social.

    Malgré l'hétérogénéité des questions relatives aux ressources humaines de ce secteur, on peut relever un certain nombre de points communs: accentuation de la professionnalisation, nécessité d'attirer les meilleurs profils (savoir être et savoir faire), mais surtout la nécessité de répondre aux besoins de recrutement de ces prochaines années (croissance de certains secteurs ou remplacements liés à la pyramide des âges).

    Face à cette situation, l'économie sociale bénéficie d'un atout majeur. En alliant professionnalisme et fondements éthiques, elle répond à l'aspiration d'un grand nombre de salariés : concilier activité professionnelle et sens.

    Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si un nombre important des jeunes diplômés envisagent d'intégrer une entreprise de l'économie sociale. Phénomène assez bien illustré par l'ensemble des grandes écoles qui proposent aujourd'hui des formations spécialisées.

    Le paradoxe actuel se situe dans le manque de visibilité du secteur, la prudence des structures de l'économie pour aller à la rencontre de ces candidats, et le manque de connaissance des candidats des attentes des entreprises.

    Aujourd’hui, il est impératif de combler une partie de ce déficit d'image, de valoriser les métiers et faciliter les recrutements en attirant les compétences au sein des organisations de l’économie sociale.

  • L'économie sociale existe

    Aujourd’hui l’économie sociale n’est plus cantonnée à des niches dues à quelques défaillances du marché ou du secteur public, mais bien l’expression d’une réelle alternative.

    Elle se défini comme une alternative à la dépersonnalisation de l’échange marchand qui tend à générer l’envahissement de la sphère économique et au dépérissement des formes d’économie artisanale pour lesquelles l’échange marchand était aussi un support de lien social.

    L'économie sociale propose également  une alternative contre l’anonymat bureaucratique du secteur public, comme l'oubli du sujet, l'approche verticaliste et segmentée des besoins, les obstacles à une prise en compte transversale et pluridisciplinaire des situations.

    Les acteurs de l’économie sociale font preuve d’inventivité pour trouver de nouvelles réponses aux questions sociales.

    Les valeurs qui définissent ces acteurs sont la proximité locale, les valeurs sociales, la primauté de la personne sur le capital, la solidarité et la gestion démocratique.

    L’économie sociale n’a pas de terrain ou d’objet qui lui soit propre.

    Elle intervient aussi bien dans un cadre réglementaire de délégation de service public, que s’inscrivant dans une logique de marché ou s’en distinguant radicalement.

    Elle peut partir de micro initiatives ou se construire sur des logiques de développement social. Elle peut aussi prendre la forme de mutualisation des risques ou des moyens et peut aussi tisser des liens avec les logiques d’insertion des personnes en difficultés.

  • Les insatisfaits de la démocratie

    Par le passé nos démocraties ont été confrontées aux déferlements de passions et menacées par l’intensité des luttes entre les défenseurs d’un certain ordre et les mouvements révolutionnaires.

    Ces événements pèsent encore lourdement sur notre vie politique.

    Dès lors, on pourrait penser que la décrue des passions politiques a pour effet de consolider notre démocratie. Mais ce n'est malheureusement pas le cas. Car, cette évolution a aussi son revers, l’affaiblissement de la croyance dans les vertus du régime démocratique.

    La traduction de cette tendance au désenchantement est la croissance régulière de la non-participation. Et cet état est susceptible d’affaiblir les bases même de notre système politique.

    Pour preuve, les eurobaromètres qui démontrent que le nombre d’insatisfait de la démocratie dépasse régulièrement les 50 %, depuis plus de 20 ans. L’abstentionnisme n’est pas seulement en rapport avec le sentiment d’incompétence politique, et tend à croître avec l’élévation du niveau général d’éducation.

    Les systèmes de valeurs ont évolué vers l’autonomie de l’individu, il en résulte un déclin des grandes organisations hiérarchiques comme les partis politiques et les syndicats, ainsi que les églises.

  • Les limites des indicateurs de performance

    Les mots "indicateurs de performance" sont sur toutes les lèvres. Chacun est à la quête d'une plus grande transversalité, seule façon, semble-t-il, de traiter les questions dans leur complexité culturelle, économique, environnementale et sociale. Cette tendance est compréhensible.

    Mais agir de façon transversale, c'est aussi se donner la possibilité de changer de regard et peut-être de rechercher l'altérité. Or, c'est la qualité du dialogue qui produit une altérité et non l'accumulation de critères et d'indicateurs de performance à laquelle se livrent nos institutions.

    Et lorsqu'elle devient idéologique, la mise en tableau de bord des "indicateurs de performances" ( performance économique et environnementale, traçabilité des investissements humains, mesure d'impact social) se transforme en fiction et plus personne n'y croit vraiment.

    D'ailleurs, nos institutions font preuve de confiance très relative dans les critères qu'elles ont elles-mêmes créé, elles tendent  même à déporter leur défiance sur les projets et les structures bénéficiaires.

  • L’ère de "l’intelligence ambiante"

    D’abord un traçage dans l’espace par le développement des systèmes de biométrie, de vidéosurveillance ou de géo-localisation. Ensuite, un traçage dans le temps que permettent les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux sur internet.

    Le premier met en cause la liberté d’aller et venir à son gré, le second la liberté de pensée et d’expression. Par exemple, des déclarations exhumées dans des moteurs de recherche peuvent nous obliger de justifier à 40 ans ce que vous avez dit à 20 ans.

    Nous vivons actuellement une nouvelle phase dans le développement de la société de l’information avec l’apparition des technologies de "l’intelligence ambiante". Une matérialisation dans le domaine sociopolitique par le passage d’une "société contrôlée" à une "société surveillée".

    Au seuil de l’ère de "l’intelligence ambiante", le droit à l’autodétermination informationnelle est un instrument qui vise à favoriser les potentialités spécifiques mais changeantes des individus qui sont, à la fois dans le temps et dans l’espace, nécessaire, pour soutenir une démocratie vivante.

    Inscrire un nouveau droit constitutionnel sur le droit à " l'autodétermination informationnelle ", soit le droit pour chaque individu de décider lui-même de l'utilisation des informations le concernant se pose donc impérativement.

  • Ethique et efficacité sont-elles réellement inconciliables ?

    Les nombreux scandales régulièrement mis à jour par la presse concernant des pratiques condamnables d’entreprises vis-à-vis de leurs salariés, de l’environnement, voire de la société civile posent clairement la question des motivations de ces actes.
    Dans un contexte concurrentiel très fort sur le marché des biens comme sur le marché des capitaux, les entreprises se doivent d’assurer à leurs actionnaires une rentabilité toujours plus élevée.
    Pour répondre à cette question, j’observe, dans un premier temps, qu’éthique et efficacité semblent inconciliable dans la mesure où la performance économique est mesurée quasiment exclusivement sur des critères financiers (taux de rentabilité, dépenses de recherche, développement, etc.) et que, dans ce cadre, l’étique serait source de coûts supplémentaires.
    Toutefois, il serait plus juste d’avoir une vision plus large que la performance, incluant le bien-être de tous et pas seulement des propriétaires d’entreprises. Il apparaît qu’il existerait des moyens pour que l’éthique devienne un levier d’efficacité, y compris financier.
    Ces moyens passeraient par l’implication des salariés, l’innovation, la conquête de nouveaux marchés ou encore la possibilité d’accroître significativement des parts de marchés dans des secteurs peu dynamiques.
    L’éthique, selon Aristote, a pour objet « le domaine de l’activité humaine reposant sur une décision », et d’après l’European Business Ethic Network (EBEN) « l’éthique n’est pas un ensemble de principes figés mais une ouverture d’esprit conduisant à la réflexion continue dans la recherche du bien ».

  • Le citoyen qui ne désire pas participer à une élection serait-il désintéressé de la politique ?  

     

    L’abstentionnisme électoral ne fait pas de doute. Ce comportement peut être révélateur d'un désintérêt total pour la chose publique.
     
    Mais le citoyen est loin de négliger le civisme. Par le biais de l'abstentionnisme, il aspire surtout à montrer son mécontentement et une grande aspiration au changement, à la rupture politique.Et l'approfondissement de la question montre que l'abstentionnisme est d'avantage révélateur d'une crise de représentation et que sa non participation à une élection est souvent un choix rationnel.

  • La démocratie participative, un nouvel art de gouverner

    Les premières notions de démocratie participative remontent au début des années 60 et prennent racine dans les mouvements contestataires radicaux américains. C'est là qu'elles trouvent leurs premières formulations rhétoriques.

    La diffusion du thème de la démocratie participative au niveau international renvoi à des logiques très différentes selon que l’on considère ses applications anglo-saxonnes (prendre en compte les désirs des usagers des services publics) ou latino-américaine (renforcement du pouvoir des populations les plus défavorisées).

    La démocratie participative fait aussi partie depuis quelques années du lexique européen.

    La force de la démocratie participative tient à la diversité de ses usages, à sa capacité d’ancrage dans des registres et des systèmes de références disparates. Mais elle tient également à la force sociale des discours qui accompagnent la diffusion des instruments et auxquels se réfèrent ceux qui les emploient.

    L’apparition de la démocratie participative est la résultante de lents mouvements de la société en partie expliqués par les défaillances collectives de nos dirigeants, leurs incapacités grandissantes à assumer leurs devoirs.

    Les caractéristiques des premières expériences sont d’être portées par la mobilisation des associations et d’être issues d’un mouvement ascendant.

     

  • De la question du désir en politique

    La question du désir est centrale, si nous voulons réorienter nos modes de production, de consommation et de vie. Il ne faut pas seulement proposer une transition vers des sociétés plus sobres : il faut aussi que cette plus grande simplicité soit désirable, qu’elle s’accompagne d’une meilleure qualité de vie.

    Il nous faut changer en profondeur nos systèmes de rétribution fondés sur la course à l’avoir et la possession. Ces systèmes s’appuient sur le paradigme de la rareté : gagner de l’argent, prendre le pouvoir, acquérir la gloire, cumuler les conquêtes …

    C’est toujours le couple » rareté/possession » qui est au cœur du processus. Et le plaisir est lié à cette possession.

    Organiser la rareté est un élément constitutif du paradigme de la possession. Lequel a aussi une conséquence : la peur. Peur de perdre ce pouvoir, cet argent, cette gloire si difficilement acquis.

    Chacun peut trouver sa place sans opprimer l’autre. Chacun trouve un sens à sa vie, sans que ce sens en exclue d’autres, possibles, pour d’autres êtres humains.

    Osons, une alternative à la peur ! Pourquoi ne serait-elle pas « politique » ?

  • La redoutable question de la majorité...

    Puisque le peuple n’est que très rarement unanime et que la règle majoritaire est devenue celle de la démocratie, il ne suffit pas que la loi soit instituée pour éviter que ne se pose la question du maître.

    Car, en effet, si 51 % de la population est d’accord pour privatiser un service public, l’usager pénalisé subira bien la domination d’un maître qui est la majorité.

    La majorité peut être un maître implacable, d’autant plus qu’il a pour lui la légalité procédurale.

    Mais si le peuple peut n'être qu'une majorité réduite, il est faux de croire que l'opinion populaire est toujours conforme à son intérêt et que les intérêts particuliers qui s'expriment dans les votes et les opinions constituent en eux-mêmes un bien commun.

     

  • Aînés et campagne électorale

    En périodes électorales, on voit naître pléthore de solutions pour améliorer les conditions de vie des aînés. Par exemple, citons le renforcement du maintien à domicile, le soutien des proches-aidants, l’accès aux services de santé  et aux soins ou encore le développement de lieux de vie et de modes d’accueil innovants.

    Malgré tout, la réalité des aînés est souvent niée, et plus  particulièrement celle de la femme âgée, seule et vivant en Suisse, sous le seuil de pauvreté. Chez ces femmes on dénombre 10 cas de suicide pour 100'000 personnes et même 70 cas chez celles âgées de plus de 85 ans. Une réalité qui isole et qui n'est pas assez dénoncée.

    Pourtant, cette situation ne suscite guère l’attention de l’opinion publique. Au contraire, le suicide chez les personnes âgées semble être un fait accepté. Les stéréotypes négatifs sont très répandus. On considère par exemple, le désespoir et la solitude chez la personne âgée comme normal.

    Tous les beaux projets électoraux doivent se faire avec la collaboration active des aînés, qui ont leur mot à dire.

    Pour que cette participation se concrétise, il faut que la société ménage des conditions favorables pour accueillir les personnes âgées afin de leur donner la place qu'elles méritent pour rompre leur isolement social.

    Pour ce faire, il faut prévoir d'augmenter la contribution de l'État, soutenir les associations et favoriser le développement des entreprises de proximité.

    "Monsieur, vous savez, quand je parle, personne ne m'écoute, quand je passe, personne ne me regarde. Je suis invisible. C'est ça, vieillir en Suisse".Citation entendue

  • Migration et intégration

    Une politique d'intégration axée sur la gestion des emplois ne permettra pas de répondre aux défis du futur.

    Les problèmes linguistiques à l'école, l'isolement des parents et la formation déficiente des jeunes le démontrent clairement.

    Une intégration active doit être considérée comme un investissement permettant de valoriser le potentiel de la population migrante.

    Hors, depuis l’entrée en vigueur de laLEtr au 1er janvier 2008 (basée sur un processus de réciprocité auquel les étrangers doivent participer) nous devons malheureusement constater que l’esprit de cette loi est un échec.

    Les migrants réclament une politique de participation sociale… Ils manifestent la volonté de participer à la vie économique , d'acquérir une formation, de respecter l'ordre juridique et d’apprendre notre une langue.

    A nous de leurs donner les moyens et la motivation de contribuer au développement de notre pays.

    Aujourd’hui, nous devons veiller à une meilleure participation des migrants dans tous les rouages de notre société.