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  • Les Suisses votent aussi avec raison !

    Comme la colère ou la tristesse, la peur fait partie des émotions de base communes à tout être humain quelles que soient ses origines et sa culture. A l’image d’un signal lumineux sur le tableau de bord d’une voiture, une émotion, comme la peur, est porteuse d’une information qu’il est important d’apprendre à décoder et comprendre.

    J’en ai marre d’entendre dire que les « gens votent par peur ».

    La raison est une faculté de l'esprit humain dont la mise en œuvre nous permet de fixer des critères de vérité et d'erreur, de discerner le bien et le mal et de mettre en œuvre des moyens en vue d'une fin donnée.

    Les Suisses votent aussi avec raison !

  • "Pragmatique", le pire qualificatif pour un homme politique !

    Tous les systèmes mis en place (administratif, commercial, industriel) visent à assurer un contrôle.

    Les hommes s’efforcent sans cesse d'unifier le monde en faisant des systèmes bien délimités.

    Il en résulte d'innombrables petites associations entre partis.

    Aujourd’hui le pragmatisme est un nouveau nom pour des anciennes manières de penser, et reste encore une question ouverte, tout comme l’empirisme radical ou le pluralisme.

  • L’équité est une « fiction nécessaire ».

    La mise en avant de la notion d’équité sert parfois à masquer une grande tolérance aux inégalités...

    On utilise souvent le concept d’équité à la place de celui d’égalité. Pourtant ce n’est pas exactement la même chose.

     

    L’idée que le mérite individuel, l’effort ou le travail doivent être récompensés est largement acceptée. Personne ne revendique les mêmes salaires pour tous. Ce qui est juste, c’est que tout le monde ait les mêmes chances dans la vie, pas que tout le monde arrive au même résultat.

     

    Et nous acceptons l’idée d’équité sans trop nous poser de questions.

     

    Pourtant, en pratique, cette équité n’est vraiment pas facile à atteindre; il faudrait que chacun soit placé sur la même ligne de départ. Si certains partent avec de l’avance, le jeu n’est pas équitable. Il faudrait aussi que chacun dispose des mêmes atouts. La compétition ne doit pas être biaisée.

     

    L’équité, c’est l’idée de l’égalité « juste ».

     

    On peut accepter le principe de l’équité, mais alors nous ne sommes pas avancés pour ce qui est de l’ampleur des inégalités « justes ». Combien un PDG peut-il gagner avant que cela devienne « injuste »?

    Est-il équitable qu’une personne qui aide des personnes âgées toute la journée touche dix fois moins qu’un cadre bancaire ?

    L’effort individuel est rarement mesurable : la plupart des rétributions récompensent des efforts réalisés par une équipe, un groupe, etc.

    L’équité est une « fiction nécessaire ». On en a besoin certes, car l’effort, le mérite, le travail, sont de meilleurs critères que le milieu de naissance ou la caste.

    Mais il s’agit bien d’une fiction; en pratique, les inégalités résultent d’un compromis, d’une lutte de pouvoir entre les membres d’une même société.

     

    L’équité, c’est l’idée de justice sociale.

  • Aujourd’hui, l'Etat doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission.

    L’évolution récente de la politique oppose avec une intensité accrue un Etat fort à un Etat light.

    Mais il existe à la conjonction de ces deux organisations ; l’Etat solide qui s’écarte à la fois du libéralisme et du collectivisme. D’un libéralisme avec sa prime à la force brute. D’un collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs privés.

    Un Etat solide souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

    Aujourd’hui, l'Etat, doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission.

    Il faut donner aux services publics les moyens humains et matériels de faire correctement leur travail.

    Il faut investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme.
    Il faut libérer les énergies, encourager le goût d'entreprendre, pousser les entreprises à faire preuve d'audace et de créativité.

    Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d'emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l'assurance d'un filet de sécurité et d'un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises.

    Pour accomplir cette mutation il faut un Etat solide, ni plus ni moins.

    A nous de maintenir et de renouveler une pensée qui associe la responsabilité et la liberté, de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces de la nation en respectant leur autonomie.

  • Le raciste c'est l'Autre

    L’axiome selon lequel les espaces du racisme s’élargissent à mesure que l’identité nationale se contracte est confirmé dans un nombre grandissant de pays.

     

    Ce constat invite à s’interroger sur les stratégies antiracistes actuelles dans un contexte marqué par une suspicion grandissante à l’égard de nouvelles catégories de « personnes à risques» rendu paradoxalement permanent à travers la manipulation de l’obsession sécuritaire.

     

    L’essentiel n’est pas de trancher entre les thèses des communautariens et celles des libéraux, mais d’être conscient des possibles dérives du discours sur le droit à la différence quand celui-ci ne sert qu’à masquer un banal racisme.

  • Elections 2015: Swiss Made et durable, ça existe ?

    De plus en plus d’initiatives de l’économie locale offrent une réponse souhaitable aux besoins du 21ème siècle. L’écologie, la traçabilité, la production éthique, l’emploi local sont au cœur de leur modèle.

     

    Cette économie locale intègre également, dans sa logique de proximité, l’environnement immédiat (circuits courts, substitutions aux importations, filières locales…).

     

    Ces initiatives locales ont un rôle à jouer important dans la transition écologique et sociale que nos sociétés occidentales doivent intégrer.

     

    Exemplaires, elles ont souvent malheureusement « le nez dans le guidon » et se sentent parfois isolées dans leur contexte. Elles testent de nouveaux modèles, inventent des nouveaux processus, créent des liens et des passerelles, se labellisent mais en parallèle, dans leur quotidien, elles doivent assurer, encore peut-être plus que d’autres, la bonne gestion de leurs ressources humaines, de leur trésorerie, de leur besoin de financements, de leur communication, de leurs innovations.

     

    Si leurs impacts environnementaux et sociaux sont réduits, elles ne bénéficient pas pour autant d’un réel soutien médiatique, politique ou fiscal.

     

    Pour renforcer ce tissu économique essentiel, dans les pays anglo-saxons, un mouvement se développe pour créer des alliances locales visant à redonner vie et soutenir ces économies locales moins dépendantes d’une mondialisation dont on perçoit aujourd’hui les excès et dangers.

     

    D’autres mouvements en France défendent l’idée une TVA circulaire (soit l’application d’une TVA réduite pour les entreprise ayant un faible impact environnemental et social).

     

    Des projets de monnaies complémentaires se créent également dans différentes régions d’Europe. Aux Etats-Unis, le nouveau modèle de certification B Corp permet aux entreprises de se fixer des objectifs extra financiers, qu’ils soient sociaux ou environnementaux, qui ne sont plus conditionnés par les actionnaires.

     

    Et en Suisse, comment soutenir ces acteurs qui proposent une économie à visage humain ?

     

     

  • Les "seniors", une chance pour la cité

    Les « baby-boomers », ceux que le marketing a baptisés « seniors », font l’objet de discours, de colloques et d’ouvrages, mais il apparaît rapidement qu’il est difficile de cerner cette "nouvelle génération".

     

    Les statistiques démographiques et économiques ou les études portant sur des questions plus qualitatives existent mais, faute d’une définition communément acceptée, elles portent sur des tranches d’âge différentes et permettent difficilement les comparaisons.

     

    Les chercheurs comme les décideurs politiques se sont surtout intéressés au vieillissement de la population, au grand âge et aux enjeux en termes de protection sociale.

     

    Les partenaires sociaux ont abordé les questions posées dans le monde du travail par le départ de cette génération mais très peu d’études ont exploré cette « nouvelle vie » qui s’ouvre au moment de la cessation d’activité professionnelle.

     

    Les questions de logement, de déplacements et de maintien des services, de « bien vivre » tout simplement ne se posent pas qu’en termes financiers mais aussi en termes d’acceptation sociale et de cohabitation harmonieuse entre les générations.

     

    Il existe déjà de multiples expériences souvent méconnues car nées de la volonté d’acteurs associatifs innovants.

     

    Les seniors, grâce à leur disponibilité, y apportent une contribution essentielle.

     

    Donner de la visibilité à leur action, l’inscrire dans une stratégie est une chance et un atout pour la cité de demain…

  • Plusieurs dizaine de milliers de francs pour cherchez un nom qui existe déjà : CEVA

    Ca y est ! Monsieur Barthassat fait le constat des défaillances collectives de nos dirigeants, leurs incapacités grandissantes à assumer leurs devoirs. Pour le démontrer, il dépense plusieurs milliers de francs en donnant l’illusion d’une démocratie participative pour l’élaboration d’un nom qui existe déjà, « CEVA » qui s’appellera CEVA pour l’ensemble de ses utilisateurs

    Monsieur Barthassat, la démocratie participative ce n’est pas ça. Une réelle démocratie participative demande un processus d’élaboration de la décision qui va au-delà de la consultation ou de la concertation.

     Elle nécessite d’être institutionnalisée tout d’abord et surtout en termes de reconnaissance officielle de sa portée, de son rôle.

     

    P.S. cet argent aurait pu servir à étudier l’avenir de la mobilité chez les seniors.

     

  • Parités de pouvoir d’achat

    Comment procéder à des comparaisons internationales de données économiques exprimées dans des monnaies différentes ? 

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  • Le bruit rend fou !

     

    Chacun perçoit le bruit de manière très subjective et en fonction de nombreux facteurs: la personnalité, l'âge, le bien-être psychique et physique, le vécu sonore, le moment de la journée et les facteurs acoustiques qui définissent le bruit. 

    Toutefois, le bruit est une forme de pollution environnementale sous-estimée et négligée. Un bruit trop présent peut nous rendre malades (troubles du sommeil, stress, nervosité, agitation, abattement, troubles de la concentration, baisse des performances, augmentation de la pression sanguine, problèmes cardio-vasculaires).

    Or nous ne pouvons pas échapper aux nuisances sonores, ni le jour ni la nuit, car nous n'avons pas la possibilité de fermer nos oreilles.

    Les mesures prises jusqu’ici pour lutter contre le bruit ne suffisent pas à garantir notre qualité de vie. Il est temps de passer à la création de notre espace sonore.

    Cette perspective est de l’ordre du possible...

  • Disparition des Verts ?

     

    Effectivement comme l'affirme Adèle Thorens dans la Tribune de Genève du 23 avril, la disparition des Verts est peut probable. Mais un changement de paradigme s'impose.

    Aujourd'hui l'écologie n'est plus seulement "environnement et énergie".

    Les citoyens attendent beaucoup plus, il faut parler d'économie, de santé, de l'éducation, domaines dans lesquels les Verts restent peu audibles.

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  • Batailles idéologiques

    Engagées dans de nombreuses batailles idéologiques les notions de multiculturelles et interculturelles sont devenues porteuses de préférences idéologiques et politiques chargées de jugements de valeurs

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  • Budget durable, définition

    En cette période d’arbitrages budgétaires il devient important de réfléchir à développer une politique budgétaire durable (une politique budgétaire est considérée comme durable si le taux d'endettement n'augmente pas).

    Malheureusement les calculs de notre administration montrent que le vieillissement de la société conduit à un surcroît considérable des charges pour les finances publiques, qui entraîneront une augmentation massive de la dette.

     

    L’endettement croissant de la société ne pourra être maîtrisé que si les réformes destinées à préserver l’État social sont décidées et mises en œuvre rapidement. Plus les réformes interviendront tard, plus les corrections qui s'imposeront seront douloureuses.

    Ces prochaines décennies, il faudra aussi tenir compte de risques tels que les conséquences des changements climatiques, les épidémies ou une raréfaction et donc un renchérissement des ressources naturelles.

    C'est pourquoi il convient d'insister sur le fait que les finances publiques sont exposées à d
    es risques qu'il n'est pas aisé de quantifier et qui soulignent encore la nécessité d'agir au niveau politique.

     

  • Des monnaies fondantes

    Le système financier actuel est un gros problème, il est complètement pourri. On sait que seul 5 % des transactions financières sont reliées à l’économie réelle. Ce qui veut dire que le reste c’est de la spéculation. En fonctionnant ainsi ce modèle de croissance qui crée toujours plus de dettes, un jour va imploser.

    Il y a beaucoup de personnes qui ont compris ça, et qui veulent redonner à l’argent sa vraie valeur, un moyen d’échange.

    Elles créent des monnaies complémentaires liées à l’activité réelle, à l’économie réelle, qui est censée couvrir les besoins fondamentaux des humains. Ce sont en général des monnaies fondantes, c’est-à-dire qui perdent de leur valeur si on ne s’en sert pas, donc on ne peut pas thésauriser, on ne peut pas spéculer.

  • Construire (reconstruire) une identité est une belle entreprise

     

    Je ne pense pas qu’il existe une identité suisse fondée, les identités sont cantonales.

    Certains présentent la langue comme étant le ciment de l’identité nationale. Si cet argument a une quelconque valeur, il ne peut être utilisé en Suisse, puisque le pays compte quatre langues nationales.

    La religion non plus. Si le catholicisme rassemble 3 millions de fidèles, les protestants en comptent 2,4 millions. Quant à la communauté musulmane, elle ne représenterait qu’un peu plus de 300’000 personnes, en majorité des ressortissants turcs et de l’Ex-Yougoslavie.


    Alors, qu’utiliser pour affirmer l’identité suisse…

    Le drapeau, l’hymne national, le secret bancaire, la pureté des paysages, la neutralité, le chocolat au lait ?

    Construire (reconstruire) une identité est une belle entreprise qui a besoin de toutes les forces vives.

    A l’ère d’une mondialisation globalisante et envahissante qui caractérise notre époque, nous devons confirmer des repères qui donnent à l’Homme l’espoir et lui garantissent la paix et la solidarité.

     

  • Croissance quantitative vs Croissance qualitative

    Nous entrons dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent : la fin du secret bancaire, le changement climatique, la dégradation du contrat social, etc.

    Mais nous devons comprendre qu'il ne s'agit pas de problèmes mais bien de symptômes.

    Nous devons  changer notre manière de mesurer les valeurs. Nous devons  distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative

    Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils saisissaient la différence entre croissance quantitative et qualitative.

    Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative.   Mais c'est un mythe de croire que la croissance quantitative va résoudre nos problèmes économiques, sociétaux et écologique.

    Nos dirigeants sont addicts à la croissance. Ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes mais ils croient que le reste des gens le pensent.

  • Grand Genève… Où sont-ils ?

    Le sentiment d'appartenance ne peut se construire instinctivement. On peut contribuer à son jaillissement, des spécialistes en « marketing public » pourraient sans doute y participer.

    Où sont-ils ?

    Mais rien n’est plus malaisé que de construire une identité, et personne n’assume cette tâche.

    Elle est à bien plaire. Si une identité se constitue tant mieux, si non tant pis...

    Reste que la question de l’identité est indispensable à la mise en place d'institutions politiques régionales.

     

  • Sécurité : l’école de police unique n’est pas la solution.

     

    La criminalité c’est complexifiée, il est totalement faux de croire qu’une police unique biffera définitivement nos problèmes.

    L’idée générale visée à travers une école de police unique est une aberration.

    Les inspecteurs et les gendarmes n’effectuent pas le même métier,

    Il faut tenir compte de l’attractivité du métier d’inspecteur.

    Les inspecteurs ne sont pas à la recherche d’un métier de sécurité publique, mais bel et bien d’enquêteur.

    D’ailleurs, le cahier des charges est spécifique à la Police judicaire, il consiste à mener des enquêtes, rechercher ders informations et de témoignages, à effectuer des auditions et des missions de renseignements.

    L’école unique n’est certainement pas la solution.

  • La partitocratie constitue une régression. 

    Montesquieu insistait sur la séparation des pouvoirs, idéal à atteindre pour garantir les libertés citoyennes.
    En abattant toutes les cloisons entre ces pouvoirs, la partitocratie a annulé la démocratie au sens où l’entendait Montesquieu.
    Par rapport à l’idéal démocratique, la partitocratie constitue donc une régression. Et non, comme elle le prétend trop souvent, son accomplissement définitif.