Suisse - Page 3

  • Un second souffle...

    Aujourd'hui nous entrons dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent.

    Les "problèmes" énergétiques, sanitaires, économiques, climatiques, etc. sont en faites des symptômes d'un système qui s’essouffle.

    Le "second souffle" passera par des modifications sociales et culturelles.

    Il faut changer notre manière de penser nos valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.

    Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils comprenaient la différence entre croissance quantitative et qualitative. Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Ils sont addicts à la croissance.Ils veulent être utiles, ils ont un outil, ils imaginent donc que leur outil est utile.

    Mais en réalité, ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes, mais ils croient que le reste des personnes le pense.

    Les Japonais ont un dicton qui dit : « Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou. »

  • Les politiques rendent la planète inhabitable

    Dans une dictature, l’argent sert à acheter les armes et à payer la police et l’armée qui permet de se maintenir au pouvoir.

    En démocratie, l’argent permet à se faire réélire, en procurant des avantages matériels aux secteurs de la société dont le soutien électoral est indispensable.

    Mais en règle générale, les gouvernements ne prennent aucune mesure qui irait à l’encontre des intérêts d’un secteur industriel puisant, aussi destructrices que puissent en être les activités, à moins d’y être contraints par la pression de l’opinion publique. .

    Malheureusement, les grandes entreprises détiennent le quasi-monopole de l’argent. D’où l’alliance inévitable entre le gouvernement et l’industrie.

    Le résultat inéluctable est que pratiquement aucun choix politique important n’est effectué aujourd’hui parce qu’il est humainement, socialement ou écologiquement souhaitable, mais plutôt parce qu’il sert les objectifs des «associations à but particulier».

  • Sur le chemin du capitalisme distribué

    C’est l’application des nouvelles technologies qui engendre le « capitalisme distribué» et qui rend obsolètes de nombreux postulats centraux du capitalisme de marché. La solide conviction d’Adam Smith : « la nature humaine prédispose tout individu à rechercher sur le marché son propre intérêt contre ceux des autres » est toutefois  tempérée par le concept que même si l’individu ne pense qu’à son intérêt personnel, en le servant il contribue d’une certaine façon au bien commun.

     

    Le capitalisme distribué part d’un principe opposé sur la nature humaine à savoir que quand on lui en donne l’occasion, l’être humain est naturellement disposé à collaborer avec les autres, souvent gratuitement, simplement pour contribuer à l’intérêt général.

    De plus, lorsqu’on apporte sa contribution au bien-être du groupe, on peut être plus à même d’optimiser son intérêt personnel.

     

    Autrement dit, les capitalistes distribués célèbrent ce qu’ils appellent la communauté numérique au lieu de se lamenter sur la tragédie des biens communs. Pas de plus beaux exemples que Wikipédia ou Linux.

     

    De même, le vieil adage « c’est à l’acheteur de faire attention » est remplacé par l’idée de transparence et d’ouverture.

  • Désir de sens

    J'en ai marre de ces politiciens incapables de poser les questions fondamentales:
    Dans quel monde souhaitons vivre ? Quelle vie voulons-nous mener ?

    Le temps est venu de réfléchir à une écologie généralisée qui pense la culture et la société, qui s'intéresse au conditions d'existence et aux écosystèmes sociaux.

    Une politique qui tienne compte de l'individu et de sa complémentarité avec le collectif, de son désir d'indépendance et son besoin d’attachement, de ses objectifs économiques et de son désir de sens.

  • Gauche/droite, est-ce fini ?

    Les élections fédérales cherchent à rejouer le grand scénario de l’affrontement gauche-droite, mais il n’est pas sûr que les électeurs s’y retrouvent aussi aisément que la classe politique.

    Ce mouvement affecte la pérennité des choix politiques ancrés dans de fortes appartenances à la droite ou à la gauche.

    Au plan idéologique, le vieux clivage gauche-droite qui structure depuis des décennies les choix et les orientations politiques connaît une crise profonde.

    Si une majorité de citoyens se sent appartenir à la gauche ou à la droite, cela ne veut pas dire pour autant que ces catégories soient pertinentes pour comprendre les prises de position des partis.

    Au schéma classique Gauche/Droite, se sont substitués plusieurs clivages traversant toute la société : sécurité/insécurité, école privée/école publique, énergies fossiles/énergies renouvelables, étrangers/nationaux, immigration/intégration ou encore accès différenciés à la culture et aux ressources distribuées par l’État.

    Les mutations de l’appareil productif, l’étalement du phénomène d’urbanisation et l’accélération des déplacements entraînent une société de mobilité et de circulation permanente.

    Ces déplacements des fondements territoriaux, sociaux, idéologiques et la représentation politique, provoquent un profond malaise démocratique et un brouillage des repères.

    La constellation de la gauche est fragmentée en plusieurs cultures dans lesquelles le degré de " libéralisme culturel " ou la volonté de réforme vigoureuse des structures économiques varient profondément.

    L’univers de la droite est traversé d’une profonde fracture entre les références de la droite populaire et celles de l’extrême droite.

  • Comment expliquer le « Green business »

    L'exercice n'est pas simple. Comment expliquer ce concept qui peut paraître obscur au premier abord…

    Pour les entreprises qui pâtissent parfois d'une image négative, la démarche est pourtant nécessaire surtout sur fonds de crises économiques et environnementales.

    Utiliser les bons mots, aborder les bons sujets… C'est effectivement un travail de pédagogie, il faut trouver des mots pour expliquer aux consommateurs en quoi ils sont concernés par les activités de l'entreprise.

    Expliquer qu'il n'y a pas de contradiction entre développement économique et protection de l'environnement. Au contraire, le « Green business » combine les deux.

    L'environnement a pris une place importante dans nos modes de gestion. On ne peut plus gérer une société suivant des critères uniquement économiques.

    Aujourd’hui, le chef d’entreprise ne peut pas se désintéresser de l'écologie et du social.

    Le  « Green business », c'est le développement durable appliqué à l'entreprise. C'est agir au sein de l'entreprise dans le respect de l'homme et de l'environnement, promouvoir l'employabilité locale, l'insertion par le travail ou encore participer financièrement à des projets d'utilité publique.

  • La richesse provient du bon fonctionnement du monde naturel.

    Parmi les économistes, même ceux qui voient toute l’absurdité de notre système comptable persistent à nier que la destruction de l’environnement soit problématique, car ils ont appris à penser que le marché en conjonction avec la science, la technique et l’industrie est capable de pallier à toute pénurie de ressources.

     

    Cette attitude aberrante est encore davantage justifiée par la science orthodoxe, qui s’attache à dénigrer tous processus naturels.

    Elle ignore que l’un principe de base, de la vision écologique du monde, est que les bienfaits véritables, et donc la richesse réelle, proviennent du bon fonctionnement du monde naturel.

     

    Un climat favorable et stable, des forêts, des savanes et des terres agricoles fertiles, des rivières et ruisseaux, des sources et réserves d’eau souterraines, des marais et récifs coralliens, des mers et océans et les myriades d’espèces vivantes qui les peuplent... Voilà ce qu’il faut considérer comme notre véritable richesse.

  • La Suisse a-t-elle encore besoin des Verts ?

    Les Verts donnent-ils encore envie, un léger doute s'installe...

    Ils se sont fait déposséder de l'écologie et imposer le langage par les conservateurs. Ils ont parler d'économie au lieu de l'emploi. Ils n'ont pas parler d'écologie, mot qui a même disparu de la page d'accueil de leur site internet.

    Non seulement ils ont été dépossédés de l'idéologie mais aussi du langage. Aujourd'hui tous les acteurs politiques ont intégré un brin d'écologie dans leurs discours. Aujourd'hui entendre parler d'écologie ne fait plus penser aux Verts. 

    De plus une mauvaise stratégie a été déployée. Par exemple sur l'immigration, ils ont laisser traîner le débat sur l'immigration et laisser dire que c'est un problème au lieu de prendre la parole pour dire que l'immigration pose des problèmes. Ce qui n'est pas la même chose.

     Les Verts on perdu la bataille du langage et la bataille des idéologies.

    Il est temps de faire émerger autre chose, de proposer des projets politiques avec une vision alternative du monde en cohérence avec des valeurs écologiques, éviter les atermoiements.

  • La République des juges

    Elaborée à une époque où les partis politiques n’existaient pas, du moins dans leur forme moderne, la théorie de la séparation des pouvoirs à beaucoup vieilli.

    La séparation des organes et fonctions, et l’équilibre des pouvoirs se trouvent désormais remis en cause par le renforcement de l’exécutif et le déclin du parlement.

    En revanche le pouvoir judiciaire s’affirme de plus en plus dans nos démocraties modernes.L’apparition d’un contre-pouvoir juridictionnel est reconnue par plusieurs auteurs ; ainsi, peu à peu, au terme d’un processus d’affirmation, puis d’émancipation, le juridictionnel aurait accédé au statut de pouvoir.

    Un pouvoir comparable au pouvoir exécutif et législatif ; dans un système démocratique, le juge, porté par la doctrine et l’opinion publique, posséderait une faculté d’empêcher et une faculté de statuer.

    La montée en puissance des juges vint renforcer ce soupçon de « gouvernement des juges ».

    C’est le fait que les juges ont en charges des litiges à caractère collectif et non plus simplement individuel : de véritables questions de société et non des différends entre particuliers, ce qui accentue le caractère politique-au sens des affaires de la cité-de leur intervention.

    Et comme l’écrit Paul Ricoeur : «  le judicaire est poussé en première ligne par des institutions politiques en voie de décompositions ».

  • 1,5 milliard de touristes

    Le tourisme international représente 880 milliards de dollars, soit 10% du PIB mondial.

    Mais ce poids lourd de l'économie est aussi l'un des moins bons élève en termes d'émission de gaz à effets de serre : transports aériens, hébergement, activités touristiques. Le secteur figure parmi les plus friands en énergie, face à la montée en flèche du nombre de touristes, le recours aux alternatives responsables est plus que jamais une nécessité..

     

    De quoi inciter l’industrie touristique à passer au durable. «Ecotourisme», «tourisme solidaire», «responsable» ou «durable», ce vocabulaire s’entend donc désormais chez beaucoup d’agences de voyages. La difficulté étant de s’y retrouver, tant cette offre est diverse. Car à l’heure de la compensation carbone, l’industrie du tourisme se doit de montrer l’exemple.

  • Notre Démocratie est en danger !

    Les comportements d'une série de personnages politiques durant ces dernières semaines laissent une sensation de déséquilibre et de désordre qui répondent à une prétention manquée pour atteindre leurs objectifs.

    Comme si un joueur de poker, essayait de gagner la partie sans connaître les cartes qu'il dispose, choisissait de gagner de toutes les façons, en connaissant les pièges.

    Dont le résultat inévitable consiste en une mise en danger, ici et maintenant, de la démocratie.

  • Le migrant contribue au développement de notre pays.

    En proposant un discours d'exclusion des mouvements populistes obtiennent des résultats électoraux significatifs en misant sur la peur de l'autre, sur la crainte diffuse de l'invasion suscitée par les nouveaux mouvements migratoires.

     

    Ainsi toute demande de reconnaissance culturelle et religieuse émanant des populations d'origine immigrée est perçue avec scepticisme.

     

    On redoute qu'il s'agisse d'attaques masquées contre l'État laïc. Il est vrai que des revendications culturelles et religieuses émanent des populations d'origines immigrées.

     

    Et après avoir longtemps été perçu comme un agent exclusivement économique, les immigrés sont considérés comme des acteurs culturels et religieux qui, selon les interprétations, enrichit notre culture ou la met en péril.

     

    Les migrants réclament une politique de participation sociale, ils manifestent la volonté de participer à la vie économique, d'acquérir une formation, de respecter l'ordre juridique et d’apprendre notre une langue.

     

    Cela dit, ces revendications sont le signe d'une intégration et d'une volonté de participation à la société.

     

    Aujourd’hui, nous devons veiller à une meilleure participation des migrants dans tous les rouages de notre société et leurs donner les moyens et la motivation de contribuer au développement de notre pays.

     

  • Le nombre de suicides augmente avec l’âge

    Comme dans la plupart des autres pays, le nombre de suicides augmente avec l’âge, surtout chez les hommes. En Suisse on dénombre 35 cas pour 100'000 habitants chez les 65-84 ans, et même à 70 chez les plus de 85 ans, 10 chez les femmes.

    Pourtant, cette situation ne suscite guère l’attention de l’opinion publique, au contraire: le suicide chez les personnes âgées est un fait accepté.

    Les stéréotypes négatifs sont très répandus; on considère par exemple le désespoir et la solitude chez la personne âgée comme un fait normal. On observe ainsi une certaine «compréhension» de la part de la population comme des professionnels envers le suicide d’une personne âgée.

  • Elections nationales 2019: transhumanistes contre bio-conservateurs.

    Bien sûr les chemins du 18ème siècle étaient peu carrossables, il faillait marché sur le coté droit ou le coté gauche.

     

    Mais au 21ème siècle ces charmantes routes ont laissé la place à des autoroutes, des autoroutes de l'information qui verront la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des sciences de l’information et des sciences cognitives.

     

    Aujourd'hui la dichotomie gauche-droite, à laquelle nous sommes si habitués, est dépassé et ne survit qu'en raison de l'inertie de nos dirigeants politiques et de nos structures obsolescentes.

     

    Le parlement issu des élections d'octobre 2019 verra le début cette ère nouvelle. Nous vivrons une législature qui verra une accélération des avancées technologiques comme celle qui a vue l'industrialisation de notre pays. Une législature de bascule.

     

    En réaction à cette transformation de notre sociétés, deux camps semblent se dessiner.

     

    Le clivage gauche/droite sera remplacé par une opposition entre transhumanistes et bio-conservateurs.

     

    Les transhumanistes soutiennent la promotion de l'amélioration de la condition humaine, l'augmentation des capacités intellectuelles, physiques ou psychologiques. Pour eux, le citoyen est un être autonome qui n'appartient à personne d'autre qu'à lui-même.

     

    Les bio-conservateurs, des décroissants qui résistent. Ils veillent sur des zones à défendre, se battent coûte que coûte pour que la vie, la vraie, continue d’exister.

     

  • Un état solide...

    Aujourd’hui, l'Etat doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission.

    L’évolution récente de la politique oppose avec une intensité accrue un Etat fort à un Etat light.

    Mais il existe à la conjonction de ces deux organisations ; l’Etat solide qui s’écarte à la fois du libéralisme et du collectivisme. D’un libéralisme avec sa prime à la force brute. D’un collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs privés.

    Un Etat solide souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

    Il faut donner aux services publics les moyens humains et matériels de faire correctement leur travail.

    Il faut investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme.
    Il faut libérer les énergies, encourager le goût d'entreprendre, pousser les entreprises à faire preuve d'audace et de créativité.

    Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d'emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l'assurance d'un filet de sécurité et d'un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises.

    Pour accomplir cette mutation il faut un Etat solide, ni plus ni moins.

    A nous de maintenir et de renouveler une pensée qui associe la responsabilité et la liberté, de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide ses forces en respectant leur autonomie.

  • Aux urnes, citoyens !

    Il est certain que la citoyenneté est en premier lieu un statut juridique. Tel a été la conquête des démocrates à travers le temps.

     

    Ce statut comprend avant tout le droit de vote et le droit d'éligibilité.

     

    Il n'en reste pas moins qu'aujourd'hui, il paraît pas suffisant que les citoyens disposent de droits, il semble nécessaire qu'ils les exercent.

     

    C'est là toute la question de la participation active des citoyens. Or, à l'heure actuelle, nos sociétés semblent atteintes d'une certaine apathie citoyenne. L’abstentionnisme électoral ne fait pas de doute. Ce comportement peut être révélateur d'un désintérêt total pour la chose et  un signe inquiétant du retrait des citoyens de la vie publique.

     

    L'approfondissement de la question montre que l'abstentionnisme est d'avantage révélateur d'une crise de représentation et que sa non participation à une votation est souvent un choix rationnel.

     

    Par le biais de l'abstentionnisme, le citoyen aspire surtout à montrer son mécontentement et une grande aspiration au changement, à la rupture politique.

     

  • Sans trahir ses valeurs, ni mettre en danger sa carrière.

    L’éthique exige souvent d’aller à l’encontre du consensus ambiant au risque parfois d’une traversée du désert…Les managers sont plus que jamais obligés de s’interroger sur leurs valeurs personnelles et le sens de leurs actions.

    Ils se trouvent un jour confrontés à l’un de ces choix cornéliens où s’affrontent convictions personnelles, et exigences professionnelles.

    Les contraintes du court terme, l’obsession des résultats et la crainte de perdre son boulot s’allient pour augmenter la pression.

    Comment trouver un compromis pour ménager la chèvre et le chou ?

    Alors qu’il est si facile de se couler dans le moule.

    Mais il est possible de diriger sa vie et sa carrière, sans trahir ses valeurs, que la crise soit mondiale ou liée à l’actualité de l’entreprise, sans trahir ses valeurs, ni mettre en danger sa carrière.

     

  • Libre-échange intégral et démocratie sont incompatibles

    Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, le libre-échange intégral s’accompagne paradoxalement du grand retour des états...

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  • Progressistes n'ayez plus peur

    Aujourd'hui plus que jamais, il est important que les progressistes se souviennent de la première règle en politique: les gens votent pour quelqu'un qui pense à ce qu'il faut faire pour eux, pas ce qu'il a fait avant.
     
    Le problème c’est que la crise semble avoir accaparé beaucoup de progressistes à défendre les acquis du passé au lieu d'aller de l'avant.
     
    Les progressistes ont adopté un grand nombre des principes fondamentaux de la politique économique néolibérale et se sont mis du mauvais côté de la dichotomie entre avenir et le passé, ce qui aggrave le vote progressiste.
     
    Ils se sont employés à apaiser les craintes des employés du secteur public et les emplois protégés par les syndicats, sans tenir compte des jeunes, des chômeurs et de ceux qui aspirent à une économie plus durable et inclusive.
     
    À cette fin, le programme des « progressistes » devrait non seulement inclure des investissements dans les secteurs économiques d’avenir, mais aussi offrir davantage de mobilité sociale, et de reconnaître que l'amélioration de la qualité de vie pour de nombreux citoyens nécessite de nouvelles institutions pour leurs permettre de contribuer au bien commun de la manière qu'ils préfèrent.
    Les citoyens devraient être en mesure de s'investir personnellement dans leurs collectivités.
     
    De même, la construction de sociétés plus solidaires et durables dépendra d’un secteur public qui est en mesure de faire les bons investissements sociaux et de créer de nouvelles institutions qui mobilisent et canalisent l'énergie des individus désireux de contribuer au bien commun.

  • La "classe moyenne" existe pas

    La classe moyenne s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer "parti de la classe moyenne".

     

    Mais, c’est sous l’angle de la question des inégalités sociales et de leur prise en compte par le système de transferts sociaux et fiscaux que devrait se situer le débat.

     

    L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.

     

    Le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup, une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.

     

    De plus, le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.

     

    Il n’existe pas de définition « objective » de la "classe moyenne". Libre à chacun de placer la barre où il l’entend.

     

    Sa valeur économique varie d’un canton à l’autre... en moyenne Suisse, selon l'OFS, les revenus par foyer fiscal varient entre 47'000.- et 210'000.- par an.