Formation - Page 3

  • Politique : la loi du donnant donnant

     

    Comme Tocqueville l’avait déjà démontré, notre société, et particulièrement à Genève, est irriguée et organisée par de nombreuses associations : de consommateurs, à caractère religieux, professionnel et des lobby lobbies en tout genre.

     

    Ces groupes constituent un véritable pouvoir social et sont financés par des fonds privés ou/et publics.

     

    Ils influencent le débat public en définissant régulièrement de nouveaux enjeux. L’autre conséquence est une conception de la politique comparable à celle d’un échange commercial qui suit la loi du « donnant donnant »

     

    Par exemple : je suis enseignant, très concerné par l'avenir de notre système éducatif, et j'assure la présidence de mon syndicat professionnel. Si vous, Mr. X, me promettez d'augmenter le budget de l’enseignement, je vous promets en échange le soutien de mon syndicat.

  • Surveiller ou protéger ?

     

    Le terme « surveiller » peut être perçu négativement comme un manquement au respect de la vie privée. Et le débat qui oppose les pro et anti caméras dans le lieux publics consiste justement en cet arbitrage entre les libertés individuelles et la sécurité.

    A priori, on pourrait penser que le premier permet d’assurer le second, car le chargé de sécurité qui observe un acte de violence sur son écran de contrôle va déclencher l’alarme pour que quelqu’un intervienne et vienne protéger les personnes impliquées.

    Dans la réalité, le rôle de cette vidéoprotection n’est pas forcément d’assurer une vigilance en temps réel 24 heures sur 24, car cela nécessiterait des ressources humaines coûteuses.

    En matière de sécurité la détermination de prétendues zones à risque ne relève que d’observations générales, faites de constats, de présupposés et à coup de statistiques, qui ne peuvent suivre toutes les préoccupations ou des centres d’intérêt des différentes classes d’âge ou classes sociales.

    Il faut rechercher un équilibre entre la nécessité de satisfaire la demande de sécurité de la population et la préoccupation des policiers de préserver une capacité à la fois d’arbitrage entre les urgences et l’action policière

    D’où la préférence pour le terme de « vidéoprotection », plus rassurant.

  • Du mix-marketing en politique… Répétez, répétez, répétez

     

    Le mix-marketing politique s’articule autour des « 4 P » traditionnels :

    du Produit > la personne politique,
    de la Promotion > la communication,
    de la Place > les lieux visités,
    du Prix > le vote.

    Accompagnés de quelques  principes :

    Lire la suite

  • II mars, votations cantonales: école / violence

    Au regard des deux sujets soumis à votations le  II mars, les dogmes de gauche et de droite se fissurent.
    La gauche part divisée sur l'opportunité d'offrir un meilleur enseignement, la droite, elle est divisée sur l'octroi d'un droit à manifester.
    Ce II mars serait-il l'aube d'une nouvelle distribution des cartes politiques ?

  • Fusion des Polices ?

    Les instances politiques limitent trop souvent le débat à un nombre restreint de problèmes, parce que ce sont des problèmes qu’elles « pensent pouvoir contrôler », plutôt que de s’attaquer aux problèmes fondamentaux et qui nécessiteraient une refonte importante des politiques actuelles.
    Notre sécurité, ou le rétablissement de notre sécurité, est un enjeu de démocratie bien vécue.
    Deux moyens d’action sont à disposition pour rétablir notre sécurité:
    1) Prendre des mesures à court terme, qui doivent se traduire par des résultats rapides et visible, par exemple appliquer la loi et créer une seule force de sécurité.
    2) Agir sur le long terme, avec un objectif avoué de s’attaquer à la source des problèmes.
    Le besoin de sécurité compte parmi les attentes le plus pressante de la population.
    Il appelle l’action multi-services aptes à maitriser la diversité des espaces de vie et à agir de manière appropriée.

  • Un député, ça rapporte combien ?

    grand conseil 2.jpg Avant de connaitre les coûts politiques d’une députation… je vous propose comme « mise-en-bouche », de découvrir ce qu’a rapporté chaque député à son parti, pendant la 56ème législature…

    Lire la suite

  • Plus de participation contre l’échec de la politique d’intégration

    On peut mesurer la réussite ou l'échec d'une politique d'intégration à la valeur économique et au degré de sécurité qu'elle génère.

    Une politique d'intégration axée sur la gestion des emplois ne permettra pas de répondre aux défis du futur. Les problèmes linguistiques à l'école, l'isolement des parents et la formation déficiente des jeunes le démontrent clairement.

    Une intégration active doit  être considérée comme un investissement permettant de valoriser le potentiel de la population migrante.

    Hors, depuis l’entrée en vigueur de la LEtr au 1er janvier 2008 (basée sur un processus de réciprocité auquel les étrangers doivent participer) nous devons malheureusement constater que l’esprit de cette loi est un échec.

    Les migrants réclament une politique de participation sociale… Ils manifestent la volonté de participer à la vie économique, d'acquérir une formation, de respecter l'ordre juridique et d’apprendre notre langue nationale.

    A nous de leurs donner les moyens et la motivation de contribuer au développement de notre pays.

    Aujourd’hui, nous devons veiller à une meilleure participation des migrants dans tous les rouages de notre société.