Associations - Page 3

  • Logement : le Conseil d’Etat joue à « perdant-perdant »

     

    Des habitants sont déçus par les décisions de François Longchamp de ne pas entrer en matière sur des projets alternatifs, (notamment aux Semailles et à Challendin) qui permettent de construire plus rapidement, et surtout en proposant un urbanisme plus humain et convivial, en rompant avec les sempiternelles et monotones « barres ».

     

    Ces habitants sont d'autant plus déçus que François Longchamp, dans ses nombreuses prises de positions publiques depuis qu'il a repris la Présidence du Département de l'Urbanisme, appelle de ses vœux un changement de l'urbanisme à Genève et souhaite donner aux Genevois envie de construire pour leurs enfants.

     

    Or, ces projets soutenus par les habitants sont complètement en phase avec le discours du magistrat.

     

    Mais quand il s'agit par contre de passer de la parole aux actes, François Longchamp préfère cautionner un système qui a délibérément écarté les habitants de toutes les discussions concernant leurs propres quartiers et qui leur reproche ensuite de venir trop tard avec leurs propositions.

     

    On s'achemine donc vers une judiciarisassion des procédures en cours.

    Or, c’est bien connu, les oppositions et les recours ne font que retarder les projets, ils ne les améliorent pas.

     

    Ainsi, c’est bien à « perdant-perdant » que joue le Conseil d’Etat:

     

    - perdants, les promoteurs, qui vont encore devoir attendre des années pour construire.

     

    - perdants, les Genevois, qui vont devoir attendre plus longtemps pour avoir moins de logements et un urbanisme qui ne fait plus rêver personne.

     

    La crise du logement est décidément une bien belle excuse pour beaucoup de médiocrité.

     

    Et elle ne se résoudra que lorsque les procédures d'urbanisation impliqueront réellement les habitants dans les projets les concernant.

  • Une économie verte inclusive

     

    Le conseil mondial des affaires pour le développement durable (WBCSD), qui représente 200 multinationales et 7’000 milliards de dollars de revenus, estime dans sa profession de foi « Vision 2050 » que les opportunités dans les seuls domaines des ressources naturelles, de la santé et de l'éducation représenteraient autour d'un millier de milliards de dollars en 2020 et jusqu'à 4,5 % du PIB mondial en 2050.

    Dans un rapport, l'Organisation internationale du travail (OIT) pense, elle, que « l'écologisation de l'économie » devrait rapporter entre 15 et 60 millions d'emplois supplémentaires dans le monde, en fonction des stratégies mises en œuvre par les Etats.

    Tous les économistes ne partagent pourtant pas cet enthousiasme, personne ne sachant encore chiffrer le rapport entre la part des emplois créés par le verdissement de l'économie et la part de ceux qui seront détruits.

    Beaucoup d’ONG sont tout aussi sceptiques, elles y voient l'instrument qui permettra aux entreprises de « s'approprier l'agenda environnemental et de développement de l’ONU».

    C'est le concept d'« économie verte inclusive » qu’il faudrait développer, celle du principe de bénéfice, libre de tout droit, des biens communs, comme l'eau, le patrimoine génétique des plantes, mais aussi des biens culturels nécessaires au développement. Mettre en place des outils en matière d'économie circulaire et de circuits courts. Il faut en prendre compte à côté des logiques du secteur privé

    La Banque mondiale ne dit pas autre chose dans son rapport sur la croissance verte.

    Mais le danger est de voir se dessiner un scénario de domination des pays riches, producteurs de normes environnementales, sur les pays émergents.

  • Politique : la loi du donnant donnant

     

    Comme Tocqueville l’avait déjà démontré, notre société, et particulièrement à Genève, est irriguée et organisée par de nombreuses associations : de consommateurs, à caractère religieux, professionnel et des lobby lobbies en tout genre.

     

    Ces groupes constituent un véritable pouvoir social et sont financés par des fonds privés ou/et publics.

     

    Ils influencent le débat public en définissant régulièrement de nouveaux enjeux. L’autre conséquence est une conception de la politique comparable à celle d’un échange commercial qui suit la loi du « donnant donnant »

     

    Par exemple : je suis enseignant, très concerné par l'avenir de notre système éducatif, et j'assure la présidence de mon syndicat professionnel. Si vous, Mr. X, me promettez d'augmenter le budget de l’enseignement, je vous promets en échange le soutien de mon syndicat.

  • La nouvelle constitution permettra-t-elle à l’Etat de faire fi du refus de la loi sur la gouvernance des institutions de droits publiques ?

    La lecture attentive de l'article 148 est ses alinéas (voir ci-dessous) peut laisser entendre qu'une telle « chose » est possible.

    Il faut savoir que dans le projet de nouvelle Constitution la définition de l'Etat comprend le canton, les communes et les institutions de droit public.

    Art. 148 Principes
    1 Les tâches de l’Etat sont exécutées par le canton et, conformément à la constitution et à la loi, par les communes et les institutions de droit public.
    2 L’Etat accomplit ses tâches avec diligence, efficacité et transparence.
    3 Il s’organise de façon structurée. Il définit les responsabilités de ses agents et s’appuie sur leur autonomie et leurs compétences.

     

     

  • Loi sur l’organisation des institutions de droit public. Stupeur, je dois lire 54 pages ! (1)

     

    J'ouvre mon enveloppe électorale...Je dois lire 54 pages pour comprendre comment le Conseil d'Etat désir « gouverner » nos institutions décentralisées cantonales de droit public.

    Bien, je crois qu'il me faudra plusieurs billets pour en faire le tour.

    Après une première lecture, je surpris de lire que c'est la loi (Art.7) qui fixe les objectifs, il me semblait jusqu'à cette lecture que la fixation des objectifs était, justement, de la compétence du Conseil d'administration, et au chapitre II, je découvre que le Conseil d'administration devient l'organe exécutif.

    Mais que deviennent les directions de ces institutions... Juste des opérateurs ?