Citoyenneté et vie publique

Il existe une manière de concevoir une vision de la politique qui ne soit pas réduite au libéralisme procédural, mais intègre une vision et des buts communs. Cette manière affirme que chaque citoyen peut prendre en main librement sa participation à la vie publique et que cette liberté constitue le bien commun autour duquel se cristallise la communauté.

Cependant, la question posée par notre posture républicaine est d'expliquer si la notion de liberté ne risque pas de saturer celle de bien commun.

Peut-on penser que la communauté n’est rien d’autre que la possibilité pour ses membres de participer activement et librement à la société et que l’homme n’a pas de but autre que cette liberté ?

Or, si la liberté est le seul but de la vie publique, comment résistera-t-elle aux sirènes de l’égoïsme individualiste ?

Comment, cette liberté, si elle n’est pas dotée de valeurs, peut-elle éviter de dériver vers une procédure qui renvoie au minimalisme sociétal ?

Commentaires

  • Réflexion très pertinente, qu'il convient de mener avec l'ensemble du corps social, tant le danger de l'égocentrisme individuel menace la cohésion de notre société.

  • La Cité idéale, le rêve phalanstérien: des utopies jamais achevées et toujours recommencées. Ce qui coince: la part archaïque de la société humaine face aux principes de vie civilisée, ou les progrès de la science face aux habitudes mentales. Selon Freud, toutes les institutions collectives (religion, armée, état, politique) relèvent d'un même idéal, celui du Moi. Bon courage pour faire du neuf avec ça.

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