Je suis de droite, je suis de gauche. Je suis un écologiste progressiste

Je suis de droite, parce que la responsabilité est une valeur démocratique et que l'Etat ne doit pas rendre ses administrés dépendants, mais il doit tout mettre en œuvre pour leur faire retrouver autonomie et dignité. 
Je suis de gauche, parce que la solidarité est une valeur essentielle pour moi, elle est ce lien qui crée un sentiment d'appartenance qui permet le « vivre ensemble ».
Je suis de droite, parce qu'il faut un Etat facilitateur, souple et une administration restreinte qui ne doit pas materner ses citoyens mais les aider à créer et à prendre des risques. 
Je suis de gauche parce que je souhaite un Etat qui restaure des règles sociales et d'équité, qui assure aux meilleures conditions l'accès aux services essentiels (éducation, santé, logement, sécurité, mandats publics, social). 
Je suis de droite parce qu'il faut restaurer l'idée d'autorité et que l'Etat doit en assumer sa part de responsabilité. 

Au-delà de ces stéréotypes, je pense que les clivages et les choix de société d'aujourd'hui qui vont avoir un impact sur notre avenir ne correspondent plus à la pseudo-fracture droite/gauche que veulent nous vendre 90% des politiques qui en ont fait une rente de situation. On nous vend une organisation de la pensée politique issue du XVIIIème siècle alors qu'au XXIe se déroule une réorganisation de la société via le flux d'information, l'impact de l'homme sur la nature et la terre sans précédent, un mélange de culture et un remodelage du monde, comme l'humanité n'en a jamais connus. 

Les vrais défis sont à venir. Je suis un ecologiste progressiste !

Commentaires

  • D'accord avec vous,
    A mon avis la fracture se dessine entre les technos qui attendent l'IA, l'humain augmenté,(...), et les autres qui se concentrent sur l'humanisation de la société.
    J'y ajoute encore les communautaristes face à des "universalistes". Des "universalistes" qui s'opposent à la division de la population du pays en de multitudes groupes qui jouent souvent la victimisation. Victimisation qui sert souvent de support à une agressivité et ... à une discrimination.

    Les mouvements qui se dessinent vont casser la vision droite/gauche.
    Un supporter de Trump sera t'il techno ? Son aspiration de droite dirait oui, mais son attachement au passé dirait non.

    Bref je vous rejoins.

  • L humanité se voit répartie entre les les gens de devoir et les fouteurs de merde !
    Va bien falloir choisir son camp avant qu'il ne soit trop tard.

  • Encore s'agit-il de ne point baser le devoir sur des principes qui foutent le boxon.

    C'est pas gagné.

  • Ce n'est pas l'Etat qui rend les gens dépendants, c'est la Droite (effet boule de neige). En réalité l'Etat utilise beaucoup de moyens pour diminuer l'accès aux besoins vitaux même si la Droite veut nous faire croire le contraire. L'Etat roule à droite, si si ...

  • Chester Edwin@ "des principes qui foutent le boxon."
    Votre commentaire n'a de sens que si vous développiez cette affirmation. Par exemple, le jugement du tribunal cantonal de Genève qui admet l'urgence climatique pour dégrader un mur d'une banque ou le respect du droit qui prévaut dans le canton de Vaud pour casser le jugement farfelu du juge Colelough qui allait dans le même sens que le trib cant GE ?
    Lequel des deux jugements fout le boxon ? (Admettant que le droit est le squelette qui tient ensemble la société jusqu'à démonstration du contraire).

  • Dominique@ " En réalité l’État utilise beaucoup de moyens pour diminuer l'accès aux besoins vitaux"
    Il manque la démonstration, une fois de plus. Quand donc les gens de gauche se mettront-ils enfin à argumenter ?

  • "Je suis de droite, je suis de gauche. Je suis un écologiste progressiste"


    Je suis de droite, je suis de gauche. Je suis un économiste progessiste.


    La différence est ce que l'on croôÔÔÂâait constitue ... le ... progrès.

    Pour faire la différence entre ... les manifestations de ... vertu individuelle ... et celles de ... bien commun.

  • Monsieur Géo a écrit : "Votre commentaire n'a de sens que si vous développiez cette affirmation."

    Soit.

    Ma futile remarque n'avait de sens qu'à l'échelle de notre temps qui voit de multiples officines invoquer le devoir, le respect, l'autorité ou le polyvalent vivre-ensemble à des fins qui n'ont plus rien à voir avec la vision pacifique, bienveillante ou protectrice qu'elles professent par ailleurs sans la pratiquer.

    Nous vivons l'empire de la peur et de la confusion, les mots n'étant pas en reste dans ce maelström planétaire.

    Répartir l'Humanité entre ceux du devoir et ceux de la chienlit me paraît, en ce décembre de pandémie rampante, d'autant moins pertinent que la mort ne choisit pas ses hôtes et que ses invités pressentis feraient bien de choisir la solidarité s'ils ne veulent pas finir un peu trop tôt comme dessert à l'universel banquet de la camarde.

    La survie de la planète, à l'aune d'une vie humaine et même à celle d'une espèce fût-elle humaine, ne fait aucun doute en attendant la métamorphose du Soleil invaincu en géante rouge.

    C'est la survie de nos civilisations qui est le sujet autour duquel nous piétinons depuis quelques décennies en refusant d'aborder un thème aussi bouleversant pour chacune et chacun. L'écologie, basée sur la science et le souvenir de plus en plus estompé d'une Terre dont la beauté emplissait les coeurs d'une espérance devenue anxiété, est juste un chemin désirant éviter tant d'impasses politiques ayant dévasté des populations entières.

    Tenter de transcender les multiples clivages qui minent une vie qui pourrait sur cette planète être si ce n'est paradisiaque à tout le moins belle et apaisante, me paraît une juste voie qui n'exclut ni ne condamne. L'écologie ne fait que poser les questions auxquelles tant se refusent de penser, de peur que le fragile petit monde qu'ils se sont construit ne parte en capilotade.

    C'est la peur qui nous éloigne les uns des autres, avec ou sans virus. La confiance est un bien précieux, fragile et difficile à réparer. C'est de cela dont l'Humanité a besoin, avec aussi le chocolat, l'électricité et l'eau chaude. Un trio qui satisferait bien des âmes en peine.

  • Chester Edwin@ Voilà qui est beaucoup mieux...
    Mais quand vous écrivez : "L'écologie, basée sur la science et le souvenir de plus en plus estompé d'une Terre dont la beauté emplissait les coeurs d'une espérance devenue anxiété, est juste un chemin", cela me paraît très ambigu. Si les écologistes (on parle de politiques, bien évidemment, pas de ceux qui étudient l'environnement) défendaient en premier lieu l'environnement contre l'envahissement humain, je voterais certainement pour eux. Pour moi, l'écologie ne peut être que de droite, la gauche étant par nature productiviste. Il faut que l'ouvrier puisse manger son steak comme les bourgeois...
    On peut prendre le problème par tous les bouts : c'est la surpopulation le problème, qui amène l'inévitable trilogie "guerres, famines, épidémies". C'est exactement ce que nous vivons.
    Pour ne pas voir cette évidence, il semble que les humains se tournent vers de nouvelles religions. Le réchauffement climatique, la pandémie actuelle, les feux de forêt sont me semble-t-il abordés de manière religieuse, magique. Par exemple, on nous parle à tout bout de champ de montée des eaux. J'ai même entendu un "spécialiste" du réchauffement nous déclarer à la tv que les océans étaient monté de 2.5 mm en 2019 (sauf erreur). La marge d'erreur de l'évaluation de ce niveau est de +/- 4m...
    On nous dit que les îles du Pacifique sont victimes de cette montée des eaux ? Ces îles sont des volcans. Le point chaud est fixe, les plaques se déplacent, les volcans se recréent ailleurs...et les anciens volcans s'érodent tout naturellement. Idem pour les falaises qui s'effondrent sur les côtes atlantiques.
    C'est cela que j'appelle pensée magique...

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