Densité : chacun possède son seuil de tolérance

La densité est une notion difficile à appréhender car elle est subjective et difficilement mesurable. Il n’existe pas un indicateur universel pour exprimer la densité mais plusieurs :

- la densité de population, exprimée en nombre d'habitants au km² ;

- la densité résidentielle, exprimée en nombre de logements au km² ;

- le coefficient d'occupation du sol : rapport entre la surface de plancher et la surface de la parcelle. Plus un coefficient  est élevé, plus le tissu urbain est dense ;

- le coefficient d'emprise au sol : rapport entre la projection au sol des constructions et la surface de la parcelle, sans additionner les surfaces de planchers.

Ces outils permettent de comparer des densités dans différents quartiers mais ils sont tous imparfaits car ils ne disent rien sur la forme des bâtiments ou sur l'ambiance qu'ils génèrent.

Selon la configuration spatiale, en effet, des densités identiques peuvent créer soit un sentiment de stimulation, soit d'oppression. On entre ici dans la notion de densité perçue qui reflète le ressenti des habitants mais qui n’est pas mesurable.

Tout l’enjeu du développement durable est d’arriver à rendre acceptable l’idée qu’une ville dense peut être compatible avec une bonne qualité de vie.

Commentaires

  • Le type d'aménagement, les constructions, viennent droit d'universités qui n'ont pas compris à la juste mesure, les conséquences sur l'humain.

    Par exemple, il ne suffit pas de mettre des arbres le long des routes pour atténuer le sentiment du bétonnage, c'est absurde. Là où il y a une grande densité, il est nécessaire d'avoir un poumon verdoyant, un peu sauvage, et non un parc "sous contrôle" par des jardiniers.

    Si à priori la densité est un facteur imprécis, l'expérience des quartiers à délinquances devrait poser une base. La pauvreté amplifie les problèmes qui peut aller à la violence, mais l'environnement béton, peut-être un amplificateur beaucoup plus important

    Une étude a été faîte : Pourquoi les gens se sentent bien à la campagne ?
    Ce qu'ils ont découvert, c'est qu'il n'y a pas de formes géométriques (arbres, ...) à la campagne ce qui a pour effet de diminuer l'anxiété. Les formes géométriques créent l'anxiété : la ville est composé de cube avec des fenêtres rectangulaires, ....

    La ville à la base est un créateur d'anxiété. Des petites choses pourrait améliorer : le gazon, c'est joli mais n'apporte rien, le sauvage c'est mieux. Varier les formes des fenêtres, ajouter du bois à l'extérieur des constructions,...
    Regarder notre héritage architecturale du passé serait bienvenu, pas par nostalgie, mais pour ressentir le bien être qui s'en dégage et s'en servir.

    Ce qui est joli sur le plan des architectes actuels, est rarement autre qu'une horreur dans la réalité, il y a des choses à revoir de cet héritage du 20ème siècle de l'horreur.

    A moins d'une révolution dans l'aménagement et l'architecture, il faut préserver les prochaines générations des horreurs, pour la qualité de vie.
    Il faut stopper la densification tant que l'incompétence règne.

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