De la question du désir en politique

La question du désir est centrale, si nous voulons réorienter nos modes de production, de consommation et de vie. Il ne faut pas seulement proposer une transition vers des sociétés plus sobres : il faut aussi que cette plus grande simplicité soit désirable, qu’elle s’accompagne d’une meilleure qualité de vie.

Il nous faut changer en profondeur nos systèmes de rétribution fondés sur la course à l’avoir et la possession. Ces systèmes s’appuient sur le paradigme de la rareté : gagner de l’argent, prendre le pouvoir, acquérir la gloire, cumuler les conquêtes …

C’est toujours le couple » rareté/possession » qui est au cœur du processus. Et le plaisir est lié à cette possession.

Organiser la rareté est un élément constitutif du paradigme de la possession. Lequel a aussi une conséquence : la peur. Peur de perdre ce pouvoir, cet argent, cette gloire si difficilement acquis.

Chacun peut trouver sa place sans opprimer l’autre. Chacun trouve un sens à sa vie, sans que ce sens en exclue d’autres, possibles, pour d’autres êtres humains.

Osons, une alternative à la peur ! Pourquoi ne serait-elle pas « politique » ?

Commentaires

  • Excellente analyse, qui rejoint la mienne. Deux ressorts seulement mènent la plupart des humains (mais heureusement, pas tous): la possession et le pouvoir. En découlent bien sûr tous les problèmes.
    J’ai toujours pensé que la propriété, telle qu’elle est définie et protégée par nos lois était abusive et conduisait à des aberrations. Pourquoi n’aurait-on pas un système d’usufruit, redistribué à chaque décès, et pas cette possession totale, éternelle, cumulative, inique de la terre, des eaux, des ressources communes, de la Nature ?
    Vaste question !

  • J'ai rarement lu sur le site de la TG un commentaire osant mettre en cause la propriété. Ancienne piste de réflexion depuis longtemps abandonnée aux nostalgiques d'un collectivisme qui n'a jamais trouvé de terre d'élection. L'étrange sensation d'apesanteur menaçante que nous vivons avec ce ralentissement du Moloch néo-ultra-capitalisto-pseudo-communisto-libéral à géométrie variable nous permettra peut-être de ramener à la lumière ce type de généreuse pensée dont la devise pourrait être liberté, égalité, solidarité. Et ainsi tenter de sauver l'Humanité de son auto-destruction.

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