Aînés et campagne électorale

En périodes électorales, on voit naître pléthore de solutions pour améliorer les conditions de vie des aînés. Par exemple, citons le renforcement du maintien à domicile, le soutien des proches-aidants, l’accès aux services de santé  et aux soins ou encore le développement de lieux de vie et de modes d’accueil innovants.

Malgré tout, la réalité des aînés est souvent niée, et plus  particulièrement celle de la femme âgée, seule et vivant en Suisse, sous le seuil de pauvreté. Chez ces femmes on dénombre 10 cas de suicide pour 100'000 personnes et même 70 cas chez celles âgées de plus de 85 ans. Une réalité qui isole et qui n'est pas assez dénoncée.

Pourtant, cette situation ne suscite guère l’attention de l’opinion publique. Au contraire, le suicide chez les personnes âgées semble être un fait accepté. Les stéréotypes négatifs sont très répandus. On considère par exemple, le désespoir et la solitude chez la personne âgée comme normal.

Tous les beaux projets électoraux doivent se faire avec la collaboration active des aînés, qui ont leur mot à dire.

Pour que cette participation se concrétise, il faut que la société ménage des conditions favorables pour accueillir les personnes âgées afin de leur donner la place qu'elles méritent pour rompre leur isolement social.

Pour ce faire, il faut prévoir d'augmenter la contribution de l'État, soutenir les associations et favoriser le développement des entreprises de proximité.

"Monsieur, vous savez, quand je parle, personne ne m'écoute, quand je passe, personne ne me regarde. Je suis invisible. C'est ça, vieillir en Suisse".Citation entendue

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