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  • Le nombre de suicide augmente chez les séniors

    Comme dans la plupart des autres pays, le nombre de suicides augmente avec l’âge, surtout chez les hommes. En Suisse on dénombre 35 cas pour 100'000 habitants chez les 65-84 ans, et même à 70 chez les plus de 85 ans, 10 chez les femmes.

    Pourtant, cette situation ne suscite guère l’attention de l’opinion publique, au contraire: le suicide chez les personnes âgées est un fait accepté.

    Les stéréotypes négatifs sont très répandus; on considère par exemple le désespoir et la solitude chez la personne âgée comme un fait normal. On observe ainsi une certaine «compréhension» de la part de la population comme des professionnels envers le suicide d’une personne âgée.

  • Il y a quelque temps, on m'a demandé : Que fêtez-vous le 1er août ? J'ai répondu...

    La Suisse existe ! Elle se développe. Elle bouge. Elle avance. Nos quatre cultures montrent notre volonté de "vivre ensemble", d'aller à la rencontre des autres... La Suisse est ouverte au monde entier !

    Certains imaginent que les temps anciens étaient meilleurs et que célébrer la Suisse c’est rêver d’un monde harmonieux et simple où tous les problèmes trouvaient une réponse facile.

    Or, la réalité est bien différente, notre avenir ne peut se limiter à conserver ce que les générations précédentes ont construit. Chaque génération doit réinventer sa manière d’être suisse, mais les souvenirs du 1er août, de ces moments de bien-être collectif, nous aident à vouloir participer à l’effort commun pour faire de la Suisse un pays où toutes les générations vivent bien.

    Une grande partie de ces défis se posent aujourd’hui à l’ensemble des pays industrialisés. Dans de nombreux cas, ils nécessiteront que nous renoncions à certaines choses. Or, cette perspective inquiète de nombreux Suisses.

    A l’affaiblissement du lien social, il nous appartient d’apporter nos réponses. Nous nous sommes donné pour devise «Un pour tous, tous pour un». Se pourrait-il que nous l’abandonnions alors que la Suisse est devenue, grâce au travail de ses habitants et grâce à l’ingéniosité de ses entreprises, un des pays les plus riches du monde ?

  • Densité : chacun possède son seuil de tolérance

    La densité est une notion difficile à appréhender car elle est subjective et difficilement mesurable. Il n’existe pas un indicateur universel pour exprimer la densité mais plusieurs :

    - la densité de population, exprimée en nombre d'habitants au km² ;

    - la densité résidentielle, exprimée en nombre de logements au km² ;

    - le coefficient d'occupation du sol : rapport entre la surface de plancher et la surface de la parcelle. Plus un coefficient  est élevé, plus le tissu urbain est dense ;

    - le coefficient d'emprise au sol : rapport entre la projection au sol des constructions et la surface de la parcelle, sans additionner les surfaces de planchers.

    Ces outils permettent de comparer des densités dans différents quartiers mais ils sont tous imparfaits car ils ne disent rien sur la forme des bâtiments ou sur l'ambiance qu'ils génèrent.

    Selon la configuration spatiale, en effet, des densités identiques peuvent créer soit un sentiment de stimulation, soit d'oppression. On entre ici dans la notion de densité perçue qui reflète le ressenti des habitants mais qui n’est pas mesurable.

    Tout l’enjeu du développement durable est d’arriver à rendre acceptable l’idée qu’une ville dense peut être compatible avec une bonne qualité de vie.

  • Notre sécurité est un enjeu de démocratie bien vécue.

    Ce grand besoin de sécurité à ouvert la voie au développement tous azimut de sociétés privées de sécurité.
    Elles envahissent des champs de plus en plus étendus, grâce, notamment, par l’utilisation des nouvelles technologies de plus en plus sophistiquées.
     
     
    Avec un chiffre d'affaires annuel estimé à CHF 720 millions, le marché de la sécurité privée est en pleine expansion en Suisse. (78% de surveillance, 8,5% de transports de biens, 6,2% de gestion d'alarmes, 6,1% de sécurité aéroportuaire et 1,2% de protection de personnes).
    Les causes de l’expansion continue de ce marché sont multiples. La progression de la délinquance comme le sentiment d’insécurité ou la menace terroriste exacerbent les attentes de la population.
    La sécurité est devenue un produit de consommation courante, facilement accessible aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises et administrations publiques.
     
    Les sociétés de sécurité privées viennent même, par certains aspects, concurrencer l’Etat, ce qui suscite certaines inquiétudes

  • Le parti radical écologique (PRE), écologie de la démocratie.

    Sans idéologie, mais pour le bon sens et l'action. Il se positionne au-delà du clivage droite-gauche, avec un cœur écologique qui se traduit par une écologie politique globale : éducative, relationnelle, de la santé, économique et sociale, fiscale, financière, démocratique et internationale.

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  • Notre cerveau est-il sous influence numérique ?

    De drôles de mots ont envahi notre vocabulaire : algorithmes, google glass, MOO C, ebook... et bousculent notre rapport au corps, notre manière de penser, déléguant un pouvoir d'initiative à la technique.

  • Liberté du choix du moyen de transport ; c’est l’anarchie !

    Le choix de son mode de déplacement, garanti par la Constitution, son application relève de l’anarchie

    > Les automobilistes se garent, sans vergognes, sur les trottoirs ou dans les cases réservées aux personnes en situation de handicap.

    > Les motards abusent des voies réservées aux bus, sans oublier celles dévolues aux cyclistes.

    > Les cyclistes utilisent abondamment l’espace réservé aux pétions.

    > Les pétions traversent la chaussée sans regarder si d’autres usagers y sont déjà engagés.

    > etc...

  • l’économie politique et l’écologie ne se tournent plus le dos

    L’image de la pollinisation illustre bien la nouvelle conception de l’économie que devra faire émerger l’écologie de demain:  

    "Les abeilles génèrent avec le miel un produit « marchandisable » dont vit l’apiculteur, mais chacun sait que le travail le plus socialement et écologiquement utile des abeilles est la pollinisation des plantes sauvages ou cultivées.
    La pollinisation peut servir de paradigme pour penser la richesse économique réelle d’une société vivante, du système complexe de l’écosystème et de la biosphère."  

    Une telle société humaine appelle une nouvelle économie politique adéquate à sa réalité.  
    Cela implique de revisiter l’ensemble du programme de la vieille économie politique reposant sur la rareté, et de repenser l’allocation des ressources dans un système, complexe, vivant à partir du principe de minimisation des externalités négatives et de production d’externalités positives.

    On voit qu’ainsi l’économie politique et l’écologie ne se tournent plus le dos.  

    Mais comment peuvent s’articuler leurs relations ? 

  • Loi du mensonge

    Article 1 : le mensonge a toujours une finalité.

    Article 2: les mensonges sont rapides à proliférer, ils se suffisent à eux-mêmes pour donner naissance à d'autres tromperies.

    Article 3 : les mensonges naissent d'autres mensonges, tout se passant comme si la menterie était, par nature, réciproque, à l'instar de la duperie, son proche parent.

    Article 4 : le mensonge respecte la vérité, en tout cas ses apparences. Singeant la réalité, il se condamne à la vraisemblance pour seul but : éviter la crise.

    Article 5 : découvrir la finalité de tout mensonge constitue l'unique moyen d'approcher la vérité.

    Article 6 : la plupart du temps, le menteur ne peut choisir d'autres voies que son mensonge, car il a conscience de se trouver face à un système qui lui est hostile.

    Article 7 : lorsque l'article 6 est vérifié, on doit s'interroger sur la légitimité du mensonge.

  • Une économie verte inclusive

    Le conseil mondial des affaires pour le développement durable (WBCSD), qui représente 200 multinationales et 7’000 milliards de dollars de revenus, estime dans sa profession de foi « Vision 2050 » que les opportunités dans les seuls domaines des ressources naturelles, de la santé et de l'éducation représenteraient autour d'un millier de milliards de dollars jusqu'à 4,5 % du PIB mondial en 2050.

    Dans un rapport, l'Organisation internationale du travail (OIT) pense, elle, que « l'écologisation de l'économie » devrait rapporter entre 15 et 60 millions d'emplois supplémentaires dans le monde, en fonction des stratégies mises en œuvre par les Etats.
    Tous les économistes ne partagent pourtant pas cet enthousiasme, personne ne sachant encore chiffrer le rapport entre la part des emplois créés par le verdissement de l'économie et la part de ceux qui seront détruits.
    Beaucoup d’ONG sont tout aussi sceptiques, elles y voient l'instrument qui permettra aux entreprises de « s'approprier l'agenda environnemental et de développement de l’ONU».
    C'est le concept d'« économie verte inclusive » qu’il faudrait développer, celle du principe de bénéfice, libre de tout droit, des biens communs, comme l'eau, le patrimoine génétique des plantes, mais aussi des biens culturels nécessaires au développement. Mettre en place des outils en matière d'économie circulaire et de circuits courts. Il faut en prendre compte à côté des logiques du secteur privé

    La Banque mondiale ne dit pas autre chose dans son rapport sur la croissance verte.
    Mais le danger est de voir se dessiner un scénario de domination des pays riches, producteurs de normes environnementales, sur les pays émergents.

  • Méditerranée : portail ou barrière ?

    Nous sommes dehors ou dedans ce « Grand Jardin d’Eden » qu’est l’Europe.

    Mais il était un temps où ce jardin s’épanouissait sur la rive sud de la Méditerranée.  Cette mer fut le centre vital de toute l’antiquité.  Elle perdit une partie de son importance avec les découvertes des XVe et XVIe siècles et redevint une route principale d’échanges grâce au percement du canal de Suez en 1869.

    Aujourd’hui, pour les « gens du dehors » cette mer est un portail vers plus de liberté, d’avenir… Et les portes sont multiples (économiques, éducationnelles, culturelles, familiales…). Pour les  « gens du dedans » la Méditerranée est une barrière protectrice (immigration, identité, acculturation…).

    Malheureusement cette barrière fait obstacle à notre avenir, celui des populations qui désirent vivre en harmonie, partager ce passé commun… Car l’Europe est pluriculturelle et multiethnique. N’en déplaise à certains !

    Et le "Grand Jardinier " va rassembler quelques botanistes  afin de créer un jardin d’Eden renouvelé autour de la Méditerranée l’une de nos mères nourricières.

     

  • écologie restrictive versus écologie généralisée

    Dès ses débuts le mouvement écologiste a développé une pensée politique prenant en compte non seulement les être humains mais aussi le cadre naturel dans lequel ils évoluent.

    Cette écologie n'est qu'une écologie restreinte.
     
    Le temps est venu de réfléchir à une écologie généralisée qui pense la culture et la société, qui s'intéresse au conditions d'existence et aux écosystèmes sociaux.

    Une politique qui tienne compte de l'individu et de sa complémentarité avec le collectif, de son désir d'indépendance et son besoin d’attachement, de ses objectifs économiques et de son désir de sens.

  • Un nouveau souffle

    Aujourd'hui nous entrons dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent.

    Les "problèmes" énergétiques, sanitaires, économiques, climatiques, etc. sont en faites des symptômes d'un système qui s’essouffle.

    Le "second souffle" passera par des modifications sociales et culturelles.

    Il faut changer notre manière de penser nos valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.

    Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils comprenaient la différence entre croissance quantitative et qualitative. Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Ils sont addicts à la croissance.Ils veulent être utiles, ils ont un outil, ils imaginent donc que leur outil est utile.

    Mais en réalité, ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes, mais ils croient que le reste des personnes le pense.

    Les Japonais ont un dicton qui dit : « Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou. »

  • Bénévole, la pénurie

    La particularité de la vie associative est de faire appel à des bénévoles, que ce soit pour organiser et mettre en œuvre ses activités mais aussi pour l'administrer.

    La Suisse compterait près d’un million de bénévoles, accomplissant en moyenne 14 heures par mois, un chiffre en stagnation alors que le nombre d'associations ne fait lui que croître.

    La pénurie menacerait-elle ?

    Beaucoup de structures peinent à trouver chaussures à leur pied. Dénicher un président, un trésorier, relève de l'exploit. Le manque est en effet particulièrement criant lorsque l'on recherche des bénévoles disponibles au moins quatre heures chaque semaine...

    Reste que la désaffection relative pour l'engagement associatif, qui s’inscrirait dans un contexte de mobilisation "zapping", n'est pas seulement le fait des bénévoles.

    Les associations se font aussi plus exigeantes. Elles cherchent des compétences. Mais ces exigences en hausses sont-elles accompagnées de mesures concrètes pour satisfaire le besoin d'engagement des bénévoles ?

    L'investissement désintéressé est aussi une ressource qui se manage.

    Mais rendre le bénévolat attractif c'est surtout associer étroitement les bénévoles au projet de l'association et cela reste, encore plus que le recrutement, la première difficulté des responsables associatifs.

  • Cycliste à Genève ce n’est pas une sinécure.

    Depuis que j’ai abandonné l’usage du scooter au profit du vélo, je vis une véritable galère…

    Les automobilistes changent de direction sans le signaler, pourtant il est simple de tendre le bras. Non ? De plus, ils s’arrêtent au feu, ce qui m’oblige à "mettre un pied à terre" à respirer leur gaz !

    Souvent, je ne retrouve plus ma « monture », je suis obligé d’utiliser celle d’un autre. Et qui plus est, n’est pas réglée à ma morphologie !

    La voirie nettoie l’asphalte des routes, mais mal celles des pistes cyclables.

    Et je ne parle pas des TPG qui installent partout des gouttières "anti-cyclistes" voyez dans les rues basses !

    Cerise sur le gâteau…les trottoirs sont encombrés de piétons, égoïstes, incapables de faire un peu de place. La nuit, ils y circulent sans brassard clignotant !

    Vraiment, cycliste à Genève ce n’est pas une sinécure... Promis, dès demain je me mets à l’équitation !

     

     

  • Argent et démocratie

    Dans une dictature, l’argent sert à acheter des armes , à payer la police et l’armée qui permettent de se maintenir au pouvoir.

    En démocratie, l’argent permet de se faire réélire, en procurant des avantages matériels aux secteurs de la société dont le soutien électoral est indispensable.

    Mais en règle générale, les gouvernements ne prennent aucune mesure qui irait à l’encontre des intérêts d’un secteur industriel puisant, aussi destructrices que puissent en être les activités, à moins d’y être contraints par la pression de l’opinion publique. .

    Malheureusement, les grandes entreprises détiennent le quasi-monopole de l’argent. D’où l’alliance inévitable entre le gouvernement et l’industrie.

    Le résultat inéluctable est que pratiquement aucun choix politique important n’est effectué aujourd’hui parce qu’il est humainement, socialement ou écologiquement souhaitable, mais plutôt parce qu’il sert les objectifs des «associations à but particulier».

     

  • L'économie sociale bénéficie d'un atout majeur

    Avec environ10% des emplois à Genève, l'économie sociale représente un poids important dans le tissu économique et social.

    Malgré l'hétérogénéité des questions relatives aux ressources humaines de ce secteur, on peut relever un certain nombre de points communs: accentuation de la professionnalisation, nécessité d'attirer les meilleurs profils (savoir être et savoir faire), mais surtout la nécessité de répondre aux besoins de recrutement de ces prochaines années (croissance de certains secteurs ou remplacements liés à la pyramide des âges).

    Face à cette situation, l'économie sociale bénéficie d'un atout majeur. En alliant professionnalisme et fondements éthiques, elle répond à l'aspiration d'un grand nombre de salariés : concilier activité professionnelle et sens.

    Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si un nombre important des jeunes diplômés envisagent d'intégrer une entreprise de l'économie sociale. Phénomène assez bien illustré par l'ensemble des grandes écoles qui proposent aujourd'hui des formations spécialisées.

    Le paradoxe actuel se situe dans le manque de visibilité du secteur, la prudence des structures de l'économie pour aller à la rencontre de ces candidats, et le manque de connaissance des candidats des attentes des entreprises.

    Aujourd’hui, il est impératif de combler une partie de ce déficit d'image, de valoriser les métiers et faciliter les recrutements en attirant les compétences au sein des organisations de l’économie sociale.

  • L'économie sociale existe

    Aujourd’hui l’économie sociale n’est plus cantonnée à des niches dues à quelques défaillances du marché ou du secteur public, mais bien l’expression d’une réelle alternative.

    Elle se défini comme une alternative à la dépersonnalisation de l’échange marchand qui tend à générer l’envahissement de la sphère économique et au dépérissement des formes d’économie artisanale pour lesquelles l’échange marchand était aussi un support de lien social.

    L'économie sociale propose également  une alternative contre l’anonymat bureaucratique du secteur public, comme l'oubli du sujet, l'approche verticaliste et segmentée des besoins, les obstacles à une prise en compte transversale et pluridisciplinaire des situations.

    Les acteurs de l’économie sociale font preuve d’inventivité pour trouver de nouvelles réponses aux questions sociales.

    Les valeurs qui définissent ces acteurs sont la proximité locale, les valeurs sociales, la primauté de la personne sur le capital, la solidarité et la gestion démocratique.

    L’économie sociale n’a pas de terrain ou d’objet qui lui soit propre.

    Elle intervient aussi bien dans un cadre réglementaire de délégation de service public, que s’inscrivant dans une logique de marché ou s’en distinguant radicalement.

    Elle peut partir de micro initiatives ou se construire sur des logiques de développement social. Elle peut aussi prendre la forme de mutualisation des risques ou des moyens et peut aussi tisser des liens avec les logiques d’insertion des personnes en difficultés.

  • Les insatisfaits de la démocratie

    Par le passé nos démocraties ont été confrontées aux déferlements de passions et menacées par l’intensité des luttes entre les défenseurs d’un certain ordre et les mouvements révolutionnaires.

    Ces événements pèsent encore lourdement sur notre vie politique.

    Dès lors, on pourrait penser que la décrue des passions politiques a pour effet de consolider notre démocratie. Mais ce n'est malheureusement pas le cas. Car, cette évolution a aussi son revers, l’affaiblissement de la croyance dans les vertus du régime démocratique.

    La traduction de cette tendance au désenchantement est la croissance régulière de la non-participation. Et cet état est susceptible d’affaiblir les bases même de notre système politique.

    Pour preuve, les eurobaromètres qui démontrent que le nombre d’insatisfait de la démocratie dépasse régulièrement les 50 %, depuis plus de 20 ans. L’abstentionnisme n’est pas seulement en rapport avec le sentiment d’incompétence politique, et tend à croître avec l’élévation du niveau général d’éducation.

    Les systèmes de valeurs ont évolué vers l’autonomie de l’individu, il en résulte un déclin des grandes organisations hiérarchiques comme les partis politiques et les syndicats, ainsi que les églises.

  • Les limites des indicateurs de performance

    Les mots "indicateurs de performance" sont sur toutes les lèvres. Chacun est à la quête d'une plus grande transversalité, seule façon, semble-t-il, de traiter les questions dans leur complexité culturelle, économique, environnementale et sociale. Cette tendance est compréhensible.

    Mais agir de façon transversale, c'est aussi se donner la possibilité de changer de regard et peut-être de rechercher l'altérité. Or, c'est la qualité du dialogue qui produit une altérité et non l'accumulation de critères et d'indicateurs de performance à laquelle se livrent nos institutions.

    Et lorsqu'elle devient idéologique, la mise en tableau de bord des "indicateurs de performances" ( performance économique et environnementale, traçabilité des investissements humains, mesure d'impact social) se transforme en fiction et plus personne n'y croit vraiment.

    D'ailleurs, nos institutions font preuve de confiance très relative dans les critères qu'elles ont elles-mêmes créé, elles tendent  même à déporter leur défiance sur les projets et les structures bénéficiaires.