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  • Tous les flux se valent-ils ?

    Quels ingrédients pour qu’économie, finance et satisfaction des besoins de l'individu, de la société, de la planète puissent converger ?
    Quelles informations nous donnent « les repères » que nous utilisons actuellement pour gouverner ? Comptons-nous tout ce qui compte ?
    De quels repères avons-nous besoin pour une nouvelle compréhension de la richesse que nous voulons pour notre société ?
    Il y a urgence, il nous faut prendre en charge nos contradictions, identifier les leviers permettant de démultiplier rapidement l'action, augmenter l'impact des initiatives positives.
    Les changements ne peuvent pas être imposés, ils seront nécessairement conçus, acceptés et mis en œuvre collectivement.
    Chacun pense au « global », mais ce global donne à l'individu un certain sentiment d'impuissance face à l'ampleur des enjeux. Nous devons construire la mobilisation du local au global.
    Nous devons trouver la bonne échelle de l'action, celle qui articule l'économie, l'homme et son territoire

  • Pour 20/22

    Je rêve d’un « vivre ensemble » qui revêt un sens : celui de la préservation d’une conception de la vie en société où l’homme n’est pas réduit à son statut de producteur ou de consommateur. Où la liberté se conjugue avec le souci d’un bien commun. Où ce bien n’est pas laissé à l’appréciation matérialiste ou sentimentale de chacun, mais vécu dans un souci de vérité par rapport à la figure de l’Homme.

  • La croissance est un mythe

    Tous les signes le montrent: les problèmes énergétiques, sanitaires, économiques, climatiques, etc. sont en faites des symptômes d'un système qui s’essouffle. Un second souffle assera par des modifications sociales et culturelles.
     
    Il faut changer notre manière de penser nos valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.
    Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils comprenaient la différence entre croissance quantitative et qualitative. Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Ils sont addicts à la croissance.Ils veulent être utiles, ils ont un outil, ils imaginent donc que leur outil est utile.
     
    Mais en réalité, ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes, mais ils croient que le reste des personnes le pense.

  • Droit à l'autodétermination informationnelle

    l'accès libre à la connaissance, à la culture, préservation de la sphère privée doivent être les fondements de la société de la connaissance qui nous attend.
    Fondements sur lesquelles doit se développer une société démocratique socialement juste et libre.
    Au sein de la révolution numérique actuelle, qui influe sur tous les domaines de notre vie, de nombreuses atteintes sont portées à la dignité et aux libertés des personnes et les problématiques liées évoluent à une telle vitesse que nous sommes tous dépassés
    A l'heure actuelle, les cris qui les dénoncent ne sont guère que des chuchotements.
    L'universalisation de la connaissance et de la culture à travers leur numérisation et leur mise en réseau met à l'épreuve l'ensemble nos constructions juridiques, économiques et sociales.-

  • Casse-tête des présents de fin d’année

    Décembre ! Des centaines de personnes dans les magasins à la recherche de cadeaux... Des idées de cadeaux, ce n’est pas facile à trouver !

    L'un a déjà tout ce dont il a besoin et je ne sais jamais quoi offrir à l'autre. En plus, à Noël, nous recevons toujours des cadeaux inutiles que nous devons toujours aller les changer en janvier. Voilà qui démontre que l’objet en soi compte souvent moins que le geste d’offrir et l’instant de surprise.

    Mais le cadeau s’inscrit aussi dans une relation de dons et de contre-dons où s’entrecoupent des questions de valeur et de pouvoir. Il est des situations où offrir peut aussi apparaître comme une manière d’exercer son pouvoir, d'attendre en retour une forme d’amour ou d’attention.

    Il engage non seulement celui qui donne mais aussi celui qui reçoit. Dans ces conditions, trouver le cadeau idéal peut s’avérer un vrai défi, et feindre sa joie tournera au supplice pour le ou la destinataire.

    D’où le casse-tête des présents de fin d’année. Cela dit, la majorité d’entre nous afflue vers les boutiques animée des meilleures intentions et ne cherchant à manifester à son entourage qu’affection et amitié.

    Les fêtes de fin d’année ne sont-elles pas une occasion de dire à l’autre qu’il n’est pas seul ?

  • "Le judicaire est poussé en première ligne par des institutions politiques en voie de décompositions"

    Elaborée à une époque où les partis politiques n’existaient pas, du moins dans leur forme moderne, la théorie de la séparation des pouvoirs à beaucoup vieilli.
     
    La séparation des organes et fonctions, et l’équilibre des pouvoirs se trouvent désormais remis en cause par le renforcement de l’exécutif et le déclin du parlement.
     
    En revanche le pouvoir judiciaire s’affirme de plus en plus dans nos démocraties modernes.
     
    L’apparition d’un contre-pouvoir juridictionnel est reconnue par plusieurs auteurs; ainsi, peu à peu, au terme d’un processus d’affirmation, puis d’émancipation, le juridictionnel aurait accédé, au statut de pouvoir.
     
    Un pouvoir comparable au pouvoir exécutif et législatif; dans un système démocratique, le juge, porté par la doctrine te l’opinion publique, posséderait une faculté d’empêcher et une faculté de statuer.
     
    La montée en puissance des juges vint renforcer ce soupçon de «gouvernement des juges».
     
    C’est le fait que les juges ont en charges des litiges à caractère collectif et non plus simplement individuel: de véritables questions de société et non des différends entre particuliers, ce qui accentue le caractère politique, au sens des affaires de la cité, de leur intervention.
     
    Et comme l’écrit Paul Ricoeur : "le judicaire est poussé en première ligne par des institutions politiques en voie de décompositions".

  • Une désintoxication difficile.

    Le mirage de la dépense publique ad libitum a fasciné (Well Fare), mais l'illusion n'a pas duré.
     
    Chaque fois que la dépense publique augmente, elle se substitue, par l'impôt ou par l'emprunt, à la consommation ou à des investissements privés qui apportent un retour positif.
     
    Il faut savoir que la maîtrise de la dépense publique restaure la confiance, libère l'initiative et l'investissement.
     
    Mais comme l'Etat pratique l'interventionnisme le plus large. Cela rend la désintoxication difficile.
     
    Sans oublier qu’une faible croissance induit un chômage élevé, particulièrement choquant quand il touche les jeunes, en plus du poids de la dette dont ils hériteront.

  • Les Gens et le Politique

    Je constate un écart entre ce que vivent les « gens» et ce que font les «politique». L’état devient incapable de tenir son rôle de régulation entre une économie qui lui échappe et une société dont la cohésion est menacée. Cet écart est révélateur de l’« étrange étrangeté» qui nous frappe ; un mélange d’incompréhension, d’incohérence, d’injustice d’impuissance et d’inégalité.

  • Dimanche soir

    Le blues du dimanche soir, ce malaise impalpable qui nous envahit quand se profile le lundi.
     
    C’est sous la responsabilité de Monsieur Ramos, que l’université de Montpelier a piloté une étude sur le blues du dimanche soir.
     
    Il y a très peu de recherches sur le sujet, mais un sondage a rapporté que plus de 50% des personnes interrogées dorment mal dans la nuit du dimanche au lundi, des médecins relèvent que des patients se pleignent et les blogs regorgent de témoignages.
     
    L’étude identifie des phénomènes récurrents au dimanche soir . A l’origine, l’dée de travail associé à une contrainte dont les symptômes sont stress et fatigue.
     
    L’étude indique que ce malaise apparaît dans l’enfance, et qu’on le retrouve à l’âge adulte.
     
    Étonnamment, il persiste chez les étudiants, qui ont un rapport au temps différent, avec moins de contrainte, constate le chercheur.
     
    Et que la socialisation par le temps laisserait des marques.
     
    Le malaise serait dû à un conflit de rythmes, la distorsion entre deux temps, « c’est un malaise vespéral lié à une anticipation négative du lendemain » comme le défini Marie Desplechin.
     
    Au-delà, de cette réflexion s’ouvre la question plus large des temps vécus qui se superposent au temps physique et qui cohabitent dans une société où l’étalon de la vitesse s’emballe.

  • Ce désespoir qui use l'âme

    C’est la solitude qui étouffe une majorité de personnes âgées.
     
    La solitude, c’est ce désespoir froid qui use l'âme, la santé et le cœur. Il est clair que cet isolement n'a pas été choisi, mais imposé par une société qui refuse de vieillir et, par conséquent, nie la vieillesse.
     
    Souvent les personnes âgées ne sont pas considérées comme des citoyens à part entière et qu'on les laisse sciemment en marge de la société.
     
    On ne parle jamais des personnes âgées, sinon pour dire qu'elles sont maltraitées ou qu'elles coûtent horriblement cher au système de santé.
     
    On ne parle jamais du fait que ces gens rendent des services, qu'ils font tourner l'économie.
     
    Le problème, c'est que cet apport est rarement reconnu par la société, et on les présente toujours comme des victimes ou comme un fardeau pour la société.

  • Gestion de la violence

    La police est de plus en plus engagée à la résolution des conflits de voisinage ou familiaux, à répondre à des demandes formulées par les services sociaux.

    Ne serait-il pas judicieux de former les assistants sociaux et les éducateurs à la gestion des conflits et de la violence ?

    Aujourd'hui, les acteurs sociaux se questionnent et expriment une réelle préoccupation sur la généralisation de phénomènes de violence.

    Le fait de violence se cristallise toujours autour d'une atteinte plus ou moins directe à l'intégrité matérielle, physique ou psychique.

    Les objectifs d'une formation adéquate devraient permettre aux acteurs sociaux de comprendre et prévenir les phénomènes d'agressivité et de violence. De mieux gérer les situations difficiles, porteuses de violence. De faciliter l'accès à la parole et apprendre à utiliser les techniques d'apaisement et de désamorçage. Et enfin, optimiser les outils institutionnels dans la prise en compte des violences.

    Si les agents sociaux étaient ainsi formés à la gestion de la violence, les gendarmes auraient plus de temps à disposition pour remplir des tâches de maintien de l'ordre.

  • Violence à l’école, c’est aussi la rentrée !

    Dans un grand concert quasi consensuel, l’école semble submergée par la violence.
     
    Cette violence ne concerne guère les enseignants qui doivent surtout faire face à des manifestations de rébellion.
    On ne s’étripe pas encore dans toutes les cours de récréation. Ce n’est pas en termes de crimes et délits qu’il faut penser la violence scolaire.
     
    Mais, il faut prendre au sérieux les formes moins spectaculaires de violence que sont les « incivilités » car elles témoignent en certains lieux d’une désorganisation du monde scolaire.
     
    Ce qui empoisonne la vie de certains enseignants, ce sont bien plutôt les injures, les regards provocateurs, le bavardage incessant, le « je-m’en-foutisme », soit les diverses formes de non-respect de leur autorité et de dénigrement de leur fonction.
     
    C’est le durcissement d’un phénomène qui n’est cependant pas nouveau : le «chahut », mais la véritable violence est celle des élèves entre eux.

  • Le mot culture suscite trop de méfiance.

    Peut-on penser la culture hors de ses enjeux politiques et la politique hors de ses déterminants culturels ?
    Peut-on abstraire la culture des rapports de pouvoir ?
     
    La culture c’est la part du rêve, du domaine de la beauté pure, de la recherche de l'absolu et de la vérité.
    La culture c'est aussi un espace de liberté.
     
    Liberté du créateur peut se soumettre à un ordre, à une norme, à un style ou les rejeter et s'en inventer pour son propre compte. Liberté du public qui choisit à son gré, qu'il entend fréquenter pour son plaisir.
     
    Mais lorsque le politique s'intéresse de trop près à la culture et prétend l'orienter, voire la régir, il tend à engendrer un art figé ou érigé en police de l'esprit. Le mot "culture" lorsqu'il est accaparé par nos gouvernants, suscite trop de méfiance.

  • Comment la nécessité infinie de Dieu doit-elle être conçue ?

    Il nous reste à déterminer le sens de la certitude de l’existence de Dieu, qui se tire de la seule considération de la réalité absolue, sans division ni séparation entre l’être transcendant et une réalité créée, séparation qui porterait la marque de la privation et de l’imperfection.

  • Expertise vs débat politique

    Un expert cesse d’être démocrate quand il cherche à imposer une représentation de l’ordre politique, non à travers sa participation au débat démocratique, mais par sa prétention à détenir les lois naturelles de l’organisation des sociétés humaines.   

    Vouloir substituer l’expertise au choix politique, est ce qu’il faut appeler l’«expertisme».   

    Dire cela ne signifie pas que l’expertise ne soit en certains points nécessaire et légitime.   

    Ce qui est dangereux et critiquable c’est la substitution de l’expertise au débat politique au nom d’une vision totalisante des sciences humaines, économiques ou sociales.

  • La maltraitance administrative règne aux hôpitaux universitaires de Genève (HUG)

    Lieux d’excellence dans la prise en charge des patients, les HUG sont aussi des lieux de vie pour les  patients comme pour les professionnels qui y travaillent ; les logiques  humaines, professionnelles ou d’organisation doivent se concilier,  exercice délicat au quotidien.
     
    Des patients hospitalisés et leurs proches témoignent bien souvent et  en même temps de l’humanité des professionnels de santé et des  difficultés qu’ils ont rencontrées au sein de l’institution  hospitalière.
     
    Certaines plaintes d’usagers  témoignent d’attentes interminables et inexpliquées, d’entraves administratives, de  contraintes qui paraissent absurdes, d’un manque d’écoute, de  considération ou d’information.

  • Qu’est-ce qui modifie le paysage?

    Le paysage suisse est sous pression du fait de la croissance démographique, de l’augmentation des besoins en surface habitable, du développement des transports et d’une urbanisation pas toujours maîtrisée.

     Un rapport de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) présente une synthèse des principales causes de la mutation du paysage.

    Les indicateurs appellent un certain nombre de conclusions concernant l’état du paysage et son évolution; on assiste à une dépréciation de la qualité paysagère suite au mitage et au morcellement du paysage ainsi que la disparition du ciel nocturne et la perte du paysage rural traditionnel.

    Mais le paysage suisse connaît aussi quelques évolutions positives; les surfaces protégées n’ont cessé de croître, surtout grâce à l’entrée en vigueur de différents inventaires fédéraux, les mesures prises en faveur de la conservation du paysage commencent à porter leurs fruits et le suivi à long terme contribue à sensibiliser la population à l’importance d’un développement durable du paysage.

  • Politique et football

    Certains partis politiques se recroquevillent et adoptent une stratégie conservatrice et défensive.

    Il me revient alors en mémoire les propos d’un entraîneur : "Il faut arrêter de dire qu’une équipe qui attaque et va vers l’avant prend des risques…elle essaie juste de créer des opportunités". Il est vrai qu’on classe toujours les "compétiteurs" dans deux catégories : ceux qui avancent qui ont un jeu "à risque" et ceux qui se recroquevillent et se défendent avec acharnement, et espèrent que l’orage passera.

    L’analogie avec la politique est pertinente. Faire le pari de la défense signifie se préparer à encaisser les coups, à subir le jeu de l’autre, à perdre l’initiative en pensant que cela passera. Parfois cela passe et d’autre fois la digue craque et l’équipe se fait balayer. Dans le contexte sportif ce n’est qu’un match de perdu.

    Dans le monde de la politique, si on se fait balayer une fois il se peut que cela soit pour longtemps et qu’on ait à assumer des conséquences autrement plus importantes qu’un match perdu.

    Les stratégies trop défensives adoptées par certains partis gouvernementaux ont fini par montrer leurs limites et pour certains la catastrophe a été frôlée.

    Essayer de faire de la politique autrement  n’est pas un risque mais une opportunité.

  • La classe moyenne n'existe pas

    La classe moyenne s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer "parti de la classe moyenne".
     
    Mais, c’est sous l’angle de la question des inégalités sociales et de leur prise en compte par le système de transferts sociaux et fiscaux que devrait se situer le débat.
     
    L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.
     
    Le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup, une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.
     
    De plus, le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.
    Il n’existe pas de définition « objective » de la "classe moyenne". Libre à chacun de placer la barre où il l’entend.
     
    Sa valeur économique varie d’un canton à l’autre... en moyenne Suisse, selon l'OFS, les revenus par foyer fiscal varient entre 47'000.- et 210'000.- / an

  • Déplacement de la charge fiscale du travail vers l'utilisation des ressources naturelles

    Au niveau suisse, l'importance des impôts liés à l'environnement a augmenté depuis 1990. Le produit des impôts liés à l’environnement  représente 2.03% du PIB.

    Ce montant provient essentiellement des prélèvements sur l'énergie et les transports (91.8%) et dans une moindre mesure des prélèvements sur les ressources (5.3%) et sur les émissions (2.9%).

    Dans l'Union européenne, les prélèvements liés à l'environnement atteignent 2.7% du PIB. Ils varient selon les pays entre 1.9% en France et 4.7% au Danemark.

    L'UE est donc en avance sur la Suisse pour ce qui est de l'application du principe du pollueur-payeur, en raison principalement d'une imposition plus forte de l'énergie.

    Il serait important de planifier à moyen terme des mesures d'incitation fiscales dans le cadre de la politique fédérale sur l'énergie et le  climat. Ainsi, la charge fiscale serait déplacée du travail vers l'énergie sans que cela ait d'incidence sur les recettes fiscales.