Suisse

  • De la question du désir en politique

    La question du désir est centrale, si nous voulons réorienter nos modes de production, de consommation et de vie. Il ne faut pas seulement proposer une transition vers des sociétés plus sobres : il faut aussi que cette plus grande simplicité soit désirable, qu’elle s’accompagne d’une meilleure qualité de vie.

    Il nous faut changer en profondeur nos systèmes de rétribution fondés sur la course à l’avoir et la possession. Ces systèmes s’appuient sur le paradigme de la rareté : gagner de l’argent, prendre le pouvoir, acquérir la gloire, cumuler les conquêtes …

    C’est toujours le couple » rareté/possession » qui est au cœur du processus. Et le plaisir est lié à cette possession.

    Organiser la rareté est un élément constitutif du paradigme de la possession. Lequel a aussi une conséquence : la peur. Peur de perdre ce pouvoir, cet argent, cette gloire si difficilement acquis.

    Chacun peut trouver sa place sans opprimer l’autre. Chacun trouve un sens à sa vie, sans que ce sens en exclue d’autres, possibles, pour d’autres êtres humains.

    Osons, une alternative à la peur ! Pourquoi ne serait-elle pas « politique » ?

  • La redoutable question de la majorité...

    Puisque le peuple n’est que très rarement unanime et que la règle majoritaire est devenue celle de la démocratie, il ne suffit pas que la loi soit instituée pour éviter que ne se pose la question du maître.

    Car, en effet, si 51 % de la population est d’accord pour privatiser un service public, l’usager pénalisé subira bien la domination d’un maître qui est la majorité.

    La majorité peut être un maître implacable, d’autant plus qu’il a pour lui la légalité procédurale.

    Mais si le peuple peut n'être qu'une majorité réduite, il est faux de croire que l'opinion populaire est toujours conforme à son intérêt et que les intérêts particuliers qui s'expriment dans les votes et les opinions constituent en eux-mêmes un bien commun.

     

  • Aînés et campagne électorale

    En périodes électorales, on voit naître pléthore de solutions pour améliorer les conditions de vie des aînés. Par exemple, citons le renforcement du maintien à domicile, le soutien des proches-aidants, l’accès aux services de santé  et aux soins ou encore le développement de lieux de vie et de modes d’accueil innovants.

    Malgré tout, la réalité des aînés est souvent niée, et plus  particulièrement celle de la femme âgée, seule et vivant en Suisse, sous le seuil de pauvreté. Chez ces femmes on dénombre 10 cas de suicide pour 100'000 personnes et même 70 cas chez celles âgées de plus de 85 ans. Une réalité qui isole et qui n'est pas assez dénoncée.

    Pourtant, cette situation ne suscite guère l’attention de l’opinion publique. Au contraire, le suicide chez les personnes âgées semble être un fait accepté. Les stéréotypes négatifs sont très répandus. On considère par exemple, le désespoir et la solitude chez la personne âgée comme normal.

    Tous les beaux projets électoraux doivent se faire avec la collaboration active des aînés, qui ont leur mot à dire.

    Pour que cette participation se concrétise, il faut que la société ménage des conditions favorables pour accueillir les personnes âgées afin de leur donner la place qu'elles méritent pour rompre leur isolement social.

    Pour ce faire, il faut prévoir d'augmenter la contribution de l'État, soutenir les associations et favoriser le développement des entreprises de proximité.

    "Monsieur, vous savez, quand je parle, personne ne m'écoute, quand je passe, personne ne me regarde. Je suis invisible. C'est ça, vieillir en Suisse".Citation entendue

  • Crise des lois

    L'éthique des affaires émerge dans le contexte de la « crise des lois » dans la situation actuelle de mondialisation et de dérégulation. Il ne s’agit donc pas d’une réponse à une demande sociale mais plutôt d’une «pseudo-normalisation» qui peut être perçue comme de la propagande ou servir d’alibi à une justification idéologique de l’ordre du micro-politique et non dépourvue d’arrière-pensée publicitaire.

    Mais l’étique devient un transfert de légitimité et une justification de la disparition des organes de législation.

    Il s’agit donc d’inclure des normes dans la logique du marché. Ce n’est donc pas une production « gratuite » mais aussi une conséquence de l’affaiblissement de la loi qui met les acteurs face à face.

    L’éthique apparaît ainsi comme une instance de régulation entre les demandes sociales qui s’expriment sur le marché et comme une réponse à une demande de valeur qui ne peut s’exprimer sur le marché.

    L’étique devint la référence d’une renormalisation par rapport à un univers de normes « éclatées ».

  • Lieux de vie

    Lieux d’excellence dans la prise en charge des patients, les établissements hospitaliers sont aussi des lieux de vie pour les patients comme pour les professionnels qui y travaillent ; les logiques humaines, professionnelles ou d’organisation doivent se concilier, exercice délicat au quotidien.

    Les patients hospitalisés et leurs proches témoignent bien souvent et en même temps de l’humanité des professionnels de santé et des difficultés qu’ils ont rencontrées au sein de l’institution hospitalière.

    Cependant, malgré les progrès accomplis, certaines plaintes d’usagers témoignent d’attentes interminables et inexpliquées, d’entraves et de contraintes qui paraissent absurdes, d’un manque d’écoute, de considération ou d’information.

    C’est ce qui est appelé ici la maltraitance « ordinaire », parce qu’elle n’est pas hors du commun et que le risque le plus important de maltraitance réside dans sa banalisation, son « invisibilité et donc son acceptation passive.

    D’autres l’ont appelée, à juste titre aussi, maltraitance « institutionnelle » ou « passive».

  • Les conceptions de la Liberté

    La tradition républicaine rejoint l’opposition au libéralisme sur un point majeur : la conception de la liberté.

    Du côté libéral, lsaiah Berlin, a codifié, il y a plus d'un demi-siècle, une conception de la liberté qui est un peu le vade-mecum du libéralisme. Berlin distingue deux sortes de liberté : la liberté négative qui est définie comme l’absence d’interférences, la liberté positive qui est la maîtrise de soi.

    Cette distinction recoupe à peu près celle de la liberté des Anciens et des Modernes de Benjamin Constant où l'on est passé de la liberté des Anciens, qui est in-fine celle de se gouverner soi-même, à celle des Modernes qui consiste à ne pas subir de contraintes. Or cette distinction peut-être réductrice.

     

    Il existe une autre façon de comprendre la liberté et ses exigences institutionnelles. C’est la conception républicaine. Elle consiste en une absence de domination. Cette tradition est celle de Montesquieu, Tocqueville et Rousseau. Mais en général, si la tradition républicaine insiste sur la participation au pouvoir, c’est pour éviter l’écueil de l’interférence.

     

    Pour Michael Walzer « On ne saurait former une société d’individus libres au sens libéral du mot sans mettre en place un processus de socialisation, une culture prônant l’individualité, et un régime politique soutenant ces valeurs, dont les citoyens soient prêts à se mobiliser pour elle ».

     

    En d’autres termes, cette société représenterait pour la plupart de ses membres une association involontaire. Cela signifie que la liberté libérale n’est pas neutre et oblige les individus à rentrer dans un format qu’ils peuvent légitimement récuser. La limite de la conception libérale de la liberté est qu’elle absolutise cette liberté au mépris d’une réelle liberté de choix.

     

    L’absolutisation de la liberté peut être un déni d’autres valeurs humaines et de la liberté de les défendre.

  • Une démocratie à réinventer

     Il y a plusieurs façons de faire de la politique. Il n’y a pas que le lobbying, les campagnes électorales ou l’engagement dans les partis politiques qui intéressent les citoyens, il y a aussi la démocratie en ligne.

    On a le droit de demander des informations à nos autorités et ceux-ci ont le devoir de nous répondre (ce qu’ils ne font pas toujours), mais nous avons besoin de relations avec eux pour bâtir de bons services. Ce sont les services transparents qui sont les plus efficaces.

    Mais force est de reconnaître qu’en tant que citoyens, nous naviguons dans le noir sur la manière dont fonctionnent nos gouvernements, nous avons besoin d’informations lisibles par les ordinateurs et pas seulement par les humains.

    Il faut créer un site Internet permettant aux citoyens de faire part, très simplement, des problèmes locaux, dans leur rue, dans leur quartier. Des problèmes qu’ils voudraient bien voir résoudre par leurs élus

    La transparence, la collaboration et l’engagement sont les trois principaux indicateurs de la démocratie.

  • Tout est question de culture

    Il n'y a pas de domaine de la vie qui ne soit culturel, pas même l'activité politique, économique, sociale, religieuse ou personnelle

    Chaque politique, comme chaque économie est l'expression d'une culture.

    On ne saurait donc réduire le culturel à un secteur, à côté ou à l'intérieur de l'économique, du politique, du social, comme on le fait généralement.

    Une façon de prendre conscience et de faire prendre conscience du caractère omniprésent et imprégnant de la culture dans nos vies, c'est de parler de notre notion culturelle, de notre culture politique, culture économique, culture familiale, culture sociale (voisinage, amitié, démocratie et de citoyenneté, civiliste et sociétale), de notre culture religieuse, de notre culture médicale, de notre culture de la communication, notre culture linguistique, juridique, éducative, scientifique, alimentaire, récréative et artistique, culture du travail et des loisirs, de notre culture technique, organisationnelle, scientifique et ethnique.

  • Sommes-nous victime de la concordance ?

    La démocratie de concordance est tout à la fois la cause et la conséquence de la faiblesse idéologique des partis et de leur capacité réduite de mobilisation.

    Elle favorise des institutions et des pratiques et des ententes néo-corporatistes; elle est responsable de l'abstentionnisme et d'un certain immobilisme politique.

    Dans un système nécessitant un large soutien, la seule opposition durable est celle de partis non associés au pouvoir.

    Aujourd’hui, quand les partis négligent un problème urgent, celui-ci tend à provoquer la création de mouvements civiques d'opposition, de partis spécialement formés pour l'occasion, voire de courants dissidents au sein des partis gouvernementaux.

     

    Sommes-nous victime de la partitocrasie 

     

  • Tourisme, l'identité valaisanne n'existe pas

    Sur les pages internet des principales destination touristiques ; Crans-Montana, Verbier ou Zermatt, le Valais n'existe pas.

    Une absence de liens vers valais.ch est à relever. Chaque site touristique se met en concurrence avec les autres et oublie leur force commune: le Valais. 

    Et pourtant le Valais est un terrain de jeu naturel, un parc d'attraction à ciel ouvert surprenant par sa large palette d’infrastructures à 90 minutes autour de Sion.

    Des séjours de luxe parmi des hôtels 5 étoiles en montagne à plus de 10'000.-/semaine ou en plaine le long du Rhône, aux alentours de 500.-/semaine, sont possibles dans un "Pays d'exceptions".

    Avant de le "graver dans vos cœurs", il existe des histoires de châteaux, d'églises, de glaciers, et découvrir des sommets parmi les plus connus, visiter l'Hospice du Grand Saint-bernard qui élèvent les chiens ou l'Abbaye de St-Maurice et ses 1500 ans, et assister à des combats de vaches qui attire des spectateurs par centaine.

    Parcourir les 8000 km des sentiers, particulièrement ceux qui longent les bisses sur des chemins historiques où se tissent bien souvent des amitiés autour d’un verre de vin.

    Et terminer sa journées dans l'un multiples bains thermaux en plaine ou en montagne.

    En deux langues nationales, l'identité valaisanne pourtant existe.

  • Habitat et vieillissement de la population

    La proportion des personnes âgées dans la population ayant toujours été, jusqu’à une période récente, minoritaire, l’urbanisme et la conception des logements n’ont jamais été pensés en fonction des besoins particuliers du grand âge.
    La Suisse se prépare depuis quelques décennies au vieillissement, mais elle s’y est d’abord intéressée sous l’angle des retraites, puis sous l’angle médicosocial.

    Les diverses politiques adoptées prennent peu en compte les questions de logement. Alors même que le maintien à
    domicile des personnes âgées est préconisé.


    Une illustration frappante est fournie par les ensembles d’habitat social, la majorité ont été construit il y a quelques décennies pour une population jeune, en forte expansion et composée de familles.


    Le défi est d’autant plus important aujourd'hui, que l’effort à fournir ne peut se limiter au seul logement. Pour que la personne âgée demeure autonome, c’est tout son environnement qui doit être adapté; parties communes, accès à l’immeuble, voirie, transports, présence de services à proximité, etc.

  • Densité : chacun possède son seuil de tolérance

    La densité est une notion difficile à appréhender car elle est subjective et difficilement mesurable. Il n’existe pas un indicateur universel pour exprimer la densité mais plusieurs :

    - la densité de population, exprimée en nombre d'habitants au km² ;

    - la densité résidentielle, exprimée en nombre de logements au km² ;

    - le coefficient d'occupation du sol : rapport entre la surface de plancher et la surface de la parcelle. Plus un coefficient  est élevé, plus le tissu urbain est dense ;

    - le coefficient d'emprise au sol : rapport entre la projection au sol des constructions et la surface de la parcelle, sans additionner les surfaces de planchers.

    Ces outils permettent de comparer des densités dans différents quartiers mais ils sont tous imparfaits car ils ne disent rien sur la forme des bâtiments ou sur l'ambiance qu'ils génèrent.

    Selon la configuration spatiale, en effet, des densités identiques peuvent créer soit un sentiment de stimulation, soit d'oppression. On entre ici dans la notion de densité perçue qui reflète le ressenti des habitants mais qui n’est pas mesurable.

    Tout l’enjeu du développement durable est d’arriver à rendre acceptable l’idée qu’une ville dense peut être compatible avec une bonne qualité de vie.

  • Addicts à la croissance

    Nous sommes rentrés dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent : la fin du secret bancaire, le changement climatique, la dégradation du contrat social, etc.

    Mais nous devons comprendre qu'il ne s'agit pas de problèmes mais bien de symptômes. Nous devons changer notre manière de mesurer les valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.

    Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils saisissaient la différence entre quantité et qualité.

    Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Mais c'est un mythe de croire que la croissance va résoudre nos problèmes économiques, sociétaux et écologiques.

    Nos dirigeants sont « addicts » à la croissance, mais ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes et ils croient que les personnes le pensent.

  • L'étrange étrangeté

    D’un côté, des hommes et des femmes qui se retrouvent dans des situations de souffrance et de désespoirs, de l’autre des responsables politiques qui font de leur mieux pour traiter des problèmes.

    Les uns parlent de leur vie, les autres répondent par des chiffres souvent abstraits.

    Les citoyens attendent des orientations d’ordre du symbolique alors que les politiques apportent des réponses d’ordre économique.

    On constate un écart entre ce que vivent les « gens» et ce que font les «politique».

    L’état devient incapable de tenir son rôle de régulation entre une économie qui lui échappe et une société dont la cohésion est menacée.

    Cet écart est révélateur de l’« étrange étrangeté» qui nous frappe ; un mélange d’incompréhension, d’incohérence, d’injustice d’impuissance et d’inégalité.

  • Assurer le bonheur de chacun.

    La qualité de vie met l’accent sur l’intérêt général en tant qu’important moyen d’assurer le bonheur de chacun.

    Au fil des ans, ont été élaboré plusieurs indices pour tenter de remplacer le PIB :

    L’indice de bien-être durable (IBED) commence par les dépenses de consommation personnelle, puis ajoute le travail ménager non rétribué, puis l’on soustrait l’activité qui vise essentiellement à atténuer des pertes (dépenses liées à la criminalité, à la pollution et aux accidents. L’IBED est également ajusté en fonction de l’inégalité des revenus et de l’épuisement des ressources naturelles

    L’indice de progrès véritable (IPV) inclut nombre des mêmes critères, mais Ii ajoute la valeur du travail bénévole dans la communauté et soustrait la perte de temps de loisir.

    L’indice de santé sociale (ISS) mesure seize indicateurs socioéconomiques, notamment la mortalité infantile, l’exploitation des enfants, leur pauvreté, les suicides des adolescents, la toxicomanie, le taux d’échec scolaire, les revenus hebdomadaires moyens, le chômage, la couverture d’assurance maladie, la pauvreté chez les personnes âgées, les homicides, le logement et l’inégalité des revenus.

    L’indice de bien-être économique (IDEE) prend en compte des facteurs tels que le taux d’épargne des ménages et l’accumulation de capital tangible qui mesurent le sentiment qu’on peut avoir de sa sécurité.

  • L'écologie fiscale, c'est...

    Sortir notre société du productivisme, pratiquer une politique de Santé (la maladie est ce qui coûte le plus à nos budgets), mieux utiliser les fonds publics et reconnaître l'écologie fiscale résoudront les problèmes de pouvoir d'achat.
    Enfin, transférer autant que se peut la fiscalité du travail sur la fiscalité écologique est indispensable.

    >Remplacer la TVA classique par une TVA écologique dont le produit réduira les charges sur le travail (TVA réduite sur les produits de première nécessité, les produits bio, en vrac, les vélos, les produits à faible consommation d'énergie... et TVA élevée sur les produits importés, les produits à forte consommation électrique, la viande issue d'élevages en batterie...).

    >Incitatif à l'investissement dans l'alternatif et la création d'activités non-polluantes..
    Inciter l’épargne individuelle des ménages et des entreprises vers les investissements écologiques par la création d’un compte vert

    >Annuler progressivement dépenses publiques néfastes pour l’environnement et la santé

    > Mettre en place un système de prix de l'essence plus cher à la pompe à partir des automobiles qui dépassent 140 gr de CO2.

    >PV proportionnel à la cylindrée du véhicule.

    >Donner la capacité de sanction à la Cour des Comptes.

    >Taxer les ordures ménagères proportionnellement à leur volume.
    Instaurer une contribution climat / énergie, comportant une part liée au contenu carbone et une autre part liée à la consommation d’énergie

    >Taxer les marchandises en proportion du transport.

    > Développer une fiscalité nationale cohérente

    > Mettre fin à l'optimisation fiscale des groupes internationaux (les Etats-Unis le font déjà).

    > Supprimer les parachutes dorés et les retraites chapeau pour les dirigeants des grandes entreprises.

    > Légiférer pour que les entreprises ayant des filiales dans les paradis fiscaux ou travaillant avec des banques œuvrant avec les paradis fiscaux, en informent leurs clients et le public.

  • le couple « rareté/possession »

    La question du désir est centrale en politique, si nous voulons réorienter nos modes de production, de consommation et de vie. Il ne suffit pas de proposer une transition vers des sociétés plus sobres : il faut aussi que cette plus grande simplicité soit désirable, qu’elle s’accompagne d’une meilleure qualité de vie.

    Il nous faut changer en profondeur nos systèmes de rétribution fondés sur la course à l’avoir et la possession. Ces systèmes s’appuient sur le paradigme de la rareté : gagner de l’argent, prendre le pouvoir, acquérir la gloire, cumuler les conquêtes …

    C’est toujours le couple « rareté/possession » qui est au cœur du processus. Et le plaisir est lié à cette possession.

    Organiser la rareté est un élément constitutif du paradigme de la possession. Lequel a aussi une conséquence : la peur. Peur de perdre ce pouvoir, cet argent, cette gloire si difficilement acquises.

  • Les Verts face à l’importance de l’enjeu

    Un des principes fondateur de l’écologie politique est de ne pas offrir un « prêt-à-penser » mais de rendre toujours possible l’expression de la capacité créative. On y trouve aussi la place déterminante qu’occupe l’antiétatisme : l’opposition à un état autoritaire qui écrase l’individu.

    Sans oublier l’éthique de la responsabilité dans la société, dont le niveau immédiat d’application est individuel, qui fournit un horizon politique et formule un objectif positif.

    La responsabilité est en définitive le meilleur moyen d’échapper à une norme coercitive institutionnalisée et d’éviter l’intervention de la loi normative, en posant nos propres limites individuellement.

    Antiétatisme et responsabilité individuelle ne sont, définitivement, pas des valeurs de gauche.

    Aujourd’hui, les « Verts », face à l’importance de l’enjeu, impliquent la mise en œuvre de mesures dont le caractère est impopulaire, et pour eux, avancer vers une société écologique, c’est d’abord renoncer et pour y parvenir l’action autoritaire est une tentation.

  • L'écologie politique

    La cohérence théorique de la structure de l’écologie politique doit se donner les moyens de construire une grille de lecture permettant d’aborder toutes les questions individuelles et sociales, et de jeter les bases d’un modèle de société global qui exprime son système de valeurs : responsabilité, autonomie, et solidarité.

     

    Ce modèle de société représente une véritable alternative aux visions néolibérales ou marxisantes, dont beaucoup de nos concitoyens reconnaissent les limites, peut constituer l’une des issues possibles pour une société en recherche de sens.

    La crédibilité de l’écologie politique, dans le paysage politique suisse, passe par l’éthique de la responsabilité, des solutions pour une émancipation de la personne et son épanouissement fondé sur sa capacité à choisir, sur la qualité de vie et sur un autre rapport à la nature.

    Ce sont ces fondements philosophiques qui font la force et la cohérence de l’écologie politique. Il faut aujourd’hui, à ce stade de sa restructuration, reprendre le lien avec ses racines pour entraîner la société dans un mouvement de transformation majeur.

  • La guerre droite/ gauche est terminée

    Plus qu’une recomposition du centre, c’est bien l’émergence d’une nouvelle dichotomie qui s’installe dans le paysage helvétique. N’en déplaise aux faiseurs d’opinion, « fesseurs » qui devront déplacer leurs curseurs.

    Dépasser ce constat devient un impératif, une évidence, ce dont nous avons besoin c’est une redistribution des cartes politiques.

    Nos concitoyens sont de plus en plus nombreux à comprendre qu'il faut changer de logique, de faire un saut, parce qu'ils font le constat que  "ça ne peut pas durer comme ça", manquent encore des moyens pour voir clairement ce qui distinguerait une politique de gauche ou de droite.

    Cette ligne pas encore bien définie et troublante parce qu'elle se fonde sur des constats, peut être partagés par un électorat de gauche comme de droite, qui préfigure une nouvelle dichotomie ; progressistes/conservateurs.