07/12/2018

Elections nationales 2019: transhumanistes contre bio-conservateurs.

Bien sûr les chemins du 18ème siècle étaient peu carrossables, il faillait marché sur le coté droit ou le coté gauche.

 

Mais au 21ème siècle ces charmantes routes ont laissé la place à des autoroutes, des autoroutes de l'information qui verront la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des sciences de l’information et des sciences cognitives.

 

Aujourd'hui la dichotomie gauche-droite, à laquelle nous sommes si habitués, est dépassé et ne survit qu'en raison de l'inertie de nos dirigeants politiques et de nos structures obsolescentes.

 

Le parlement issu des élections d'octobre 2019 verra le début cette ère nouvelle. Nous vivrons une législature qui verra une accélération des avancées technologiques comme celle qui a vue l'industrialisation de notre pays. Une législature de bascule.

 

En réaction à cette transformation de notre sociétés, deux camps semblent se dessiner.

 

Le clivage gauche/droite sera remplacé par une opposition entre transhumanistes et bio-conservateurs.

 

Les transhumanistes soutiennent la promotion de l'amélioration de la condition humaine, l'augmentation des capacités intellectuelles, physiques ou psychologiques. Pour eux, le citoyen est un être autonome qui n'appartient à personne d'autre qu'à lui-même.

 

Les bio-conservateurs, des décroissants qui résistent. Ils veillent sur des zones à défendre, se battent coûte que coûte pour que la vie, la vraie, continue d’exister.

 

04/12/2018

Quelles issues à la rencontre de Katowice ?

Si le réchauffement climatique fait les gros titres aujourd’hui. Demain, ce sera au tour de la dégradation des écosystèmes.

 

Gérer les besoins de l’humanité en termes de nourriture, d’eau, d’énergie, de médicaments essentiels et de matières premières, tout en en minimisant les impacts négatifs sur la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes, est l’un des principaux défis auxquels nous devons faire face.

 

Maintenir un équilibre approprié entre des exigences contradictoires implique de comprendre les flux de ressources économiques et d’effectuer le suivi des capacités biologiques nécessaires à la conservation de ces flux et à l’absorption des déchets qui en résultent.

 

Cinq tendances communes se dégagent de l’examen des problèmes multidimensionnels que posent les relations entre la biodiversité, les services rendus par les écosystèmes et le bien-être humain.

 

Ces tendances peuvent contribuer à orienter les priorités pour traiter des questions posées à l’issue de la rencontre de Katowice :

 

  1. Le problème de la perte de biodiversité s’avère de plus en plus urgent en termes de rythme et de coûts de la perte, ainsi que de risques inhérents au franchissement de «points de non-retour».

 

  1. Notre compréhension de la situation progresse et, même si elle reste fragmentaire, constitue un avertissement suffisant pour prôner l’action.

 

  1. Nous avons le temps d’agir, mais le temps dont nous disposons diminue rapidement.

 

  1. Des changements en apparence modestes dans un lieu donné peuvent avoir des conséquences énormes et largement imprévisibles en d’autres endroits.

 

  1. Dans tous les cas, ce sont les pauvres qui supportent l’essentiel des conséquences de cette situation.

 

24/11/2018

Un état solide...

Aujourd’hui, l'Etat doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission.

L’évolution récente de la politique oppose avec une intensité accrue un Etat fort à un Etat light.

Mais il existe à la conjonction de ces deux organisations ; l’Etat solide qui s’écarte à la fois du libéralisme et du collectivisme. D’un libéralisme avec sa prime à la force brute. D’un collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs privés.

Un Etat solide souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

Il faut donner aux services publics les moyens humains et matériels de faire correctement leur travail.

Il faut investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme.
Il faut libérer les énergies, encourager le goût d'entreprendre, pousser les entreprises à faire preuve d'audace et de créativité.

Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d'emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l'assurance d'un filet de sécurité et d'un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises.

Pour accomplir cette mutation il faut un Etat solide, ni plus ni moins.

A nous de maintenir et de renouveler une pensée qui associe la responsabilité et la liberté, de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide ses forces en respectant leur autonomie.

01/11/2018

Libre-échange intégral et démocratie sont incompatibles

Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, le libre-échange intégral s’accompagne paradoxalement du grand retour des états...

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21/10/2018

Par ici la Monnaie

Le système financier actuel a un gros problème, il est complètement pourri. On sait que seul 5 % des transactions financières sont reliées à l’économie réelle. Ce qui veut dire que le reste c’est de la spéculation. En fonctionnant ainsi ce modèle de croissance qui crée toujours plus de dettes, un jour va imploser.

Il y a beaucoup de personnes qui ont compris ça, et qui veulent redonner à l’argent sa vraie valeur, un moyen d’échange.

Elles créent des monnaies complémentaires liées à l’activité réelle, à l’économie réelle, qui est censée couvrir les besoins fondamentaux des humains. Ce sont en général des monnaies fondantes, c’est-à-dire qui perdent de leur valeur si on ne s’en sert pas, donc on ne peut pas thésauriser, on ne peut pas spéculer.

16/10/2018

La "classe moyenne" existe pas

La classe moyenne s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer "parti de la classe moyenne".

 

Mais, c’est sous l’angle de la question des inégalités sociales et de leur prise en compte par le système de transferts sociaux et fiscaux que devrait se situer le débat.

 

L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.

 

Le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup, une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.

 

De plus, le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.

 

Il n’existe pas de définition « objective » de la "classe moyenne". Libre à chacun de placer la barre où il l’entend.

 

Sa valeur économique varie d’un canton à l’autre... en moyenne Suisse, selon l'OFS, les revenus par foyer fiscal varient entre 47'000.- et 210'000.- par an.

11/08/2018

Densité, seuil de tolérance

La densité urbaine est une notion difficile à appréhender car elle est subjective et difficilement mesurable.
 
Il n’existe pas un indicateur universel pour exprimer la densité mais plusieurs :- la densité de population, la densité résidentielle et le coefficient d'occupation du sol.
 
Ces outils permettent de comparer des densités dans différents quartiers mais ils sont tous imparfaits car ils ne disent rien sur la forme des bâtiments ou sur l'ambiance qu'ils génèrent.
Selon la configuration spatiale, en effet, des densités identiques peuvent créer soit un sentiment de stimulation, soit d'oppression.
 
Nous entrons ici dans la notion de densité perçue qui reflète le ressenti des habitants mais qui n’est pas
mesurable.
Chaque individu possède son « seuil de tolérance » face à la densité.
 
Tout l’enjeu du développement durable est d’arriver à rendre acceptable l’idée qu’une ville dense peut être compatible avec une bonne qualité de vie.

09/01/2018

"No Billag" Une nouvelle concession oblige !

Bien sûr que la concession sera modifiée, sans doute une pour la TV et une autre pour la radio et elles seront misent au enchères. Je fais entièrement confiance à la Confédération pour établir une proposition qui puisse satisfaire entièrement "la nouvelle SSR".

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07/12/2017

"No Billag Plan B" Chapitre 3

Il est évidement que le plan B nécessite une modification de la concession. Je fais confiance au législateur pour imposer des exigences telles que seul un consortium puissant puisse répondre à l'appel d'offre.

 

D'ailleurs il faudrait aussi modifier les concessions de radios et télévisons locales afin qu'elles puissent être une véritable concurrence/alternative aux media nationaux. Elles devraient pouvoir s'établir en réseaux et être autorisées  à diffuser des programmes communs en simultanés.

 

7008471.jpgAujourd'hui, Il existe déjà une entreprise qui à commencer à mettre à l'étude une réponse, elle regroupe le programme (SSR), le diffuseur (Swisscom) et la publicté (Ringier). Ci cela n'est pas un Plan B, ça lui ressemble étrangement.

 

"No Billag Plan B" Chapitre 4 à suivre...



03/12/2017

"No billag" plan B - chapitre 1

Art. 5 de l'initiative: "Aucune redevance de réception ne peut être prélevée par la Confédération ou par un tiers mandaté par elle".
Pourquoi est-ce à la Confédération qu'échoit la responsabilité de prélever directement ou indirectement la redevance ?
La SSR peut la percevoir directement...
La Confédération octroie une concession à la SSR, charge à elle de percevoir directement les frais de réception.
Les canaux de perception peuvent être Swisscom, UPC ou tous autres prestataires de service de téléphonie ou internet.
 
"No Billag" Plan B - chapitre 2, à suivre...

13/11/2017

Le véritable roman "No Billag". Une histoire de publicité

Au moment des consultations pour la modification de la loi sur la radio et télévision (LRTV) il était question de séparer le monde audiovisuel en deux hémisphères financièrement bien distincts: monopole sur la redevance pour la SSR et publicité pour les privés. Une télévision publique sans publicité ne subit la pression de l'audience.

Bien sûr la SSR s'y est opposé. Ne restait plus qu'une solution pour les tenants "de la publicité pour les privés" attaquer la SSR sur son point de fragilité; la redevance. Encouragé par la faible victoire du OUI, 4'000 voix d'écart, lors de la votation du 14 juin 2015 et avec le secret espoir de faire revenir la SSR à la table des discussions. Et toujours une réponse négative...

Ne restait plus qu'à lancer la récolte des signatures avec un argument purement économique, d'autant plus aisé que la loi prévoyait une baisse de la redevance de 62.- (462.- à 400.-)  En réalité elle a diminué que de 11.- à 451.-

Aujourd'hui pour préserver la redevance le Conseil fédéral annonce qu'elle sera de 356.- Peut-on encore y croire ?

 

N.B. pour rappel, le parrainage des émissions d'information est interdit. Reste à savoir si le bulletin météo est une information.

21/09/2017

Famille versus Etat

Dans un contexte de vieillissement de la population et de précarisation d’une partie de la jeunesse, deux interprétations s’opposent, l’une qui évoque un conflit générationnel, l’autre qui préfère souligner les nouvelles solidarités familiales.

 

De fait, les questions d’équité intergénérationnelle sont complexes : il faut éviter tout jugement hâtif. D’abord, les flux intergénérationnels transitent par deux instances principales – la famille et l’État – guidées par des logiques distinctes (don ou réciprocité d’une part, redistribution ou répartition d’autre part).

 

Mesurer la justice sociale intergénérationnelle suppose donc de considérer les effets cumulés des transferts publics et privés.

 

Ensuite, ces transferts s’opèrent à l’échelle d’une vie et les individus demeurent dans une ignorance relative de leurs résultats finaux :

 

  • absence de garantie absolue d’être dédommagé de ses sacrifices en vue des générations futures (principe d’ingratitude) ;
  • réciproquement, manque d’assurance quant au maintien des droits existants pour les générations futures (principe d’incertitude).

 

Il faut également prendre en compte des éléments de constat sur les articulations entre solidarité familiale et État, d’une part, et la situation des transferts privés, d’autre part.

 

Enfin, le degré de confiance des individus dans les systèmes de protection sociale comme dans la solidité des liens familiaux constitue un préalable nécessaire à la réflexion.

30/07/2017

En avant-première mon discours du 1er aout. La Suisse existe !

La Suisse existe ! Elle se développe. Elle bouge. Elle avance. Nos quatre cultures montrent notre volonté de "vivre ensemble", d'aller à la rencontre des autres... La Suisse est ouverte au monde entier !

Certains imaginent que les temps anciens étaient meilleurs et que célébrer la Suisse c’est rêver d’un monde harmonieux et simple où tous les problèmes trouvaient une réponse facile.

Or, la réalité est bien différente, notre avenir ne peut se limiter à conserver ce que les générations précédentes ont construit. Chaque génération doit réinventer sa manière d’être suisse, mais les souvenirs du 1er août, de ces moments de bien-être collectif, nous aident à vouloir participer à l’effort commun pour faire de la Suisse un pays où toutes les générations vivent bien.

Une grande partie de ces défis se posent aujourd’hui à l’ensemble des pays industrialisés. Dans de nombreux cas, ils nécessiteront que nous renoncions à certaines choses. Or, cette perspective inquiète de nombreux Suisses.

A l’affaiblissement du lien social, il nous appartient d’apporter nos réponses. Nous nous sommes donné pour devise «Un pour tous, tous pour un». Se pourrait-il que nous l’abandonnions alors que la Suisse est devenue, grâce au travail de ses habitants et grâce à l’ingéniosité de ses entreprises, un des pays les plus riches du monde?

Il y a quelque temps, on m'a demandé : « Que fêtez-vous le 1er août ? » J'ai répondu: "l'anniversaire de mon pays. Dans mon pays, je suis chez moi. C'est là que vivent ma famille et mes amis. Dans mon pays, je me sens bien. Je peux donner mon avis et participer aux décisions. Mon pays, c'est la Suisse !

 

Discours écrit avec "l'aide" de Ruth Dreifuss, Adolf Ogi, Samuel Schmid et Pascal Couchepin.

08/11/2016

Politique : aux schémas classiques se sont substitués plusieurs clivages

De nombreuses sociétés sont marquées par un profond mouvement de prise de distance par rapport aux allégeances politiques traditionnelles.

Ce mouvement affecte la pérennité des choix politiques ancrés dans de fortes appartenances à la droite ou à la gauche.

Au plan idéologique, le vieux clivage gauche-droite qui structure depuis des décennies les choix et les orientations politiques connaît une crise profonde.

Aux schémas classiques se sont substitués plusieurs clivages traversant toute la société : sécurité et insécurité, ménages à un salaire et ménages à deux salaires, accès différenciés à la culture et aux ressources distribuées par l’État providence.

L’univers de la droite est traversé d’une profonde fracture entre les références de la droite classique et celles de l’extrême droite.

La culture de gauche est travaillée par le libéralisme et l’ouverture de l’économie aux grands vents de la mondialisation, tandis que la culture de droite ne renie pas l’État et la protection sociale.

26/10/2016

Je vote !

Les causes d’absentéisme relevées par les spécialistes en rescousses humaines sont :

> objectifs mal exprimés,

> information peu adaptée,

> réduction du sentiment de communauté de destin,

> perte de sens,

> déficit d’image.

Ne sont-elles pas les mêmes pour expliquer l’absentéisme des citoyens devant les urnes ?

16/10/2016

Il n’existe pas de définition « objective » de la "classe moyenne". Libre à chacun de placer la barre où il l’entend.

La classe moyenne s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer "parti de la classe moyenne".

Mais, c’est sous l’angle de la question des inégalités sociales et de leur prise en compte par le système de transferts sociaux et fiscaux que devrait se situer le débat.

L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.

Le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup, une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.

De plus, le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.

Il n’existe pas de définition « objective » de la "classe moyenne". Libre à chacun de placer la barre où il l’entend.

Pour ma part, la classe moyenne se situe entre les 30 % des salaires les plus bas et les 20 % des personnes les mieux rémunérées, soit 50 % de la population.

Et sa valeur économique varie d’un canton à l’autre... en moyenne Suisse, selon l'OFS, les revenus par foyer fiscal varient entre 47'000.- et 210'000.- par an.

21/09/2016

Ingratitude et incertitude

Dans un contexte de vieillissement de la population et de précarisation d’une partie de la jeunesse, deux interprétations s’opposent, l’une qui évoque un conflit générationnel, l’autre qui préfère souligner les nouvelles solidarités familiales.

 

De fait, les questions d’équité intergénérationnelle sont complexes : il faut éviter tout jugement hâtif. D’abord, les flux intergénérationnels transitent par deux instances principales – la famille et l’État – guidées par des logiques distinctes (don ou réciprocité d’une part, redistribution ou répartition d’autre part).

 

Mesurer la justice sociale intergénérationnelle suppose donc de considérer les effets cumulés des transferts publics et privés.

 

Ensuite, ces transferts s’opèrent à l’échelle d’une vie et les individus demeurent dans une ignorance relative de leurs résultats finaux :

 

  • absence de garantie absolue d’être dédommagé de ses sacrifices en vue des générations futures (principe d’ingratitude) ;
  • réciproquement, manque d’assurance quant au maintien des droits existants pour les générations futures (principe d’incertitude).

 

Il faut également prendre en compte des éléments de constat sur les articulations entre solidarité familiale et État, d’une part, et la situation des transferts privés, d’autre part.

 

Enfin, le degré de confiance des individus dans les systèmes de protection sociale comme dans la solidité des liens familiaux constitue un préalable nécessaire à la réflexion.

25/08/2016

Un peu de protectionnisme ne fait pas de mal

Loin d’abolir le rôle des états, la mondialisation leur redonne au contraire tout leur sens : seule la puissance publique peut réguler la mondialisation en fixant des normes, en redistribuant les richesses, en aménageant le territoire.

Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, la mondialisation s’accompagne paradoxalement du grand retour des états. Le libre-échange est contesté dès lors qu’il compromet certaines questions jugées essentielles, comme l’emploi, la sécurité, la santé ou l’accès à l’énergie.

 
Loin d’abolir l’espace, la mondialisation redonne toute leurs forces aux singularités locales.
L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes. La mondialisation fragmente paradoxalement le monde.
 
Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange.
Le seul pays à avoir inscrit dans sa Constitution le libre-échange ont été les États américains sudistes, esclavagistes.
Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste. Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe.

12/04/2016

15%, l'idéal.

Aujourd’hui notre fiscalité répond à un impératif économique à court terme, au lieu d’être la réponse politique à la société que nous désirons.

Développer une politique fiscale adéquate devrait être la préoccupation de nos édiles.

 

Actuellement les discours tournent autour des multinationales qui bénéficient d’un régime fiscal des plus favorables avec un taux à 11.6%, (24.2%, pour les autres entreprises).

Cette politique fiscale à deux vitesses est proscrite par le droit européen, et l’union européenne met donc la pression sur la Suisse pour trouver un accord

Notre administration propose un taux unique à 13%


Je pense qu’avant d’établir un taux d’imposition, nous devrions définir la Genève que nous souhaitons et sur cette base définir la valeur fiscale des atouts de Genève.

Ma proposition :

 

Stabilité politique

3,89

Infrastructure efficace

3,02

Localisation idéale et accès facile

2,67

Qualité de la vie, loisirs et offre culturelle

2,27

Personnel hautement qualifié

1,44

Education et formation

0,96

Atmosphère internationale

0,75

 

soit 15%.

25/02/2016

L'écologie est aussi de droite

La délégation généralisée de la responsabilité, crédo des Verts associés à Genève avec les Socialistes et l’extrême gauche, induit nécessairement  une structuration collective qui écrase la personne au nom de la volonté générale, et diminue son autonomie.

 

Cette posture ne correspond pas/plus à l’écologie politique qui a toujours combattu le gigantisme des structures, et l’emprise de l’État qui déresponsabilise l’individu.

 

Et la revendication d’autonomie ne peut être dissociée d’une revendication à assumer ses responsabilités.

 

Par cet attachement à l’autonomie comme expression de la liberté, l’écologie politique est aussi de droite, sauf à risquer l’illégitimité et l’incohérence.