25/05/2016

Le christianisme, comme l’islam sont nés de mouvements de revitalisation.

L’incapacité de plus en plus patente de toutes nos politiques fondées sur la conception moderniste du monde et ses paradigmes dérivés, scientifique et économique, à répondre aux besoins ou même à résoudre aucun des problèmes qui menacent notre survie sur cette planète, crée des conditions de plus en plus propices à l’émergence de mouvements revitaIistes.

Il y a de grandes chances que ces mouvements soient touchés par les idées écologiques dont la pertinence est chaque jour davantage apparente, même aux plus aveugles d’entre nous.

Certains signes donnent à penser que ces mouvements pourraient prôner un retour à un mode de vie traditionnel.

Ainsi, alors même que la montée du fondamentalisme dans les pays musulmans apparaît comme une poussée très antipathique de chauvinisme, de fanatisme et d’intolérance, c’est aussi indéniablement une réaction contre l’impérialisme économique occidental et la dislocation des cultures et des traditions musulmanes  provoquée par le développement scientifique, technologique et industriel  occidental.

Antony Wallace dans « Revitalization Movements », article publié dans la  revue American Anthropologist , estime que le christianisme, comme l’islam et peut-être le bouddhisme, sont nés de mouvements de revitalisation. « Il semble en réalité que toutes les religions organisées soient des vestiges d’anciens mouvements de revitalisation, qui survivent sous une forme institutionnalisée dans les cultures stabilisées ».

23/05/2016

Parler de liberté ne suffit plus... La laïcité, pour faire quoi ?

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sur lequel s’était appuyée la décolonisation et, plus tard, la déconstruction des dernières logiques impériales, c’est mué en nationalisme agressif.

 

Des logiques séparatistes s’expriment, ici ou là, dans des discours qui valorisent l’égoïsme au détriment des solidarités.

Des monarchies du Golfe à l’Afghanistan, en passant par l’Iran, Islam a adopté une posture ami-moderniste. Purification ethnique en Bosnie, revendication d’une « ivoirité» en Côte-d’Ivoire, les phénomènes de repli identitaire travaillent le peuple que certains états voudraient réduire à être le socle souverain de leur singularité collective.

 

Parler de liberté ne suffit plus !

 

Plus les sociétés deviennent plurielles, plus l’exigence pacificatrice incluse dans l’idéal laïque s’impose.

La gestion politique de l’altérité demande le développement d’une culture de l’indifférence philosophique appuyée sur un devoir minimal de ressemblance juridique.

La laïcité est porteuse d’un idéal, celui de l’individu-citoyen qui sait qu’il n’y a de "vouloir-vivre collectif" que dans la confrontation librement débattue de convictions individuelles.

Celui, également, « de l’aptitude à tirer des leçons de l’histoire les éléments de construction d’un présent acceptable et d’un futur qui conserve sa place au rêve ».

21/05/2016

l’« étrange étrangeté» qui nous frappe

D’un côté, des hommes et des femmes qui se retrouvent dans des situations de souffrance et de désespoirs, de l’autredes responsables politiques qui font de leur mieux pour traiter des problèmes.

Les uns parlent de leur vie, les autres répondent par des chiffres souvent abstraits.

Les citoyens attendent des orientations d’ordre du symbolique alors que les politiques apportent des réponses d’ordre économique.

On constate un écart entre ce que vivent les « gens» et ce que font les «politique».

L’état devient incapable de tenir son rôle de régulation entre une économie qui lui échappe et une société dont la cohésion est menacée.

Cet écart est révélateur de l’« étrange étrangeté» qui nous frappe ; un mélange d’incompréhension, d’incohérence, d’injustice d’impuissance et d’inégalité.

19/05/2016

"Ceux qui nous dirigent, et une bonne partie de ceux qui nous élisent, demeurent étrangers à la pauvreté et l’exclusion"

L'idée d'un Revenu de Base Inconditionnel, qui ne date pas d'hier, fait de plus en plus son chemin...

 

Aux Pays-Bas, la ville d'Utrecht expérimente actuellement un tel régime. La Finlande, pour sa part, adoptera un régime du revenu minimum garanti dès 2017.

En Amérique, seule l'Alaska a déjà adopté la formule depuis deux ans, même s'il s'agit d'une allocation assez réduite. Au Québec, l'ouvrage du ministre François Blais "Un Revenu garanti pour tous: introduction aux principes de l'allocation universelle" propose un survol détaillé de la question, en remettant en question de nombreux tabous sur le sujet.

 

Ils faut souhaiter la mise en place effective d'un tel programme, en dépit des dérives qui ne manqueront pas de surgir. Ce programme pourrait s'avérer coûteux à administrer et miner partiellement la motivation au travail des citoyens. Cependant, l'économiste américain Milton Friedman, avec son «impôt négatif», proposait déjà une forme de revenu minimum garanti campée à droite.

 

Tôt ou tard, les effets de l'automatisation sur le marché du travail amenant la diminution des revenus de travail et les gains d'efficience par la rationalisation des programmes sociaux devront clairement s'assumer en ce sens. Ces phénomènes finiront par entraîner la disparition de cette mentalité du «rien pour rien».

 

Source: Le Nouveliste www.lapresse.ca

09/05/2016

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cache certaines ambigüités

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cache mal certaines ambigüités, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.

A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements.

Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près.

Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur la contraception ou l’avortement.

Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.

La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Eglises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.

Ce que cherchent les Eglises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’Etat, c’est la reconquête d’un espace de conviction.

La sphère privée, où les avait cantonnées la séparation en 1907, deviendrait la base arrière d’une recolonisation de l’espace public.

Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

03/05/2016

Verts, soyez écologistes !

Dès ses débuts le mouvement écologiste a développé une pensée politique prenant en compte non seulement les être humains mais aussi le cadre naturel dans lequel ils évoluent.

Cette écologie n'est qu'une écologie restreinte.

Le temps est venu de réfléchir à une écologie généralisée qui pense la culture et la société, qui s'intéresse au conditions d'existence et aux écosystèmes sociaux.

Une politique qui tienne compte de l'individu et de sa complémentarité avec le collectif, de son désir d'indépendance et son besoin d’attachement, de ses objectifs économiques et de son désir de sens.

Et répondre à ces deux questions fondamentales :
Dans quel monde souhaitons vivre ?
Quelle vie voulons-nous mener ?

18/04/2016

Les insatisfaits de la démocratie

Par le passé nos démocraties ont été confrontées aux déferlements de passions et menacées par l’intensité des luttes entre défenseurs d’un certain ordre et des mouvements révolutionnaires.

 

Ces événements pèsent encore lourdement sur notre vie politique.

 

Ainsi l’on pourrait penser que la décrue des passions politiques a pour effet de consolider notre démocratie…

 

Mais cette évolution à aussi son revers; l’affaiblissement de la croyance dans les vertus du régime démocratique. La traduction de cette tendance au désenchantement est la croissance régulière de la non-participation.

 

Et cet état est susceptible d’affaiblir les bases même de notre système politique.

 

Pour preuve, les eurobaromètres qui démontrent que le nombre d’insatisfait de la démocratie dépasse régulièrement les 50 %, depuis plus de 15 ans. L’abstentionnisme n’est pas seulement en rapport avec le sentiment d’incompétence politique, mais l’absentéisme tend à croître avec l’élévation du niveau général d’éducation.

 

Les systèmes de valeurs ont évolué vers l’autonomie de l’individu, il en résulte un déclin des grandes organisations hiérarchiques comme les partis et les syndicats, sans oublier les églises.

14/04/2016

Non, mais vous avez vu votre âge !

Depuis plusieurs années, les seniors sont les victimes de discrimination, dues à une gestion financière avec une vue à très court terme, ou à un manque de considération, voire de délaissement.

Il faut une loi pour que les entreprises réagissent et entament une démarche de réhabilitation des travailleurs âgés. L’objectif est d’obliger les entreprises à se préoccuper des seniors.
 
Aujourd’hui, les seniors ont accès à la formation pour maintenir leur employabilité, peuvent transmettre leur savoirs et savoirs faire…
Ils doivent pouvoir être recruté sans qu’on leur dise «Non, mais vous avez vu votre âge, et vous coutez trop cher à l’entreprise ! »
 
Et, si l’une des solutions serait le remboursement, par l’état, des charges sociales aux entreprises qui engagent des séniors au chômage ?

12/04/2016

15%, l'idéal.

Aujourd’hui notre fiscalité répond à un impératif économique à court terme, au lieu d’être la réponse politique à la société que nous désirons.

Développer une politique fiscale adéquate devrait être la préoccupation de nos édiles.

 

Actuellement les discours tournent autour des multinationales qui bénéficient d’un régime fiscal des plus favorables avec un taux à 11.6%, (24.2%, pour les autres entreprises).

Cette politique fiscale à deux vitesses est proscrite par le droit européen, et l’union européenne met donc la pression sur la Suisse pour trouver un accord

Notre administration propose un taux unique à 13%


Je pense qu’avant d’établir un taux d’imposition, nous devrions définir la Genève que nous souhaitons et sur cette base définir la valeur fiscale des atouts de Genève.

Ma proposition :

 

Stabilité politique

3,89

Infrastructure efficace

3,02

Localisation idéale et accès facile

2,67

Qualité de la vie, loisirs et offre culturelle

2,27

Personnel hautement qualifié

1,44

Education et formation

0,96

Atmosphère internationale

0,75

 

soit 15%.

07/04/2016

La Politique rend possible le mariage de la carpe et du lapin, c’est comme le Rugby

La Politique a ce merveilleux don de rendre possible le mariage de la carpe et du lapin. Elle concilie l'inconciliable en permettant l'union des contraires, comme au Rugby autour de ce ballon ovale aux rebonds capricieux (lisez le corps électoral).

Les déménageurs de piano (lisez les militants) y sont autant au service des virtuoses que les artistes ont besoin des gros bras. Il y a dans cette activité la fusion des différences, la complémentarité des oppositions dans le respect des dissemblances, dans l'harmonie des similitudes.

Dans notre société qui encourage la séparation des tribus, des clans, des groupes ethniques, la Politique, comme le Rugby, se nourrit de la complémentarité des différences. À ce titre, c'est une activité subversive.

Les premières lignes (lisez les «vieux » militants) ont peut-être la surcharge pondérale mais ils ont aussi l'amitié et la solidarité ancrées au plus profond du cœur. Ils sont les pierres angulaires, les fondations de ce mystérieux édifice que constitue un parti Politique ou une équipe de Rugby.

Les secondes lignes (lisez les conseillers municipaux) règnent à la fois dans les airs et au ras du sol. Puissance, force et légèreté, ils doivent marier cette contradiction en formant un couple indissociable sur le pré, eux qui sont souvent si différents dans la vie.

Suivent les plus roublards, les plus féroces parfois, les plus tendres aussi. Ils sont notre trait d'union. Les troisièmes lignes(lisez les députés) sont les rois de l'entre-deux : à mi chemin entre les grognards napoléoniens et la cavalerie légère. Ils sont capables de tout ; sur et en dehors du terrain et se mettent en quatre pour tous les autres.

Au cœur de l'édifice, arrivent maintenant les demis (lisez les conseillers d’état/conseillers administratifs). Ils sont appelés ainsi, parce qu'au centre du poste de commandement. L'un aboie, l'autre adroit, l'un teigneux, l'autre généreux, l'un chef d'une horde redoutable mais obéissante, l'autre commandant des troupes légères mais totalement imprévisibles.

Puis viennent les centres (lisez les conseillers nationaux) qui se trouvent pourtant au milieu de nulle part. Aussi dissemblables l'un de l'autre qu'il est possible. Ils sont un curieux hybride entre la troisième ligne et les arrières. Ils ont nécessairement mauvais caractère, ne sont pas toujours bons compagnons, prêts sans cesse à la moindre facétie au détriment de tous les autres.

Enfin, il y a les inclassables (lisez les conseillers fédéraux).Caractériels et véloces, ombrageux et adroits, filous ou barjots ... Ils ne sont jamais aussi bons que lorsqu'ils sont égoïstes. Ils doivent briller du travail des autres, les obscurs, les besogneux anonymes. Ce sont des aventuriers égocentriques qui se lancent dans des raids insensés sans se soucier du labeur des autres.

Dans un parti Politique, comme dans une équipe de Rugby, chacun, quelque soit son caractère, sa taille, son poids, sa vitesse ou sa force a une fonction, une place à tenir, une raison d'être au service de tous les autres. Les autres ne forment une équipe que s'ils sont capables de se dissoudre dans ce malstrom diabolique.

01/04/2016

Voir rouge, rire jaune...

Ce n’est pas un hasard si l’on :«voit rouge, rit jaune, devient vert de peur, bleu de colère ou blanc comme un linge ».

Les couleurs ne sont pas anodines, elles véhiculent des tabous, des préjugés auxquels nous obéissons sans le savoir, elles possèdent des sens cachés qui influencent notre environnement, nos comportements notre langage, notre imaginaire…

Les couleurs ont une histoire mouvementée qui raconte l’évolution des mentalités. Dans la Rome antique, les yeux bleus étaient une disgrâce, au Moyen Âge, la mariée était en rouge, mais aussi les prostituées.

Nos produits de consommation, nos vêtements, nos voitures ; tout est régi par un code non écrit dont les couleurs ont le secret. Les couleurs en disent long sur nos ambivalences.

Elles sont de formidables révélateurs de l’évolution de nos mentalités.

Cette année, elles annoncent l'optimiste, la liberté, le charme et la surprise. L'ambiance générale sera douce, chaleureuse, humaine et joyeuse.

13/03/2016

Laïcité, une recolonisation tolérante

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cette diversité terminologique cache mal certaines ambiguïtés, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.

A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements. 

Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près. Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur l'avortement ou le mariage de personnes du même sexe.  

Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.  

La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Eglises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.  

Ce que cherchent les Eglises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’Etat, c’est la reconquête d’un espace de conviction.  

 

Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

08/03/2016

Les Suisses votent aussi avec raison !

Comme la colère ou la tristesse, la peur fait partie des émotions de base communes à tout être humain quelles que soient ses origines et sa culture. A l’image d’un signal lumineux sur le tableau de bord d’une voiture, une émotion, comme la peur, est porteuse d’une information qu’il est important d’apprendre à décoder et comprendre.

J’en ai marre d’entendre dire que les « gens votent par peur ».

La raison est une faculté de l'esprit humain dont la mise en œuvre nous permet de fixer des critères de vérité et d'erreur, de discerner le bien et le mal et de mettre en œuvre des moyens en vue d'une fin donnée.

Les Suisses votent aussi avec raison !

02/03/2016

«Avoir été journaliste » ne garanti pas des compétences en communication.

Depuis que des « communicants » pullulent dans chaque département il n'y a jamais eu autant de couacs ou d'absence de communication :

Pouvoir judiciaire, OCE, HUG, CEVA, DIP... en quelques mois une crise communicationnelle c'est installée.

Dans cette crise les Conseillers d'Etat en portent la responsabilité... et démontrent clairement leur manque de connaissance en matière de communication.

Bien sûr, ils sont entourés de « communicants », mais quand vous faites l'évaluation de leurs compétences, vous vous rendez vite compte qu'ils n'en possèdent qu'une seule... celle d'avoir été journaliste.

Il devient urgent que nos gouvernants s'entourent de véritables professionnels de la communication.

La communication c’est un métier, et comme le chinois elle s’apprend !

 

"Communication et information journalistique Comment faire la différence ?"

Des données tirées du livre « L'Information responsable ; un défi démocratique » de Jean-Luc Martin-Lagardette, éditions ECLM permettent de faire la différence entre journalisme et communication (à télécharger ici)

25/02/2016

L'écologie est aussi de droite

La délégation généralisée de la responsabilité, crédo des Verts associés à Genève avec les Socialistes et l’extrême gauche, induit nécessairement  une structuration collective qui écrase la personne au nom de la volonté générale, et diminue son autonomie.

 

Cette posture ne correspond pas/plus à l’écologie politique qui a toujours combattu le gigantisme des structures, et l’emprise de l’État qui déresponsabilise l’individu.

 

Et la revendication d’autonomie ne peut être dissociée d’une revendication à assumer ses responsabilités.

 

Par cet attachement à l’autonomie comme expression de la liberté, l’écologie politique est aussi de droite, sauf à risquer l’illégitimité et l’incohérence.

12/02/2016

Le migrant contribue au développement de notre pays.

En proposant un discours d'exclusion des mouvements populistes obtiennent des résultats électoraux significatifs en misant sur la peur de l'autre, sur la crainte diffuse de l'invasion suscitée par les nouveaux mouvements migratoires.

Ainsi toute demande de reconnaissance culturelle et religieuse émanant des populations d'origine immigrée est perçue avec scepticisme.

On redoute qu'il s'agisse d'attaques masquées contre l'État laïc. Il est vrai que des revendications culturelles et religieuses (par exemple lieux de culte, parcelles dans les cimetières) émanent des populations d'origines immigrées.

Et après avoir longtemps été perçu comme un agent exclusivement économique, les immigrés sont considérés comme des acteurs culturels et religieux qui, selon les interprétations, enrichit notre culture ou la met en péril.

Les migrants réclament une politique de participation sociale… Ils manifestent la volonté de participer à la vie économique, d'acquérir une formation, de respecter l'ordre juridique et d’apprendre notre une langue

Cela dit, ces revendications sont le signe d'une intégration et d'une volonté de participation à la société.

Aujourd’hui, nous devons veiller à une meilleure participation des migrants dans tous les rouages de notre société.

A nous de leurs donner les moyens et la motivation de contribuer au développement de notre pays.

05/02/2016

Impôts indirects / impôts directs. Où est l'équité ?

À part les différentes possibilités de s’y soustraire, les deux différences essentielles entre les impôts directs et les impôts indirects sont le traitement des divers types de revenu et la vitesse de la progression.

 

Dans les impôts directs, les différents types de revenu sont imposés différemment selon le genre de déclaration, alors que dans les impôts indirects, tous les revenus sont pris en compte, et ce indépendamment de leur origine. Il n’y a ainsi pas de problème pour traiter les gains provenant de spéculations, par exemple.

 

On admet en revanche que les impôts indirects ont un effet régressif, ce qui est l’objection la plus fréquente à leur égard.

 

Cet inconvénient peut être corrigé, soit en exemptant certains biens, notamment les denrées alimentaires, soit en les frappant d’un taux réduit. Mais cela accroît alors la complexité du système.

 

Pour déterminer exactement l’impact du système, il ne suffit pas, cependant, de considérer uniquement les recettes. Il s’agit plutôt de savoir à quoi celles-ci sont utilisées. Si les recettes de la TVA servent par exemple à financer l’AVS, leur effet global n’est pas régressif.

 

Toutefois, comme les taux d’imposition (trop) élevés encouragent fortement la soustraction fiscale, les possibilités d’un report de l’imposition sur la consommation sont limitées.

29/01/2016

Le microcrédit bras armé du "Social Business"

A quelques jours de l’ouverture de la 7ème édition de la Place des Affaires (1-4 février), et au regard du programme proposé aux visiteurs, je suis surpris de ne rien voir par rapport au microcrédit.

C’est un marché en pleine expansion - entre 30% et 50% par an -, mais il se limite à un petit secteur de clients privés, avec une sensibilité particulière. La plus grande partie de la communauté financière n’a ni les connaissances, ni la motivation, d’investir dans la micro-finance.

En effet, si les rendements sont sûrs, ils restent modestes. Voilà un rôle que pourrait vêtir nos autorités politiques cantonales.

Le microcrédit est un complément à l'économie sociale et solidaire (conférence le 1er février à 16 :30), afin que les entreprises bénéficiaires puissent gagner en autonomie.

A l’origine de tout, une idée simple: prêter quelques milliers de francs à une personne pour lui permettre de monter une micro-entreprise.

Entendez par là des investissements qui profitent à des secteurs délaissés par les banques.

 

28/01/2016

"Pragmatique", le pire qualificatif pour un homme politique !

Tous les systèmes mis en place (administratif, commercial, industriel) visent à assurer un contrôle.

Les hommes s’efforcent sans cesse d'unifier le monde en faisant des systèmes bien délimités.

Il en résulte d'innombrables petites associations entre partis.

Aujourd’hui le pragmatisme est un nouveau nom pour des anciennes manières de penser, et reste encore une question ouverte, tout comme l’empirisme radical ou le pluralisme.

26/01/2016

Donnant-donnant ou... gagnant ?

Notre société, et particulièrement à Genève, est irriguée et organisée par de nombreuses associations : de consommateurs, à caractère religieux, professionnel et des lobby lobbies en tout genre.

 

Ces groupes constituent un véritable pouvoir social et sont financés par des fonds privés ou/et publics.

 

Ils influencent le débat public en définissant régulièrement de nouveaux enjeux. L’autre conséquence est une conception de la politique comparable à celle d’un échange commercial qui suit la loi du « donnant donnant »

 

Par exemple : je suis enseignant, très concerné par l'avenir de notre système éducatif, et j'assure la présidence de mon syndicat professionnel.

 

Si vous, Mr. X, me promettez d'augmenter le budget de l’enseignement, je vous promets en échange le soutien de mon syndicat.