Monde

  • Un second souffle...

    Aujourd'hui nous entrons dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent.

    Les "problèmes" énergétiques, sanitaires, économiques, climatiques, etc. sont en faites des symptômes d'un système qui s’essouffle.

    Le "second souffle" passera par des modifications sociales et culturelles.

    Il faut changer notre manière de penser nos valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.

    Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils comprenaient la différence entre croissance quantitative et qualitative. Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Ils sont addicts à la croissance.Ils veulent être utiles, ils ont un outil, ils imaginent donc que leur outil est utile.

    Mais en réalité, ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes, mais ils croient que le reste des personnes le pense.

    Les Japonais ont un dicton qui dit : « Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou. »

  • Les politiques rendent la planète inhabitable

    Dans une dictature, l’argent sert à acheter les armes et à payer la police et l’armée qui permet de se maintenir au pouvoir.

    En démocratie, l’argent permet à se faire réélire, en procurant des avantages matériels aux secteurs de la société dont le soutien électoral est indispensable.

    Mais en règle générale, les gouvernements ne prennent aucune mesure qui irait à l’encontre des intérêts d’un secteur industriel puisant, aussi destructrices que puissent en être les activités, à moins d’y être contraints par la pression de l’opinion publique. .

    Malheureusement, les grandes entreprises détiennent le quasi-monopole de l’argent. D’où l’alliance inévitable entre le gouvernement et l’industrie.

    Le résultat inéluctable est que pratiquement aucun choix politique important n’est effectué aujourd’hui parce qu’il est humainement, socialement ou écologiquement souhaitable, mais plutôt parce qu’il sert les objectifs des «associations à but particulier».

  • La vertu croissance emploi fonctionne plus...

    Le Bureau International du Travail (BIT) explique que la théorie des marchés veut que la croissance crée de la richesse, laquelle est redistribuée par les créations d’emplois, qui alimentent la consommation, ce qui génère des investissements nouveaux et donc le cycle de production.

     

    Aujourd’hui, l’idéologie selon laquelle la solution à la crise est la croissance, qui serait l’unique moyen de lutter contre la pauvreté et le chômage et qui permettrait d’élever le niveau général de richesse, est remise en cause…

     

    Même la Chine ne créée pas suffisamment d’emplois, où malgré une extraordinaire expansion du PIB, 10 millions d’emplois nouveaux seulement apparaissent chaque année quand 20 millions de personnes se présentent sur le marché du travail !

    A partir du moment où le lien entre croissance et emploi est coupé, ce cercle vertueux ne fonctionne plus comme il devrait.

  • Sur le chemin du capitalisme distribué

    C’est l’application des nouvelles technologies qui engendre le « capitalisme distribué» et qui rend obsolètes de nombreux postulats centraux du capitalisme de marché. La solide conviction d’Adam Smith : « la nature humaine prédispose tout individu à rechercher sur le marché son propre intérêt contre ceux des autres » est toutefois  tempérée par le concept que même si l’individu ne pense qu’à son intérêt personnel, en le servant il contribue d’une certaine façon au bien commun.

     

    Le capitalisme distribué part d’un principe opposé sur la nature humaine à savoir que quand on lui en donne l’occasion, l’être humain est naturellement disposé à collaborer avec les autres, souvent gratuitement, simplement pour contribuer à l’intérêt général.

    De plus, lorsqu’on apporte sa contribution au bien-être du groupe, on peut être plus à même d’optimiser son intérêt personnel.

     

    Autrement dit, les capitalistes distribués célèbrent ce qu’ils appellent la communauté numérique au lieu de se lamenter sur la tragédie des biens communs. Pas de plus beaux exemples que Wikipédia ou Linux.

     

    De même, le vieil adage « c’est à l’acheteur de faire attention » est remplacé par l’idée de transparence et d’ouverture.

  • Comment expliquer le « Green business »

    L'exercice n'est pas simple. Comment expliquer ce concept qui peut paraître obscur au premier abord…

    Pour les entreprises qui pâtissent parfois d'une image négative, la démarche est pourtant nécessaire surtout sur fonds de crises économiques et environnementales.

    Utiliser les bons mots, aborder les bons sujets… C'est effectivement un travail de pédagogie, il faut trouver des mots pour expliquer aux consommateurs en quoi ils sont concernés par les activités de l'entreprise.

    Expliquer qu'il n'y a pas de contradiction entre développement économique et protection de l'environnement. Au contraire, le « Green business » combine les deux.

    L'environnement a pris une place importante dans nos modes de gestion. On ne peut plus gérer une société suivant des critères uniquement économiques.

    Aujourd’hui, le chef d’entreprise ne peut pas se désintéresser de l'écologie et du social.

    Le  « Green business », c'est le développement durable appliqué à l'entreprise. C'est agir au sein de l'entreprise dans le respect de l'homme et de l'environnement, promouvoir l'employabilité locale, l'insertion par le travail ou encore participer financièrement à des projets d'utilité publique.

  • La richesse provient du bon fonctionnement du monde naturel.

    Parmi les économistes, même ceux qui voient toute l’absurdité de notre système comptable persistent à nier que la destruction de l’environnement soit problématique, car ils ont appris à penser que le marché en conjonction avec la science, la technique et l’industrie est capable de pallier à toute pénurie de ressources.

     

    Cette attitude aberrante est encore davantage justifiée par la science orthodoxe, qui s’attache à dénigrer tous processus naturels.

    Elle ignore que l’un principe de base, de la vision écologique du monde, est que les bienfaits véritables, et donc la richesse réelle, proviennent du bon fonctionnement du monde naturel.

     

    Un climat favorable et stable, des forêts, des savanes et des terres agricoles fertiles, des rivières et ruisseaux, des sources et réserves d’eau souterraines, des marais et récifs coralliens, des mers et océans et les myriades d’espèces vivantes qui les peuplent... Voilà ce qu’il faut considérer comme notre véritable richesse.

  • Le bruit est fou...

    Chacun perçoit le bruit de manière très subjective et en fonction de nombreux facteurs: la personnalité, l'âge, le bien-être psychique et physique, le vécu sonore, le moment de la journée et les facteurs acoustiques qui définissent le bruit. 

    Toutefois, le bruit est une forme de pollution environnementale sous-estimée et négligée. Un bruit trop présent peut nous rendre malades (troubles du sommeil, stress, nervosité, agitation, abattement, troubles de la concentration, baisse des performances, augmentation de la pression sanguine, problèmes cardio-vasculaires).

    Or nous ne pouvons pas échapper aux nuisances sonores, ni le jour ni la nuit, car nous n'avons pas la possibilité de fermer nos oreilles.

    Les mesures prises jusqu’ici pour lutter contre le bruit ne suffisent pas à garantir notre qualité de vie. Il est temps de passer à la création de notre espace sonore.

    Cette perspective est de l’ordre du possible...

  • La République des juges

    Elaborée à une époque où les partis politiques n’existaient pas, du moins dans leur forme moderne, la théorie de la séparation des pouvoirs à beaucoup vieilli.

    La séparation des organes et fonctions, et l’équilibre des pouvoirs se trouvent désormais remis en cause par le renforcement de l’exécutif et le déclin du parlement.

    En revanche le pouvoir judiciaire s’affirme de plus en plus dans nos démocraties modernes.L’apparition d’un contre-pouvoir juridictionnel est reconnue par plusieurs auteurs ; ainsi, peu à peu, au terme d’un processus d’affirmation, puis d’émancipation, le juridictionnel aurait accédé au statut de pouvoir.

    Un pouvoir comparable au pouvoir exécutif et législatif ; dans un système démocratique, le juge, porté par la doctrine et l’opinion publique, posséderait une faculté d’empêcher et une faculté de statuer.

    La montée en puissance des juges vint renforcer ce soupçon de « gouvernement des juges ».

    C’est le fait que les juges ont en charges des litiges à caractère collectif et non plus simplement individuel : de véritables questions de société et non des différends entre particuliers, ce qui accentue le caractère politique-au sens des affaires de la cité-de leur intervention.

    Et comme l’écrit Paul Ricoeur : «  le judicaire est poussé en première ligne par des institutions politiques en voie de décompositions ».

  • Le migrant contribue au développement de notre pays.

    En proposant un discours d'exclusion des mouvements populistes obtiennent des résultats électoraux significatifs en misant sur la peur de l'autre, sur la crainte diffuse de l'invasion suscitée par les nouveaux mouvements migratoires.

     

    Ainsi toute demande de reconnaissance culturelle et religieuse émanant des populations d'origine immigrée est perçue avec scepticisme.

     

    On redoute qu'il s'agisse d'attaques masquées contre l'État laïc. Il est vrai que des revendications culturelles et religieuses émanent des populations d'origines immigrées.

     

    Et après avoir longtemps été perçu comme un agent exclusivement économique, les immigrés sont considérés comme des acteurs culturels et religieux qui, selon les interprétations, enrichit notre culture ou la met en péril.

     

    Les migrants réclament une politique de participation sociale, ils manifestent la volonté de participer à la vie économique, d'acquérir une formation, de respecter l'ordre juridique et d’apprendre notre une langue.

     

    Cela dit, ces revendications sont le signe d'une intégration et d'une volonté de participation à la société.

     

    Aujourd’hui, nous devons veiller à une meilleure participation des migrants dans tous les rouages de notre société et leurs donner les moyens et la motivation de contribuer au développement de notre pays.

     

  • Quelles issues à la rencontre de Katowice ?

    Si le réchauffement climatique fait les gros titres aujourd’hui. Demain, ce sera au tour de la dégradation des écosystèmes.

     

    Gérer les besoins de l’humanité en termes de nourriture, d’eau, d’énergie, de médicaments essentiels et de matières premières, tout en en minimisant les impacts négatifs sur la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes, est l’un des principaux défis auxquels nous devons faire face.

     

    Maintenir un équilibre approprié entre des exigences contradictoires implique de comprendre les flux de ressources économiques et d’effectuer le suivi des capacités biologiques nécessaires à la conservation de ces flux et à l’absorption des déchets qui en résultent.

     

    Cinq tendances communes se dégagent de l’examen des problèmes multidimensionnels que posent les relations entre la biodiversité, les services rendus par les écosystèmes et le bien-être humain.

     

    Ces tendances peuvent contribuer à orienter les priorités pour traiter des questions posées à l’issue de la rencontre de Katowice :

     

    1. Le problème de la perte de biodiversité s’avère de plus en plus urgent en termes de rythme et de coûts de la perte, ainsi que de risques inhérents au franchissement de «points de non-retour».

     

    1. Notre compréhension de la situation progresse et, même si elle reste fragmentaire, constitue un avertissement suffisant pour prôner l’action.

     

    1. Nous avons le temps d’agir, mais le temps dont nous disposons diminue rapidement.

     

    1. Des changements en apparence modestes dans un lieu donné peuvent avoir des conséquences énormes et largement imprévisibles en d’autres endroits.

     

    1. Dans tous les cas, ce sont les pauvres qui supportent l’essentiel des conséquences de cette situation.

     

  • Libre-échange intégral et démocratie sont incompatibles

    Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, le libre-échange intégral s’accompagne paradoxalement du grand retour des états...

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  • Avons-nous encore la liberté de penser ?

    Admettons qu’il soit possible d’étouffer la liberté des Hommes et de leur imposer le joug, à ce point qu’ils n’osent pas même murmurer quelques paroles sans l’approbation du « Chef ». Jamais, à coup sûr, on n’empêchera qu’ils ne pensent selon leur libre volonté.

    Les Hommes penseront d’une façon, parleront d’une autre, que par conséquence la bonne foi, vertu si nécessaire à l’Etat, se corrompra.
    L’adulation, si détestable, et la perfidie seront à l’honneur, entraînant la fraude avec elles et par suite la décadence de toutes les bonnes et saines habitudes.

    Bien entendu que je ne parle pas des flatteurs et autres gens sans vertu et sans énergie, mais de ces citoyens qui doivent à l’intégrité, un esprit plus libéral et plus élevé.

  • Laïcité : les conditions de l’efficacité

    Riche de l’histoire des combats qui ont permis d’en entrevoir l’existence et d’en préciser les contours, la laïcité reste une construction volontaire dont la pertinence est liée au respect d’un certain nombre de conditions.

     

    La démocratie comme cadre

    La laïcité ne s’épanouit durablement qu’au sein de sociétés démocratiques comportant un espace public qui fonctionne comme un lieu de construction des convictions politiques. Il faut une place publique symbolique, où s’affrontent et s’échangent les opinions de citoyens dotés de raison et sensibles à l’intérêt général.

     

    Les droits de l’homme comme horizon

    Par-delà les débats sur l’existence de valeurs ou de principes, ce qui importe c’est le constat que tout individu dispose de droits imprescriptibles indépendamment de leur reconnaissance par l’état qui doit, démocratiquement, garantir leur exercice.

    Attribuant au sujet de droit une qualité abstraite et irréductible, les droits de l’homme libèrent l’individu de ses enracinements identitaire et le dotent d’une volonté autonome qui lui permet d’entrer librement en contact avec tous les autres.  

     

    La séparation comme moyen

    En organisant une séparation juridique des communautés religieuse (églises) et de l’état, on construit un modèle dont les vertus pacificatrices sont universellement reconnues.

    Vue du côté de la société civile, la laïcité se présente comme  la mise en œuvre d’une coexistence tolérante des convictions, notamment religieuses. Vue du côté  la puissance publique, la laïcité se manifeste au travers de la garantie de cette coexistence.  Il  en découle, naturellement, une exigence de stricte neutralité religieuse de l’État.

     

    La lucidité comme garantie

    La  laïcité, c’est enfin un état d’esprit, certains ont dit une morale », et d’autres, une « spiritualité». S’y mêlent culture du doute et curiosité à l’égard de l’autre, compréhension et interrogation, souci permanent de rendre la société acceptable parce que diverse.

  • Les politiques rendent la planète inhabitable

    Dans une dictature, l’argent sert à acheter les armes et à payer la police et l’armée qui permettent de se maintenir au pouvoir.

    En démocratie, l’argent permet de se faire réélire, en procurant des avantages matériels aux secteurs de la société dont le soutien électoral est indispensable.

    Mais en règle générale, les gouvernements ne prennent aucune mesure qui irait à l’encontre des intérêts d’un secteur industriel puisant, aussi destructrices que puissent en être les activités, à moins d’y être contraints par la pression de l’opinion publique. .

    Malheureusement, les grandes entreprises détiennent le quasi-monopole de l’argent. D’où l’alliance inévitable entre le gouvernement et l’industrie.

    Le résultat inéluctable est que pratiquement aucun choix politique important n’est effectué aujourd’hui parce qu’il est humainement, socialement ou écologiquement souhaitable, mais plutôt parce qu’il sert les objectifs des «associations à but particulier».

    Ce sont ces "politiques" qui sont en train de rendre la planète inhabitable.

  • Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles

    On doit admettre que tout le monde est plus ou moins protectionniste et plus ou moins libre-échangiste et que les positions peuvent varier en fonction des besoins et des priorités économiques et politiques du moment.

    Mais, ne confondons pas un processus de développement (la mondialisation), une philosophie (le libéralisme) et des politiques économiques (libre-échangisme, protectionnisme).

    Loin d’abolir le rôle des états, la mondialisation leur redonne au contraire tout leur sens : seule la puissance publique peut réguler la mondialisation en fixant des normes, en redistribuant les richesses, en aménageant le territoire.

    Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, la mondialisation s’accompagne paradoxalement du grand retour des états. Le libre-échange est contesté dès lors qu’il compromet certaines questions jugées essentielles, comme l’emploi, la sécurité, la santé ou l’accès à l’énergie.

    Loin d’abolir l’espace, la mondialisation redonne au contraire toute leur force aux singularités locales.

    L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes, la mondialisation fragmente paradoxalement le monde.

    Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange.

    Le seul pays à avoir inscrit dans sa Constitution le libre-échange a été les États américains sudistes, esclavagistes.

    Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste.

    Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe.

  • Les femmes musulmanes sont confrontées à un conflit personnel ; combiner la vie traditionnelle et moderne et vie professionnelle.

    L'image des sociétés musulmanes reste dominé par un déterminisme supposé religieux imposé par les structures patriarcales immuables, répond à une vision de l'Occident qui n'est pas conformément exact à la réalité. Des systèmes politiques pratiquement inchangés avec de graves carences démocratiques contribuent à maintenir cette perception.

     

    Une des hypothèses les plus profondément enracinée en occident est l'immutabilité du paradigme patriarcal dans la structure sociale des pays arabes, ainsi que son explosion démographique supposée et de la vulnérabilité ou la subordination des femmes dans la famille.



    Le développement de l'urbanisation, l'éducation des femmes, le ralentissement démographique, le succès de la planification familiale et l'intégration des femmes dans la sphère publique et du travail obligent à de profonds changements.

     

    Cela implique une plus grande autonomie des femmes tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la maison. C’est une étape très importante vers leur émancipation.

     

    La transformation de l'espace social et de la famille arabe n'a pas encore atteint son point culminant, mais elle est, aujourd'hui dans une dynamique irréversible.

     

    Si des questions comme le divorce sont considérés favorablement, d'autres tels que la cohabitation ou la perte de la virginité avant le mariage est «intolérable».

     

    Suivant le frein de la tradition, les réactions patriarcales aux changements sociaux sont inévitables, mais en dépit de son influence à long terme ou à moyen terme, elles ont perdu la bataille.

     

    Une étude (Femmes et familles dans les sociétés arabes actuelles) montre que les pays arabes, mais toujours avec des exceptions, font face à des facteurs qui ont eu lieu dans tous les processus d'autonomisation des femmes. Les mêmes combats silencieux que ceux menés par les femmes occidentales dans les années 60’.

  • Impuissance des institutions démocratiques face aux forces du marché.

    Les économistes ont bricolé un mélange entre certaines hypothèses réalistes et des éléments de leur monde imaginaire et sont venus vers la politique, qu’ils ont voulu investir de leurs croyances.

    C’est ici qu’ils se sont transformés en chantres de tout ce qui peut limiter l’exercice de la démocratie, priver la souveraineté populaire de sens et de contenu.

    La politique économique menée par ceux que l’on nomme les économistes continue, année après année, à engendrer crises, faillites et autres désastres.

    Leurs discours révèlent progressivement le non-dit en matière d’ordre social et politique, ils expriment la dépolitisation des choix économiques.

    Les institutions démocratiques sont dépossédées de leur capacité à légiférer, réglementer ou normer, au nom d’un principe de compétence réputé supérieur à la démocratie.

    Cette dépossession repose sur les représentations d’une impuissance des institutions démocratiques face aux forces du marché.

    Ce dernier, alors entièrement fétichisé, perd son statut d’institution humaine pour s’affirmer comme une forme quasi divine aux arrêts sans appel.

    On assiste à la fétichisation des manifestations de l’économie. Elle va de concert avec une réification des acteurs. L’espace de la discussion publique ne peut plus, dès lors, que s’organiser autour de deux pôles.

    Le premier, technique, est dévolu aux experts ; c’est celui de l’exégèse des lois naturelles de l’économie.

    Le second est éthique ; c’est celui de la compassion que l’on éprouve face aux conséquences de ces lois.

    Cette double polarité signe la fin de la politique.

    Je ne reproche pas aux économistes de tenir un discours politique, mais de le faire sans en avoir conscience et sans en assumer les conséquences.

    L’économie dominante issue du syncrétisme néolibéral propose une vision de l’organisation sociale irréaliste et profondément antidémocratique. Elle est incapable de comprendre la centralité du problème de la coordination dans toute intelligence des activités économiques.

    C’est pourtant ce problème qui permet de penser l’enchâssement de l’économie dans la politique. Le fait que les économistes du courant dominant soient obligés de tenir, parfois à leur insu et souvent à leur corps défendant, un discours sur l’organisation politique des sociétés et sur le droit est bien l’ultime démonstration que cet enchâssement est une réalité qui existe quand bien même on serait dans l’incapacité conceptuelle de se la représenter.

    Politiquement, la globalisation financière rend impossible le contrôle démocratique, dont elle contourne en permanence les espaces et les temporalités. Elle porte aussi en elle une criminalisation progressive de l’économie mondiale.

  • Il est si facile de se couler dans un moule

    L’éthique exige souvent d’aller à l’encontre du consensus ambiant au risque parfois d’une traversée du désert…

    Les managers sont plus que jamais obligés de s’interroger sur leurs valeurs personnelles et le sens de leurs actions.

    Ils se trouvent un jour confrontés à l’un de ces choix cornéliens où s’affrontent convictions personnelles, et exigences professionnelles. Les contraintes du court terme, l’obsession des résultats et la crainte de perdre son boulot s’allient pour augmenter la pression.

    Comment trouver un compromis pour ménager la chèvre et le chou ?

    Alors qu’il est si facile de se couler dans le moule.

    Mais il est possible de diriger sa vie et sa carrière, sans trahir ses valeurs, que la crise soit mondiale ou liée à l’actualité de l’entreprise, sans trahir ses valeurs, ni mettre en danger sa carrière.

  • Avez-vous perçu une émotion cette semaine ?

    L’émotion est devenue un levier pour convaincre où le stimulus est largement structuré autour du rêve ou de l’admiration.

     

    L’émotion reste un élément peu étudié en sciences politiques par le simple fait de l’utilisation de sondages qui n’offrent qu’une approche quantitative du comportement des électeurs.

     

    Ces outils ne favorisent pas la captation de l’émotion entre l’électeur et son vote.

     

    Si la science politique a peu à peu imposé l’idée d’un électeur rationnel qui regarderait le marché comme une offre, dans laquelle il choisirait le candidat qui lui rapporte le plus de profit. Mais, elle n’est pas très prolixe su le sujet de l’émotion.

     

    La Politique se doit de créer des envies au-delà des besoins primaires : émotion et imagination devraient être incontournables ces prochains mois et déterminants quant au choix des électeurs.

     

  • Ils exploitent la peur pour soumettre.

    Nos gouvernants, mieux que tout autre, ont toujours su que la peur est le meilleur moyen de convaincre. Ils la cultivent et l’exploitent.

    Que ce soit pour détourner l’attention, pour justifier plus de taxes ou pour faire accepter une législation impopulaire, ils peuvent toujours compter sur un événement dramatique annoncé.
     
     
    Ils exploitent la peur pour soumettre.
     
    S’il est vrai que les démocraties modernes dépendent de l’opinion publique, il est aussi vrai que celle-ci est largement dictée par la peur.
     
    En maintenant les populations dans un état d’appréhension constant, l'État gruge les libertés au profit d’une bureaucratie gouvernementale.
     
    Et malheureusement, les populations acceptent à peu près tout ce qui leur est imposé graduellement…