06/07/2015

Les « technocrates » n’aiment pas la démocratie !

Au moment de la création de l’Euro, les « technocrates » ont oublié qu’une monnaie unique n’est tenable que si des transferts fiscaux importants ont lieu.

 

Cette introduction aurait du être accompagnée par la naissance d’un réel budget fédéral européen. Il n’en a rien été.

 

Au contraire, ils avaient décidé de plafonner les prélèvements pour alimenter ce qui pourrait ressembler à un tel budget.

 

Dans ces conditions, les moyens de rebasculer vers des monnaies nationales auraient du être maintenus, pour faire face à la crise actuelle.

 

Mais c’est le statut de la Banque centrale européenne, qui serait à revoir. Que les objectifs qui lui sont fixés prédéterminent les solutions de la politique économique et qu’elle ne soit responsables que devant des collèges d’experts n’est pas admissible.

 

 

Et dire que l’on confie le sort de nos démocraties à des technocrates, c’est qu’encore une fois, on préfère l’apparence et le symbole à l’évidence économique et politique !

05/06/2015

Constitution genevoise, article 134. Quelle participation ?

L'article, « 134. Participation. Les communes encouragent la population à participer à l’élaboration de la planification et des décisions communales. Les autorités en rendent compte dans la motivation de leurs décisions »,offre une légitimité pour introduire la démocratie participative dans la mesure où la plupart des habitants ne sont pas représentés dans les structures classiques.

 

Pour que cet article puisse être un instrument de démocratie participative, nos dirigeants doivent nous prêter une attention vigilante à sa mise en œuvre.

Comment l’État pense-t-il mettre en œuvre ces instruments de participation ?

En nous demandant de choisir le nom d’un moyen de transport (CEVA), celui d’une région (Grand Genève) ?

Nos dirigeants ont une bien piètre idée de ce que veut dire « démocratie participative ».

Si c'est pour continuer une politique traditionnelle par d'autres moyens, à reproduire les limites et ne servir qu'à ceux qui ont déjà voit au chapitre cet article ne sert à rien.

 

Pour découvrir que ce démocratie participative veut dire : cliquez ici

Plusieurs dizaine de milliers de francs pour cherchez un nom qui existe déjà : CEVA

Ca y est ! Monsieur Barthassat fait le constat des défaillances collectives de nos dirigeants, leurs incapacités grandissantes à assumer leurs devoirs. Pour le démontrer, il dépense plusieurs milliers de francs en donnant l’illusion d’une démocratie participative pour l’élaboration d’un nom qui existe déjà, « CEVA » qui s’appellera CEVA pour l’ensemble de ses utilisateurs

Monsieur Barthassat, la démocratie participative ce n’est pas ça. Une réelle démocratie participative demande un processus d’élaboration de la décision qui va au-delà de la consultation ou de la concertation.

 Elle nécessite d’être institutionnalisée tout d’abord et surtout en termes de reconnaissance officielle de sa portée, de son rôle.

 

P.S. cet argent aurait pu servir à étudier l’avenir de la mobilité chez les seniors.

 

07/05/2015

Monsieur Christian Lüscher, chantre de la classe moyenne ?

Mercredi dans l’émission Forum de RTS, Monsieur Christian Lüscher s’est posé en représentant de la classe moyenne… Les oreilles m’en sont tombées !

 

Même s’il n’existe pas de définition objective et consensuelle de la « classe moyenne », on peut néanmoins proposer plusieurs découpages selon différents critères qui ont chacun leur pertinence : le revenu, la profession ou encore le sentiment d’appartenance.

La classe moyenne est composée de commerçants, artisans et employés : ces catégories ont en commun d’avoir dû construire leur position au lieu d’en hériter, en s’appuyant davantage sur leur éducation que sur leur modeste patrimoine.

L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale. Si la classe moyenne est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer partis de la classe moyenne !

En Suisse la « classe moyenne » à un revenu imposable par ménage compris entre 70'000 et 150'000 francs.

 

Monsieur Christian Lüscher, êtes-vous réellement un représentant de la classe moyenne ?

04/05/2015

Parités de pouvoir d’achat

Comment procéder à des comparaisons internationales de données économiques exprimées dans des monnaies différentes ? 

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23/04/2015

Disparition des Verts ?

 

Effectivement comme l'affirme Adèle Thorens dans la Tribune de Genève du 23 avril, la disparition des Verts est peut probable. Mais un changement de paradigme s'impose.

Aujourd'hui l'écologie n'est plus seulement "environnement et énergie".

Les citoyens attendent beaucoup plus, il faut parler d'économie, de santé, de l'éducation, domaines dans lesquels les Verts restent peu audibles.

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08/01/2015

Batailles idéologiques

Engagées dans de nombreuses batailles idéologiques les notions de multiculturelles et interculturelles sont devenues porteuses de préférences idéologiques et politiques chargées de jugements de valeurs

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09/12/2014

L’homme politique emprunte chaque jour un peu plus les métaphores de l’économiste.

Les économistes, pour affirmer leur emprise et éteindre tout débat, ont cru possible de se détacher entièrement de la politique et du droit. Ils ont prétendu pouvoir construire une physique sociale, hors de tout lien avec le réel. Ils n’ont fait que transformer l’économie en une religion moderne, avec son Paradis et son Enfer, ses prêtres et son Inquisition. 
Mais le réel a fini par les rattraper.

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30/11/2014

Le lien entre croissance et emploi est coupé

Le BIT explique que la théorie des marchés veut que la croissance crée de la richesse, laquelle est redistribuée par les créations d’emplois, qui alimentent la consommation, ce qui génère des investissements nouveaux et donc le cycle de production.

Aujourd’hui, l’idéologie selon laquelle la solution à la crise est la croissance, qui serait l’unique moyen de lutter contre la pauvreté et le chômage et qui permettrait d’élever le niveau général de richesse, est remise en cause…

Même la Chine ne créée pas suffisamment d’emplois, où malgré une extraordinaire expansion du PIB, 10 millions d’emplois nouveaux seulement apparaissent chaque année quand 20 millions de personnes se présentent sur le marché du travail !

Et à partir du moment où le lien entre croissance et emploi est coupé, ce cercle vertueux ne fonctionne plus comme il devrait.

 

 

23/11/2014

Campagnes de votations du 30 novembre, combien ça coûte ?

S'il est aisé de connaître les dépenses publicitaires des acteurs commerciaux, il est toujours difficile d’obtenir ces chiffres pour les campagnes politiques…

Quand l'on s'intéresse à obtenir le prix d'une campagne politique, souvent la réponse est « circulez, il n'y a rien a voir ! »... Où est donc cette transparence, si chère à nos édiles ?

Pour les campagnes du 30 novembre, j'ai essayé d'évaluer leurs coûts.

Tant en stratégie commerciale que politique, il existe un indicateur communément admis ; «le bruit nécessaire pour être entendu ».

Pour être compris un message doit avoir de l'audience, de l’impact. En termes marketing ces notions sont mesurées en GRP (gross raiting point). Il est le résultat d'une combinaison entre le nombre de personnes touchées et un certain nombre de fois.

Ce qui est communément admis par les communicants est atteindre 75% de la population au moins 3 fois, ce qui représente 450 GRP.

Pour ces campagnes au regard de l’importance des sujets, tant les initiants que les opposants n'ont pas regardé à la dépense, car en point de mire ils ont déjà les élections de l'automne 2015

Les coûts :

Forfaits et privilèges fiscaux CHF 11'000'000.- L'or de la Banque nationale : CHF 6'000'000.- Ecopop : CHF 3'000'000.-, soit un total de CHF 18'000'000.-

18'000'000.- juste pour les dépenses « visibles », je ne compte pas les flyers, les tous ménages, les stands et divers événements annexes.

 



13/11/2014

M'en déplaise, le PLR ne peut pas être le parti de la classe moyenne au regard de la composition de sa députation.

C’est au tournant du XIXe siècle que l’expression « classe moyenne » commence à prendre son sens usuel. C’est avec le développement progressif de l’économie industrielle qu’apparaissent des groupes sociaux qui n’appartiennent ni à la bourgeoisie ni au prolétariat.

Aujourd’hui, il n’existe pas de définition objective et consensuelle de la « classe moyenne », c’est avant tout une expression fourre-tout.

On peut néanmoins proposer plusieurs découpages selon différents critères qui ont chacun leur pertinence : le revenu, la profession et le sentiment d’appartenance.

La classe moyenne est composée de commerçants, artisans et employés : ces catégories ont en commun d’avoir dû construire leur position au lieu d’en hériter, en s’appuyant davantage sur leur éducation que sur leur modeste patrimoine.

En Suisse la « classe moyenne » à un revenu par ménage compris entre 70'000 et 150'000 francs, soit la majorité des contribuables.

M'en déplaise, le PLR ne peut pas être le parti de la classe moyenne au regard de la composition de sa députation.

 

05/10/2014

Je veux mourir en Suisse, tout arrive avec 20 ans de retard*

La sécurité à laquelle nous aspirons est influencée par de nombreux facteurs d’une société en pleine évolution.

L’évolution du contexte géostratégique a fait émerger de nouvelles menaces dont l’intensité peut miner la crédibilité des états. Le profil démographique connaît deux profonds changements ; la croissance de la population et son vieillissement général.

Il faut savoir que plus des ¾ de la population vivront, à terme, dans des zones urbaines, les forces de sécurité devraient en tenir compte. La progression du nombre de personnes âgées dont la vulnérabilité, les inquiétudes et les attentes spécifiques en termes de proximité et de réactivités doivent être satisfaites.

D’une autre part, une partie de la population est confrontée à de véritables difficultés : chômage, pauvreté.

Plus globalement, l’individualisme et le recul des valeurs structurantes contribuent à une altération du respect, et ainsi, les individus, en mal de repères, ont du mal à différenciés le licite de l’interdit.

 

*Réponse de M.Albert Einstein à la question d'un journaliste : où souhaitez-vous mourir ?

 

26/01/2014

La richesse provient du bon fonctionnement du monde naturel.

Parmi les économistes, même ceux qui voient toute l’absurdité de notre système comptable persistent à nier que la destruction de l’environnement soit problématique, car ils ont appris à penser que le marché, en conjonction avec la science, la technique et l’industrie, est capable de pallier à toute pénurie de ressources.

Cette attitude aberrante est encore davantage justifiée par la science orthodoxe, qui s’attache à dénigrer tous processus naturels.

Ils ignorent que l’un principe de base, de la vision écologique du monde, est que les bienfaits véritables, et donc la richesse réelle, proviennent du bon fonctionnement du monde naturel.

Un climat favorable et stable, des forêts, des savanes et des terres agricoles fertiles, des rivières et ruisseaux, des sources et réserves d’eau souterraines, des marais et récifs coralliens, des mers et océans et les myriades d’espèces vivantes qui les peuplent.

Voilà ce qu’il faut considérer comme notre véritable richesse.

10/12/2013

La prospérité du pays, la classe moyenne

La classe moyenne est un sujet qui alimente régulièrement les débats.

Est-elle en perte de vitesse?
Supporte-t-elle des dépenses obligatoires toujours plus lourdes?

Telles sont les questions le plus souvent débattues.  

En dépit de cette présence dans le débat public, il existe très peu de données statistiques sur la classe moyenne.
Quelques études ont certes paru ces dernières années sur la distribution des revenus, mais elles mettent en général plutôt l’accent sur l’opposition entre les catégories les plus pauvres et les catégories les plus riches de la population.  

Le rapport, disponible sur le lien, décrit l’évolution et la composition des groupes à revenus moyens.
Il analyse aussi la ponction qui est opérée sur cette catégorie de la population au travers des dépenses obligatoires.

http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/publikationen.html?publicationID=5048

24/09/2013

La communication Politique, c'est comme le chinois, ça s'apprend !

 

Les prestations des candidats au Conseil d'état mon incité à partager une réflexion sur le marketing de nos personnages politiques.

Quand j’écoute les analyses de certains commentateurs politiques, j’ai l'impression que tout était prévisible dès le départ… Ils ne sont jamais surpris.

« Le message de l’un était trop libéral, l’autre trop sécuritaire, et trop étatiste pour le troisième. Ils n'avaient pas su répondre aux attentes des électeurs, etc. »

Eh bien non !

Bien sûr que le message est important.
Les qualités intrinsèques d'une candidature aussi sont importantes.

Mais plus que tout cela, c'est la capacité du candidat et de son équipe à mettre en forme un discours et à transformer des défauts en atouts qui déterminent véritablement l'issue d'une élection.

Lors du choix, les électeurs doivent se prononcer sur une vision de l'avenir qui pourra conduire à de véritables changements dans leur mode de vie, ils ne pardonneront pas à un candidat son inconsistance, qu'elle soit prouvée ou supposée.

Pendant des années, les ressources vitales d'un parti politique en période d'élection ont été les hommes et l'argent.

Désormais et de plus en plus, ce sera l'information, et la transformation de cette information.
Et c'est là que le marketing politique intervient.
Chaque équipe doit mettre toute son énergie au service de la victoire.

Mais dans une campagne électorale la première impression compte plus que tout autre. Il faut éviter de mettre la tactique avant la stratégie, il faut avoir de la rigueur dans les thèmes abordés et dans la manière de le faire (pas trop de thèmes ou d'angles d'attaque différents), il faut maîtriser parfaitement les techniques de la communication politique et établir une stratégie publicitaire plus présente...

Il ne faut pas donner l'impression de vouloir satisfaire tout le monde, avec comme conséquence attendue de ne satisfaire personne.
Si une telle méthode est vouée à l'échec en marketing commercial, elle l’est encore plus en marketing politique.

L’utilisation des techniques de e-marketing n’a pas besoin de moyens énormes pour créer un site internet interactif et la maîtrise de ces techniques apporte un avantage certain.
Si internet est un outil formidable de segmentation des messages à travers le marketing direct, il est aussi un forum d'expression du contre-pouvoir détenu par la société civile.

En ciblant leurs messages d'une manière plus précise et plus pertinente, les candidats réussiront à atteindre des électeurs qui jusqu'à présent ignorés des grands partis parce que difficiles à atteindre.

22/09/2013

La transparence politique n’est plus une « Chimère »

 

Trop souvent quand nous parlons de transparence politique nous nous fixons sur le mode de financement des partis politique.

Ce n’est pas suffisant !

Les véritables enjeux, autour de la transparence politique et de la démocratie, nous obligent à aller la chercher du coté des engagements des  parlementaires au moment des votes et des prise de paroles pendant les débats.

Si certains parlement, notamment le Conseil National ont imposé le vote nominal sur l’ensemble des sujets, encore trop peux de parlement ont adopté ce modèle de  vote.

 

 

Aujourd’hui notre société exige plus !

 

 

La technologie offre  la possibilité à chaque citoyen de retrouver chaque intervention sur chaque thème et ainsi connaitre les prises de portions, les votes de chaque parlementaire.

C’est la seule condition pour restaurer la confiance du citoyen envers la Politique.

Un outil existe.

A découvrir dans l’émission "TTC" du lundi 23 septembre 2013 sur RTS un

20/09/2013

"Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou."

 

Aujourd'hui que nous entrons dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent.

Les "problèmes" énergétiques, sanitaires, économiques, climatiques, etc. sont en faites des symptômes d'un système qui s’essouffle.

Le "second souffle" passera par des modifications sociales et culturelles.

Il faut changer notre manière de penser nos valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.

Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils comprenaient la différence entre croissance quantitative et qualitative. Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Ils sont addicts à la croissance.Ils veulent être utiles, ils ont un outil, ils imaginent donc que leur outil est utile.

Mais en réalité, ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes, mais ils croient que le reste des gens le pensent.

Les Japonais ont un dicton qui dit : « Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou. » 

12/09/2013

Grand Genève… Où sont-ils ?

Le sentiment d'appartenance ne peut se construire instinctivement. On peut contribuer à son jaillissement, des spécialistes en « marketing public » pourraient sans doute y participer.

Où sont-ils ?

Mais rien n’est plus malaisé que de construire une identité, et personne n’assume cette tâche.

Elle est à bien plaire. Si une identité se constitue tant mieux, si non tant pis...

Reste que la question de l’identité est indispensable à la mise en place d'institutions politiques régionales.

 

20/06/2013

L’économie est une religion moderne, avec son Paradis et son Enfer, ses prêtres et son Inquisition.

 

Les économistes ont bricolé un mélange entre certaines hypothèses réalistes et des éléments de leur monde imaginaire et sont venus vers la politique, qu’ils ont voulu investir de leurs croyances.

C’est ici qu’ils se sont transformés en chantres de tout ce qui peut limiter l’exercice de la démocratie, priver la souveraineté populaire de sens et de contenu.

La politique économique menée par ceux que l’on nomme les économistes continue, année après année, à engendrer crises, faillites et autres désastres.

Leurs discours révèlent progressivement le non-dit en matière d’ordre social et politique, ils expriment la dépolitisation des choix économiques.

Les institutions démocratiques sont dépossédées de leur capacité à légiférer, réglementer ou normer, au nom d’un principe de compétence réputé supérieur à la démocratie.

Cette dépossession repose sur les représentations d’une impuissance des institutions démocratiques face aux forces du marché.

Ce dernier, alors entièrement fétichisé, perd son statut d’institution humaine pour s’affirmer comme une forme quasi divine aux arrêts sans appel.

On assiste à la fétichisation des manifestations de l’économie. Elle va de concert avec une réification des acteurs. L’espace de la discussion publique ne peut plus, dès lors, que s’organiser autour de deux pôles.

Le premier, technique, est dévolu aux experts ; c’est celui de l’exégèse des lois naturelles de l’économie.

Le second est éthique ; c’est celui de la compassion que l’on éprouve face aux conséquences de ces lois.

Cette double polarité signe la fin de la politique.

Je ne reproche pas aux économistes de tenir un discours politique, mais de le faire sans en avoir conscience et sans en assumer les conséquences.

L’économie dominante issue du syncrétisme néolibéral propose une vision de l’organisation sociale irréaliste et profondément antidémocratique. Elle est incapable de comprendre la centralité du problème de la coordination dans toute intelligence des activités économiques.

C’est pourtant ce problème qui permet de penser l’enchâssement de l’économie dans la politique. Le fait que les économistes du courant dominant soient obligés de tenir, parfois à leur insu et souvent à leur corps défendant, un discours sur l’organisation politique des sociétés et sur le droit est bien l’ultime démonstration que cet enchâssement est une réalité qui existe quand bien même on serait dans l’incapacité conceptuelle de se la représenter.

Politiquement, la globalisation financière rend impossible le contrôle démocratique, dont elle contourne en permanence les espaces et les temporalités. Elle porte aussi en elle une criminalisation progressive de l’économie mondiale.

 

18/06/2013

Logement : le Conseil d’Etat joue à « perdant-perdant »

 

Des habitants sont déçus par les décisions de François Longchamp de ne pas entrer en matière sur des projets alternatifs, (notamment aux Semailles et à Challendin) qui permettent de construire plus rapidement, et surtout en proposant un urbanisme plus humain et convivial, en rompant avec les sempiternelles et monotones « barres ».

 

Ces habitants sont d'autant plus déçus que François Longchamp, dans ses nombreuses prises de positions publiques depuis qu'il a repris la Présidence du Département de l'Urbanisme, appelle de ses vœux un changement de l'urbanisme à Genève et souhaite donner aux Genevois envie de construire pour leurs enfants.

 

Or, ces projets soutenus par les habitants sont complètement en phase avec le discours du magistrat.

 

Mais quand il s'agit par contre de passer de la parole aux actes, François Longchamp préfère cautionner un système qui a délibérément écarté les habitants de toutes les discussions concernant leurs propres quartiers et qui leur reproche ensuite de venir trop tard avec leurs propositions.

 

On s'achemine donc vers une judiciarisassion des procédures en cours.

Or, c’est bien connu, les oppositions et les recours ne font que retarder les projets, ils ne les améliorent pas.

 

Ainsi, c’est bien à « perdant-perdant » que joue le Conseil d’Etat:

 

- perdants, les promoteurs, qui vont encore devoir attendre des années pour construire.

 

- perdants, les Genevois, qui vont devoir attendre plus longtemps pour avoir moins de logements et un urbanisme qui ne fait plus rêver personne.

 

La crise du logement est décidément une bien belle excuse pour beaucoup de médiocrité.

 

Et elle ne se résoudra que lorsque les procédures d'urbanisation impliqueront réellement les habitants dans les projets les concernant.