11/08/2018

Densité, seuil de tolérance

La densité urbaine est une notion difficile à appréhender car elle est subjective et difficilement mesurable.
 
Il n’existe pas un indicateur universel pour exprimer la densité mais plusieurs :- la densité de population, la densité résidentielle et le coefficient d'occupation du sol.
 
Ces outils permettent de comparer des densités dans différents quartiers mais ils sont tous imparfaits car ils ne disent rien sur la forme des bâtiments ou sur l'ambiance qu'ils génèrent.
Selon la configuration spatiale, en effet, des densités identiques peuvent créer soit un sentiment de stimulation, soit d'oppression.
 
Nous entrons ici dans la notion de densité perçue qui reflète le ressenti des habitants mais qui n’est pas
mesurable.
Chaque individu possède son « seuil de tolérance » face à la densité.
 
Tout l’enjeu du développement durable est d’arriver à rendre acceptable l’idée qu’une ville dense peut être compatible avec une bonne qualité de vie.

29/07/2018

Le bruit rend malade et il n'existe aucun droit au calme dans notre société !

Chacun perçoit le bruit de manière très subjective et en fonction de nombreux facteurs: la personnalité, l'âge, le bien-être psychique et physique, le vécu sonore, le moment de la journée et les facteurs acoustiques qui définissent le bruit. 

 

Toutefois, le bruit est une forme de pollution environnementale sous-estimée et négligée. Un bruit trop présent peut nous rendre malades (troubles du sommeil, stress, nervosité, agitation, abattement, troubles de la concentration, baisse des performances, augmentation de la pression sanguine, problèmes cardio-vasculaires).

 

Or nous ne pouvons pas échapper aux nuisances sonores, ni le jour ni la nuit, car nous n'avons pas la possibilité de fermer nos oreilles.

 

Les mesures prises jusqu’ici pour lutter contre le bruit ne suffisent pas à garantir notre qualité de vie. Il est temps de passer à la création de notre espace sonore.

 

Il est nécessaire de créer des zones de calme (les zones calmes, bruit du trafic inférieur à 40 décibels (dB) durant la journée, sont rares).

 

Il suffirait d’une baisse de 6 dB sur l’ensemble de la ville pour qu’apparaissent de nouvelles zones de tranquillité.

 

Cette perspective est de l’ordre du possible. Il faudrait d’abord canaliser les véhicules vers les routes principales.

 

Sur ces axes, la pose ciblée de revêtements silencieux dans les localités permettrait d’obtenir, pour une vitesse de 40 km/h et plus, une réduction allant jusqu’à 5 dB. Dans les quartiers résidentiels, le niveau sonore pourrait être abaissé d’un maximum de 2 dB si la limitation de vitesse passait de 50 à 30 km/h.

25/05/2018

Eh bien non !

Quand j’écoute les analyses de certains commentateurs politiques dans les jours qui suivent une élection, j’ai l'impression que tout était prévisible dès le départ…

Ils ne sont jamais surpris.« Le message de l’un était trop libéral, l’autre trop sécuritaire, et trop étatiste pour le troisième.
Ils n'avaient pas su répondre aux attentes des électeurs, etc. »

Eh bien non !

Bien sûr que le message est important.
Les qualités intrinsèques d'une candidature aussi sont importantes.
Mais plus que tout cela, c'est la capacité du candidat et de son équipe à mettre en forme un discours et à transformer des défauts en atouts qui déterminent véritablement l'issue d'une élection.

Lors du choix, les électeurs doivent se prononcer sur une vision de l'avenir qui pourra conduire à de véritables changements dans leur mode de vie, ils ne pardonneront pas à un candidat son inconsistance, qu'elle soit prouvée ou supposée.

Pendant des années, les ressources vitales d'un parti politique en période d'élection ont été les hommes et l'argent. Désormais et de plus en plus, ce sera l'information, et la transformation de cette information.

Et c'est là que le marketing politique intervient.
Chaque équipe doit mettre toute son énergie au service de la victoire.
Mais dans une campagne électorale la première impression compte plus que tout autre. Il faut éviter de mettre la tactique avant la stratégie, il faut avoir de la rigueur dans les thèmes abordés et dans la manière de le faire (pas trop de thèmes ou d'angles d'attaque différents), il faut maîtriser parfaitement les techniques de la communication politique et établir une stratégie publicitaire plus présente...
Il ne faut pas donner l'impression de vouloir satisfaire tout le monde, avec comme conséquence attendue de ne satisfaire personne.
Si une telle méthode est vouée à l'échec en marketing commercial, elle l’est encore plus en marketing politique.

L’utilisation des techniques de e-marketing n’a pas besoin de moyens énormes pour créer un site internet interactif et la maîtrise de ces techniques apporte un avantage certain.
Si internet est un outil formidable de segmentation des messages à travers le marketing direct, il est aussi un forum d'expression du contre-pouvoir détenu par la société civile.
En ciblant leurs messages d'une manière plus précise et plus pertinente, les candidats réussiront à atteindre des électeurs qui jusqu'à présent ignorés des grands partis parce que difficiles à atteindre.

27/04/2018

Politique : la loi du "donnant-donnant"

Comme Tocqueville l’avait déjà démontré, notre société, et particulièrement à Genève, est irriguée et organisée par de nombreuses associations : de consommateurs, à caractère religieux, professionnel et des lobby lobbies en tout genre.

 

Ces groupes constituent un véritable pouvoir social et sont financés par des fonds privés ou/et publics.

 

Ils influencent le débat public en définissant régulièrement de nouveaux enjeux. L’autre conséquence est une conception de la politique comparable à celle d’un échange commercial qui suit la loi du « donnant-donnant »

 

Par exemple : je suis enseignant, très concerné par l'avenir de notre système éducatif, et j'assure la présidence de mon syndicat professionnel. Si vous, "X", me promettez d'augmenter le budget de l’enseignement, je vous promets en échange le soutien de mon syndicat.

 

26/04/2018

Le SPMI dysfonctionne, encore...

Charlotte Fouda Amougou et Hayet Abesse, accompagnées de Sanja Duvnjak, témoignaient samedi 7 avril à propos des dysfonctionnements graves du Service de Protection des MIneurs (SPMI).
 
http://audioblog.arteradio.com/post/3084929/spmi__service_dysfonctionnel_/
 
Un audit des institutions qui se disent "d'assistance sociale" est nécessaire, afin de mettre en lumière les dérives dont ces services se rendent régulièrement coupables.
 
Pour que le SPMI, aussi l'Hospice généra et le Service des curatelles et tutelles remplissent réellement leur rôle de protection, de préservation du lien familial et de la dignité humaine, rôle pour lequel il est mandaté.

Un témoignage de Shady Ammane, sur Radiolac, est à écouter aussi ::https://www.radiolac.ch/actualite/des-peres-divorces-souvent-en-souffrance/
 

16/04/2018

L’individualisation favorise l’abstention.

C’est la culture du « chacun son choix» et non pas du « chacun pour soi». Dans tous les domaines de la vie, les individus se veulent originaux, ils veulent réfléchir leurs choix et pas se les laisser dicter par la tradition, leurs parents, les habitudes, les maîtres à pensée, les institutions …

Ces choix ne sont en rien automatiques ou déterminés d’avance, ils se font dans le tâtonnement et les hésitations, chacun estimant avoir le droit de faire ses expériences, d’éprouver ce qui fait sens pour lui.

Avant de se décider, aussi bien en matière familiale que professionnelle, religieuse ou politique, chacun veut avoir de bonnes raisons d’agir.

En matière politique, cette montée de l’individualisation favorise  l’abstention.

14/04/2018

Plurielle, ouverte ou positive...

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cette diversité terminologique cache mal certaines ambiguïtés, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.

A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements. 

Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près. Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur l'avortement ou le mariage de personnes du même sexe.  

Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.  

La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Eglises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.  

Ce que cherchent les Eglises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’Etat, c’est la reconquête d’un espace de conviction.  

 

Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

13/04/2018

Gauche/droites, les 3 Droites...

L'opposition entre gauche et droite est la principale clé de lecture de notre vie politique. Cependant, le clivage gauche/droite n'en n'est pas moins contesté.

 

Si, la majorité d’entre nous continuons à nous identifier avec la gauche ou avec la droite, cette vision de l'organisation du jeu politique est remise en cause par certains, et notamment par les forces politiques.

 

Le clivage gauche/droite ne résume pas l'ensemble des enjeux et des oppositions politiques et ne devrait pas être fondé sur une opposition étanche entre majorité et minorité.

 

Malgré la montée de nouveaux enjeux, le clivage droite/gauche résiste, même si les deux pôles se rejoignent sur des thèmes qui les avaient beaucoup opposés, questions de société, voire d'économie.

 

Mais, je dois bien me rendre dompte, que face au parlement cantonal, le clivage gauche /droite est une réalité.

 

Et, il existe bel et bien plusieurs droites à Genève. J’en identifie au moins trois : une droite élitiste (PLR/PDC), une droite (UDC/MCG) et une droite économiquement, écologiquement et socialement responsable...

 

Mais sur quelles valeurs les électeurs se départageront ?

12/04/2018

Politique: de l’étrange étrangeté...

D’un côté, des hommes et des femmes qui se retrouvent dans des situations de souffrance et de désespoirs de l’autre, des responsables politiques qui font de leur mieux pour traiter des problèmes.

 

Les uns parlent de leur vie, les autres répondent par des chiffres souvent abstraits.

Les citoyens attendent des orientations d’ordre du symbolique alors que les politiques apportent des réponses d’ordre économique.

 

On constate un écart entre ce que vivent les « gens» et ce que font les «politique».

 

L’état devient incapable de tenir son rôle de régulation entre une économie qui lui échappe et une société dont la cohésion est menacée.

 

Cet écart est révélateur de l’« étrange étrangeté» qui nous frappe ; un mélange d’incompréhension, d’incohérence, d’injustice d’impuissance et d’inégalité

09/04/2018

Partitocratie contre Démocratie, les 4 tares

Montesquieu insistait sur la séparation des pouvoirs, idéal à atteindre pour garantir les libertés citoyennes. En abattant toutes les cloisons entre ces pouvoirs, la partitocratie a annulé la démocratie.

Par rapport à l’idéal démocratique, la partitocratie constitue donc une régression. Et non, comme elle le prétend trop souvent, son accomplissement définitif.

A la lecture des disciples de Marco Minghetti, je constate quelques tares à la partitocratie :

 

Première tare: Les “démocraties” multipartites ont œuvré pour que soient exclues de l’administration toutes les personnalités compétentes. Celles-ci se sont recyclées dans le secteur privé, affaiblissant du coup les pouvoirs réels de contrôle de l’administration étatique.

 

Deuxième tare: le personnel administratif est recruté trop exclusivement parmi les juristes, dont la tendance est de vénérer le formalisme juridique au détriment de toutes les autres démarches de l’esprit.

 

 

Troisième tare: le personnel administratif, recruté par les instances partisanes, se ligue et intervient lourdement dans les mécanismes de la décision politico-administrative ou bloquent la machine étatique pour obtenir des avantages de toutes sortes, salariaux ou autres. Le risque est patent: aucun correctif aux dysfonctionnements ne peut plus être apporté, même s'il égratigne très partiellement, les intérêts immédiats et matériels des fonctionnaires.

 

 

Quatrième tare: l’indépendance des juges est lettre morte. Les collusions entre élus de la classe politique et magistrats entraînent des alliances fluctuantes entre les uns et les autres, au détriment des simples citoyens non encartés et non politisés.

06/04/2018

Politiciens à la recherche de la respectabilité

La respectabilité est cette chose indispensable pour accéder à quelques positions prestigieuse quelles que soient, notamment l'investiture majeure d'un parti pour une élection capitale.

 

Le temps où la respectabilité s'obtenait en portant simplement de sinistres vêtements de prix, de beaux diplômes et mérites, est depuis longtemps révolu.

 

Rechercher la respectabilité implique désormais de défendre activement et farouchement les idées la plus conventionnelle face notamment au péril qu'on qualifie d'extrême des idées moins conventionnelles.

 

Défendre des idées conventionnelles est intrinsèquement difficile, puisque, de par leur nature, elles ne reposent pas sur des fondements raisonnés mais sur des renoncements réputés nécessaires.

 

Ces renoncements incarnés sont difficile à gérer pour des politiciens se donnant la quête de la respectabilité comme limite indépassable de leur pratique politique.

 

J'attribue d'ailleurs à cette caractéristique saillante le flou argumentatif et les procédés racoleurs qui semblent caractériser l'ensemble des slogans créés pour l'élection au Conseil d'Etat

03/04/2018

Combien coûte un parti politique ?

Au minimum, 300'000.- par an pour un parti avec des ambitions cantonales. Toutefois, il faut investir en tout cas sur 5 ans, soit 1'500'000.- par législature, si l’on veut avoir une chance d’élire des candidats.

 

Démonstration :

Locaux : 100m2 à 300.- soit 30'000.-/an.

Personnel : 1 secrétaire central ; 120'000.-/an.

1 secrétaire administratif ; 75'000.-/an.

Campagnes électorales : 60'000.-/an, soit 240'000 pour une élection au Grand Conseil.

Actions promotionnelles : 15'000.-/an.

Voilà… c’est un total de 300'000.-

 

Et bien sur, j’oublie les charges inhérentes aux diverses sections communales.

On peut ajouter 20'000.-/an par section !

 

01/04/2018

Petit manuel de sagesse politique...

En cette période électorale, il est de bon ton de rouvrir le petit manuel de sagesse politique...

 

Extraits :

"La différence entre l'homme politique et l'homme d'État, le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération". James Freeman Clarke (1810-1888).

 

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux l'autorité de personne, alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."  Platon (IVe siècle av. J.C.).

 

"Celui qui se conduit vraiment en chef ne prend pas part à l'action."
Lao Tseu (570-490 av.J.C.)

 

Retrouvez plus de 2’500 de ces bons mots dans le livre  "La Politique en citations". Souvent drôles, parfois féroces, toujours pertinentes dans leur impertinence même, vous serez étonnés de l'actualité de citations datant parfois de plusieurs millénaires !

Bien plus qu'un simple recueil, ces quelque 2500 citations empruntées à près de 600 auteurs constituent un véritable "Petit manuel de sagesse politique".

30/03/2018

L'expression fidèle et sûre de la volonté du corps électoral est-elle garantie ?

Pour rappel la Constitution fédérale garantit les droits politiques (art. 34). Cette garantie protège notamment «l'expression fidèle et sûre» de la volonté du corps électoral.
 
Pourtant le mode de scrutin qui préside à la désignation du Grand conseil genevois, est loin de respecter le principe de la proportionnalité à cause de l'existence d'un quorum électoral.

La liberté de choix du corps électoral est donc restreinte. Soit les électeurs et électrices se résignent à un vote utile qui ne traduit pas leurs préférences politiques, soit ils renoncent à s'exprimer, ce que confirme un taux d'abstention élevé.

Le système actuel favorise les grands partis, donc ils ne sont pas motivés par l'introduction d'un article poursuivant un tel objectif

Reste l’initiative constitutionnelle dont pourrait se saisir les petites formations politiques, pour une fois unies sur une proposition.

Et profiter, aussi, de l'occasion pour supprimer les apparentements de listes qui faussent la libre expression de la volonté politique.

 

29/03/2018

De "Verts" à écologiste...

Dès ses débuts le mouvement écologiste a développé une pensée politique prenant en compte non seulement les être humains mais aussi le cadre naturel dans lequel ils évoluent.

 

Cette écologie n'est qu'une écologie restreinte.

 

Le temps est venu de réfléchir à une écologie généralisée qui pense la culture et la société, qui s'intéresse au conditions d'existence et aux écosystèmes sociaux.

 

Une politique qui tienne compte de l'individu et de sa complémentarité avec le collectif, de son désir d'indépendance et son besoin d’attachement, de ses objectifs économiques et de son désir de sens.

 

Et répondre à ces deux questions fondamentales :
Dans quel monde souhaitons vivre ?
Quelle vie voulons-nous mener ?

22/03/2018

Quelle valeur fiscale pour Genève ?

L'administration genevoise propose un taux unique à 13%


Je pense qu’avant d’établir un taux d’imposition, nous devrions définir la Genève que nous souhaitons et sur cette base définir la valeur fiscale des atouts de Genève.

 

Ma proposition : 

Stabilité politique

3,89

Infrastructure efficace

3,02

Localisation idéale et accès facile

2,67

Qualité de la vie, loisirs et offre culturelle

2,27

Personnel hautement qualifié

1,44

Education et formation

0,96

Atmosphère internationale

0,75

 

soit 15%.

25/02/2018

Impuissance des institutions démocratiques face aux forces du marché.

Les économistes ont bricolé un mélange entre certaines hypothèses réalistes et des éléments de leur monde imaginaire et sont venus vers la politique, qu’ils ont voulu investir de leurs croyances.

C’est ici qu’ils se sont transformés en chantres de tout ce qui peut limiter l’exercice de la démocratie, priver la souveraineté populaire de sens et de contenu.

La politique économique menée par ceux que l’on nomme les économistes continue, année après année, à engendrer crises, faillites et autres désastres.

Leurs discours révèlent progressivement le non-dit en matière d’ordre social et politique, ils expriment la dépolitisation des choix économiques.

Les institutions démocratiques sont dépossédées de leur capacité à légiférer, réglementer ou normer, au nom d’un principe de compétence réputé supérieur à la démocratie.

Cette dépossession repose sur les représentations d’une impuissance des institutions démocratiques face aux forces du marché.

Ce dernier, alors entièrement fétichisé, perd son statut d’institution humaine pour s’affirmer comme une forme quasi divine aux arrêts sans appel.

On assiste à la fétichisation des manifestations de l’économie. Elle va de concert avec une réification des acteurs. L’espace de la discussion publique ne peut plus, dès lors, que s’organiser autour de deux pôles.

Le premier, technique, est dévolu aux experts ; c’est celui de l’exégèse des lois naturelles de l’économie.

Le second est éthique ; c’est celui de la compassion que l’on éprouve face aux conséquences de ces lois.

Cette double polarité signe la fin de la politique.

Je ne reproche pas aux économistes de tenir un discours politique, mais de le faire sans en avoir conscience et sans en assumer les conséquences.

L’économie dominante issue du syncrétisme néolibéral propose une vision de l’organisation sociale irréaliste et profondément antidémocratique. Elle est incapable de comprendre la centralité du problème de la coordination dans toute intelligence des activités économiques.

C’est pourtant ce problème qui permet de penser l’enchâssement de l’économie dans la politique. Le fait que les économistes du courant dominant soient obligés de tenir, parfois à leur insu et souvent à leur corps défendant, un discours sur l’organisation politique des sociétés et sur le droit est bien l’ultime démonstration que cet enchâssement est une réalité qui existe quand bien même on serait dans l’incapacité conceptuelle de se la représenter.

Politiquement, la globalisation financière rend impossible le contrôle démocratique, dont elle contourne en permanence les espaces et les temporalités. Elle porte aussi en elle une criminalisation progressive de l’économie mondiale.

09/02/2018

Politique...

C'est ce mélange si particulier du vice et de la vertu qui fait la qualité d'un personnage politique...

22/01/2018

La Politique en 1 click

Si au début du 21ème siècle le savoir–faire de l’activisme en ligne était du domaine des webmasters, il faut remarquer qu’aujourd’hui avec la démocratisation des technologies, la communication politique est caractérisée par l’utilisation de réseaux sociaux ne nécessitant pas de connaissances techniques particulières.

Ces outils favorisent de nouveaux types de mobilisation et un activisme hors des partis constitués.

Ce comportement politique ne résulte plus d’habitudes, il est à l’image du « citoyen-consommateur » émancipé des structures hiérarchisées. Il est disposé à des formes d’engagements spontanés et flexibles.

Ces nouvelles formes semblent correspondre à un consommateur nomade aux priorités variées et par définition infidèle.

Cet activisme peut suggérer aussi un militantisme que l’on effectuerait depuis son divan en rejoignant d’un simple click diverses causes. Mais il peut aussi être lié à des formes plus structurées et durable, de manière collaboratives.

18/01/2018

Il est si facile de se couler dans un moule

L’éthique exige souvent d’aller à l’encontre du consensus ambiant au risque parfois d’une traversée du désert…

Les managers sont plus que jamais obligés de s’interroger sur leurs valeurs personnelles et le sens de leurs actions.

Ils se trouvent un jour confrontés à l’un de ces choix cornéliens où s’affrontent convictions personnelles, et exigences professionnelles. Les contraintes du court terme, l’obsession des résultats et la crainte de perdre son boulot s’allient pour augmenter la pression.

Comment trouver un compromis pour ménager la chèvre et le chou ?

Alors qu’il est si facile de se couler dans le moule.

Mais il est possible de diriger sa vie et sa carrière, sans trahir ses valeurs, que la crise soit mondiale ou liée à l’actualité de l’entreprise, sans trahir ses valeurs, ni mettre en danger sa carrière.