Genève

  • Migration et intégration

    Une politique d'intégration axée sur la gestion des emplois ne permettra pas de répondre aux défis du futur.

    Les problèmes linguistiques à l'école, l'isolement des parents et la formation déficiente des jeunes le démontrent clairement.

    Une intégration active doit être considérée comme un investissement permettant de valoriser le potentiel de la population migrante.

    Hors, depuis l’entrée en vigueur de laLEtr au 1er janvier 2008 (basée sur un processus de réciprocité auquel les étrangers doivent participer) nous devons malheureusement constater que l’esprit de cette loi est un échec.

    Les migrants réclament une politique de participation sociale… Ils manifestent la volonté de participer à la vie économique , d'acquérir une formation, de respecter l'ordre juridique et d’apprendre notre une langue.

    A nous de leurs donner les moyens et la motivation de contribuer au développement de notre pays.

    Aujourd’hui, nous devons veiller à une meilleure participation des migrants dans tous les rouages de notre société.

  • Lieux de vie

    Lieux d’excellence dans la prise en charge des patients, les établissements hospitaliers sont aussi des lieux de vie pour les patients comme pour les professionnels qui y travaillent ; les logiques humaines, professionnelles ou d’organisation doivent se concilier, exercice délicat au quotidien.

    Les patients hospitalisés et leurs proches témoignent bien souvent et en même temps de l’humanité des professionnels de santé et des difficultés qu’ils ont rencontrées au sein de l’institution hospitalière.

    Cependant, malgré les progrès accomplis, certaines plaintes d’usagers témoignent d’attentes interminables et inexpliquées, d’entraves et de contraintes qui paraissent absurdes, d’un manque d’écoute, de considération ou d’information.

    C’est ce qui est appelé ici la maltraitance « ordinaire », parce qu’elle n’est pas hors du commun et que le risque le plus important de maltraitance réside dans sa banalisation, son « invisibilité et donc son acceptation passive.

    D’autres l’ont appelée, à juste titre aussi, maltraitance « institutionnelle » ou « passive».

  • Les conceptions de la Liberté

    La tradition républicaine rejoint l’opposition au libéralisme sur un point majeur : la conception de la liberté.

    Du côté libéral, lsaiah Berlin, a codifié, il y a plus d'un demi-siècle, une conception de la liberté qui est un peu le vade-mecum du libéralisme. Berlin distingue deux sortes de liberté : la liberté négative qui est définie comme l’absence d’interférences, la liberté positive qui est la maîtrise de soi.

    Cette distinction recoupe à peu près celle de la liberté des Anciens et des Modernes de Benjamin Constant où l'on est passé de la liberté des Anciens, qui est in-fine celle de se gouverner soi-même, à celle des Modernes qui consiste à ne pas subir de contraintes. Or cette distinction peut-être réductrice.

     

    Il existe une autre façon de comprendre la liberté et ses exigences institutionnelles. C’est la conception républicaine. Elle consiste en une absence de domination. Cette tradition est celle de Montesquieu, Tocqueville et Rousseau. Mais en général, si la tradition républicaine insiste sur la participation au pouvoir, c’est pour éviter l’écueil de l’interférence.

     

    Pour Michael Walzer « On ne saurait former une société d’individus libres au sens libéral du mot sans mettre en place un processus de socialisation, une culture prônant l’individualité, et un régime politique soutenant ces valeurs, dont les citoyens soient prêts à se mobiliser pour elle ».

     

    En d’autres termes, cette société représenterait pour la plupart de ses membres une association involontaire. Cela signifie que la liberté libérale n’est pas neutre et oblige les individus à rentrer dans un format qu’ils peuvent légitimement récuser. La limite de la conception libérale de la liberté est qu’elle absolutise cette liberté au mépris d’une réelle liberté de choix.

     

    L’absolutisation de la liberté peut être un déni d’autres valeurs humaines et de la liberté de les défendre.

  • Une démocratie à réinventer

     Il y a plusieurs façons de faire de la politique. Il n’y a pas que le lobbying, les campagnes électorales ou l’engagement dans les partis politiques qui intéressent les citoyens, il y a aussi la démocratie en ligne.

    On a le droit de demander des informations à nos autorités et ceux-ci ont le devoir de nous répondre (ce qu’ils ne font pas toujours), mais nous avons besoin de relations avec eux pour bâtir de bons services. Ce sont les services transparents qui sont les plus efficaces.

    Mais force est de reconnaître qu’en tant que citoyens, nous naviguons dans le noir sur la manière dont fonctionnent nos gouvernements, nous avons besoin d’informations lisibles par les ordinateurs et pas seulement par les humains.

    Il faut créer un site Internet permettant aux citoyens de faire part, très simplement, des problèmes locaux, dans leur rue, dans leur quartier. Des problèmes qu’ils voudraient bien voir résoudre par leurs élus

    La transparence, la collaboration et l’engagement sont les trois principaux indicateurs de la démocratie.

  • La Politique a-t-elle encore un sens

    L'opposition entre gauche et droite est la principale clé de lecture de la vie politique. Cependant, le clivage gauche/droite n'en n'est pas moins contesté.

    Si, la majorité d’entre nous continuons à nous identifier avec la gauche ou avec la droite, cette vision de l'organisation du jeu politique est remise en cause par certains, et notamment par les forces politiques : le clivage gauche/droite ne résume pas l'ensemble des enjeux et des oppositions politiques ne devrait pas être fondé sur une opposition étanche entre majorité et opposition.

    Malgré la montée de nouveaux enjeux, le clivage droite/gauche résiste même si les deux pôles se rejoignent sur des thèmes qui les avaient beaucoup opposés, questions de société, voire d'économie.

    Mais, je dois bien me rendre dompte que face au parlement, cantonal ou municipal, le clivage gauche /droite est une réalité.

    Et, il existe bel et bien plusieurs droites à Genève. J’en identifie au moins trois ; une droite élitiste et arrogante, une droite nationaliste et populiste et une droite sociale qui a oublié d’être populaire.

    Quelles sont les valeurs sur lesquelles les acteurs politiques et les électeurs se départagent ?

  • Tout est question de culture

    Il n'y a pas de domaine de la vie qui ne soit culturel, pas même l'activité politique, économique, sociale, religieuse ou personnelle

    Chaque politique, comme chaque économie est l'expression d'une culture.

    On ne saurait donc réduire le culturel à un secteur, à côté ou à l'intérieur de l'économique, du politique, du social, comme on le fait généralement.

    Une façon de prendre conscience et de faire prendre conscience du caractère omniprésent et imprégnant de la culture dans nos vies, c'est de parler de notre notion culturelle, de notre culture politique, culture économique, culture familiale, culture sociale (voisinage, amitié, démocratie et de citoyenneté, civiliste et sociétale), de notre culture religieuse, de notre culture médicale, de notre culture de la communication, notre culture linguistique, juridique, éducative, scientifique, alimentaire, récréative et artistique, culture du travail et des loisirs, de notre culture technique, organisationnelle, scientifique et ethnique.

  • Un budget exige une responsabilité des politiques

    La politique budgétaire est considérée comme durable si, à la fin de la période considérée (2003 - 2050), le taux d'endettement n'a pas augmenté.
     
    Malheureusement, les calculs de l'administration fédérale des finances montrent que le vieillissement de la société conduit à un surcroît considérable des charges pour les finances publiques, qui entraînera à son tour une augmentation massive de la dette publique.
     
    Par rapport à la capacité économique de la Suisse, c'est-à-dire à la création de valeur de l'ensemble de l'économie (PIB), l'endettement aura passé de quelque 50 % en 2005 à environ 130 % en 2050. 
     
    Plus le pouvoir politique repousse les réformes, plus grandes devront être les corrections par la suite : dès 2020, le défaut de financement atteindra entre 2 et 2,9 % du PIB par année.
    L’endettement croissant de la société ne pourra être maîtrisé que si les réformes destinées à préserver l'Etat social sont décidées et mises en œuvre à temps.
     
    Plus les réformes interviendront tard, plus les corrections qui s'imposeront seront importantes. Ces prochaines décennies, il faudra aussi tenir compte de risques tels que les conséquences des changements climatiques, les épidémies ou une raréfaction et donc un renchérissement des ressources naturelles.
     
    C'est pourquoi il convient d'insister sur le fait que les finances publiques sont exposées à d'autres risques qu'il n'est pas aisé de quantifier et qui soulignent encore la nécessité d'agir au niveau politique

  • L'autre n'est pas seul.

    Décembre ! Des centaines de personnes dans les magasins à la recherche de cadeaux... Des idées de cadeaux, ce n’est pas facile à trouver !

    L'un a déjà tout ce dont il a besoin et je ne sais jamais quoi offrir à l'autre. En plus, à Noël, nous recevons toujours des cadeaux inutiles que nous devons toujours aller les changer en janvier. Voilà qui démontre que l’objet en soi compte souvent moins que le geste d’offrir et l’instant de surprise.

    Mais le cadeau s’inscrit aussi dans une relation de dons et de contre-dons où s’entrecoupent des questions de valeur et de pouvoir. Il est des situations où offrir peut aussi apparaître comme une manière d’exercer son pouvoir, d'attendre en retour une forme d’amour ou d’attention.

    Il engage non seulement celui qui donne mais aussi celui qui reçoit. Dans ces conditions, trouver le cadeau idéal peut s’avérer un vrai défi, et feindre sa joie tournera au supplice pour le ou la destinataire.

    D’où le casse-tête des présents de fin d’année. Cela dit, la majorité d’entre nous afflue vers les boutiques animée des meilleures intentions et ne cherchant à manifester à son entourage qu’affection et amitié.

    Les fêtes de fin d’année ne sont-elles pas une occasion de dire à l’autre qu’il n’est pas seul ?
     

  • Habitat et vieillissement de la population

    La proportion des personnes âgées dans la population ayant toujours été, jusqu’à une période récente, minoritaire, l’urbanisme et la conception des logements n’ont jamais été pensés en fonction des besoins particuliers du grand âge.
    La Suisse se prépare depuis quelques décennies au vieillissement, mais elle s’y est d’abord intéressée sous l’angle des retraites, puis sous l’angle médicosocial.

    Les diverses politiques adoptées prennent peu en compte les questions de logement. Alors même que le maintien à
    domicile des personnes âgées est préconisé.


    Une illustration frappante est fournie par les ensembles d’habitat social, la majorité ont été construit il y a quelques décennies pour une population jeune, en forte expansion et composée de familles.


    Le défi est d’autant plus important aujourd'hui, que l’effort à fournir ne peut se limiter au seul logement. Pour que la personne âgée demeure autonome, c’est tout son environnement qui doit être adapté; parties communes, accès à l’immeuble, voirie, transports, présence de services à proximité, etc.

  • Addicts à la croissance

    Nous sommes rentrés dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent : la fin du secret bancaire, le changement climatique, la dégradation du contrat social, etc.

    Mais nous devons comprendre qu'il ne s'agit pas de problèmes mais bien de symptômes. Nous devons changer notre manière de mesurer les valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.

    Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils saisissaient la différence entre quantité et qualité.

    Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Mais c'est un mythe de croire que la croissance va résoudre nos problèmes économiques, sociétaux et écologiques.

    Nos dirigeants sont « addicts » à la croissance, mais ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes et ils croient que les personnes le pensent.

  • "Genève-Regards croisés"

    FB_IMG_1574141754435.jpgA l'occasion de la sortie du livre "Genève-Regards croisés" des photographes de l'agence 7ex, la Fondation WRP présente une sélection de photos extraites du livre du 21 au 24 novembre 2019.
    Vernissage le 21 novembre dès 17:00, 12 rue François-Bonivard (Place Dorcière, gare routière)
    Exposition: vendredi 22 - samedi 23 de 11:00 - 19:00 / Dimanche 13:00-17:00

  • L'étrange étrangeté

    D’un côté, des hommes et des femmes qui se retrouvent dans des situations de souffrance et de désespoirs, de l’autre des responsables politiques qui font de leur mieux pour traiter des problèmes.

    Les uns parlent de leur vie, les autres répondent par des chiffres souvent abstraits.

    Les citoyens attendent des orientations d’ordre du symbolique alors que les politiques apportent des réponses d’ordre économique.

    On constate un écart entre ce que vivent les « gens» et ce que font les «politique».

    L’état devient incapable de tenir son rôle de régulation entre une économie qui lui échappe et une société dont la cohésion est menacée.

    Cet écart est révélateur de l’« étrange étrangeté» qui nous frappe ; un mélange d’incompréhension, d’incohérence, d’injustice d’impuissance et d’inégalité.

  • Assurer le bonheur de chacun.

    La qualité de vie met l’accent sur l’intérêt général en tant qu’important moyen d’assurer le bonheur de chacun.

    Au fil des ans, ont été élaboré plusieurs indices pour tenter de remplacer le PIB :

    L’indice de bien-être durable (IBED) commence par les dépenses de consommation personnelle, puis ajoute le travail ménager non rétribué, puis l’on soustrait l’activité qui vise essentiellement à atténuer des pertes (dépenses liées à la criminalité, à la pollution et aux accidents. L’IBED est également ajusté en fonction de l’inégalité des revenus et de l’épuisement des ressources naturelles

    L’indice de progrès véritable (IPV) inclut nombre des mêmes critères, mais Ii ajoute la valeur du travail bénévole dans la communauté et soustrait la perte de temps de loisir.

    L’indice de santé sociale (ISS) mesure seize indicateurs socioéconomiques, notamment la mortalité infantile, l’exploitation des enfants, leur pauvreté, les suicides des adolescents, la toxicomanie, le taux d’échec scolaire, les revenus hebdomadaires moyens, le chômage, la couverture d’assurance maladie, la pauvreté chez les personnes âgées, les homicides, le logement et l’inégalité des revenus.

    L’indice de bien-être économique (IDEE) prend en compte des facteurs tels que le taux d’épargne des ménages et l’accumulation de capital tangible qui mesurent le sentiment qu’on peut avoir de sa sécurité.

  • L'écologie fiscale, c'est...

    Sortir notre société du productivisme, pratiquer une politique de Santé (la maladie est ce qui coûte le plus à nos budgets), mieux utiliser les fonds publics et reconnaître l'écologie fiscale résoudront les problèmes de pouvoir d'achat.
    Enfin, transférer autant que se peut la fiscalité du travail sur la fiscalité écologique est indispensable.

    >Remplacer la TVA classique par une TVA écologique dont le produit réduira les charges sur le travail (TVA réduite sur les produits de première nécessité, les produits bio, en vrac, les vélos, les produits à faible consommation d'énergie... et TVA élevée sur les produits importés, les produits à forte consommation électrique, la viande issue d'élevages en batterie...).

    >Incitatif à l'investissement dans l'alternatif et la création d'activités non-polluantes..
    Inciter l’épargne individuelle des ménages et des entreprises vers les investissements écologiques par la création d’un compte vert

    >Annuler progressivement dépenses publiques néfastes pour l’environnement et la santé

    > Mettre en place un système de prix de l'essence plus cher à la pompe à partir des automobiles qui dépassent 140 gr de CO2.

    >PV proportionnel à la cylindrée du véhicule.

    >Donner la capacité de sanction à la Cour des Comptes.

    >Taxer les ordures ménagères proportionnellement à leur volume.
    Instaurer une contribution climat / énergie, comportant une part liée au contenu carbone et une autre part liée à la consommation d’énergie

    >Taxer les marchandises en proportion du transport.

    > Développer une fiscalité nationale cohérente

    > Mettre fin à l'optimisation fiscale des groupes internationaux (les Etats-Unis le font déjà).

    > Supprimer les parachutes dorés et les retraites chapeau pour les dirigeants des grandes entreprises.

    > Légiférer pour que les entreprises ayant des filiales dans les paradis fiscaux ou travaillant avec des banques œuvrant avec les paradis fiscaux, en informent leurs clients et le public.

  • Les Verts face à l’importance de l’enjeu

    Un des principes fondateur de l’écologie politique est de ne pas offrir un « prêt-à-penser » mais de rendre toujours possible l’expression de la capacité créative. On y trouve aussi la place déterminante qu’occupe l’antiétatisme : l’opposition à un état autoritaire qui écrase l’individu.

    Sans oublier l’éthique de la responsabilité dans la société, dont le niveau immédiat d’application est individuel, qui fournit un horizon politique et formule un objectif positif.

    La responsabilité est en définitive le meilleur moyen d’échapper à une norme coercitive institutionnalisée et d’éviter l’intervention de la loi normative, en posant nos propres limites individuellement.

    Antiétatisme et responsabilité individuelle ne sont, définitivement, pas des valeurs de gauche.

    Aujourd’hui, les « Verts », face à l’importance de l’enjeu, impliquent la mise en œuvre de mesures dont le caractère est impopulaire, et pour eux, avancer vers une société écologique, c’est d’abord renoncer et pour y parvenir l’action autoritaire est une tentation.

  • Le suicide augmente avec la vieillesse...

    Comme dans la plupart des autres pays, le nombre de suicides augmente avec l’âge, surtout chez les hommes. En Suisse on dénombre 35 cas pour 100'000 habitants chez les 65-84 ans, et même à 70 chez les plus de 85 ans, 10 chez les femmes.

    Pourtant, cette situation ne suscite guère l’attention de l’opinion publique, au contraire: le suicide chez les personnes âgées est un fait accepté.

    Les stéréotypes négatifs sont très répandus; on considère par exemple le désespoir et la solitude chez la personne âgée comme un fait normal. On observe ainsi une certaine «compréhension» de la part de la population comme des professionnels envers le suicide d’une personne âgée.

  • Où est le Politique ?

    Le renoncement à l’action politique, à la volonté de transformer les structures de la société, conduit à la mort du Politique.

    Pour y survire les hommes politiques doivent se transformer en médiateurs de la souffrance des uns et de la compassion des autres.

    Voici pourquoi les programmes disparaissent peu à peu du débat au profit de la convivialité de l’homme, de sa personnalité et de ses bons sentiments.

    A cette disparition du Politique, les hommes politiques eux-mêmes y ont consenti en refusant de prendre et d’assumer leurs responsabilités.

    Ils courent se cacher dans les jupons des économistes ou s’abriter derrière les discours de l’expertise pour justifier ce qui est de l’ordre du Politique.

  • Réduire les impôts et les taxes c’est possible ? Avec une fiscalité écologique, oui c’est possible

    Konrad Lorenz, prix Nobel de médecine en 1973, explique qu'une petite perturbation dans un système peut avoir des conséquences considérables et imprévisibles (effet papillon).

    Prévoir l'impact d'une décision fiscale est donc très difficile. C'est pourquoi nos gouvernants devraient abandonner leurs réflexions permanentes pour réduire cette incertitude fiscale.

     

    Il faut savoir aussi que augmenter la pression fiscale n'implique pas forcément des rentrées fiscales supplémentaires: cela pourrait inciter à l'économie souterraine et affaiblir encore nos finances.

    Ainsi accroître l'impôt sur les plus values découragera la vente de biens, donc finalement réduira les entrées fiscales liées aux plus values !

     

    Sortir du dogme PIB, garantir notre souveraineté alimentaire, pratiquer une véritable politique de la santé (la maladie est ce qui coûte le plus), mieux utiliser les fonds publics et finalement transférer autant que se peut la fiscalité du travail sur la fiscalité écologique devient indispensable.

  • Pendant combien de temps utiliserons-nous encore le PIB comme indicateur de notre Bonheur ?

    Des études récentes ont montré que dans de nombreux pays développés le bonheur n'est pas proportionnel à la richesse économique.

    Des philosophes, intellectuels et chercheurs se sont prononcés sur la question du bonheur, et la seule conclusion sur laquelle tous s’entendent, c’est que le bonheur est une notion subjective et relative. Et c’est parce qu’elle est si subjective et relative que tant de discussions et de débats entourent l’hypothétique définition du bonheur et surtout, les différents moyens de l’atteindre.

    L’atteinte du bonheur serait-elle liée à la capacité de chacun d’accepter ou de refuser la vie telle qu’elle est ? Existe-t-il des personnes qui disposent d’une plus grande aptitude au bonheur que d’autres?

    Un projet de société consistant à produire, consommer, travailler mieux et tous, et à reconnaître l’importance du temps consacré aux proches et au débat démocratique, n’est-il pas le meilleur indicateur de notre bonheur ?

     

  • Un budget participatif ? Et pourquoi pas !

    Le budget participatif représente la possibilité pour les habitants de définir concrètement et démocratiquement l'affectation des fonds :

    > de décider quels types d'infrastructures sont souhaitables à créer ou à améliorer,

    > de suivre à la trace l'évolution des travaux et le parcours des engagements financiers.

    Le but poursuivi est essentiellement de faire en sorte que la population participe activement à l'élaboration et au suivi de la politique qui la concerne.

    Mais au-delà de cette définition quelque peu instrumentale, les budgets participatifs ont pour objectifs de :

    > créer de nouvelles relations entre administration et citoyens, c'est-à-dire une autre manière de gouverner,

    > reconstruire le lien social et l'intérêt général,

    > inventer une nouvelle culture démocratique,

    > mobiliser le sens de la citoyenneté.

    C'est aussi un défi pour améliorer la justice sociale en donnant le pouvoir de décision et de contrôle à tous les citoyens et citoyennes

     

    La démarche :

    Chaque année, l’administration dit quelle est l'enveloppe budgétaire disponible.

    La population est invitée à se réunir en assemblées de quartier/commune pour débattre des travaux prioritaires à entreprendre. Les techniciens de l’administration sont là uniquement pour répondre aux questions techniques.

    Après débat, chaque quartier/commune détermine quatre priorités de travaux et les classe par ordre d'importance.

    L’administration recense les volontaires et s'assure de la représentation des comités de quartier/commune dans un Conseil du Budget participatif.

    Ce conseil centralise les priorités de tous les quartiers/communes, et fait une proposition concrète en fonction de l'argent disponible.

    C'est seulement au bout de ce processus que le Grand Conseil entérine le budget.