09/04/2018

Partitocratie contre Démocratie, les 4 tares

Montesquieu insistait sur la séparation des pouvoirs, idéal à atteindre pour garantir les libertés citoyennes. En abattant toutes les cloisons entre ces pouvoirs, la partitocratie a annulé la démocratie.

Par rapport à l’idéal démocratique, la partitocratie constitue donc une régression. Et non, comme elle le prétend trop souvent, son accomplissement définitif.

A la lecture des disciples de Marco Minghetti, je constate quelques tares à la partitocratie :

 

Première tare: Les “démocraties” multipartites ont œuvré pour que soient exclues de l’administration toutes les personnalités compétentes. Celles-ci se sont recyclées dans le secteur privé, affaiblissant du coup les pouvoirs réels de contrôle de l’administration étatique.

 

Deuxième tare: le personnel administratif est recruté trop exclusivement parmi les juristes, dont la tendance est de vénérer le formalisme juridique au détriment de toutes les autres démarches de l’esprit.

 

 

Troisième tare: le personnel administratif, recruté par les instances partisanes, se ligue et intervient lourdement dans les mécanismes de la décision politico-administrative ou bloquent la machine étatique pour obtenir des avantages de toutes sortes, salariaux ou autres. Le risque est patent: aucun correctif aux dysfonctionnements ne peut plus être apporté, même s'il égratigne très partiellement, les intérêts immédiats et matériels des fonctionnaires.

 

 

Quatrième tare: l’indépendance des juges est lettre morte. Les collusions entre élus de la classe politique et magistrats entraînent des alliances fluctuantes entre les uns et les autres, au détriment des simples citoyens non encartés et non politisés.

03/04/2018

Combien coûte un parti politique ?

Au minimum, 300'000.- par an pour un parti avec des ambitions cantonales. Toutefois, il faut investir en tout cas sur 5 ans, soit 1'500'000.- par législature, si l’on veut avoir une chance d’élire des candidats.

 

Démonstration :

Locaux : 100m2 à 300.- soit 30'000.-/an.

Personnel : 1 secrétaire central ; 120'000.-/an.

1 secrétaire administratif ; 75'000.-/an.

Campagnes électorales : 60'000.-/an, soit 240'000 pour une élection au Grand Conseil.

Actions promotionnelles : 15'000.-/an.

Voilà… c’est un total de 300'000.-

 

Et bien sur, j’oublie les charges inhérentes aux diverses sections communales.

On peut ajouter 20'000.-/an par section !

 

29/03/2018

De "Verts" à écologiste...

Dès ses débuts le mouvement écologiste a développé une pensée politique prenant en compte non seulement les être humains mais aussi le cadre naturel dans lequel ils évoluent.

 

Cette écologie n'est qu'une écologie restreinte.

 

Le temps est venu de réfléchir à une écologie généralisée qui pense la culture et la société, qui s'intéresse au conditions d'existence et aux écosystèmes sociaux.

 

Une politique qui tienne compte de l'individu et de sa complémentarité avec le collectif, de son désir d'indépendance et son besoin d’attachement, de ses objectifs économiques et de son désir de sens.

 

Et répondre à ces deux questions fondamentales :
Dans quel monde souhaitons vivre ?
Quelle vie voulons-nous mener ?

22/03/2018

Quelle valeur fiscale pour Genève ?

L'administration genevoise propose un taux unique à 13%


Je pense qu’avant d’établir un taux d’imposition, nous devrions définir la Genève que nous souhaitons et sur cette base définir la valeur fiscale des atouts de Genève.

 

Ma proposition : 

Stabilité politique

3,89

Infrastructure efficace

3,02

Localisation idéale et accès facile

2,67

Qualité de la vie, loisirs et offre culturelle

2,27

Personnel hautement qualifié

1,44

Education et formation

0,96

Atmosphère internationale

0,75

 

soit 15%.

25/02/2018

Impuissance des institutions démocratiques face aux forces du marché.

Les économistes ont bricolé un mélange entre certaines hypothèses réalistes et des éléments de leur monde imaginaire et sont venus vers la politique, qu’ils ont voulu investir de leurs croyances.

C’est ici qu’ils se sont transformés en chantres de tout ce qui peut limiter l’exercice de la démocratie, priver la souveraineté populaire de sens et de contenu.

La politique économique menée par ceux que l’on nomme les économistes continue, année après année, à engendrer crises, faillites et autres désastres.

Leurs discours révèlent progressivement le non-dit en matière d’ordre social et politique, ils expriment la dépolitisation des choix économiques.

Les institutions démocratiques sont dépossédées de leur capacité à légiférer, réglementer ou normer, au nom d’un principe de compétence réputé supérieur à la démocratie.

Cette dépossession repose sur les représentations d’une impuissance des institutions démocratiques face aux forces du marché.

Ce dernier, alors entièrement fétichisé, perd son statut d’institution humaine pour s’affirmer comme une forme quasi divine aux arrêts sans appel.

On assiste à la fétichisation des manifestations de l’économie. Elle va de concert avec une réification des acteurs. L’espace de la discussion publique ne peut plus, dès lors, que s’organiser autour de deux pôles.

Le premier, technique, est dévolu aux experts ; c’est celui de l’exégèse des lois naturelles de l’économie.

Le second est éthique ; c’est celui de la compassion que l’on éprouve face aux conséquences de ces lois.

Cette double polarité signe la fin de la politique.

Je ne reproche pas aux économistes de tenir un discours politique, mais de le faire sans en avoir conscience et sans en assumer les conséquences.

L’économie dominante issue du syncrétisme néolibéral propose une vision de l’organisation sociale irréaliste et profondément antidémocratique. Elle est incapable de comprendre la centralité du problème de la coordination dans toute intelligence des activités économiques.

C’est pourtant ce problème qui permet de penser l’enchâssement de l’économie dans la politique. Le fait que les économistes du courant dominant soient obligés de tenir, parfois à leur insu et souvent à leur corps défendant, un discours sur l’organisation politique des sociétés et sur le droit est bien l’ultime démonstration que cet enchâssement est une réalité qui existe quand bien même on serait dans l’incapacité conceptuelle de se la représenter.

Politiquement, la globalisation financière rend impossible le contrôle démocratique, dont elle contourne en permanence les espaces et les temporalités. Elle porte aussi en elle une criminalisation progressive de l’économie mondiale.

18/01/2018

Il est si facile de se couler dans un moule

L’éthique exige souvent d’aller à l’encontre du consensus ambiant au risque parfois d’une traversée du désert…

Les managers sont plus que jamais obligés de s’interroger sur leurs valeurs personnelles et le sens de leurs actions.

Ils se trouvent un jour confrontés à l’un de ces choix cornéliens où s’affrontent convictions personnelles, et exigences professionnelles. Les contraintes du court terme, l’obsession des résultats et la crainte de perdre son boulot s’allient pour augmenter la pression.

Comment trouver un compromis pour ménager la chèvre et le chou ?

Alors qu’il est si facile de se couler dans le moule.

Mais il est possible de diriger sa vie et sa carrière, sans trahir ses valeurs, que la crise soit mondiale ou liée à l’actualité de l’entreprise, sans trahir ses valeurs, ni mettre en danger sa carrière.

09/01/2018

"No Billag" Une nouvelle concession oblige !

Bien sûr que la concession sera modifiée, sans doute une pour la TV et une autre pour la radio et elles seront misent au enchères. Je fais entièrement confiance à la Confédération pour établir une proposition qui puisse satisfaire entièrement "la nouvelle SSR".

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08/01/2018

Le cercle vertueux "croissance et emploi" ne fonctionne plus

Le Bureau International du Travail (BIT) explique que la théorie des marchés veut que la croissance crée de la richesse, laquelle est redistribuée par les créations d’emplois, qui alimentent la consommation, ce qui génère des investissements nouveaux et donc le cycle de production.

 

 

Aujourd’hui, l’idéologie selon laquelle la solution à la crise est la croissance, qui serait l’unique moyen de lutter contre la pauvreté et le chômage et qui permettrait d’élever le niveau général de richesse, est remise en cause…

 

Même la Chine ne créée pas suffisamment d’emplois, où malgré une extraordinaire expansion du PIB, 10 millions d’emplois nouveaux seulement apparaissent chaque année quand 20 millions de personnes se présentent sur le marché du travail !

 

 

A partir du moment où le lien entre croissance et emploi est coupé, ce cercle vertueux ne fonctionne plus comme il devrait.

12/12/2017

"No Billag" Chapitre 4 - La concession

Alinéa 2.3La Confédération met régulièrement aux enchères des concessions de radio et de télévision.

 

Bien sûr que la concession sera modifiée, sans doute une pour la TV et une autre pour la radio et elles seront misent au enchères. Je fais entièrement confiance à la Confédération pour établir une proposition qui satisfera entièrement "la nouvelle SSR TV".

(j'aborderais la radio dans un prochain chapitre).

 

La concession pourra contenir les éléments suivants:

Le concessionnaire remplit son mandat en matière de programmes de même valeur dans toutes les langues officielles. Il contribue à la libre formation de l’opinion en présentant une information complète, diversifiée et fidèle, en particulier sur les réalités politiques, économiques et sociales.

Il diffuse un programme pour chacune des régions linguistiques du pays, soit la Suisse alémanique, la Suisse romande et la Suisse italienne.

Il s'emploiera à collaborer avec d’autres diffuseurs suisses cela permet d’accroître la diversité de l’offre.

 

Le montant de cette concession pourrait avoisiner 2,7 milliards sur 20 ans.

Quel autre consortium média autre que le joint-venture celui formé par "la nouvelle SSR", Ringier et Swisscom pourrait suivre cette enchère ?

 

"No Billag Plan B" Chapitre 5 à suivre...

09/12/2017

Doutes sur la vigeur de l'econimie genevoise...

FB_IMG_1512804108751.jpgAu niveau mondial, la croissance s'accélère  En outre, les perspectives à moyen terme sont favorables. Mais dans le canton de Genève  le sursaut de la conjoncture peine à se concrétiser...

07/12/2017

"No Billag Plan B" Chapitre 3

Il est évidement que le plan B nécessite une modification de la concession. Je fais confiance au législateur pour imposer des exigences telles que seul un consortium puissant puisse répondre à l'appel d'offre.

 

D'ailleurs il faudrait aussi modifier les concessions de radios et télévisons locales afin qu'elles puissent être une véritable concurrence/alternative aux media nationaux. Elles devraient pouvoir s'établir en réseaux et être autorisées  à diffuser des programmes communs en simultanés.

 

7008471.jpgAujourd'hui, Il existe déjà une entreprise qui à commencer à mettre à l'étude une réponse, elle regroupe le programme (SSR), le diffuseur (Swisscom) et la publicté (Ringier). Ci cela n'est pas un Plan B, ça lui ressemble étrangement.

 

"No Billag Plan B" Chapitre 4 à suivre...



06/12/2017

"No Billag" Désolé, vraiment !

Certains collaborateurs de la RTS semblent blessés par mes propos relatifs à l'initiative.

Avant tout développement, je tiens à préciser, s'ils me lisent, que je ne fais pas partie des initiants et que je reste favorable à un financement par le public. Par ailleurs, je suis très surpris par des réactions, à la limite de la diffamation, que certains cadres de la RTS propagent à travers les réseaux sociaux.

 

Après une relecture attentive de mes propos, je trouve aucune parole ou posture qui pourrait blesser quelques personnes que se soit, à l'exception sans doute des dirigeants de la SSR. (blogs en lien à la fin)

 

Bien sûr l'acceptation de l'initiative mettra en danger les revenus de certaines personnes et cela ne me réjouis pas plus.

 

Mais si aujourd'hui, nous en sommes arrivé à débattre d'une initiative qui modifiera le paysage audiovisuel de notre pays, il faut chercher une partie de la responsabilité auprès des dirigeants de la SSR. Elle a été incapable d'anticipation et de vison sur l'évolution de notre paysage médiatique.

 

D'autres me reproche d'imaginer un "Plan B", effectivement de n'est pas mon rôle, mais comme "la nature a horreur de vide", il faut bien que quelqu'un puisse l'imaginer au "cas où".

 

Je suis désolé, vraiment désolé d'avoir blessé quelques-uns

 

Blogs:

http://votewatch.blog.tdg.ch/archive/2017/11/07/billag-c-est-du-racket-287598.html

http://votewatch.blog.tdg.ch/archive/2017/11/13/le-veritable-roman-no-billag-une-histoire-de-publicite-287732.html

 

http://votewatch.blog.tdg.ch/archive/2017/12/03/no-billag-plan-b-chapitre-1-288172.html

 

http://votewatch.blog.tdg.ch/archive/2017/12/04/no-billag-plan-b-chapitre-2-288200.html

 

04/12/2017

No Billag" Plan B Chapitre 2

La nouvelle concession sera amputée d'une partie de ses obligations, comme par exemple pour la radio, une seule chaîne par région linguistique (Suisse romande, Suisse alémanique, Suisse italienne et romanche), au lieu de trois. Les chaines dédiées (2 et 3) diffuseront un seul programme pour l'ensemble du territoire.

 

Au niveau de la télévision; un chaîne généraliste, par région, en libre accès avec une programmation spécifique comprise entre 18 et 21 heures. Les autres tranches peuvent être complétées par des rediffusions ou si le budget le permet par des achats auprès des acteurs culturels des autres régions. Une seconde chaîne dédiée aux grands événements, principalement le sport avec un accès payant.

 

"No Billag" Plan B Chapitre 3 à suivre...

03/12/2017

"No billag" plan B - chapitre 1

Art. 5 de l'initiative: "Aucune redevance de réception ne peut être prélevée par la Confédération ou par un tiers mandaté par elle".
Pourquoi est-ce à la Confédération qu'échoit la responsabilité de prélever directement ou indirectement la redevance ?
La SSR peut la percevoir directement...
La Confédération octroie une concession à la SSR, charge à elle de percevoir directement les frais de réception.
Les canaux de perception peuvent être Swisscom, UPC ou tous autres prestataires de service de téléphonie ou internet.
 
"No Billag" Plan B - chapitre 2, à suivre...

13/11/2017

Le véritable roman "No Billag". Une histoire de publicité

Au moment des consultations pour la modification de la loi sur la radio et télévision (LRTV) il était question de séparer le monde audiovisuel en deux hémisphères financièrement bien distincts: monopole sur la redevance pour la SSR et publicité pour les privés. Une télévision publique sans publicité ne subit la pression de l'audience.

Bien sûr la SSR s'y est opposé. Ne restait plus qu'une solution pour les tenants "de la publicité pour les privés" attaquer la SSR sur son point de fragilité; la redevance. Encouragé par la faible victoire du OUI, 4'000 voix d'écart, lors de la votation du 14 juin 2015 et avec le secret espoir de faire revenir la SSR à la table des discussions. Et toujours une réponse négative...

Ne restait plus qu'à lancer la récolte des signatures avec un argument purement économique, d'autant plus aisé que la loi prévoyait une baisse de la redevance de 62.- (462.- à 400.-)  En réalité elle a diminué que de 11.- à 451.-

Aujourd'hui pour préserver la redevance le Conseil fédéral annonce qu'elle sera de 356.- Peut-on encore y croire ?

 

N.B. pour rappel, le parrainage des émissions d'information est interdit. Reste à savoir si le bulletin météo est une information.

07/11/2017

Billag, c'est du racket!

Nous payons déjà pour regarder la TV: soit sur le Smartphone et/ou au domicile à travers la connexion à l'Internet.

Au bas mot cela représente, pour un ménage d'une personne, déjà CHF 250.-  pour la connexion internet au domicile, plus CHF 900.- pour la téléphonie mobile.

 

Etre exonéré de payer "Billag", c'est possible..., :

Si, en plus de votre rente AVS ou AI, vous recevez des prestations complémentaires (PC) de la Confédération.

 

 



29/10/2017

Nul ne peut prétendre au contrôle sans endosser une responsabilité des actes issus de son contrôle.

Pouvoir agir sans être responsable, de bénéficier d’un avantage qui est interdit aux autres porte un nom : cela s’appelle un privilège

 

Ce découplage est économiquement destructeur; il est politiquement injuste car il porte une rupture des principes démocratique, il est injuste, non au sens moral mais au sens politique.

 

Il constitue une violation du premier principe démocratique, celui qui établi que « nul ne peut prétendre au contrôle sans endosser une responsabilité des actes issus de son contrôle. »

 

Le rétablissement d’une symétrie entre prise de risque et opportunité constitue le grand chantier économique et politique des années à venir.

14/10/2017

2018 : mort du Politique !

Le renoncement à l’action politique, à la volonté de transformer les structures de la société, conduit à la mort du Politique.

Et, pour y survire, les hommes politiques doivent donc se transformer en médiateurs de la souffrance des uns et de la compassion des autres.

Voici pourquoi les programmes disparaissent peu à peu du débat au profit de la convivialité de l’homme, de sa personnalité et de ses bons sentiments.

A cette disparition du Politique, les hommes politiques eux-mêmes y ont consenti en refusant de prendre et d’assumer leurs responsabilités.

Ils courent se cacher dans les jupons des économistes ou s’abriter derrière les discours de l’expertise pour justifier ce qui est de l’ordre du Politique.

 

25/09/2017

Travailler moins pour vivre mieux !

Au terme de longues années de discussions, les ministres du travail de l'Union européenne (UE) ont promulgué une directive qui ouvre la voie à la semaine de 65 heures et ainsi, permettre aux salariés d’effectuer des heures supplémentaires. 

Mais ces normes de l'UE sur la durée du temps de travail n'ont pas été reprises par la Confédération… Ouf ! 

Pour rappel, la loi fédérale sur le travail fixe le plafond maximal des salariés de l'industrie, soit des employés de bureau, des collaborateurs techniques et du personnel de la vente au détail à 45 heures par semaine. 
Pour tous les autres employés, il va jusqu'à 50 heures. 

Et selon les données de l'Office fédéral de la statistique, la durée moyenne du temps de travail dans les entreprises suisses est de 41,7 heures. 

Les employés les plus sollicités sont les sylviculteurs avec 43,1 heures et les agriculteurs avec 42,8 heures par semaine. 

Toutefois, l’économiste suisse Werner Vontobel, estime que « la semaine de 28 heures serait suffisante pour maintenir le niveau actuel de la consommation». 

21/09/2017

Famille versus Etat

Dans un contexte de vieillissement de la population et de précarisation d’une partie de la jeunesse, deux interprétations s’opposent, l’une qui évoque un conflit générationnel, l’autre qui préfère souligner les nouvelles solidarités familiales.

 

De fait, les questions d’équité intergénérationnelle sont complexes : il faut éviter tout jugement hâtif. D’abord, les flux intergénérationnels transitent par deux instances principales – la famille et l’État – guidées par des logiques distinctes (don ou réciprocité d’une part, redistribution ou répartition d’autre part).

 

Mesurer la justice sociale intergénérationnelle suppose donc de considérer les effets cumulés des transferts publics et privés.

 

Ensuite, ces transferts s’opèrent à l’échelle d’une vie et les individus demeurent dans une ignorance relative de leurs résultats finaux :

 

  • absence de garantie absolue d’être dédommagé de ses sacrifices en vue des générations futures (principe d’ingratitude) ;
  • réciproquement, manque d’assurance quant au maintien des droits existants pour les générations futures (principe d’incertitude).

 

Il faut également prendre en compte des éléments de constat sur les articulations entre solidarité familiale et État, d’une part, et la situation des transferts privés, d’autre part.

 

Enfin, le degré de confiance des individus dans les systèmes de protection sociale comme dans la solidité des liens familiaux constitue un préalable nécessaire à la réflexion.