Développement durable

  • 1,5 milliard de touristes

    Le tourisme international représente 880 milliards de dollars, soit 10% du PIB mondial.

    Mais ce poids lourd de l'économie est aussi l'un des moins bons élève en termes d'émission de gaz à effets de serre : transports aériens, hébergement, activités touristiques. Le secteur figure parmi les plus friands en énergie, face à la montée en flèche du nombre de touristes, le recours aux alternatives responsables est plus que jamais une nécessité..

     

    De quoi inciter l’industrie touristique à passer au durable. «Ecotourisme», «tourisme solidaire», «responsable» ou «durable», ce vocabulaire s’entend donc désormais chez beaucoup d’agences de voyages. La difficulté étant de s’y retrouver, tant cette offre est diverse. Car à l’heure de la compensation carbone, l’industrie du tourisme se doit de montrer l’exemple.

  • Quelle densité pour la Ville ?

    Une ville dense permet des modes de vie urbains à haut niveau de services. Mais, il revient aux acteurs de la ville de réinventer les nouvelles densités urbaines qui sont le contraire des « prêt à penser » qui assimilent la ville dense à ville oppressante ou anxiogène, et en font son « mal de vivre ».


    Le développement de la ville rend très difficile la réponse aux enjeux humains, urbains et écologiques. D'autres aménagements du territoire, d'autres organisations, sont, à l'évidence, préférable et nécessaire.

    La maîtrise du développement urbain est de surcroît nécessaire eu égard à l'importance de maintenir des terres affectées à d'autres usages, et d'abord à l'agriculture.

    Dès lors que certaines conditions sont remplies, comme toujours une question de choix politiques, la ville dense est plus écologique.

  • Vers la fin des "Guerres"

    Des guerres sont livrées parce que les pays rivalisent entre eux pour sécuriser leur approvisionnement en énergie fossile.

     

    L’avènement des énergies renouvelables va contribuer à apaiser les tensions autour de l’accès aux sources des énergies fossile toujours moins abondantes, et ainsi faire passer le monde de la «géopolitique» du 21ème siècle à celui de la «politique de la Terre».

     

    L’accès à l’électricité doit être un droit inaliénable. Au 21ème siècle, l’accès individuel à l’énergie doit aussi devenir un droit social et humain.

     

    Tout humain doit avoir le droit et la possibilité de produire sa propre énergie, localement et de la partager avec d’autres sur des réseaux tant régionaux, que nationaux ou continentaux.

  • Quelles issues à la rencontre de Katowice ?

    Si le réchauffement climatique fait les gros titres aujourd’hui. Demain, ce sera au tour de la dégradation des écosystèmes.

     

    Gérer les besoins de l’humanité en termes de nourriture, d’eau, d’énergie, de médicaments essentiels et de matières premières, tout en en minimisant les impacts négatifs sur la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes, est l’un des principaux défis auxquels nous devons faire face.

     

    Maintenir un équilibre approprié entre des exigences contradictoires implique de comprendre les flux de ressources économiques et d’effectuer le suivi des capacités biologiques nécessaires à la conservation de ces flux et à l’absorption des déchets qui en résultent.

     

    Cinq tendances communes se dégagent de l’examen des problèmes multidimensionnels que posent les relations entre la biodiversité, les services rendus par les écosystèmes et le bien-être humain.

     

    Ces tendances peuvent contribuer à orienter les priorités pour traiter des questions posées à l’issue de la rencontre de Katowice :

     

    1. Le problème de la perte de biodiversité s’avère de plus en plus urgent en termes de rythme et de coûts de la perte, ainsi que de risques inhérents au franchissement de «points de non-retour».

     

    1. Notre compréhension de la situation progresse et, même si elle reste fragmentaire, constitue un avertissement suffisant pour prôner l’action.

     

    1. Nous avons le temps d’agir, mais le temps dont nous disposons diminue rapidement.

     

    1. Des changements en apparence modestes dans un lieu donné peuvent avoir des conséquences énormes et largement imprévisibles en d’autres endroits.

     

    1. Dans tous les cas, ce sont les pauvres qui supportent l’essentiel des conséquences de cette situation.

     

  • Progressistes n'ayez plus peur

    Aujourd'hui plus que jamais, il est important que les progressistes se souviennent de la première règle en politique: les gens votent pour quelqu'un qui pense à ce qu'il faut faire pour eux, pas ce qu'il a fait avant.
     
    Le problème c’est que la crise semble avoir accaparé beaucoup de progressistes à défendre les acquis du passé au lieu d'aller de l'avant.
     
    Les progressistes ont adopté un grand nombre des principes fondamentaux de la politique économique néolibérale et se sont mis du mauvais côté de la dichotomie entre avenir et le passé, ce qui aggrave le vote progressiste.
     
    Ils se sont employés à apaiser les craintes des employés du secteur public et les emplois protégés par les syndicats, sans tenir compte des jeunes, des chômeurs et de ceux qui aspirent à une économie plus durable et inclusive.
     
    À cette fin, le programme des « progressistes » devrait non seulement inclure des investissements dans les secteurs économiques d’avenir, mais aussi offrir davantage de mobilité sociale, et de reconnaître que l'amélioration de la qualité de vie pour de nombreux citoyens nécessite de nouvelles institutions pour leurs permettre de contribuer au bien commun de la manière qu'ils préfèrent.
    Les citoyens devraient être en mesure de s'investir personnellement dans leurs collectivités.
     
    De même, la construction de sociétés plus solidaires et durables dépendra d’un secteur public qui est en mesure de faire les bons investissements sociaux et de créer de nouvelles institutions qui mobilisent et canalisent l'énergie des individus désireux de contribuer au bien commun.

  • J’ai mal à ma Démocratie !

    La dislocation, l’exclusion et les inégalités sociales progressent.

    L'individu se trouve confronté à de nouvelles sources de précarité, elles sont relationnelles et identitaires.


    Les opportunités de vie se heurtent à des contraintes pour une large part structurelles, telles que le chômage et la pénurie de logements à des prix abordables.

     

    Notre démocratie stagne et semble parfois régresser. Des mouvements populistes tendent à la confisquer en proposant un discours de haine et d’exclusion.

     

    Ces formations ont obtenu des résultats électoraux significatifs en misant sur la peur de l’autre, sur la crainte diffuse de l’invasion suscitée par les nouveaux mouvements migratoires.

  • Le bruit rend malade et il n'existe aucun droit au calme dans notre société !

    Chacun perçoit le bruit de manière très subjective et en fonction de nombreux facteurs: la personnalité, l'âge, le bien-être psychique et physique, le vécu sonore, le moment de la journée et les facteurs acoustiques qui définissent le bruit. 

     

    Toutefois, le bruit est une forme de pollution environnementale sous-estimée et négligée. Un bruit trop présent peut nous rendre malades (troubles du sommeil, stress, nervosité, agitation, abattement, troubles de la concentration, baisse des performances, augmentation de la pression sanguine, problèmes cardio-vasculaires).

     

    Or nous ne pouvons pas échapper aux nuisances sonores, ni le jour ni la nuit, car nous n'avons pas la possibilité de fermer nos oreilles.

     

    Les mesures prises jusqu’ici pour lutter contre le bruit ne suffisent pas à garantir notre qualité de vie. Il est temps de passer à la création de notre espace sonore.

     

    Il est nécessaire de créer des zones de calme (les zones calmes, bruit du trafic inférieur à 40 décibels (dB) durant la journée, sont rares).

     

    Il suffirait d’une baisse de 6 dB sur l’ensemble de la ville pour qu’apparaissent de nouvelles zones de tranquillité.

     

    Cette perspective est de l’ordre du possible. Il faudrait d’abord canaliser les véhicules vers les routes principales.

     

    Sur ces axes, la pose ciblée de revêtements silencieux dans les localités permettrait d’obtenir, pour une vitesse de 40 km/h et plus, une réduction allant jusqu’à 5 dB. Dans les quartiers résidentiels, le niveau sonore pourrait être abaissé d’un maximum de 2 dB si la limitation de vitesse passait de 50 à 30 km/h.

  • A qui profite le gratuit...

    Le gratuit est le symptôme de l’importance des effets de réseaux, car dans l’économie moderne la production ne correspond plus aux besoins.

    Le gratuit est avant tout un instrument de création de marchés. Il est un outil économique, il sert à amorcer des clients…A qui profite le gratuit ? Le gratuit génère-t-il de la valeur ?

  • Éthique vs efficacité

    Les nombreux scandales régulièrement mis à jour par la presse concernant des pratiques condamnables d’entreprises vis-à-vis de leurs salariés, de l’environnement, voire de la société civile posent clairement la question des motivations de ces actes.

    Dans un contexte concurrentiel très fort sur le marché des biens comme sur le marché des capitaux, les entreprises se doivent d’assurer à leurs actionnaires une rentabilité toujours plus élevée.

    Ethique et efficacité sont-elles réellement irréconciliables ?

    Peut-on, au contraire, faire de l’éthique un levier d’efficacité ?

    Pour répondre à ces questions, j’observe dans un premier temps qu’éthique et efficacité semblent irréconciliables dans la mesure où la performance économique est mesurée quasiment exclusivement sur des critères financiers (taux de rentabilité, dépenses de recherche et développement, …) et que, dans ce cadre, l’éthique serait source de coûts supplémentaires.

    Toutefois, il serait plus juste d’avoir une vision plus large de la performance, incluant le bien-être de tous et pas seulement des propriétaires de l’entreprise... Il apparait qu’il existe des moyens pour que l’éthique devienne un levier d’efficacité, y compris financière.

    Ces moyens passent par l’implication des salariés, l’innovation, la conquête de nouveaux marchés ou encore la possibilité d’accroître significativement ses parts de marché dans des secteurs d’activités peu dynamiques.

    L’éthique, selon Aristote, a pour objet « le domaine de l’activité humaine reposant sur une décision », et d’après l’European Business Ethic Network (EBEN), « l’éthique n’est pas un ensemble de principes figés mais une ouverture d’esprit conduisant à la réflexion continue dans la recherche du bien ».

  • Les politiques rendent la planète inhabitable

    Dans une dictature, l’argent sert à acheter les armes et à payer la police et l’armée qui permettent de se maintenir au pouvoir.

    En démocratie, l’argent permet de se faire réélire, en procurant des avantages matériels aux secteurs de la société dont le soutien électoral est indispensable.

    Mais en règle générale, les gouvernements ne prennent aucune mesure qui irait à l’encontre des intérêts d’un secteur industriel puisant, aussi destructrices que puissent en être les activités, à moins d’y être contraints par la pression de l’opinion publique. .

    Malheureusement, les grandes entreprises détiennent le quasi-monopole de l’argent. D’où l’alliance inévitable entre le gouvernement et l’industrie.

    Le résultat inéluctable est que pratiquement aucun choix politique important n’est effectué aujourd’hui parce qu’il est humainement, socialement ou écologiquement souhaitable, mais plutôt parce qu’il sert les objectifs des «associations à but particulier».

    Ce sont ces "politiques" qui sont en train de rendre la planète inhabitable.

  • Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles

    On doit admettre que tout le monde est plus ou moins protectionniste et plus ou moins libre-échangiste et que les positions peuvent varier en fonction des besoins et des priorités économiques et politiques du moment.

    Mais, ne confondons pas un processus de développement (la mondialisation), une philosophie (le libéralisme) et des politiques économiques (libre-échangisme, protectionnisme).

    Loin d’abolir le rôle des états, la mondialisation leur redonne au contraire tout leur sens : seule la puissance publique peut réguler la mondialisation en fixant des normes, en redistribuant les richesses, en aménageant le territoire.

    Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, la mondialisation s’accompagne paradoxalement du grand retour des états. Le libre-échange est contesté dès lors qu’il compromet certaines questions jugées essentielles, comme l’emploi, la sécurité, la santé ou l’accès à l’énergie.

    Loin d’abolir l’espace, la mondialisation redonne au contraire toute leur force aux singularités locales.

    L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes, la mondialisation fragmente paradoxalement le monde.

    Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange.

    Le seul pays à avoir inscrit dans sa Constitution le libre-échange a été les États américains sudistes, esclavagistes.

    Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste.

    Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe.

  • De "Verts" à écologiste...

    Dès ses débuts le mouvement écologiste a développé une pensée politique prenant en compte non seulement les être humains mais aussi le cadre naturel dans lequel ils évoluent.

     

    Cette écologie n'est qu'une écologie restreinte.

     

    Le temps est venu de réfléchir à une écologie généralisée qui pense la culture et la société, qui s'intéresse au conditions d'existence et aux écosystèmes sociaux.

     

    Une politique qui tienne compte de l'individu et de sa complémentarité avec le collectif, de son désir d'indépendance et son besoin d’attachement, de ses objectifs économiques et de son désir de sens.

     

    Et répondre à ces deux questions fondamentales :
    Dans quel monde souhaitons vivre ?
    Quelle vie voulons-nous mener ?

  • Quelle valeur fiscale pour Genève ?

    L'administration genevoise propose un taux unique à 13%


    Je pense qu’avant d’établir un taux d’imposition, nous devrions définir la Genève que nous souhaitons et sur cette base définir la valeur fiscale des atouts de Genève.

     

    Ma proposition : 

    Stabilité politique

    3,89

    Infrastructure efficace

    3,02

    Localisation idéale et accès facile

    2,67

    Qualité de la vie, loisirs et offre culturelle

    2,27

    Personnel hautement qualifié

    1,44

    Education et formation

    0,96

    Atmosphère internationale

    0,75

     

    soit 15%.

  • Le cercle vertueux "croissance et emploi" ne fonctionne plus

    Le Bureau International du Travail (BIT) explique que la théorie des marchés veut que la croissance crée de la richesse, laquelle est redistribuée par les créations d’emplois, qui alimentent la consommation, ce qui génère des investissements nouveaux et donc le cycle de production.

     

     

    Aujourd’hui, l’idéologie selon laquelle la solution à la crise est la croissance, qui serait l’unique moyen de lutter contre la pauvreté et le chômage et qui permettrait d’élever le niveau général de richesse, est remise en cause…

     

    Même la Chine ne créée pas suffisamment d’emplois, où malgré une extraordinaire expansion du PIB, 10 millions d’emplois nouveaux seulement apparaissent chaque année quand 20 millions de personnes se présentent sur le marché du travail !

     

     

    A partir du moment où le lien entre croissance et emploi est coupé, ce cercle vertueux ne fonctionne plus comme il devrait.

  • Travailler moins pour vivre mieux !

    Au terme de longues années de discussions, les ministres du travail de l'Union européenne (UE) ont promulgué une directive qui ouvre la voie à la semaine de 65 heures et ainsi, permettre aux salariés d’effectuer des heures supplémentaires. 

    Mais ces normes de l'UE sur la durée du temps de travail n'ont pas été reprises par la Confédération… Ouf ! 

    Pour rappel, la loi fédérale sur le travail fixe le plafond maximal des salariés de l'industrie, soit des employés de bureau, des collaborateurs techniques et du personnel de la vente au détail à 45 heures par semaine. 
    Pour tous les autres employés, il va jusqu'à 50 heures. 

    Et selon les données de l'Office fédéral de la statistique, la durée moyenne du temps de travail dans les entreprises suisses est de 41,7 heures. 

    Les employés les plus sollicités sont les sylviculteurs avec 43,1 heures et les agriculteurs avec 42,8 heures par semaine. 

    Toutefois, l’économiste suisse Werner Vontobel, estime que « la semaine de 28 heures serait suffisante pour maintenir le niveau actuel de la consommation». 

  • Famille versus Etat

    Dans un contexte de vieillissement de la population et de précarisation d’une partie de la jeunesse, deux interprétations s’opposent, l’une qui évoque un conflit générationnel, l’autre qui préfère souligner les nouvelles solidarités familiales.

     

    De fait, les questions d’équité intergénérationnelle sont complexes : il faut éviter tout jugement hâtif. D’abord, les flux intergénérationnels transitent par deux instances principales – la famille et l’État – guidées par des logiques distinctes (don ou réciprocité d’une part, redistribution ou répartition d’autre part).

     

    Mesurer la justice sociale intergénérationnelle suppose donc de considérer les effets cumulés des transferts publics et privés.

     

    Ensuite, ces transferts s’opèrent à l’échelle d’une vie et les individus demeurent dans une ignorance relative de leurs résultats finaux :

     

    • absence de garantie absolue d’être dédommagé de ses sacrifices en vue des générations futures (principe d’ingratitude) ;
    • réciproquement, manque d’assurance quant au maintien des droits existants pour les générations futures (principe d’incertitude).

     

    Il faut également prendre en compte des éléments de constat sur les articulations entre solidarité familiale et État, d’une part, et la situation des transferts privés, d’autre part.

     

    Enfin, le degré de confiance des individus dans les systèmes de protection sociale comme dans la solidité des liens familiaux constitue un préalable nécessaire à la réflexion.

  • Le 24 septembre votons pour une politique budgétaire durable.

    En cette période d’arbitrages budgétaires il devient important de réfléchir à développer une politique budgétaire durable.

     

    Malheureusement les calculs de notre administration montrent que le vieillissement de la société conduit à un surcroît considérable des charges pour les finances publiques, qui entraîneront une augmentation massive de la dette.

     

    L’endettement croissant de la société ne pourra être maîtrisé que si les réformes destinées à préserver l’État social sont décidées et mises en œuvre rapidement. Plus les réformes interviendront tard, plus les corrections qui s'imposeront seront douloureuses.

     

    Ces prochaines décennies, il faudra aussi tenir compte de risques tels que les conséquences des changements climatiques, les épidémies ou une raréfaction et donc un renchérissement des ressources naturelles.

     

    C'est pourquoi il convient d'insister sur le fait que les finances publiques sont exposées à des risques qu'il n'est pas aisé de quantifier et qui soulignent encore la nécessité d'agir au niveau politique.

  • Des emplois par milliers...

    L’abandon des énergies fossiles exigera une reconfiguration totale de l’infrastructure économique ce qui va créer des milliers d’emplois et d’innombrables biens et de nouveaux services.

     

    La refonte des infrastructures et le rééquipement des secteurs d’activité vont nécessiter un recyclage massif des salariés.

     

    Ces nouveaux employés de pointe devront être qualifiés dans les technologies des énergies renouvelables, la construction verte, l’informatique embarquée, les nanotechnologies, la chimie durable, la gestion des réseaux électriques numériques, les transports électriques hybrides, sans oublier le développement des piles à combustible, ainsi que des centaines d’autres domaines techniques.

     

    Il faudra aussi former les entrepreneurs et les managers pour qu’ils puissent tirer profit des modèles d’entreprise les plus avancés, comme par exemples : le commerce en source ouverte et en réseau, le contrat de performance, les stratégies de recherche-développement coopérative, la chaîne d’approvisionnement et la logistique à faible intensité de carbone, etc.

     

    Ces nouveaux niveaux de qualification et styles de gestion des collaborateurs seront qualitativement différents de ceux que nous connaissons.

  • En avant-première mon discours du 1er aout. La Suisse existe !

    La Suisse existe ! Elle se développe. Elle bouge. Elle avance. Nos quatre cultures montrent notre volonté de "vivre ensemble", d'aller à la rencontre des autres... La Suisse est ouverte au monde entier !

    Certains imaginent que les temps anciens étaient meilleurs et que célébrer la Suisse c’est rêver d’un monde harmonieux et simple où tous les problèmes trouvaient une réponse facile.

    Or, la réalité est bien différente, notre avenir ne peut se limiter à conserver ce que les générations précédentes ont construit. Chaque génération doit réinventer sa manière d’être suisse, mais les souvenirs du 1er août, de ces moments de bien-être collectif, nous aident à vouloir participer à l’effort commun pour faire de la Suisse un pays où toutes les générations vivent bien.

    Une grande partie de ces défis se posent aujourd’hui à l’ensemble des pays industrialisés. Dans de nombreux cas, ils nécessiteront que nous renoncions à certaines choses. Or, cette perspective inquiète de nombreux Suisses.

    A l’affaiblissement du lien social, il nous appartient d’apporter nos réponses. Nous nous sommes donné pour devise «Un pour tous, tous pour un». Se pourrait-il que nous l’abandonnions alors que la Suisse est devenue, grâce au travail de ses habitants et grâce à l’ingéniosité de ses entreprises, un des pays les plus riches du monde?

    Il y a quelque temps, on m'a demandé : « Que fêtez-vous le 1er août ? » J'ai répondu: "l'anniversaire de mon pays. Dans mon pays, je suis chez moi. C'est là que vivent ma famille et mes amis. Dans mon pays, je me sens bien. Je peux donner mon avis et participer aux décisions. Mon pays, c'est la Suisse !

     

    Discours écrit avec "l'aide" de Ruth Dreifuss, Adolf Ogi, Samuel Schmid et Pascal Couchepin.

  • Le bruit... c'est fou !

    Chacun perçoit le bruit de manière très subjective et en fonction de nombreux facteurs: la personnalité, l'âge, le bien-être psychique et physique, le vécu sonore, le moment de la journée et les facteurs acoustiques qui définissent le bruit. 

    Toutefois, le bruit est une forme de pollution environnementale sous-estimée et négligée. Un bruit trop présent peut nous rendre malades (troubles du sommeil, stress, nervosité, agitation, abattement, troubles de la concentration, baisse des performances, augmentation de la pression sanguine, problèmes cardio-vasculaires).

    Or nous ne pouvons pas échapper aux nuisances sonores, ni le jour ni la nuit, car nous n'avons pas la possibilité de fermer nos oreilles.

    Les mesures prises jusqu’ici pour lutter contre le bruit ne suffisent pas à garantir notre qualité de vie. Il est temps de passer à la création de notre espace sonore.

    Cette perspective est de l’ordre du possible...