12/04/2017

De l’éthique sur l’étiquette

De plus en plus de consommateurs demandent de "l’éthique sur l’étiquette". En réponse à cette pression, distributeurs et marques se disent préoccupés par la qualité sociale, environnementale et étique des produits qu’ils commercialisent.

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17/03/2017

Une armée mexicaine à la Chambre de Commerce

Le capitaine Pierre Maudet n'ayant pas réussi à imposer son soldat, Vincent Subilia, à la direction générale - face aux multiples postulations en interne le choix s'est porté sur une représentante du groupement des entreprises multinationales (GEM) - il est crée le poste de directeur général adjoint pour Vincent Subilia

Pour résumé, une directrice générale, un directeur général adjoint, trois directeurs adjoints pour 26 collaborateurs...

16/02/2017

Équité face à l'impôt...

À part les différentes possibilités de s’y soustraire, les deux différences essentielles entre les impôts directs et les impôts indirects sont le traitement des divers types de revenu et la vitesse de la progression.

 

Dans les impôts directs, les différents types de revenu sont imposés différemment selon le genre de déclaration, alors que dans les impôts indirects, tous les revenus sont pris en compte, et ce indépendamment de leur origine. Il n’y a ainsi pas de problème pour traiter les gains provenant de spéculations, par exemple.

 

On admet en revanche que les impôts indirects ont un effet régressif, ce qui est l’objection la plus fréquente à leur égard.

 

Cet inconvénient peut être corrigé, soit en exemptant certains biens, notamment les denrées alimentaires, soit en les frappant d’un taux réduit. Mais cela accroît alors la complexité du système.

 

Pour déterminer exactement l’impact du système, il ne suffit pas, cependant, de considérer uniquement les recettes. Il s’agit plutôt de savoir à quoi celles-ci sont utilisées. Si les recettes de la TVA servent par exemple à financer l’AVS, leur effet global n’est pas régressif.

 

Toutefois, comme les taux d’imposition (trop) élevés encouragent fortement la soustraction fiscale, les possibilités d’un report de l’imposition sur la consommation sont limitées.

13/02/2017

RIE III, seconde manche...

Notre administration propose un taux unique à 13%

 
Je pense qu’avant d’établir un taux d’imposition, nous devrions définir la Genève que nous souhaitons et sur cette base définir la valeur fiscale des atouts de Genève définis par la promotion économique du canton 

Voici ma proposition :

 

Stabilité politique

3,89

Infrastructure efficace

3,02

Localisation idéale et accès facile

2,67

Qualité de la vie, loisirs et offre culturelle

2,27

Personnel hautement qualifié

1,44

Education et formation

0,96

Atmosphère internationale

0,75

 
Soit un 15% qui serait acceptable par toutes les parties 

19/10/2016

Ethique et efficacité sont-elles réellement irréconciliables ?

Les nombreux scandales régulièrement mis à jour par la presse concernant des pratiques condamnables d’entreprises vis-à-vis de leurs salariés, de l’environnement, voire de la société civile posent clairement la question des motivations de ces actes.

Dans un contexte concurrentiel très fort sur le marché des biens comme sur le marché des capitaux, les entreprises se doivent d’assurer à leurs actionnaires une rentabilité toujours plus élevée.

Ethique et efficacité sont-elles réellement irréconciliables ?

Peut-on, au contraire, faire de l’éthique un levier d’efficacité ?

Pour répondre à ces questions, j’observe dans un premier temps qu’éthique et efficacité semblent irréconciliables dans la mesure où la performance économique est mesurée quasiment exclusivement sur des critères financiers (taux de rentabilité, dépenses de recherche et développement, …) et que, dans ce cadre, l’éthique serait source de coûts supplémentaires.

Toutefois, il serait plus juste d’avoir une vision plus large de la performance, incluant le bien-être de tous et pas seulement des propriétaires de l’entreprise... Il apparait qu’il existe des moyens pour que l’éthique devienne un levier d’efficacité, y compris financière.

Ces moyens passent par l’implication des salariés, l’innovation, la conquête de nouveaux marchés ou encore la possibilité d’accroître significativement ses parts de marché dans des secteurs d’activités peu dynamiques.

L’éthique, selon Aristote, a pour objet « le domaine de l’activité humaine reposant sur une décision », et d’après l’European Business Ethic Network (EBEN), « l’éthique n’est pas un ensemble de principes figés mais une ouverture d’esprit conduisant à la réflexion continue dans la recherche du bien ».

14/09/2016

L'immigré, plus qu'un agent économique

Après avoir longtemps été perçu comme un agent exclusivement économique, l’immigré et ses descendants, sont considérés comme des acteurs culturels et religieux qui, selon les interprétations, enrichit notre culture ou la met en péril.

Ainsi toute demande de reconnaissance culturelle et religieuse émanant des populations d’origine immigrée est perçue avec scepticisme. On redoute qu’il s’agisse d’attaques masquées contre l’État laïc.

Il est vrai que des revendications culturelles et religieuses (par exemple lieux de culte, parcelles dans les cimetières) émanent des populations d’origine immigrée. ,

Cela dit, ces revendications sont le signe d’une intégration et d’une volonté de participation à la société.

Toutefois, s’il ne faut pas exagérer l’importance et la portée de ces revendications, il est tout aussi dangereux de ne pas prendre en compte les formes diverses du radicalisme religieux en Suisse.

13/09/2016

"Pragmatique", le pire qualificatif pour un homme politique

Tous les systèmes mis en place (administratif, commercial, industriel) visent à assurer un contrôle.
Les hommes s’efforcent sans cesse d'unifier le monde en faisant des systèmes bien délimités.
Il en résulte d'innombrables petites associations entre partis.
Aujourd’hui le pragmatisme est un nouveau nom pour des anciennes manières de penser, et reste encore une question ouverte, tout comme l’empirisme radical ou le pluralisme.

25/08/2016

Un peu de protectionnisme ne fait pas de mal

Loin d’abolir le rôle des états, la mondialisation leur redonne au contraire tout leur sens : seule la puissance publique peut réguler la mondialisation en fixant des normes, en redistribuant les richesses, en aménageant le territoire.

Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, la mondialisation s’accompagne paradoxalement du grand retour des états. Le libre-échange est contesté dès lors qu’il compromet certaines questions jugées essentielles, comme l’emploi, la sécurité, la santé ou l’accès à l’énergie.

 
Loin d’abolir l’espace, la mondialisation redonne toute leurs forces aux singularités locales.
L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes. La mondialisation fragmente paradoxalement le monde.
 
Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange.
Le seul pays à avoir inscrit dans sa Constitution le libre-échange ont été les États américains sudistes, esclavagistes.
Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste. Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe.

19/05/2016

"Ceux qui nous dirigent, et une bonne partie de ceux qui nous élisent, demeurent étrangers à la pauvreté et l’exclusion"

L'idée d'un Revenu de Base Inconditionnel, qui ne date pas d'hier, fait de plus en plus son chemin...

 

Aux Pays-Bas, la ville d'Utrecht expérimente actuellement un tel régime. La Finlande, pour sa part, adoptera un régime du revenu minimum garanti dès 2017.

En Amérique, seule l'Alaska a déjà adopté la formule depuis deux ans, même s'il s'agit d'une allocation assez réduite. Au Québec, l'ouvrage du ministre François Blais "Un Revenu garanti pour tous: introduction aux principes de l'allocation universelle" propose un survol détaillé de la question, en remettant en question de nombreux tabous sur le sujet.

 

Ils faut souhaiter la mise en place effective d'un tel programme, en dépit des dérives qui ne manqueront pas de surgir. Ce programme pourrait s'avérer coûteux à administrer et miner partiellement la motivation au travail des citoyens. Cependant, l'économiste américain Milton Friedman, avec son «impôt négatif», proposait déjà une forme de revenu minimum garanti campée à droite.

 

Tôt ou tard, les effets de l'automatisation sur le marché du travail amenant la diminution des revenus de travail et les gains d'efficience par la rationalisation des programmes sociaux devront clairement s'assumer en ce sens. Ces phénomènes finiront par entraîner la disparition de cette mentalité du «rien pour rien».

 

Source: Le Nouveliste www.lapresse.ca

14/04/2016

Non, mais vous avez vu votre âge !

Depuis plusieurs années, les seniors sont les victimes de discrimination, dues à une gestion financière avec une vue à très court terme, ou à un manque de considération, voire de délaissement.

Il faut une loi pour que les entreprises réagissent et entament une démarche de réhabilitation des travailleurs âgés. L’objectif est d’obliger les entreprises à se préoccuper des seniors.
 
Aujourd’hui, les seniors ont accès à la formation pour maintenir leur employabilité, peuvent transmettre leur savoirs et savoirs faire…
Ils doivent pouvoir être recruté sans qu’on leur dise «Non, mais vous avez vu votre âge, et vous coutez trop cher à l’entreprise ! »
 
Et, si l’une des solutions serait le remboursement, par l’état, des charges sociales aux entreprises qui engagent des séniors au chômage ?

02/03/2016

«Avoir été journaliste » ne garanti pas des compétences en communication.

Depuis que des « communicants » pullulent dans chaque département il n'y a jamais eu autant de couacs ou d'absence de communication :

Pouvoir judiciaire, OCE, HUG, CEVA, DIP... en quelques mois une crise communicationnelle c'est installée.

Dans cette crise les Conseillers d'Etat en portent la responsabilité... et démontrent clairement leur manque de connaissance en matière de communication.

Bien sûr, ils sont entourés de « communicants », mais quand vous faites l'évaluation de leurs compétences, vous vous rendez vite compte qu'ils n'en possèdent qu'une seule... celle d'avoir été journaliste.

Il devient urgent que nos gouvernants s'entourent de véritables professionnels de la communication.

La communication c’est un métier, et comme le chinois elle s’apprend !

 

"Communication et information journalistique Comment faire la différence ?"

Des données tirées du livre « L'Information responsable ; un défi démocratique » de Jean-Luc Martin-Lagardette, éditions ECLM permettent de faire la différence entre journalisme et communication (à télécharger ici)

22/02/2016

Genève veut attirer des touristes culturels...

Genève veut attirer des touristes culturels...

Mieux que le MAH, un biennale de la sculpture contemporaine. Nos parcs s'y prêteraient à merveille !

05/02/2016

Impôts indirects / impôts directs. Où est l'équité ?

À part les différentes possibilités de s’y soustraire, les deux différences essentielles entre les impôts directs et les impôts indirects sont le traitement des divers types de revenu et la vitesse de la progression.

 

Dans les impôts directs, les différents types de revenu sont imposés différemment selon le genre de déclaration, alors que dans les impôts indirects, tous les revenus sont pris en compte, et ce indépendamment de leur origine. Il n’y a ainsi pas de problème pour traiter les gains provenant de spéculations, par exemple.

 

On admet en revanche que les impôts indirects ont un effet régressif, ce qui est l’objection la plus fréquente à leur égard.

 

Cet inconvénient peut être corrigé, soit en exemptant certains biens, notamment les denrées alimentaires, soit en les frappant d’un taux réduit. Mais cela accroît alors la complexité du système.

 

Pour déterminer exactement l’impact du système, il ne suffit pas, cependant, de considérer uniquement les recettes. Il s’agit plutôt de savoir à quoi celles-ci sont utilisées. Si les recettes de la TVA servent par exemple à financer l’AVS, leur effet global n’est pas régressif.

 

Toutefois, comme les taux d’imposition (trop) élevés encouragent fortement la soustraction fiscale, les possibilités d’un report de l’imposition sur la consommation sont limitées.

29/01/2016

Le microcrédit bras armé du "Social Business"

A quelques jours de l’ouverture de la 7ème édition de la Place des Affaires (1-4 février), et au regard du programme proposé aux visiteurs, je suis surpris de ne rien voir par rapport au microcrédit.

C’est un marché en pleine expansion - entre 30% et 50% par an -, mais il se limite à un petit secteur de clients privés, avec une sensibilité particulière. La plus grande partie de la communauté financière n’a ni les connaissances, ni la motivation, d’investir dans la micro-finance.

En effet, si les rendements sont sûrs, ils restent modestes. Voilà un rôle que pourrait vêtir nos autorités politiques cantonales.

Le microcrédit est un complément à l'économie sociale et solidaire (conférence le 1er février à 16 :30), afin que les entreprises bénéficiaires puissent gagner en autonomie.

A l’origine de tout, une idée simple: prêter quelques milliers de francs à une personne pour lui permettre de monter une micro-entreprise.

Entendez par là des investissements qui profitent à des secteurs délaissés par les banques.

 

07/01/2016

Emplois de Solidarité: Monsieur Mauro Poggia, la solution existe !

 

Je suis surpris que l'on cherche encore une solution pour les emplois de solidarité, il suffit de se rappeler des débats sur la mise en place de cette mesure pour les personnes et les entreprises nécessiteuses.

Si ces emplois étaient réservés à des personnes en fin d'indemnités de chômage, les entreprises du second marché devaient justifier de l'utilité pour bénéficier d'un renfort de personne pour se développer et à terme pouvoir employer cette personne sans besoin de recourir à ces emplois aidés.

Le modèle:

L'état prenait en charge une partie du salaire selon un accord spécifique avec l'entreprise éligible.

> Démonstration qu'avec l'engagement d'un collaborateur supplémentaire elle pouvait développer son offre.

> L'aide de l'état était limité à 4 ans: la première année la prise en charge est de 90% du salaire, puis de manière dégressive; 80% la seconde année, 50% la troisième et 30% la dernière années.

> A charge de l'entreprise de compléter le salaire.

> Offrir à la personne au bénéfice de cette mesure la possibilité de se former.

Permettez un exemple: une gardien de musée devrait pouvoir se former pour devenir guide touristique.

 

Le système c'est grippé; les entreprises du 1er marché se sont opposées pour diverses raisons (concurrence, salaire minimum de facto et surement d'autres motifs). Et les promoteurs de cette merveilleuse idées ont cédé aux injonctions des représentants des milieux patronaux; ces emplois sont devenus pérennes.

 

De plus le SECO est intervenu à plusieurs reprises afin de signifier qu'il n'était plus possible de maintenir ces emplois aidés qui ressemble de plus en plus à l'ancien régime, celui des ETC (emplois temporaires cantonaux).

 

Monsieur Mauro Poggia, un effort et tout pourrait rentrer dans l'ordre.

Les 80 millions de francs consacrés chaque année à la lutte contre le chômage ont-ils été bien et entièrement utilisés afin de dynamiser le retour à l'emploi ?

Combien de bénéficiaires ont retrouvé un emploi dans le marché primaire et combien sont retournés au chômage ?

 

15/12/2015

Quand le débat politique se réduit à un débat de conseil d’administration

Les attentes vis-à-vis de nos députés changent !

On attend d’eux des réponses aux multiples problèmes engendrés par les mutations socio-économiques.

Nos Conseillers d’Etat se transforment en hommes d’affaires et ils s’emparent du pouvoir au nom de la performance et de la compétence, ils proposent de gérer la cité sur un modèle strictement économique.

Le débat politique se réduit à un débat de conseil d’administration autour de problèmes budgétaires et financiers.

Il ya là, un piège !

 

L’approche comptable impose ses normes aux affaires publiques. Les considérations économiques surdéterminent tous les registres de la vie sociale.

Les hommes politiques pensent fonder l’efficacité de leur action dans le modèle managérial, alors que c’est ce même modèle qui dévalorise l’action publique.

Là, il y a danger…

 

10/11/2015

Dette versus PIB

Par rapport au PIB, notre endettement aura passé de quelque 50 % en 2010 à environ 130 % en 2050.
Plus le pouvoir politique repousse les réformes, plus grandes devront être les corrections par la suite : en 2020, le défaut de financement atteindra entre 2 et 2,9 % du PIB par année.  

L’endettement croissant de la société ne pourra être maîtrisé que si les réformes destinées à préserver l'Etat social sont décidées et mises en œuvre à temps.   
Plus les réformes interviendront tard, plus les corrections qui s'imposeront seront importantes.   

De plus ces prochaines décennies, il faudra aussi tenir compte de risques tels que les conséquences des changements climatiques, les épidémies ou une raréfaction et donc un renchérissement des ressources naturelles.   

C'est pourquoi il convient d'insister sur le fait que les finances publiques sont exposées à d'autres risques qu'il n'est pas aisé de quantifier et qui soulignent encore la nécessité d'agir au niveau politique.

06/11/2015

Un nouveau Centre, l'autre Centre

L’autre Centre, c’est proposer une vision politique assez large pour que la cohérence puisse en être éprouvée dans la durée.

 

Aujourd'hui nous devons avancer sur un autre chemin, dont s’écartent à la fois le néolibéralisme et le collectivisme. Ce néolibéralisme avec sa prime à la force brute. Ce collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs.

 

Ce nouveau centre doit souligner la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

 

Le partenariat social doit rester une réalité solide, même s’il est moins médiatique que le triomphe des grands financiers et les révoltes de protestataires aux cortèges sans lendemains.

 

A la convergence des efforts individuels, nous devons œuvrer selon des modalités nouvelles, mais en fonction de principes durables en conservant la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, en reconnaissant la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces en respectant leur autonomie.

 

29/10/2015

Le privilège...

Pouvoir agir sans être responsable, de bénéficier d’un avantage qui est interdit aux autres porte un nom : cela s’appelle un privilège

 

Ce découplage est économiquement destructeur; il est politiquement injuste car il porte une rupture des principes démocratique, il est injuste, non au sens moral mais au sens politique.

 

Il constitue une violation du premier principe démocratique, celui qui établi que « nul ne peut prétendre au contrôle sans endosser une responsabilité des actes issus de son contrôle. »

 

Le rétablissement d’une symétrie entre prise de risque et opportunité constitue le grand chantier économique et politique des années à venir.

22/10/2015

Le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA)

Pour ceux qui analysent les tendances actuelles, il ne fait aucun doute que l’avenir, pour l’instant du moins, est aux mains des multinationales. Au fur et à mesure que le marché s’étend pour englober la planète entière, on laisse le champ libre aux partisans du libre-échange.

 

Les partisans du libre-échange font croire qu’ils libèrent l’individu d’un ensemble d’entraves que des gouvernants lui avaient imposées comme à ses ancêtres. Mais l’«individu» qui bénéficie du libre-échange, c’est en réalité la multinationale, et la «liberté» acquise est celle d’abattre les forêts vierges pour fabriquer du contreplaqué, du papier hygiénique...

 

C’est la liberté de produire du C02, sans véritable contrainte. C’est la liberté d’augmenter la pauvreté et la détresse, la malnutrition et la maladie, C’est la liberté d’entraîner chaque année l’extinction de centaines de milliers d’espèces vivantes, tout cela pour satisfaire les intérêts financiers à court terme de quelques industries irresponsables, et des bureaucrates et politiciens à leur solde.

 

Voilà la «liberté» que permet le libre-échange, voilà quels sont les enjeux défendus le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA)

 

 

C’est exactement de l’inverse que nous avons besoin, il nous faut évoluer vers un monde composé de communautés en grande partie autosuffisantes, qui mènent leurs activités économiques à l’échelon de la famille, de la petite entreprise artisanale et de la communauté elle-même, dans le but de satisfaire les besoins locaux par l’intermédiaire d’un marché local.

 

C’est là la seule voie qui permettra de subordonner les activités économiques aux impératifs biologiques, sociaux, écologiques et éthiques et à la survie de l’humanité sur notre planète.