11/12/2012

Le véritable enjeu politique, la classe moyenne

La classe s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer partis de la classe moyenne.


L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.


Car le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup, une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.


Et le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.


Il n’existe pas de définition « objective » des classes moyennes. Libre à chacun de placer la barre où il l’entend.

Pour ma part, la classe moyenne se situe entre les 30 % des salaires les plus bas et les 20 % des personnes les mieux rémunérées, soit 50 % de la population.


06/12/2012

la peur, outil de gouvernement

 

Nos gouvernants, mieux que tout autre, ont toujours su que la peur est le meilleur moyen de convaincre. Ils la cultivent et l’exploitent.

Que ce soit pour détourner l’attention, pour justifier plus de taxes ou pour faire accepter une législation impopulaire, ils peuvent toujours compter sur un événement dramatique annoncé.

Ils exploitent la peur pour soumettre.

S’il est vrai que les démocraties modernes dépendent de l’opinion publique, il est aussi vrai que celle-ci est largement dictée par la peur.

En maintenant les populations dans un état d’appréhension constant, l'État gruge les libertés au profit d’une bureaucratie gouvernementale.

Et malheureusement, les populations acceptent à peu près tout ce qui leur est imposé graduellement…

19/11/2012

De la fausse expression démocratique

 

Dans un arrêt du 18 décembre 2002, le Tribunal fédéral a constaté qu'un mode de scrutin qui n'assure pas le même poids aux voix des électeurs était contraire à la Constitution, notamment à ses articles 8 alinéa 1 et 34 alinéa 2.

Tirant les conséquences de cet arrêt, plusieurs cantons (Zurich, Argovie, Schaffhouse) ont modifié leur mode de scrutin pour les élections cantonales.

En Suisse romande, par exemple, Fribourg et Jura ne connaissent pas le quorum ; ils appliquent le quotient électoral «naturel», qui est le résultat de la division du total des suffrages de listes par le nombre de sièges à pourvoir plus un.

A Genève, le quorum de 7% qui régit les élections cantonales et communales est l’un des plus élevé de Suisse.

Il faut le supprimer !

18:20 Publié dans Genève, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1)

06/10/2012

Libre-échange et démocratie sont-ils compatibles ?

L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes, la mondialisation fragmente paradoxalement le monde.

Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange.

Le seul pays à avoir inscrit dans sa Constitution le libre-échange a été les États américains sudistes, esclavagistes.

Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste. 

Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe.

13/04/2012

HF 2'500.-/mois : inscrit dans la nouvelle Constitution genevoise

 

Genève aurait-elle devancé l'initiative qui réclame un revenu minimal de 2500 francs par mois pour chaque personne ?

 

Dans le projet de Constitution de la République et canton de Genève au Titre II Droits fondamentaux à l'Art. 40 est inscrit :

« Droit à un niveau de vie suffisant. Toute personne a droit à la couverture de ses besoins vitaux afin de favoriser son intégration sociale et professionnelle. »

 

27/03/2012

Le sénateur Robert Cramer renonce à sa « vocation » écologiste !

 

« Faut-il vraiment dépenser de l'argent », tels sont les propos tenus par « l'écologiste » genevois Rober Cramer, pour procéder à des études thermographiques afin de déterminer les zones de déperdition de chaleur des bâtiments.

 

Juste pou rappel ; 45% de l'ensemble de l'énergie consommée en Suisse est destinée aux bâtiments !

 

Evidement, c'est un postulat PDC, allez comprendre...

 

16/03/2012

« Penser à long terme, épargner pour les générations futures, sobriété et éthique professionnelle ».

Ces valeurs léguées par le réformiste protestant Jean Calvin sont encore d’actualités, 500 ans plus tard, pour sortir de la crise économique, elles peuvent servir de combustible pour alimenter le capitalisme d’aujourd’hui.
Il faut toutefois rester attentif aux nouveaux signes de puritanisme qui peuvent resurgir…
Pour rappel, Jean Calvin, s’est confronté à l’église romaine dans sa lutte contre la corruption qui gangrenait le clergé.

07/02/2012

le sentiment d'appartenance à la classe moyenne

L'utilisation de la notion de classes moyennes n'est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.

Depuis longtemps de nombreux discours politiques présentent la classe moyenne comme un pilier majeur de la société par son rôle de moteur du changement social, de stabilisateur de la société et de son système politique.

Au seuil de notre décennie, la classe moyenne s'installe au cœur du débat politique, essentiellement sous l'angle de la question des inégalités sociales et de leur prise en compte par le système de transferts sociaux et fiscaux.

Mais le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup. Les analyses montrent qu'une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.

Et le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.

Il n'existe pas de définition « objective » des classes moyennes. Libre à chacun de placer la barre où il l'entend.

Pour ma part, je situe la classe moyenne entre les 30 % des salaires les plus bas et les 20 % des personnes les mieux rémunérées, soit 50 % de la population.

Sa valeur économique varie d'un canton à l'autre, à Genève la classe moyenne déclare des revenus entre 57'000.- et 98'000.-. En moyenne Suisse, la classe moyenne se situe entre 48'000.- et  83'000.-.

 

25/01/2012

La partitocratie constitue une régression. 

Montesquieu insistait sur la séparation des pouvoirs, idéal à atteindre pour garantir les libertés citoyennes.
En abattant toutes les cloisons entre ces pouvoirs, la partitocratie a annulé la démocratie au sens où l’entendait Montesquieu.
Par rapport à l’idéal démocratique, la partitocratie constitue donc une régression. Et non, comme elle le prétend trop souvent, son accomplissement définitif.

17/01/2012

Un hommes politique à droit à une vie privée dans un lieu privé. Dès qu'il fréquente un lieu public, il devient un homme public !

01/01/2012

Et si cette année les vœux par FaceBook supplantaient les SMS…

13/12/2011

Le groupe PLR n’est plus la 3ème force politique en Suisse

 

Il suffit de savoir que c'est l'Assemblée fédérale qui élit le Conseil fédéral.

Si on prend en compte la force des divers groupes politiques, le PLR (Radicaux + Libéraux) est devenu la 4ème force politique avec 41 membres, derrière le PDC avec 44 membres.

Explications :

PLR : 30 Conseillers nationaux + 11 Conseillers aux Etats =41

PDC : 31 Conseillers nationaux (28+2+1) + 13 Conseillers aux Etats = 44.

CQFD

 

01/11/2011

Le changement de stratégie est-il possible ?

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Comment les stratèges politiques réconcilient-ils les forces conflictuelles poussant les unes au changement, les autres à la stabilité ?

Comment font-ils pour garder les rangs ? Alors qu’ils doivent reconfigurer, adapter, riposter, innover et apprendre.

 

En dépit de l’impression que laissent les discours des divers présidents, la stratégie est un concept enraciné dans la stabilité, non dans le changement. Ils doivent être à la manœuvre afin d’en assurer la cohérence.

 

Mais un parti a aussi parfois besoin d’un changement, un besoin de rejeter les consignes, en réponse à un nouvel environnement.

 

De nouveaux modèles peuvent se former, mais comme il y a toujours des initiatives en préparation, la stratégie ne peut jamais vraiment se reposer.

 

Les partis changent rarement, ou jamais : leurs présidents, se glissent dans une niche, s’installent dans une culture, s’enferment dans un cadre mental, prennent une position ou une autre trop à cœur et s’y tiennent pour le restant de leurs jours.

 

Pas étonnant qu’il y ait tant de confusion dans l’air.

30/10/2011

La « stratégie du risque »

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On parle de changer la manière de faire de la politique ou d’engager une nouvelle forme de relation avec l’électeur.

Malgré l’existence d’opportunités réelles beaucoup préfèrent se recroqueviller et adopter une stratégie conservatrice et défensive au nom du “on connait notre électeur, évitons le risque de devoir affronter les nouvelles préoccupations de nos concitoyens”.

Et me revient en mémoire les propos d’un entraineur sportif ; “il faut arrêter de dire qu’une équipe qui attaque et va vers l’avant prend des risques…elle essaie de créer des opportunités”. Il est vrai qu’on classe toujours les « compétiteurs » dans deux catégories : ceux qui avancent et dont ont dit qu’ils ont un jeu “à risque” et ceux qui se recroquevillent, défendent avec acharnement, et espèrent que l’orage passera.

L’analogie avec la politique est pertinente. Faire le pari de la défense signifie s’estimer prêt à encaisser les coups, à subir le jeu de l’autre, à perdre l’initiative en pensant que cela passera.

Et parfois cela passe et d’autre fois la digue craque et l’équipe se fait balayer. Dans le contexte sportif ce n’est qu’un match de perdu.

Dans le monde de la politique si on se fait balayer une fois il se peut que cela soit pour longtemps et qu’on ait à assumer des conséquences autrement plus importantes qu’un match perdu.

J’en tire l’enseignement que dans un monde où on laisse l’initiative aux autres, où l’on subi ou refuse le combat ne paie pas. Pire encore, plus on refuse le risque plus la moindre défaillance sera rédhibitoire.

Les stratégies trop défensives adoptées par certains partis gouvernementaux ont fini par montrer leurs limites et pour certains la catastrophe a été frôlée.

Reste à voir s’ils peuvent en tirer profit pour se remettent en question et changer leurs approches de la Politique. En profiterons-ils pour se désinhiber et adopter une stratégie non pas risquée mais créatrice d’opportunités ?

Essayer de faire de la Politique autrement, n’est pas un risque mais une chance.

 

 

25/10/2011

23 octobre : c’est la dichotomie gauche/droite qui se meure…

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Plus qu’une recomposition du centre, c’est bien l’émergence d’une nouvelle dichotomie qui s’installe dans le paysage helvétique. N’en déplaise aux faiseurs d’opinion, « fesseurs » qui devront déplacer leurs curseurs.

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24/10/2011

Enseignements du scrutin fédéral d’octobre 2011

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Le principal enseignement de ce scrutin fédéral est que les Verts ont, définitivement, perdu le monopole de l’écologie en Suisse (13 sièges Verts, 12 sièges Vert’libéraux).

 

Au niveau genevois, je retiens deux enseignements : l’alliance bourgeoise avec l’UDC ne fonctionne pas, malgré deux essais (cour des Comptes et Conseil des Etats) et une élection à la proportionnelle sans apparentement est possible (MCG).

 

Et je me permet de paraphraser Josef Joubert , ami de Chateaubriand : « le but de la discussion ne doit pas être la victoire, mais l’amélioration. »

17/10/2011

Primo entrants

La politique c’est 3 conseils :

1) C’est le parti qui compte pas les mandats.

2) On ne gère pas des carrières, on ne donne pas, il faut prendre !

3) Il faut s’amuser sinon on déprime…

12/10/2011

Gauche/Droite - Droite/Gauche

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Les élections fédérales cherchent à rejouer le grand scénario de l’affrontement gauche-droite, mais il n’est pas sûr que les électeurs s’y retrouvent aussi aisément que la classe politique.

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05/10/2011

Abus de biens sociaux

Pourquoi l'abus de biens sociaux n'est pas, encore, un délit en Suisse ?

Oups, c'est vrai, le Conseil fédéral refuse d'en discuter, Bizarre...

Abus de biens sociaux, définition :

Délit qui réprime le fait pour tout dirigeant d'avoir utilisé en connaissance de cause les biens, le crédit, les pouvoirs à des fins personnelles directes ou indirectes.

L'infraction d'abus de biens sociaux incrimine l'infraction, de « faire, mauvaise fois » des biens, un usage qu'il sait contraire à l'intérêt, à des fins personnelles.

Dans le cas de l'affaire « Salerno » sommes-nous dans un cas caractéristique d'abus de bien sociaux ?

 

28/09/2011

Changer de paradigmes

Comment moderniser et réduire les dépenses de l’Etat et en même temps le rendre plus distributif ?

D’où la question de la réforme de notre Etat, mot tellement galvaudé mais qui doit engager chaque candidat, aux élections fédérales, dans les domaines du logement, des transports, de l’économie, de l’immigration, l’éducation et de la sécurité.

Il faut changer de paradigmes et de priorités. Pas seulement économiser, mais rénover !

Cela sera un effort, pas une ressource.