07/10/2015

Affirmation des identités nationales

La cohésion sociale peut-elle s’accommoder d’une diversité cultuelle ou suppose-t-elle nécessairement un ciment culturel partagé par tous ?

 

 

Poser ces questions n’est pas aisé, alors qu’aujourd’hui il est de bon ton de rejeter toute forme de interculturalisme dans un contexte marqué par des attitudes hostiles à l’égard de l’immigration.

 

 

Sur le plan culturel, on voit se développer des tendances indéniables à l’uniformisation de la culture de masse, soutenues par un développement technologique frénétique.

 

 

Mais ces tendances sont contrebalancées par la résurgence de revendications de spécificités culturelles et par l’affirmation d’identités nationales, culturelles et religieuses parfois très restrictives.

 

 

Le nationalisme, sous ses différentes formes, reste une idéologie puissante.

 

 

Les identités culturelles et religieuses constituent parfois des refuges rassurants pour une population dépassée, voire effrayée, par la rapidité et la profondeur des changements en cours, et qui se sent souvent discriminée ou exclue.

06/10/2015

Le raciste c'est l'Autre

L’axiome selon lequel les espaces du racisme s’élargissent à mesure que l’identité nationale se contracte est confirmé dans un nombre grandissant de pays.

 

Ce constat invite à s’interroger sur les stratégies antiracistes actuelles dans un contexte marqué par une suspicion grandissante à l’égard de nouvelles catégories de « personnes à risques» rendu paradoxalement permanent à travers la manipulation de l’obsession sécuritaire.

 

L’essentiel n’est pas de trancher entre les thèses des communautariens et celles des libéraux, mais d’être conscient des possibles dérives du discours sur le droit à la différence quand celui-ci ne sert qu’à masquer un banal racisme.

27/09/2015

13% pour nos autorités, le juste montant est 15%

Je pense qu’avant d’établir un taux d’imposition, nous devrions définir la Genève que nous souhaitons et sur cette base définir la valeur fiscale des atouts de Genève.

 

Ma proposition :

Stabilité politique> 3,89%

Infrastructure efficace> 3,02%

Localisation idéale et accès facile> 2,67%

Qualité de la vie, loisirs et offre culturelle> 2,27%

Personnel hautement qualifié> 1,44%

Education et formation> 0,96%

Atmosphère internationale> 0,75%

soit 15%.

 

23/09/2015

Transparence politique: ce n’est pas suffisant !

Trop souvent quand nous parlons de transparence politique nous nous fixons sur le mode de financement des partis politique. Ce n’est pas suffisant !

 

Aujourd’hui notre société exige plus.

Les véritables enjeux autour de la transparence politique et de la démocratie nous obligent à aller la chercher du coté des engagements des parlementaires au moment des votes et des prise de paroles pendant les débats.

 

Un outil existe:

 

http://www.idiap.ch/scientific-research/themes

22/09/2015

Vieillissement de la population et logement

La proportion de personnes âgées dans la population ayant toujours été, jusqu’à une période récente, très minoritaire, ni l’urbanisme ni la conception des logements n’ont jamais été pensés en fonction des besoins particuliers du grand âge.

 

La Suisse se prépare depuis quelques décennies au vieillissement, mais elle s’y est d’abord intéressée sous l’angle des retraites, puis sous l’angle médico-social. Les diverses politiques adoptés prennent peu en compte les questions de logement.

 

Une illustration frappante est fournie par les ensembles d’habitat social, la majorité ont été construits il y a quelques décennies pour une population jeune en forte expansion, composée de familles.

 

 

Le défi est d’autant plus important que l’effort à fournir ne peut se limiter au seul logement. Pour que la personne âgée demeure autonome, c’est tout son environnement qui doit être adapté (accès à l’immeuble, voirie, transports, services à proximité).

20/09/2015

Les "seniors", une chance pour la cité

Les « baby-boomers », ceux que le marketing a baptisés « seniors », font l’objet de discours, de colloques et d’ouvrages, mais il apparaît rapidement qu’il est difficile de cerner cette "nouvelle génération".

 

Les statistiques démographiques et économiques ou les études portant sur des questions plus qualitatives existent mais, faute d’une définition communément acceptée, elles portent sur des tranches d’âge différentes et permettent difficilement les comparaisons.

 

Les chercheurs comme les décideurs politiques se sont surtout intéressés au vieillissement de la population, au grand âge et aux enjeux en termes de protection sociale.

 

Les partenaires sociaux ont abordé les questions posées dans le monde du travail par le départ de cette génération mais très peu d’études ont exploré cette « nouvelle vie » qui s’ouvre au moment de la cessation d’activité professionnelle.

 

Les questions de logement, de déplacements et de maintien des services, de « bien vivre » tout simplement ne se posent pas qu’en termes financiers mais aussi en termes d’acceptation sociale et de cohabitation harmonieuse entre les générations.

 

Il existe déjà de multiples expériences souvent méconnues car nées de la volonté d’acteurs associatifs innovants.

 

Les seniors, grâce à leur disponibilité, y apportent une contribution essentielle.

 

Donner de la visibilité à leur action, l’inscrire dans une stratégie est une chance et un atout pour la cité de demain…

18/09/2015

La croissance crée-t-elle encore de la richesse ?

Le BIT explique que la théorie des marchés veut que la croissance crée de la richesse, laquelle est redistribuée par les créations d’emplois, qui alimentent la consommation, ce qui génère des investissements nouveaux et donc le cycle de production.

 

 

Aujourd’hui, l’idéologie selon laquelle la solution à la crise est la croissance, qui serait l’unique moyen de lutter contre la pauvreté et le chômage et qui permettrait d’élever le niveau général de richesse, est remise en cause…

 

Même la Chine ne créée pas suffisamment d’emplois, où malgré une extraordinaire expansion du PIB, 10 millions d’emplois nouveaux seulement apparaissent chaque année quand 20 millions de personnes se présentent sur le marché du travail !

 

 

A partir du moment où le lien entre croissance et emploi est coupé, ce cercle vertueux ne fonctionne plus comme il devrait.

14/09/2015

La cohésion sociale peut-elle s’accommoder d’une diversité cultuelle ?

La cohésion sociale peut-elle s’accommoder d’une diversité cultuelle ou suppose-t-elle nécessairement un ciment culturel partagé par tous ?

 

Poser ces questions n’est pas aisé, alors qu’aujourd’hui il est de bon ton de rejeter toute forme d'interculturalisme dans un contexte marqué par des attitudes hostiles à l’égard de l’immigration.

 

Sur le plan culturel, on voit se développer des tendances indéniables à l’uniformisation de la culture de masse, soutenues par un développement technologique frénétique.

 

Mais ces tendances sont contrebalancées par la résurgence de revendications de spécificités culturelles et par l’affirmation d’identités nationales, culturelles et religieuses parfois très restrictives.

Le nationalisme, sous ses différentes formes, reste une idéologie puissante.

 

Les identités culturelles et religieuses constituent parfois des refuges rassurants pour une population dépassée, voire effrayée, par la rapidité et la profondeur des changements en cours, et qui se sent souvent discriminée ou exclue.

13/09/2015

Elections nationales 2015: transhumanistes contre bio-conservateurs

Bien sûr  les chemins du 18ème siècle étaient peu carrossables, il faillait marcher sur le coté droit ou le coté gauche.

 

Mais au 21ème siècle ces charmantes routes ont laissé la place à des autoroutes, des autoroutes de l'information qui verront la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des sciences de l’information et des sciences cognitives.

 

 

Aujourd'hui la dichotomie gauche-droite, à laquelle nous sommes si habitués, est dépassée et ne survit qu'en raison de l'inertie de nos dirigeants politiques et de nos structures obsolescentes.

 

Le parlement issu des élections d'octobre 2015 verra le début de cette ère nouvelle. Nous vivrons une législature qui verra une accélération des avancées technologiques comme celle qui a vu l'industrialisation de notre pays. Une législature de bascule.

 

En réaction à cette transformation de notre sociétés, deux camps semblent se dessiner.

Le clivage gauche/droite sera remplacé par une opposition entre transhumanistes et bio-conservateurs.

Les transhumanistes soutiennent la promotion de l'amélioration de la condition humaine, l'augmentation des capacités intellectuelles, physiques ou psychologiques. Pour eux, le citoyen est un être autonome qui n'appartient à personne d'autre qu'à lui-même.

 

Les bio-conservateurs, des décroissants qui résistent. Ils veillent sur  de zones à défendre, se battent coûte que coûte pour que la vie, la vraie, continue d’exister.

02/09/2015

Nationales 2015: quelques principes marketing

Quelques principes qu'aucun candidat veut remplir...

 

Apprendre à connaître l’électeur

Son profil, les enjeux qui l’intéresse, son humeur, ses réactions à votre programme, son attitude à l’égard de vos adversaires…

 

Soignez votre image

Votre passé, vos réalisations, votre façon de vous exprimer (oral et écrit), votre apparence physique, votre âge, votre tenue vestimentaire…

 

Axez votre campagne sur un thème central 

Un thème qui doit vous différencier et être compris facilement.

 

Soignez vos relations avec les media

Les media permettent d’augmenter votre notoriété, Internet et les nouveaux outils de communication deviennent décisifs.

 

Faites des promesses 

Ce sont les discours et les déclarations politiques qui contiennent des promesses (importantes pour les électeurs) qui obtiennent de bons résultats. 

 

Faites de la publicité 

Afin de bâtir votre notoriété, faire connaître votre message et persuader les électeurs.

 

Ciblez vos interventions 

Viser les leaders d’opinion, les électeurs indécis et les électeurs critiques.

 

Simplifiez à l’excès 

Employer le langage de tous les jours, les mots courants et courts et les expressions populaires.

 

Soyez crédible 

Rassurer l’électeur, appuyer ses propos par des preuves, citer des études et donner des chiffres précis.

 

Répétez, répétez, répétez 

Cesser de répéter, c’est commencer à être oublié.

 

16/07/2015

Un « bureau » pour la participation

Il est difficile de comprendre les raisons de l’inefficacité des moyens engagés par l’Etat dans la lutte contre l’exclusion.

Aujourd’hui, un individu se sent d’autant plus justifié à demander réparation que sa difficulté provient d’une cause sociale clairement distincte de sa bonne ou mauvaise volonté individuelle, et qu’un nombre plus grand d’individus se trouve concerné par cette cause, même si les institutions ne le reconnaissent pas souvent.

Sommés de s’engager à être autonomes, ces derniers perdent progressivement leur confiance dans l’Etat et ses représentants.

Je propose le remplacement du bureau de l’intégration par celui de la participation.

14/07/2015

La croissance est un mythe

Nous sommes rentrés dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent : la fin du secret bancaire, le changement climatique, la dégradation du contrat social, etc.

Mais nous devons comprendre qu'il ne s'agit pas de problèmes mais bien de symptômes.

Nous devons changer notre manière de mesurer les valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.

Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils saisissaient la différence entre quantité et qualité.

Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Mais c'est un mythe de croire que la croissance va résoudre nos problèmes économiques, sociétaux et écologiques.

 

Nos dirigeants sont « addicts » à la croissance, mais ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes et ils croient que le reste des gens le pensent.

10/07/2015

Parlons dette !

En Suisse, la dette des particuliers (quantité d’argent due par les citoyens à titre privé) avec un taux de 169% du revenu disponible est relativement importante (86% pou l’Allemagne, 82% pour la France et 65% pour l’Italie). 

 

Et pendant des années, Ia dette des particuliers a fait office de mécanisme servant à faire de la consommation Ie moteur de la croissance …

 

Cela explique-t-il notre prospérité particulière ?

05/06/2015

Plusieurs dizaine de milliers de francs pour cherchez un nom qui existe déjà : CEVA

Ca y est ! Monsieur Barthassat fait le constat des défaillances collectives de nos dirigeants, leurs incapacités grandissantes à assumer leurs devoirs. Pour le démontrer, il dépense plusieurs milliers de francs en donnant l’illusion d’une démocratie participative pour l’élaboration d’un nom qui existe déjà, « CEVA » qui s’appellera CEVA pour l’ensemble de ses utilisateurs

Monsieur Barthassat, la démocratie participative ce n’est pas ça. Une réelle démocratie participative demande un processus d’élaboration de la décision qui va au-delà de la consultation ou de la concertation.

 Elle nécessite d’être institutionnalisée tout d’abord et surtout en termes de reconnaissance officielle de sa portée, de son rôle.

 

P.S. cet argent aurait pu servir à étudier l’avenir de la mobilité chez les seniors.

 

07/05/2015

Monsieur Christian Lüscher, chantre de la classe moyenne ?

Mercredi dans l’émission Forum de RTS, Monsieur Christian Lüscher s’est posé en représentant de la classe moyenne… Les oreilles m’en sont tombées !

 

Même s’il n’existe pas de définition objective et consensuelle de la « classe moyenne », on peut néanmoins proposer plusieurs découpages selon différents critères qui ont chacun leur pertinence : le revenu, la profession ou encore le sentiment d’appartenance.

La classe moyenne est composée de commerçants, artisans et employés : ces catégories ont en commun d’avoir dû construire leur position au lieu d’en hériter, en s’appuyant davantage sur leur éducation que sur leur modeste patrimoine.

L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale. Si la classe moyenne est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer partis de la classe moyenne !

En Suisse la « classe moyenne » à un revenu imposable par ménage compris entre 70'000 et 150'000 francs.

 

Monsieur Christian Lüscher, êtes-vous réellement un représentant de la classe moyenne ?

04/05/2015

Parités de pouvoir d’achat

Comment procéder à des comparaisons internationales de données économiques exprimées dans des monnaies différentes ? 

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28/04/2015

Le bruit rend fou !

 

Chacun perçoit le bruit de manière très subjective et en fonction de nombreux facteurs: la personnalité, l'âge, le bien-être psychique et physique, le vécu sonore, le moment de la journée et les facteurs acoustiques qui définissent le bruit. 

Toutefois, le bruit est une forme de pollution environnementale sous-estimée et négligée. Un bruit trop présent peut nous rendre malades (troubles du sommeil, stress, nervosité, agitation, abattement, troubles de la concentration, baisse des performances, augmentation de la pression sanguine, problèmes cardio-vasculaires).

Or nous ne pouvons pas échapper aux nuisances sonores, ni le jour ni la nuit, car nous n'avons pas la possibilité de fermer nos oreilles.

Les mesures prises jusqu’ici pour lutter contre le bruit ne suffisent pas à garantir notre qualité de vie. Il est temps de passer à la création de notre espace sonore.

Cette perspective est de l’ordre du possible...

23/04/2015

Disparition des Verts ?

 

Effectivement comme l'affirme Adèle Thorens dans la Tribune de Genève du 23 avril, la disparition des Verts est peut probable. Mais un changement de paradigme s'impose.

Aujourd'hui l'écologie n'est plus seulement "environnement et énergie".

Les citoyens attendent beaucoup plus, il faut parler d'économie, de santé, de l'éducation, domaines dans lesquels les Verts restent peu audibles.

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10/01/2015

Pas d’éthique sans culture...

Parler d’éthique sans la positionner dans un cadre de référence n’aurait pas beaucoup de sens.

Si l’éthique nous apparaît comme le respect de valeurs, ces valeurs sont bien évidemment différentes d’une culture à l’autre. Le respect des valeurs, ce qui est « bien », ou ce qui est « mal », n’est jugé que d’après un cadre qui est propre à chaque culture.

 

Le comportement culturel fait référence à différentes valeurs, et si l’on veut analyser un contexte culturel on s’aperçoit que ces valeurs sont :

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08/01/2015

Batailles idéologiques

Engagées dans de nombreuses batailles idéologiques les notions de multiculturelles et interculturelles sont devenues porteuses de préférences idéologiques et politiques chargées de jugements de valeurs

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