20/09/2015

Les "seniors", une chance pour la cité

Les « baby-boomers », ceux que le marketing a baptisés « seniors », font l’objet de discours, de colloques et d’ouvrages, mais il apparaît rapidement qu’il est difficile de cerner cette "nouvelle génération".

 

Les statistiques démographiques et économiques ou les études portant sur des questions plus qualitatives existent mais, faute d’une définition communément acceptée, elles portent sur des tranches d’âge différentes et permettent difficilement les comparaisons.

 

Les chercheurs comme les décideurs politiques se sont surtout intéressés au vieillissement de la population, au grand âge et aux enjeux en termes de protection sociale.

 

Les partenaires sociaux ont abordé les questions posées dans le monde du travail par le départ de cette génération mais très peu d’études ont exploré cette « nouvelle vie » qui s’ouvre au moment de la cessation d’activité professionnelle.

 

Les questions de logement, de déplacements et de maintien des services, de « bien vivre » tout simplement ne se posent pas qu’en termes financiers mais aussi en termes d’acceptation sociale et de cohabitation harmonieuse entre les générations.

 

Il existe déjà de multiples expériences souvent méconnues car nées de la volonté d’acteurs associatifs innovants.

 

Les seniors, grâce à leur disponibilité, y apportent une contribution essentielle.

 

Donner de la visibilité à leur action, l’inscrire dans une stratégie est une chance et un atout pour la cité de demain…

18/09/2015

La croissance crée-t-elle encore de la richesse ?

Le BIT explique que la théorie des marchés veut que la croissance crée de la richesse, laquelle est redistribuée par les créations d’emplois, qui alimentent la consommation, ce qui génère des investissements nouveaux et donc le cycle de production.

 

 

Aujourd’hui, l’idéologie selon laquelle la solution à la crise est la croissance, qui serait l’unique moyen de lutter contre la pauvreté et le chômage et qui permettrait d’élever le niveau général de richesse, est remise en cause…

 

Même la Chine ne créée pas suffisamment d’emplois, où malgré une extraordinaire expansion du PIB, 10 millions d’emplois nouveaux seulement apparaissent chaque année quand 20 millions de personnes se présentent sur le marché du travail !

 

 

A partir du moment où le lien entre croissance et emploi est coupé, ce cercle vertueux ne fonctionne plus comme il devrait.

14/09/2015

La cohésion sociale peut-elle s’accommoder d’une diversité cultuelle ?

La cohésion sociale peut-elle s’accommoder d’une diversité cultuelle ou suppose-t-elle nécessairement un ciment culturel partagé par tous ?

 

Poser ces questions n’est pas aisé, alors qu’aujourd’hui il est de bon ton de rejeter toute forme d'interculturalisme dans un contexte marqué par des attitudes hostiles à l’égard de l’immigration.

 

Sur le plan culturel, on voit se développer des tendances indéniables à l’uniformisation de la culture de masse, soutenues par un développement technologique frénétique.

 

Mais ces tendances sont contrebalancées par la résurgence de revendications de spécificités culturelles et par l’affirmation d’identités nationales, culturelles et religieuses parfois très restrictives.

Le nationalisme, sous ses différentes formes, reste une idéologie puissante.

 

Les identités culturelles et religieuses constituent parfois des refuges rassurants pour une population dépassée, voire effrayée, par la rapidité et la profondeur des changements en cours, et qui se sent souvent discriminée ou exclue.

13/09/2015

Elections nationales 2015: transhumanistes contre bio-conservateurs

Bien sûr  les chemins du 18ème siècle étaient peu carrossables, il faillait marcher sur le coté droit ou le coté gauche.

 

Mais au 21ème siècle ces charmantes routes ont laissé la place à des autoroutes, des autoroutes de l'information qui verront la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des sciences de l’information et des sciences cognitives.

 

 

Aujourd'hui la dichotomie gauche-droite, à laquelle nous sommes si habitués, est dépassée et ne survit qu'en raison de l'inertie de nos dirigeants politiques et de nos structures obsolescentes.

 

Le parlement issu des élections d'octobre 2015 verra le début de cette ère nouvelle. Nous vivrons une législature qui verra une accélération des avancées technologiques comme celle qui a vu l'industrialisation de notre pays. Une législature de bascule.

 

En réaction à cette transformation de notre sociétés, deux camps semblent se dessiner.

Le clivage gauche/droite sera remplacé par une opposition entre transhumanistes et bio-conservateurs.

Les transhumanistes soutiennent la promotion de l'amélioration de la condition humaine, l'augmentation des capacités intellectuelles, physiques ou psychologiques. Pour eux, le citoyen est un être autonome qui n'appartient à personne d'autre qu'à lui-même.

 

Les bio-conservateurs, des décroissants qui résistent. Ils veillent sur  de zones à défendre, se battent coûte que coûte pour que la vie, la vraie, continue d’exister.

02/09/2015

Nationales 2015: quelques principes marketing

Quelques principes qu'aucun candidat veut remplir...

 

Apprendre à connaître l’électeur

Son profil, les enjeux qui l’intéresse, son humeur, ses réactions à votre programme, son attitude à l’égard de vos adversaires…

 

Soignez votre image

Votre passé, vos réalisations, votre façon de vous exprimer (oral et écrit), votre apparence physique, votre âge, votre tenue vestimentaire…

 

Axez votre campagne sur un thème central 

Un thème qui doit vous différencier et être compris facilement.

 

Soignez vos relations avec les media

Les media permettent d’augmenter votre notoriété, Internet et les nouveaux outils de communication deviennent décisifs.

 

Faites des promesses 

Ce sont les discours et les déclarations politiques qui contiennent des promesses (importantes pour les électeurs) qui obtiennent de bons résultats. 

 

Faites de la publicité 

Afin de bâtir votre notoriété, faire connaître votre message et persuader les électeurs.

 

Ciblez vos interventions 

Viser les leaders d’opinion, les électeurs indécis et les électeurs critiques.

 

Simplifiez à l’excès 

Employer le langage de tous les jours, les mots courants et courts et les expressions populaires.

 

Soyez crédible 

Rassurer l’électeur, appuyer ses propos par des preuves, citer des études et donner des chiffres précis.

 

Répétez, répétez, répétez 

Cesser de répéter, c’est commencer à être oublié.

 

16/07/2015

Un « bureau » pour la participation

Il est difficile de comprendre les raisons de l’inefficacité des moyens engagés par l’Etat dans la lutte contre l’exclusion.

Aujourd’hui, un individu se sent d’autant plus justifié à demander réparation que sa difficulté provient d’une cause sociale clairement distincte de sa bonne ou mauvaise volonté individuelle, et qu’un nombre plus grand d’individus se trouve concerné par cette cause, même si les institutions ne le reconnaissent pas souvent.

Sommés de s’engager à être autonomes, ces derniers perdent progressivement leur confiance dans l’Etat et ses représentants.

Je propose le remplacement du bureau de l’intégration par celui de la participation.

14/07/2015

La croissance est un mythe

Nous sommes rentrés dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent : la fin du secret bancaire, le changement climatique, la dégradation du contrat social, etc.

Mais nous devons comprendre qu'il ne s'agit pas de problèmes mais bien de symptômes.

Nous devons changer notre manière de mesurer les valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.

Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils saisissaient la différence entre quantité et qualité.

Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Mais c'est un mythe de croire que la croissance va résoudre nos problèmes économiques, sociétaux et écologiques.

 

Nos dirigeants sont « addicts » à la croissance, mais ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes et ils croient que le reste des gens le pensent.

10/07/2015

Parlons dette !

En Suisse, la dette des particuliers (quantité d’argent due par les citoyens à titre privé) avec un taux de 169% du revenu disponible est relativement importante (86% pou l’Allemagne, 82% pour la France et 65% pour l’Italie). 

 

Et pendant des années, Ia dette des particuliers a fait office de mécanisme servant à faire de la consommation Ie moteur de la croissance …

 

Cela explique-t-il notre prospérité particulière ?

05/06/2015

Plusieurs dizaine de milliers de francs pour cherchez un nom qui existe déjà : CEVA

Ca y est ! Monsieur Barthassat fait le constat des défaillances collectives de nos dirigeants, leurs incapacités grandissantes à assumer leurs devoirs. Pour le démontrer, il dépense plusieurs milliers de francs en donnant l’illusion d’une démocratie participative pour l’élaboration d’un nom qui existe déjà, « CEVA » qui s’appellera CEVA pour l’ensemble de ses utilisateurs

Monsieur Barthassat, la démocratie participative ce n’est pas ça. Une réelle démocratie participative demande un processus d’élaboration de la décision qui va au-delà de la consultation ou de la concertation.

 Elle nécessite d’être institutionnalisée tout d’abord et surtout en termes de reconnaissance officielle de sa portée, de son rôle.

 

P.S. cet argent aurait pu servir à étudier l’avenir de la mobilité chez les seniors.

 

07/05/2015

Monsieur Christian Lüscher, chantre de la classe moyenne ?

Mercredi dans l’émission Forum de RTS, Monsieur Christian Lüscher s’est posé en représentant de la classe moyenne… Les oreilles m’en sont tombées !

 

Même s’il n’existe pas de définition objective et consensuelle de la « classe moyenne », on peut néanmoins proposer plusieurs découpages selon différents critères qui ont chacun leur pertinence : le revenu, la profession ou encore le sentiment d’appartenance.

La classe moyenne est composée de commerçants, artisans et employés : ces catégories ont en commun d’avoir dû construire leur position au lieu d’en hériter, en s’appuyant davantage sur leur éducation que sur leur modeste patrimoine.

L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale. Si la classe moyenne est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer partis de la classe moyenne !

En Suisse la « classe moyenne » à un revenu imposable par ménage compris entre 70'000 et 150'000 francs.

 

Monsieur Christian Lüscher, êtes-vous réellement un représentant de la classe moyenne ?

04/05/2015

Parités de pouvoir d’achat

Comment procéder à des comparaisons internationales de données économiques exprimées dans des monnaies différentes ? 

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28/04/2015

Le bruit rend fou !

 

Chacun perçoit le bruit de manière très subjective et en fonction de nombreux facteurs: la personnalité, l'âge, le bien-être psychique et physique, le vécu sonore, le moment de la journée et les facteurs acoustiques qui définissent le bruit. 

Toutefois, le bruit est une forme de pollution environnementale sous-estimée et négligée. Un bruit trop présent peut nous rendre malades (troubles du sommeil, stress, nervosité, agitation, abattement, troubles de la concentration, baisse des performances, augmentation de la pression sanguine, problèmes cardio-vasculaires).

Or nous ne pouvons pas échapper aux nuisances sonores, ni le jour ni la nuit, car nous n'avons pas la possibilité de fermer nos oreilles.

Les mesures prises jusqu’ici pour lutter contre le bruit ne suffisent pas à garantir notre qualité de vie. Il est temps de passer à la création de notre espace sonore.

Cette perspective est de l’ordre du possible...

23/04/2015

Disparition des Verts ?

 

Effectivement comme l'affirme Adèle Thorens dans la Tribune de Genève du 23 avril, la disparition des Verts est peut probable. Mais un changement de paradigme s'impose.

Aujourd'hui l'écologie n'est plus seulement "environnement et énergie".

Les citoyens attendent beaucoup plus, il faut parler d'économie, de santé, de l'éducation, domaines dans lesquels les Verts restent peu audibles.

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10/01/2015

Pas d’éthique sans culture...

Parler d’éthique sans la positionner dans un cadre de référence n’aurait pas beaucoup de sens.

Si l’éthique nous apparaît comme le respect de valeurs, ces valeurs sont bien évidemment différentes d’une culture à l’autre. Le respect des valeurs, ce qui est « bien », ou ce qui est « mal », n’est jugé que d’après un cadre qui est propre à chaque culture.

 

Le comportement culturel fait référence à différentes valeurs, et si l’on veut analyser un contexte culturel on s’aperçoit que ces valeurs sont :

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08/01/2015

Batailles idéologiques

Engagées dans de nombreuses batailles idéologiques les notions de multiculturelles et interculturelles sont devenues porteuses de préférences idéologiques et politiques chargées de jugements de valeurs

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02/01/2015

Politique : piège, danger… Nos attentes changent !

On attend de nos dirigeants politiques des réponses aux multiples problèmes engendrés par les mutations socio-économiques…

   

Mais ils se transforment en hommes d’affaires et ils s’emparent du pouvoir au nom de la performance et de la compétence, ils proposent de gérer la cité sur un modèle strictement économique.

Le débat politique se réduit à un débat de conseil d’administration autour de problèmes budgétaires et financiers.

Là, il y a un piège !

 

L’approche comptable impose ses normes aux affaires publiques. Les considérations économiques sur-déterminent tous les registres de la vie sociale.

Les hommes politiques pensent fonder l’efficacité de leur action dans le modèle managérial, alors que c’est ce même modèle qui dévalorise l’action publique.

Là, il y a danger !

 

 

12/12/2014

Radical et écologiste…

Le parti radical écologiste (PRE) est un projet politique pour construire la société durable dès aujourd'hui.

Il agit sans idéologie socialiste ni libérale, mais pour le bon sens et l'action. Il se positionne au-delà du clivage droite-gauche, avec un cœur écologique qui se traduit par une écologie politique globale : écologie de la démocratie, de l'éducation, de la santé, de l’économie sociale, du logement, de la fiscalité, de la sécurité.

 

Le programme :

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09/12/2014

L’homme politique emprunte chaque jour un peu plus les métaphores de l’économiste.

Les économistes, pour affirmer leur emprise et éteindre tout débat, ont cru possible de se détacher entièrement de la politique et du droit. Ils ont prétendu pouvoir construire une physique sociale, hors de tout lien avec le réel. Ils n’ont fait que transformer l’économie en une religion moderne, avec son Paradis et son Enfer, ses prêtres et son Inquisition. 
Mais le réel a fini par les rattraper.

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30/11/2014

Le lien entre croissance et emploi est coupé

Le BIT explique que la théorie des marchés veut que la croissance crée de la richesse, laquelle est redistribuée par les créations d’emplois, qui alimentent la consommation, ce qui génère des investissements nouveaux et donc le cycle de production.

Aujourd’hui, l’idéologie selon laquelle la solution à la crise est la croissance, qui serait l’unique moyen de lutter contre la pauvreté et le chômage et qui permettrait d’élever le niveau général de richesse, est remise en cause…

Même la Chine ne créée pas suffisamment d’emplois, où malgré une extraordinaire expansion du PIB, 10 millions d’emplois nouveaux seulement apparaissent chaque année quand 20 millions de personnes se présentent sur le marché du travail !

Et à partir du moment où le lien entre croissance et emploi est coupé, ce cercle vertueux ne fonctionne plus comme il devrait.

 

 

23/11/2014

Campagnes de votations du 30 novembre, combien ça coûte ?

S'il est aisé de connaître les dépenses publicitaires des acteurs commerciaux, il est toujours difficile d’obtenir ces chiffres pour les campagnes politiques…

Quand l'on s'intéresse à obtenir le prix d'une campagne politique, souvent la réponse est « circulez, il n'y a rien a voir ! »... Où est donc cette transparence, si chère à nos édiles ?

Pour les campagnes du 30 novembre, j'ai essayé d'évaluer leurs coûts.

Tant en stratégie commerciale que politique, il existe un indicateur communément admis ; «le bruit nécessaire pour être entendu ».

Pour être compris un message doit avoir de l'audience, de l’impact. En termes marketing ces notions sont mesurées en GRP (gross raiting point). Il est le résultat d'une combinaison entre le nombre de personnes touchées et un certain nombre de fois.

Ce qui est communément admis par les communicants est atteindre 75% de la population au moins 3 fois, ce qui représente 450 GRP.

Pour ces campagnes au regard de l’importance des sujets, tant les initiants que les opposants n'ont pas regardé à la dépense, car en point de mire ils ont déjà les élections de l'automne 2015

Les coûts :

Forfaits et privilèges fiscaux CHF 11'000'000.- L'or de la Banque nationale : CHF 6'000'000.- Ecopop : CHF 3'000'000.-, soit un total de CHF 18'000'000.-

18'000'000.- juste pour les dépenses « visibles », je ne compte pas les flyers, les tous ménages, les stands et divers événements annexes.