25/08/2016

Un peu de protectionnisme ne fait pas de mal

Loin d’abolir le rôle des états, la mondialisation leur redonne au contraire tout leur sens : seule la puissance publique peut réguler la mondialisation en fixant des normes, en redistribuant les richesses, en aménageant le territoire.

Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, la mondialisation s’accompagne paradoxalement du grand retour des états. Le libre-échange est contesté dès lors qu’il compromet certaines questions jugées essentielles, comme l’emploi, la sécurité, la santé ou l’accès à l’énergie.

 
Loin d’abolir l’espace, la mondialisation redonne toute leurs forces aux singularités locales.
L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes. La mondialisation fragmente paradoxalement le monde.
 
Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange.
Le seul pays à avoir inscrit dans sa Constitution le libre-échange ont été les États américains sudistes, esclavagistes.
Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste. Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe.

25/05/2016

Le christianisme, comme l’islam sont nés de mouvements de revitalisation.

L’incapacité de plus en plus patente de toutes nos politiques fondées sur la conception moderniste du monde et ses paradigmes dérivés, scientifique et économique, à répondre aux besoins ou même à résoudre aucun des problèmes qui menacent notre survie sur cette planète, crée des conditions de plus en plus propices à l’émergence de mouvements revitaIistes.

Il y a de grandes chances que ces mouvements soient touchés par les idées écologiques dont la pertinence est chaque jour davantage apparente, même aux plus aveugles d’entre nous.

Certains signes donnent à penser que ces mouvements pourraient prôner un retour à un mode de vie traditionnel.

Ainsi, alors même que la montée du fondamentalisme dans les pays musulmans apparaît comme une poussée très antipathique de chauvinisme, de fanatisme et d’intolérance, c’est aussi indéniablement une réaction contre l’impérialisme économique occidental et la dislocation des cultures et des traditions musulmanes  provoquée par le développement scientifique, technologique et industriel  occidental.

Antony Wallace dans « Revitalization Movements », article publié dans la  revue American Anthropologist , estime que le christianisme, comme l’islam et peut-être le bouddhisme, sont nés de mouvements de revitalisation. « Il semble en réalité que toutes les religions organisées soient des vestiges d’anciens mouvements de revitalisation, qui survivent sous une forme institutionnalisée dans les cultures stabilisées ».

23/05/2016

Parler de liberté ne suffit plus... La laïcité, pour faire quoi ?

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sur lequel s’était appuyée la décolonisation et, plus tard, la déconstruction des dernières logiques impériales, c’est mué en nationalisme agressif.

 

Des logiques séparatistes s’expriment, ici ou là, dans des discours qui valorisent l’égoïsme au détriment des solidarités.

Des monarchies du Golfe à l’Afghanistan, en passant par l’Iran, Islam a adopté une posture ami-moderniste. Purification ethnique en Bosnie, revendication d’une « ivoirité» en Côte-d’Ivoire, les phénomènes de repli identitaire travaillent le peuple que certains états voudraient réduire à être le socle souverain de leur singularité collective.

 

Parler de liberté ne suffit plus !

 

Plus les sociétés deviennent plurielles, plus l’exigence pacificatrice incluse dans l’idéal laïque s’impose.

La gestion politique de l’altérité demande le développement d’une culture de l’indifférence philosophique appuyée sur un devoir minimal de ressemblance juridique.

La laïcité est porteuse d’un idéal, celui de l’individu-citoyen qui sait qu’il n’y a de "vouloir-vivre collectif" que dans la confrontation librement débattue de convictions individuelles.

Celui, également, « de l’aptitude à tirer des leçons de l’histoire les éléments de construction d’un présent acceptable et d’un futur qui conserve sa place au rêve ».

19/05/2016

"Ceux qui nous dirigent, et une bonne partie de ceux qui nous élisent, demeurent étrangers à la pauvreté et l’exclusion"

L'idée d'un Revenu de Base Inconditionnel, qui ne date pas d'hier, fait de plus en plus son chemin...

 

Aux Pays-Bas, la ville d'Utrecht expérimente actuellement un tel régime. La Finlande, pour sa part, adoptera un régime du revenu minimum garanti dès 2017.

En Amérique, seule l'Alaska a déjà adopté la formule depuis deux ans, même s'il s'agit d'une allocation assez réduite. Au Québec, l'ouvrage du ministre François Blais "Un Revenu garanti pour tous: introduction aux principes de l'allocation universelle" propose un survol détaillé de la question, en remettant en question de nombreux tabous sur le sujet.

 

Ils faut souhaiter la mise en place effective d'un tel programme, en dépit des dérives qui ne manqueront pas de surgir. Ce programme pourrait s'avérer coûteux à administrer et miner partiellement la motivation au travail des citoyens. Cependant, l'économiste américain Milton Friedman, avec son «impôt négatif», proposait déjà une forme de revenu minimum garanti campée à droite.

 

Tôt ou tard, les effets de l'automatisation sur le marché du travail amenant la diminution des revenus de travail et les gains d'efficience par la rationalisation des programmes sociaux devront clairement s'assumer en ce sens. Ces phénomènes finiront par entraîner la disparition de cette mentalité du «rien pour rien».

 

Source: Le Nouveliste www.lapresse.ca

09/05/2016

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cache certaines ambigüités

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cache mal certaines ambigüités, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.

A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements.

Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près.

Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur la contraception ou l’avortement.

Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.

La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Eglises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.

Ce que cherchent les Eglises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’Etat, c’est la reconquête d’un espace de conviction.

La sphère privée, où les avait cantonnées la séparation en 1907, deviendrait la base arrière d’une recolonisation de l’espace public.

Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

03/05/2016

Verts, soyez écologistes !

Dès ses débuts le mouvement écologiste a développé une pensée politique prenant en compte non seulement les être humains mais aussi le cadre naturel dans lequel ils évoluent.

Cette écologie n'est qu'une écologie restreinte.

Le temps est venu de réfléchir à une écologie généralisée qui pense la culture et la société, qui s'intéresse au conditions d'existence et aux écosystèmes sociaux.

Une politique qui tienne compte de l'individu et de sa complémentarité avec le collectif, de son désir d'indépendance et son besoin d’attachement, de ses objectifs économiques et de son désir de sens.

Et répondre à ces deux questions fondamentales :
Dans quel monde souhaitons vivre ?
Quelle vie voulons-nous mener ?

18/04/2016

Les insatisfaits de la démocratie

Par le passé nos démocraties ont été confrontées aux déferlements de passions et menacées par l’intensité des luttes entre défenseurs d’un certain ordre et des mouvements révolutionnaires.

 

Ces événements pèsent encore lourdement sur notre vie politique.

 

Ainsi l’on pourrait penser que la décrue des passions politiques a pour effet de consolider notre démocratie…

 

Mais cette évolution à aussi son revers; l’affaiblissement de la croyance dans les vertus du régime démocratique. La traduction de cette tendance au désenchantement est la croissance régulière de la non-participation.

 

Et cet état est susceptible d’affaiblir les bases même de notre système politique.

 

Pour preuve, les eurobaromètres qui démontrent que le nombre d’insatisfait de la démocratie dépasse régulièrement les 50 %, depuis plus de 15 ans. L’abstentionnisme n’est pas seulement en rapport avec le sentiment d’incompétence politique, mais l’absentéisme tend à croître avec l’élévation du niveau général d’éducation.

 

Les systèmes de valeurs ont évolué vers l’autonomie de l’individu, il en résulte un déclin des grandes organisations hiérarchiques comme les partis et les syndicats, sans oublier les églises.

25/02/2016

L'écologie est aussi de droite

La délégation généralisée de la responsabilité, crédo des Verts associés à Genève avec les Socialistes et l’extrême gauche, induit nécessairement  une structuration collective qui écrase la personne au nom de la volonté générale, et diminue son autonomie.

 

Cette posture ne correspond pas/plus à l’écologie politique qui a toujours combattu le gigantisme des structures, et l’emprise de l’État qui déresponsabilise l’individu.

 

Et la revendication d’autonomie ne peut être dissociée d’une revendication à assumer ses responsabilités.

 

Par cet attachement à l’autonomie comme expression de la liberté, l’écologie politique est aussi de droite, sauf à risquer l’illégitimité et l’incohérence.

12/02/2016

Le migrant contribue au développement de notre pays.

En proposant un discours d'exclusion des mouvements populistes obtiennent des résultats électoraux significatifs en misant sur la peur de l'autre, sur la crainte diffuse de l'invasion suscitée par les nouveaux mouvements migratoires.

Ainsi toute demande de reconnaissance culturelle et religieuse émanant des populations d'origine immigrée est perçue avec scepticisme.

On redoute qu'il s'agisse d'attaques masquées contre l'État laïc. Il est vrai que des revendications culturelles et religieuses (par exemple lieux de culte, parcelles dans les cimetières) émanent des populations d'origines immigrées.

Et après avoir longtemps été perçu comme un agent exclusivement économique, les immigrés sont considérés comme des acteurs culturels et religieux qui, selon les interprétations, enrichit notre culture ou la met en péril.

Les migrants réclament une politique de participation sociale… Ils manifestent la volonté de participer à la vie économique, d'acquérir une formation, de respecter l'ordre juridique et d’apprendre notre une langue

Cela dit, ces revendications sont le signe d'une intégration et d'une volonté de participation à la société.

Aujourd’hui, nous devons veiller à une meilleure participation des migrants dans tous les rouages de notre société.

A nous de leurs donner les moyens et la motivation de contribuer au développement de notre pays.

28/01/2016

"Pragmatique", le pire qualificatif pour un homme politique !

Tous les systèmes mis en place (administratif, commercial, industriel) visent à assurer un contrôle.

Les hommes s’efforcent sans cesse d'unifier le monde en faisant des systèmes bien délimités.

Il en résulte d'innombrables petites associations entre partis.

Aujourd’hui le pragmatisme est un nouveau nom pour des anciennes manières de penser, et reste encore une question ouverte, tout comme l’empirisme radical ou le pluralisme.

29/12/2015

Montesquieu insistait sur la séparation des pouvoirs

Aujourd’hui, les attributions de l’Etat se sont considérablement étendues: elles englobent des pans entiers de la sphère sociale et interpellent beaucoup plus étroitement la vie économique.


L’Etat a donc été amené à multiplier les contrôles de nature formelle et de tolérer le développement de pouvoirs de fait, vastes, arbitraires et largement capillarisés dans la société.


Cette évolution n’est nullement condamnable en soi, mais elle implique une technicité accrue des interventions, que le personnel habituel, fauteur et bénéficiaire, n’est pas en mesure de prester, puisque il n’a pas été sélectionné pour ses compétences mais pour sa fidélité à des slogans, des doctrines simplistes ou une camaraderie de mauvais aloi.


Montesquieu insistait sur la séparation des pouvoirs, idéal à atteindre pour garantir les libertés citoyennes. En abattant toutes les cloisons entre ces pouvoirs, la partitocratie a annulé la démocratie au sens où il l'entendait.


Par rapport à l’idéal démocratique, la partitocratie constitue donc une régression. Et non, comme elle le prétend trop souvent, son accomplissement définitif.

21/12/2015

La laïcité n’est pas un principe négatif

La laïcité concerne le principe d’unification des hommes au sein de l’Etat (conçu comme communauté politique). Elle suppose donc une distinction entre «privé» et «public», qu’il faut bien se garder de confondre avec «collectif», qui n’a pas la même signification d’universalité, de ce qui est commun à l’ensemble des hommes appartenant à une même communauté, mais qui désigne simplement l’agrégat de plusieurs intérêts privés, notamment religieux.

La laïcité, conquise à bien des égards contre les traits d’une culture marquée par la religion chrétienne, constitue une rupture avec la tradition occidentale à laquelle on la lie trop hâtivement (il ne faut pas oublier que la liberté de conscience a été condamnée par l’Eglise catholique jusqu’au début du XXe siècle).

Remarque d’importance au regard des argumentations développées par certains tenants de l’intégrisme islamique, qui réduisent la laïcité à un particularisme culturel, non transposable ailleurs.

Il convient ainsi d’éviter tout amalgame entre religion et cléricalisme (entendu ici au sens large d’immixtion des autorités religieuses dans la sphère politique).

17/12/2015

L’équité est une « fiction nécessaire ».

La mise en avant de la notion d’équité sert parfois à masquer une grande tolérance aux inégalités...

On utilise souvent le concept d’équité à la place de celui d’égalité. Pourtant ce n’est pas exactement la même chose.

 

L’idée que le mérite individuel, l’effort ou le travail doivent être récompensés est largement acceptée. Personne ne revendique les mêmes salaires pour tous. Ce qui est juste, c’est que tout le monde ait les mêmes chances dans la vie, pas que tout le monde arrive au même résultat.

 

Et nous acceptons l’idée d’équité sans trop nous poser de questions.

 

Pourtant, en pratique, cette équité n’est vraiment pas facile à atteindre; il faudrait que chacun soit placé sur la même ligne de départ. Si certains partent avec de l’avance, le jeu n’est pas équitable. Il faudrait aussi que chacun dispose des mêmes atouts. La compétition ne doit pas être biaisée.

 

L’équité, c’est l’idée de l’égalité « juste ».

 

On peut accepter le principe de l’équité, mais alors nous ne sommes pas avancés pour ce qui est de l’ampleur des inégalités « justes ». Combien un PDG peut-il gagner avant que cela devienne « injuste »?

Est-il équitable qu’une personne qui aide des personnes âgées toute la journée touche dix fois moins qu’un cadre bancaire ?

L’effort individuel est rarement mesurable : la plupart des rétributions récompensent des efforts réalisés par une équipe, un groupe, etc.

L’équité est une « fiction nécessaire ». On en a besoin certes, car l’effort, le mérite, le travail, sont de meilleurs critères que le milieu de naissance ou la caste.

Mais il s’agit bien d’une fiction; en pratique, les inégalités résultent d’un compromis, d’une lutte de pouvoir entre les membres d’une même société.

 

L’équité, c’est l’idée de justice sociale.

06/12/2015

la peur pour soumettre

Nos gouvernants, mieux que tout autre, ont toujours su que la peur est le meilleur moyen de convaincre. Ils la cultivent et l’exploitent.

Que ce soit pour détourner l’attention, pour justifier plus de taxes ou pour faire accepter une législation impopulaire, ils peuvent toujours compter sur un événement dramatique annoncé.
 
 
Ils exploitent la peur pour soumettre.
 
S’il est vrai que les démocraties modernes dépendent de l’opinion publique, il est aussi vrai que celle-ci est largement dictée par la peur.
 
En maintenant les populations dans un état d’appréhension constant, l'État gruge les libertés au profit d’une bureaucratie gouvernementale.
 
Et malheureusement, les populations acceptent à peu près tout ce qui leur est imposé graduellement…

03/12/2015

2016

La Suisse est face à son destin:

1291, être ou ne pas être.

1941, être ou ne plus être.

2002, d’où venons-nous ?

2015, où allons-nous ?

2016, la Suisse doit-elle résister à tout prix, s'adapter ou …

17/11/2015

Sécurité et libertés

Malheureusement, il n’existe pas d’algorithme permettant de définir l’équilibre idéal entre la promotion de la sécurité et le respect des droits et des libertés. En revanche, des précédents ont montré que favoriser la xénophobie ne procurait pas plus de sécurité.

 

Le racisme peut même être une source d’insécurité quand la discrimination nourrit le ressentiment, et parfois la violence, de ceux qui en sont victimes.

 

Paradoxe, peut-être, de l’antiracisme: être réduit à contrer le racisme sécuritaire en utilisant un registre alarmiste similaire…

 

04/11/2015

La laïcité n’est pas hostile à la religiosité

"Laïc" vient du grec "laos" qui désigne l'ensemble du peuple. Il s'agit en effet de réaliser l'unité du peuple au-delà des différences de croyances.

La laïcité concerne le principe d’unification des hommes au sein de l’Etat (conçu comme communauté politique). Elle suppose donc une distinction entre «privé» et «public», qu’il faut bien se garder de confondre avec «collectif», qui n’a pas la même signification d’universalité, de ce qui est commun à l’ensemble des hommes appartenant à une même communauté, mais qui désigne simplement l’agrégat de plusieurs intérêts privés, notamment religieux.

La laïcité, conquise à bien des égards contre les traits d’une culture marquée par la religion chrétienne, constitue une rupture avec la tradition occidentale à laquelle on la lie trop hâtivement (il ne faut pas oublier que la liberté de conscience a été condamnée par l’Eglise catholique jusqu’au début du XXe siècle).

Remarque d’importance au regard des argumentations développées par certains tenants de l’intégrisme islamique, qui réduisent la laïcité à un particularisme culturel, non transposable ailleurs.

 

Il convient ainsi d’éviter tout amalgame entre religion et cléricalisme (entendu ici au sens large d’immixtion des autorités religieuses dans la sphère politique).

01/11/2015

Et si la Politique pouvait s'inspirer du Rugby

Me revient en mémoire les propos d’un entraîneur de rugby ; “il faut arrêter de dire qu’une équipe qui attaque et va vers l’avant prend des risques…elle essaie de créer des opportunités”. Il est vrai qu’on classe toujours les « compétiteurs » dans deux catégories : ceux qui avancent et dont ont dit qu’ils ont un jeu “à risque” et ceux qui se recroquevillent, défendent avec acharnement, et espèrent que l’orage passera.

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22/10/2015

Le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA)

Pour ceux qui analysent les tendances actuelles, il ne fait aucun doute que l’avenir, pour l’instant du moins, est aux mains des multinationales. Au fur et à mesure que le marché s’étend pour englober la planète entière, on laisse le champ libre aux partisans du libre-échange.

 

Les partisans du libre-échange font croire qu’ils libèrent l’individu d’un ensemble d’entraves que des gouvernants lui avaient imposées comme à ses ancêtres. Mais l’«individu» qui bénéficie du libre-échange, c’est en réalité la multinationale, et la «liberté» acquise est celle d’abattre les forêts vierges pour fabriquer du contreplaqué, du papier hygiénique...

 

C’est la liberté de produire du C02, sans véritable contrainte. C’est la liberté d’augmenter la pauvreté et la détresse, la malnutrition et la maladie, C’est la liberté d’entraîner chaque année l’extinction de centaines de milliers d’espèces vivantes, tout cela pour satisfaire les intérêts financiers à court terme de quelques industries irresponsables, et des bureaucrates et politiciens à leur solde.

 

Voilà la «liberté» que permet le libre-échange, voilà quels sont les enjeux défendus le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA)

 

 

C’est exactement de l’inverse que nous avons besoin, il nous faut évoluer vers un monde composé de communautés en grande partie autosuffisantes, qui mènent leurs activités économiques à l’échelon de la famille, de la petite entreprise artisanale et de la communauté elle-même, dans le but de satisfaire les besoins locaux par l’intermédiaire d’un marché local.

 

C’est là la seule voie qui permettra de subordonner les activités économiques aux impératifs biologiques, sociaux, écologiques et éthiques et à la survie de l’humanité sur notre planète.

 

 

14/10/2015

L'immigré, exclusivement agent économique ?

Après avoir longtemps été perçu comme un agent exclusivement économique, l’immigré et ses descendants, sont considérés comme des acteurs culturels et religieux qui, selon les interprétations, enrichit notre culture ou la met en péril.

 

Ainsi toute demande de reconnaissance culturelle et religieuse émanant des populations d’origine immigrée est perçue avec scepticisme. On redoute qu’il s’agisse d’attaques masquées contre l’État laïc.

 

Il est vrai que des revendications culturelles et religieuses (par exemple lieux de culte, parcelles dans les cimetières) émanent des populations d’origines immigrées.

 

Cela dit, ces revendications sont le signe d’une intégration et d’une volonté de participation à la société.

 

Toutefois, s’il ne faut pas exagérer l’importance et la portée de ces revendications, il est tout aussi dangereux de ne pas prendre en compte les formes diverses du radicalisme religieux en Suisse.