07/06/2017

Le soleil se lève à l'ouest

L’évolution des technologies de communication globalise les marchés et s’y opposer c’est aller à contresens de l’histoire.

Il est important d’ouvrir les bénéfices de la mondialisation à tous les acteurs économiques, en jouant le jeu de l’économie de marché, sans accepter « la société de marché».

Cette évolution a réduit les distances. Chaque jour, nous voyons à la télévision les reportages, qui déversent des images des catastrophes et des famines. Tous les jours, en sens inverse, les hommes et les femmes du tiers-monde voient notre richesse.

Cette  mondialisation de l’information diffuse dans les pays pauvres les messages de la société de consommation. Elle fait la publicité de tous les biens, que seuls ceux qui gagnent bien leur vie peuvent s’offrir.

On ne peut impunément induire en tentation et refuser, faute de travail et de revenu suffisants, l’accomplissement des désirs suscités.

Il est temps d’aller au-delà de cette mondialisation d’images...

et de passer aux actes !

 

30/05/2017

Un État solide...

L’évolution récente de la politique oppose avec une intensité accrue un Etat fort à un Etat light.
Mais il existe à la conjonction de ces deux organisations ; l’Etat solide qui s’écarte à la fois du néolibéralisme et du collectivisme.
Un Etat solide souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

Aujourd’hui, l'Etat, doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission.
Il faut donner aux services publics les moyens humains et matériels de faire correctement leur travail.
Il faut investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme.

Il faut libérer les énergies, encourager le goût d'entreprendre, pousser les entreprises à faire preuve d'audace et de créativité.
Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d'emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l'assurance d'un filet de sécurité et d'un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises.

Pour accomplir cette mutation il faut un Etat solide, ni plus ni moins.

A nous de maintenir et de renouveler une pensée qui associe la responsabilité et la liberté, de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces en respectant leur autonomie.

25/05/2017

Le nom moderne de "nécessité" est... économie !

L’objectivité économique est ce à partir de quoi nos régimes parlementaires organisent une opinion et une subjectivité d’avance contraintes à entériner le nécessaire.

Les inégalités, le chômage, la dévalorisation du travail manuel, la stigmatisation de l’autre… entraine un consensus dégradé, autour d’un état des choses aussi aléatoire que le temps qu’il fait, mais dont il y a lieu de constater l’inflexible et interminable contrainte externe.

Notre politique parlementaire, telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée, ne consiste nullement à fixer des objectifs relevant de quelques principes, et à se donner les moyens de les atteindre.

Elle consiste à transformer en opinion consensuelle résignée le spectacle de l’économie.

Par elle-même, l’économie n’est ni bonne ni mauvaise, elle n’est le lieu d’aucune valeur. La politique est le moment subjectif de cette extériorité neutre.

Car les possibles dont elle prétend organiser le mouvement sont en réalité d’avance circonscrits et annulés par la neutralité externe du référent économique. De sorte que la subjectivité générale est inévitablement renvoyée à une sorte d’impuissance hargneuse.

29/04/2017

Quand l'État cesse d'être l'incarnation du peuple

Le néolibéralisme comme rationalité politique a lancé un assaut frontal contre les fondements de la démocratie libérale, détournant ses principes (constitutionnalité, égalité devant la loi, libertés politiques, autonomie politique, universalisme) vers les critères du marché, les ratios coûts/bénéfices, l’efficacité, la rentabilité.

Cette rationalité néolibérale façonne chaque être humain, chaque institution, y compris l’État, sur le modèle de l’entreprise, et remplace les principes démocratiques par ceux de la conduite des affaires dans toute la vie politique et sociale.

Et c’est ainsi que l’État cesse d’être l’incarnation de la souveraineté du peuple pour devenir un "système où se traitent des affaires".

19/04/2017

Femmes musulmanes entre vie traditionnelle et vie moderne

Les femmes musulmanes sont confrontées à un conflit personnel ; combiner la vie traditionnelle et moderne et vie professionnelle/vie privée.

 

L'image des sociétés arabes reste dominé par un déterminisme supposé religieux imposé par les structures patriarcales immuables, répond à une vision de l'Occident qui n'est pas conformément exact à la réalité. Des systèmes politiques pratiquement inchangés avec de graves carences démocratiques contribuent à maintenir cette perception.

Une des hypothèses les plus profondément enracinée en occident est l'immutabilité du paradigme patriarcal dans la structure sociale des pays arabes, ainsi que son explosion démographique supposée et de la vulnérabilité ou la subordination des femmes dans la famille.

Lien vers l'étude:
http://unesdoc.unesco.org/images/0018/001833/183325f.pdf

Le développement de l'urbanisation, l'éducation des femmes, le ralentissement démographique, le succès de la planification familiale et l'intégration des femmes dans la sphère publique et du travail obligent à de profonds changements.

Cela implique une plus grande autonomie des femmes tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la maison. C’est une étape très importante vers leur émancipation.

La transformation de l'espace social et de la famille arabe n'a pas encore atteint son point culminant, mais elle est, aujourd'hui dans une dynamique irréversible.

Si des questions comme le divorce sont considérés favorablement, d'autres tels que la cohabitation ou la perte de la virginité avant le mariage est «intolérable».

Suivant le frein de la tradition, les réactions patriarcales aux changements sociaux sont inévitables, mais en dépit de son influence à long terme ou à moyen terme, elles ont perdu la bataille.

Une étude (Femmes et familles dans les sociétés arabes actuelles) montre que les pays arabes, mais toujours avec des exceptions, font face à des facteurs qui ont eu lieu dans tous les processus d'autonomisation des femmes. Les mêmes combats silencieux que ceux menés par les femmes occidentales dans les années 60’.

13/04/2017

L’autodétermination, un concept clé !

C’est le « pouvoir de l’individu de décider lui-même, sur base du concept d’autodétermination, quand et dans quelle mesure toute information relevant de sa vie privée peut être communiquée à autrui ».

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08/11/2016

Politique : aux schémas classiques se sont substitués plusieurs clivages

De nombreuses sociétés sont marquées par un profond mouvement de prise de distance par rapport aux allégeances politiques traditionnelles.

Ce mouvement affecte la pérennité des choix politiques ancrés dans de fortes appartenances à la droite ou à la gauche.

Au plan idéologique, le vieux clivage gauche-droite qui structure depuis des décennies les choix et les orientations politiques connaît une crise profonde.

Aux schémas classiques se sont substitués plusieurs clivages traversant toute la société : sécurité et insécurité, ménages à un salaire et ménages à deux salaires, accès différenciés à la culture et aux ressources distribuées par l’État providence.

L’univers de la droite est traversé d’une profonde fracture entre les références de la droite classique et celles de l’extrême droite.

La culture de gauche est travaillée par le libéralisme et l’ouverture de l’économie aux grands vents de la mondialisation, tandis que la culture de droite ne renie pas l’État et la protection sociale.

26/10/2016

Je vote !

Les causes d’absentéisme relevées par les spécialistes en rescousses humaines sont :

> objectifs mal exprimés,

> information peu adaptée,

> réduction du sentiment de communauté de destin,

> perte de sens,

> déficit d’image.

Ne sont-elles pas les mêmes pour expliquer l’absentéisme des citoyens devant les urnes ?

14/10/2016

Le Politique a disparu

Le renoncement à l’action politique, à la volonté de transformer les structures de la société, conduit à la mort du Politique.

Et, pour y survire, les hommes politiques doivent donc se transformer en médiateurs de la souffrance des uns et de la compassion des autres.

Voici pourquoi les programmes disparaissent peu à peu du débat au profit de la convivialité de l’homme, de sa personnalité et de ses bons sentiments.

A cette disparition du Politique, les hommes politiques eux-mêmes y ont consenti en refusant de prendre et d’assumer leurs responsabilités.

Ils courent se cacher dans les jupons des économistes ou s’abriter derrière les discours de l’expertise pour justifier ce qui est de l’ordre du Politique.

 

06/10/2016

Manipulation de l’obsession sécuritaire.

L’axiome selon lequel les espaces du racisme s’élargissent à mesure que l’identité nationale se contracte est confirmé dans un nombre grandissant de pays.

Ce constat invite à s’interroger sur les stratégies antiracistes actuelles dans un contexte marqué par une suspicion grandissante à l’égard de nouvelles catégories de « personnes à risques» rendu paradoxalement permanent à travers la manipulation de l’obsession sécuritaire.

L’essentiel n’est pas de trancher entre les thèses des communautariens et celles des libéraux, mais d’être conscient des possibles dérives du discours sur le droit à la différence quand celui-ci ne sert qu’à masquer un banal racisme.

14/09/2016

L'immigré, plus qu'un agent économique

Après avoir longtemps été perçu comme un agent exclusivement économique, l’immigré et ses descendants, sont considérés comme des acteurs culturels et religieux qui, selon les interprétations, enrichit notre culture ou la met en péril.

Ainsi toute demande de reconnaissance culturelle et religieuse émanant des populations d’origine immigrée est perçue avec scepticisme. On redoute qu’il s’agisse d’attaques masquées contre l’État laïc.

Il est vrai que des revendications culturelles et religieuses (par exemple lieux de culte, parcelles dans les cimetières) émanent des populations d’origine immigrée. ,

Cela dit, ces revendications sont le signe d’une intégration et d’une volonté de participation à la société.

Toutefois, s’il ne faut pas exagérer l’importance et la portée de ces revendications, il est tout aussi dangereux de ne pas prendre en compte les formes diverses du radicalisme religieux en Suisse.

13/09/2016

"Pragmatique", le pire qualificatif pour un homme politique

Tous les systèmes mis en place (administratif, commercial, industriel) visent à assurer un contrôle.
Les hommes s’efforcent sans cesse d'unifier le monde en faisant des systèmes bien délimités.
Il en résulte d'innombrables petites associations entre partis.
Aujourd’hui le pragmatisme est un nouveau nom pour des anciennes manières de penser, et reste encore une question ouverte, tout comme l’empirisme radical ou le pluralisme.

11/09/2016

Notre monde à 15 ans... Il est né un 11 septembre

Le monde est entré dans une nouvelle phase, la mondialisation politique, une sorte de nouvel ordre mondial que nous ne maîtrisons plus, dominé par le chaos.
 
Un monde qui pousse à une remise en question du modèle d’intégration et à une redéfinition de l’identité. L’exemple le plus pertinent pour le montrer est le remplacement progressif de la question linguistique par le marqueur religieux dans les débats sur la capacité d’intégration et qui relégitime le profilage ethno-racial.
 
Un monde qui pousse à une nouvelle donne en matière de sécurité et de liberté et qui voit le triomphe des sécuritaires.
 
Un monde qui se bâtit autour de deux axes, la fin du monopole de la puissance détenu par l'occident et la prise en compte des opinions publiques dans les décisions politiques.
 
 

25/08/2016

Un peu de protectionnisme ne fait pas de mal

Loin d’abolir le rôle des états, la mondialisation leur redonne au contraire tout leur sens : seule la puissance publique peut réguler la mondialisation en fixant des normes, en redistribuant les richesses, en aménageant le territoire.

Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, la mondialisation s’accompagne paradoxalement du grand retour des états. Le libre-échange est contesté dès lors qu’il compromet certaines questions jugées essentielles, comme l’emploi, la sécurité, la santé ou l’accès à l’énergie.

 
Loin d’abolir l’espace, la mondialisation redonne toute leurs forces aux singularités locales.
L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes. La mondialisation fragmente paradoxalement le monde.
 
Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange.
Le seul pays à avoir inscrit dans sa Constitution le libre-échange ont été les États américains sudistes, esclavagistes.
Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste. Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe.

25/05/2016

Le christianisme, comme l’islam sont nés de mouvements de revitalisation.

L’incapacité de plus en plus patente de toutes nos politiques fondées sur la conception moderniste du monde et ses paradigmes dérivés, scientifique et économique, à répondre aux besoins ou même à résoudre aucun des problèmes qui menacent notre survie sur cette planète, crée des conditions de plus en plus propices à l’émergence de mouvements revitaIistes.

Il y a de grandes chances que ces mouvements soient touchés par les idées écologiques dont la pertinence est chaque jour davantage apparente, même aux plus aveugles d’entre nous.

Certains signes donnent à penser que ces mouvements pourraient prôner un retour à un mode de vie traditionnel.

Ainsi, alors même que la montée du fondamentalisme dans les pays musulmans apparaît comme une poussée très antipathique de chauvinisme, de fanatisme et d’intolérance, c’est aussi indéniablement une réaction contre l’impérialisme économique occidental et la dislocation des cultures et des traditions musulmanes  provoquée par le développement scientifique, technologique et industriel  occidental.

Antony Wallace dans « Revitalization Movements », article publié dans la  revue American Anthropologist , estime que le christianisme, comme l’islam et peut-être le bouddhisme, sont nés de mouvements de revitalisation. « Il semble en réalité que toutes les religions organisées soient des vestiges d’anciens mouvements de revitalisation, qui survivent sous une forme institutionnalisée dans les cultures stabilisées ».

23/05/2016

Parler de liberté ne suffit plus... La laïcité, pour faire quoi ?

Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sur lequel s’était appuyée la décolonisation et, plus tard, la déconstruction des dernières logiques impériales, c’est mué en nationalisme agressif.

 

Des logiques séparatistes s’expriment, ici ou là, dans des discours qui valorisent l’égoïsme au détriment des solidarités.

Des monarchies du Golfe à l’Afghanistan, en passant par l’Iran, Islam a adopté une posture ami-moderniste. Purification ethnique en Bosnie, revendication d’une « ivoirité» en Côte-d’Ivoire, les phénomènes de repli identitaire travaillent le peuple que certains états voudraient réduire à être le socle souverain de leur singularité collective.

 

Parler de liberté ne suffit plus !

 

Plus les sociétés deviennent plurielles, plus l’exigence pacificatrice incluse dans l’idéal laïque s’impose.

La gestion politique de l’altérité demande le développement d’une culture de l’indifférence philosophique appuyée sur un devoir minimal de ressemblance juridique.

La laïcité est porteuse d’un idéal, celui de l’individu-citoyen qui sait qu’il n’y a de "vouloir-vivre collectif" que dans la confrontation librement débattue de convictions individuelles.

Celui, également, « de l’aptitude à tirer des leçons de l’histoire les éléments de construction d’un présent acceptable et d’un futur qui conserve sa place au rêve ».

19/05/2016

"Ceux qui nous dirigent, et une bonne partie de ceux qui nous élisent, demeurent étrangers à la pauvreté et l’exclusion"

L'idée d'un Revenu de Base Inconditionnel, qui ne date pas d'hier, fait de plus en plus son chemin...

 

Aux Pays-Bas, la ville d'Utrecht expérimente actuellement un tel régime. La Finlande, pour sa part, adoptera un régime du revenu minimum garanti dès 2017.

En Amérique, seule l'Alaska a déjà adopté la formule depuis deux ans, même s'il s'agit d'une allocation assez réduite. Au Québec, l'ouvrage du ministre François Blais "Un Revenu garanti pour tous: introduction aux principes de l'allocation universelle" propose un survol détaillé de la question, en remettant en question de nombreux tabous sur le sujet.

 

Ils faut souhaiter la mise en place effective d'un tel programme, en dépit des dérives qui ne manqueront pas de surgir. Ce programme pourrait s'avérer coûteux à administrer et miner partiellement la motivation au travail des citoyens. Cependant, l'économiste américain Milton Friedman, avec son «impôt négatif», proposait déjà une forme de revenu minimum garanti campée à droite.

 

Tôt ou tard, les effets de l'automatisation sur le marché du travail amenant la diminution des revenus de travail et les gains d'efficience par la rationalisation des programmes sociaux devront clairement s'assumer en ce sens. Ces phénomènes finiront par entraîner la disparition de cette mentalité du «rien pour rien».

 

Source: Le Nouveliste www.lapresse.ca

03/05/2016

Verts, soyez écologistes !

Dès ses débuts le mouvement écologiste a développé une pensée politique prenant en compte non seulement les être humains mais aussi le cadre naturel dans lequel ils évoluent.

Cette écologie n'est qu'une écologie restreinte.

Le temps est venu de réfléchir à une écologie généralisée qui pense la culture et la société, qui s'intéresse au conditions d'existence et aux écosystèmes sociaux.

Une politique qui tienne compte de l'individu et de sa complémentarité avec le collectif, de son désir d'indépendance et son besoin d’attachement, de ses objectifs économiques et de son désir de sens.

Et répondre à ces deux questions fondamentales :
Dans quel monde souhaitons vivre ?
Quelle vie voulons-nous mener ?

18/04/2016

Les insatisfaits de la démocratie

Par le passé nos démocraties ont été confrontées aux déferlements de passions et menacées par l’intensité des luttes entre défenseurs d’un certain ordre et des mouvements révolutionnaires.

 

Ces événements pèsent encore lourdement sur notre vie politique.

 

Ainsi l’on pourrait penser que la décrue des passions politiques a pour effet de consolider notre démocratie…

 

Mais cette évolution à aussi son revers; l’affaiblissement de la croyance dans les vertus du régime démocratique. La traduction de cette tendance au désenchantement est la croissance régulière de la non-participation.

 

Et cet état est susceptible d’affaiblir les bases même de notre système politique.

 

Pour preuve, les eurobaromètres qui démontrent que le nombre d’insatisfait de la démocratie dépasse régulièrement les 50 %, depuis plus de 15 ans. L’abstentionnisme n’est pas seulement en rapport avec le sentiment d’incompétence politique, mais l’absentéisme tend à croître avec l’élévation du niveau général d’éducation.

 

Les systèmes de valeurs ont évolué vers l’autonomie de l’individu, il en résulte un déclin des grandes organisations hiérarchiques comme les partis et les syndicats, sans oublier les églises.

25/02/2016

L'écologie est aussi de droite

La délégation généralisée de la responsabilité, crédo des Verts associés à Genève avec les Socialistes et l’extrême gauche, induit nécessairement  une structuration collective qui écrase la personne au nom de la volonté générale, et diminue son autonomie.

 

Cette posture ne correspond pas/plus à l’écologie politique qui a toujours combattu le gigantisme des structures, et l’emprise de l’État qui déresponsabilise l’individu.

 

Et la revendication d’autonomie ne peut être dissociée d’une revendication à assumer ses responsabilités.

 

Par cet attachement à l’autonomie comme expression de la liberté, l’écologie politique est aussi de droite, sauf à risquer l’illégitimité et l’incohérence.