Médias - Page 5

  • L’économie est une religion moderne, avec son Paradis et son Enfer, ses prêtres et son Inquisition.

     

    Les économistes ont bricolé un mélange entre certaines hypothèses réalistes et des éléments de leur monde imaginaire et sont venus vers la politique, qu’ils ont voulu investir de leurs croyances.

    C’est ici qu’ils se sont transformés en chantres de tout ce qui peut limiter l’exercice de la démocratie, priver la souveraineté populaire de sens et de contenu.

    La politique économique menée par ceux que l’on nomme les économistes continue, année après année, à engendrer crises, faillites et autres désastres.

    Leurs discours révèlent progressivement le non-dit en matière d’ordre social et politique, ils expriment la dépolitisation des choix économiques.

    Les institutions démocratiques sont dépossédées de leur capacité à légiférer, réglementer ou normer, au nom d’un principe de compétence réputé supérieur à la démocratie.

    Cette dépossession repose sur les représentations d’une impuissance des institutions démocratiques face aux forces du marché.

    Ce dernier, alors entièrement fétichisé, perd son statut d’institution humaine pour s’affirmer comme une forme quasi divine aux arrêts sans appel.

    On assiste à la fétichisation des manifestations de l’économie. Elle va de concert avec une réification des acteurs. L’espace de la discussion publique ne peut plus, dès lors, que s’organiser autour de deux pôles.

    Le premier, technique, est dévolu aux experts ; c’est celui de l’exégèse des lois naturelles de l’économie.

    Le second est éthique ; c’est celui de la compassion que l’on éprouve face aux conséquences de ces lois.

    Cette double polarité signe la fin de la politique.

    Je ne reproche pas aux économistes de tenir un discours politique, mais de le faire sans en avoir conscience et sans en assumer les conséquences.

    L’économie dominante issue du syncrétisme néolibéral propose une vision de l’organisation sociale irréaliste et profondément antidémocratique. Elle est incapable de comprendre la centralité du problème de la coordination dans toute intelligence des activités économiques.

    C’est pourtant ce problème qui permet de penser l’enchâssement de l’économie dans la politique. Le fait que les économistes du courant dominant soient obligés de tenir, parfois à leur insu et souvent à leur corps défendant, un discours sur l’organisation politique des sociétés et sur le droit est bien l’ultime démonstration que cet enchâssement est une réalité qui existe quand bien même on serait dans l’incapacité conceptuelle de se la représenter.

    Politiquement, la globalisation financière rend impossible le contrôle démocratique, dont elle contourne en permanence les espaces et les temporalités. Elle porte aussi en elle une criminalisation progressive de l’économie mondiale.

     

  • Logement : le Conseil d’Etat joue à « perdant-perdant »

     

    Des habitants sont déçus par les décisions de François Longchamp de ne pas entrer en matière sur des projets alternatifs, (notamment aux Semailles et à Challendin) qui permettent de construire plus rapidement, et surtout en proposant un urbanisme plus humain et convivial, en rompant avec les sempiternelles et monotones « barres ».

     

    Ces habitants sont d'autant plus déçus que François Longchamp, dans ses nombreuses prises de positions publiques depuis qu'il a repris la Présidence du Département de l'Urbanisme, appelle de ses vœux un changement de l'urbanisme à Genève et souhaite donner aux Genevois envie de construire pour leurs enfants.

     

    Or, ces projets soutenus par les habitants sont complètement en phase avec le discours du magistrat.

     

    Mais quand il s'agit par contre de passer de la parole aux actes, François Longchamp préfère cautionner un système qui a délibérément écarté les habitants de toutes les discussions concernant leurs propres quartiers et qui leur reproche ensuite de venir trop tard avec leurs propositions.

     

    On s'achemine donc vers une judiciarisassion des procédures en cours.

    Or, c’est bien connu, les oppositions et les recours ne font que retarder les projets, ils ne les améliorent pas.

     

    Ainsi, c’est bien à « perdant-perdant » que joue le Conseil d’Etat:

     

    - perdants, les promoteurs, qui vont encore devoir attendre des années pour construire.

     

    - perdants, les Genevois, qui vont devoir attendre plus longtemps pour avoir moins de logements et un urbanisme qui ne fait plus rêver personne.

     

    La crise du logement est décidément une bien belle excuse pour beaucoup de médiocrité.

     

    Et elle ne se résoudra que lorsque les procédures d'urbanisation impliqueront réellement les habitants dans les projets les concernant.

  • Une économie verte inclusive

     

    Le conseil mondial des affaires pour le développement durable (WBCSD), qui représente 200 multinationales et 7’000 milliards de dollars de revenus, estime dans sa profession de foi « Vision 2050 » que les opportunités dans les seuls domaines des ressources naturelles, de la santé et de l'éducation représenteraient autour d'un millier de milliards de dollars en 2020 et jusqu'à 4,5 % du PIB mondial en 2050.

    Dans un rapport, l'Organisation internationale du travail (OIT) pense, elle, que « l'écologisation de l'économie » devrait rapporter entre 15 et 60 millions d'emplois supplémentaires dans le monde, en fonction des stratégies mises en œuvre par les Etats.

    Tous les économistes ne partagent pourtant pas cet enthousiasme, personne ne sachant encore chiffrer le rapport entre la part des emplois créés par le verdissement de l'économie et la part de ceux qui seront détruits.

    Beaucoup d’ONG sont tout aussi sceptiques, elles y voient l'instrument qui permettra aux entreprises de « s'approprier l'agenda environnemental et de développement de l’ONU».

    C'est le concept d'« économie verte inclusive » qu’il faudrait développer, celle du principe de bénéfice, libre de tout droit, des biens communs, comme l'eau, le patrimoine génétique des plantes, mais aussi des biens culturels nécessaires au développement. Mettre en place des outils en matière d'économie circulaire et de circuits courts. Il faut en prendre compte à côté des logiques du secteur privé

    La Banque mondiale ne dit pas autre chose dans son rapport sur la croissance verte.

    Mais le danger est de voir se dessiner un scénario de domination des pays riches, producteurs de normes environnementales, sur les pays émergents.

  • Les Droites

     

    L'opposition entre gauche et droite est la principale clé de lecture de notre vie politique. Cependant, le clivage gauche/droite n'en n'est pas moins contesté.

    Si, la majorité d’entre nous continuons à nous identifier avec la gauche ou avec la droite, cette vision de l'organisation du jeu politique est remise en cause par certains, et notamment par les forces politiques.

    Le clivage gauche/droite ne résume pas l'ensemble des enjeux et des oppositions politiques et ne devrait pas être fondé sur une opposition étanche entre majorité et minorité.

    Malgré la montée de nouveaux enjeux, le clivage droite/gauche résiste, même si les deux pôles se rejoignent sur des thèmes qui les avaient beaucoup opposés, questions de société, voire d'économie.

    Mais, je dois bien me rendre dompte, que face au parlement cantonal, le clivage gauche /droite est une réalité.

    Et, il existe bel et bien plusieurs droites à Genève. J’en identifie au moins trois : une droite élitiste et arrogante (PLR/PDC), une droite nationaliste et populiste (UDC/MCG) et une droite économiquement, écologiquement et socialement responsable...

    Mais sur quelles valeurs les électeurs se départageront ?

  • Du savoir à la connaissance…

    Droit à l'autodétermination informationnelle, l'accès libre à la connaissance, à la culture, préservation de la sphère privée doivent être les fondements de la société de la connaissance qui nous attend.

    Fondements sur lesquelles doit se développer une société démocratique socialement juste et libre.

    Au sein de la révolution numérique actuelle, qui influe sur tous les domaines de notre vie, de nombreuses atteintes sont portées à la dignité et aux libertés des personnes et les problématiques liées évoluent à une telle vitesse que nous sommes tous dépassés

    A l'heure actuelle, les cris qui les dénoncent ne sont guère que des chuchotements.

    L'universalisation de la connaissance et de la culture à travers leur numérisation et leur mise en réseau met à l'épreuve l'ensemble nos constructions juridiques, économiques et sociales.

     

    Malheureusement, face à ces défis, les réponses apportées par nos autorités favorisent l'émergence de sociétés totalitaires, basées sur une surveillance accrues des citoyens.

  • Marketing politique: mode d'emploi (3)

    Quand j’écoute les analyses de certains commentateurs politiques dans les jours qui suivent une élection, j’ai l'impression que tout était prévisible dès le départ… Ils ne sont jamais surpris.

    « Le message de l’un était trop libéral, l’autre trop sécuritaire, et trop étatiste pour le troisième. Ils n'avaient pas su répondre aux attentes des électeurs, etc. »

     Eh bien non !

    Lire la suite

  • La Constitution fédérale garantit les droits politiques (art. 34). Cette garantie protège notamment «l'expression fidèle et sûre» de la volonté du corps électoral.


    La culture politique suisse est profondément marquée par le principe de proportionnalité. Pourtant le mode de scrutin qui préside à la désignation du Grand conseil genevois, est loin de respecter le principe de la proportionnalité à cause de l'existence d'un quorum électoral.

    La liberté de choix du corps électoral est donc restreinte. Soit les électeurs et électrices se résignent à un vote utile qui ne traduit pas leurs préférences politiques, soit ils renoncent à s'exprimer, ce que confirme un taux d'abstention élevé.


    A 4 minutes et 13 secondes:
    http://www.lemanbleu.ch/vod/geneve-a-chaud-30042013

  • Une élection à deux tours ça coûte combien ?

    3667642351.jpg Il existe un coût public et un coût privé .

    Une élection à deux tours devrait coûter aux contribuables environ 70% de plus qu’une élection à 1 tour.

    Toutefois ces coûts seront dilués avec ceux de l’élection au Grand conseil.

    Concernant les coûts privés, nous devrions atteindre des montants qui jusqu’à maintenant n’ont jamais été dépensés, soit pour l’ensemble des partis concernés environ 4'000'000.- brut. Et je dois être en dessous de la réalité.

    C’est le problème d’une élection majoritaire à deux tours.

  • Marketing politique : zapping activiste

     


    PRESIDENTIELLES.jpg Le « slacktivisme », contraction entre le mot anglais « slacker » (paresseux, désengagé) et activisme, illustre bien cet activisme en ligne.


    Il suggère un militantisme effectué depuis son divan, en rejoignant d'un simple click diverses causes.


    Ce zapping activiste peut se faire de n'importe où de manière distante (smartphone, tablette, etc).


    Ce consumérisme politique peut aussi être lié à diverses formes d'activisme davantage structurés et durables que l'on peut comparer aux pratiques collaboratives de « crowdsourcing » (approvisionnement par la foule), propres au marketing qui s'inscrit dans un projet participatif.


    Cet activisme « Peer-to-Peer » (P2P) décentralisée à l'œuvre dans les réseaux sociaux implique la constitution de structures changeantes, adaptées aux différentes phases de construction d'un projet.


    Le résultat de cette agrégation massive d'engagements individuels peut ainsi aboutir à la mise en place de comités de vigilance (watchdog committees), et à l'émergence de mouvements citoyens politisés.


     


    Sources : les Essentiels (Hermès CNRS), Marketing politique (Studyrama), The News Media and Democracy (Macmillan), Political Marketing as Campaign Stategy (SAGE Publications).

  • Dix stratégies de manipulation

    Reproduit ci-dessous une liste des « Dix stratégies de manipulation » à travers les média établie par Noam Chomsky.

    En détail: stratégie de la distraction, stratégie de la dégradation afin de maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

    Lire la suite

  • Politique : la loi du donnant donnant

     

    Comme Tocqueville l’avait déjà démontré, notre société, et particulièrement à Genève, est irriguée et organisée par de nombreuses associations : de consommateurs, à caractère religieux, professionnel et des lobby lobbies en tout genre.

     

    Ces groupes constituent un véritable pouvoir social et sont financés par des fonds privés ou/et publics.

     

    Ils influencent le débat public en définissant régulièrement de nouveaux enjeux. L’autre conséquence est une conception de la politique comparable à celle d’un échange commercial qui suit la loi du « donnant donnant »

     

    Par exemple : je suis enseignant, très concerné par l'avenir de notre système éducatif, et j'assure la présidence de mon syndicat professionnel. Si vous, Mr. X, me promettez d'augmenter le budget de l’enseignement, je vous promets en échange le soutien de mon syndicat.

  • De Genève Aéroport vers Lyon-Saint Exupéry

     

    Sans remettre en question l'importance économique de Genève Aéroport pour la région, il est important de soutenir toute mesure permettant de réduire son impact écologique en favorisant la seconde piste déjà construite… Celle de Lyon Saint Exupéry,

    Avec une volonté politique claire, Lyon Saint Exupéry serait qu’à 6 minuties de Genève, en remettant au goût du jour le superbe projetde train à sustentation magnétique souterrain.

    Dans de nombreuses études il a été prouvé que le train à sustentation magnétique souterrain correspond parfaitement aux critères écologiques et durables, que le projet est techniquement faisable et tout à fait judicieux sur le plan économique.

  • Surveiller ou protéger ?

     

    Le terme « surveiller » peut être perçu négativement comme un manquement au respect de la vie privée. Et le débat qui oppose les pro et anti caméras dans le lieux publics consiste justement en cet arbitrage entre les libertés individuelles et la sécurité.

    A priori, on pourrait penser que le premier permet d’assurer le second, car le chargé de sécurité qui observe un acte de violence sur son écran de contrôle va déclencher l’alarme pour que quelqu’un intervienne et vienne protéger les personnes impliquées.

    Dans la réalité, le rôle de cette vidéoprotection n’est pas forcément d’assurer une vigilance en temps réel 24 heures sur 24, car cela nécessiterait des ressources humaines coûteuses.

    En matière de sécurité la détermination de prétendues zones à risque ne relève que d’observations générales, faites de constats, de présupposés et à coup de statistiques, qui ne peuvent suivre toutes les préoccupations ou des centres d’intérêt des différentes classes d’âge ou classes sociales.

    Il faut rechercher un équilibre entre la nécessité de satisfaire la demande de sécurité de la population et la préoccupation des policiers de préserver une capacité à la fois d’arbitrage entre les urgences et l’action policière

    D’où la préférence pour le terme de « vidéoprotection », plus rassurant.

  • La Garde Noire

    La Garde Noire est constituée de l’élite.

    Le principe est que rien ni personne ne peut se mettre en travers de sa route.

    Chaque Garde Noire prête serment d’allégeance et c’est de ce serment qu’il tire sa puissance.

    Toute résistance allume un brasier de haine et de violence car il la considère comme une insulte personnelle.

    Élevé dans le principe que la meilleure des défenses est l’attaque, la Garde Noire se retrouve toujours en première ligne, s’acharnant sans relâche sur son adversaire, déversant sa haine si celui-ci avait l’audace de ne pas succomber au premier coup.

  • Dîner des Députés : le plan de table

     

    Pour ceux que les débats du Grand conseil, passionnent encore, vous trouverez en téléchargement le plan de table, ainsi que les coordonnés des invités. *

    Cela vous permettra de suivre attentivement, (sur LémanBleu ou depuis la tribune du public), le passage des plats.

     

    * la chancellerie n’a pas encore pris note de l’absence de Mark Muller

  • Du mix-marketing en politique… Répétez, répétez, répétez

     

    Le mix-marketing politique s’articule autour des « 4 P » traditionnels :

    du Produit > la personne politique,
    de la Promotion > la communication,
    de la Place > les lieux visités,
    du Prix > le vote.

    Accompagnés de quelques  principes :

    Lire la suite

  • HF 2'500.-/mois : inscrit dans la nouvelle Constitution genevoise

     

    Genève aurait-elle devancé l'initiative qui réclame un revenu minimal de 2500 francs par mois pour chaque personne ?

     

    Dans le projet de Constitution de la République et canton de Genève au Titre II Droits fondamentaux à l'Art. 40 est inscrit :

    « Droit à un niveau de vie suffisant. Toute personne a droit à la couverture de ses besoins vitaux afin de favoriser son intégration sociale et professionnelle. »

     

  • Commune Libre du Bourg-de-Four

    Face à la déliquescence du Pouvoir dans notre République quelques Citoyens ont décidé de se responsabiliser face à l’avenir de Genève. Ils créeront, le 29 février, la Commune Libre du Bourg-de-Four, afin de redonner envie aux citoyens de s’engager en politique…

  • II mars, votations cantonales: école / violence

    Au regard des deux sujets soumis à votations le  II mars, les dogmes de gauche et de droite se fissurent.
    La gauche part divisée sur l'opportunité d'offrir un meilleur enseignement, la droite, elle est divisée sur l'octroi d'un droit à manifester.
    Ce II mars serait-il l'aube d'une nouvelle distribution des cartes politiques ?