07/06/2013

Du savoir à la connaissance…

Droit à l'autodétermination informationnelle, l'accès libre à la connaissance, à la culture, préservation de la sphère privée doivent être les fondements de la société de la connaissance qui nous attend.

Fondements sur lesquelles doit se développer une société démocratique socialement juste et libre.

Au sein de la révolution numérique actuelle, qui influe sur tous les domaines de notre vie, de nombreuses atteintes sont portées à la dignité et aux libertés des personnes et les problématiques liées évoluent à une telle vitesse que nous sommes tous dépassés

A l'heure actuelle, les cris qui les dénoncent ne sont guère que des chuchotements.

L'universalisation de la connaissance et de la culture à travers leur numérisation et leur mise en réseau met à l'épreuve l'ensemble nos constructions juridiques, économiques et sociales.

 

Malheureusement, face à ces défis, les réponses apportées par nos autorités favorisent l'émergence de sociétés totalitaires, basées sur une surveillance accrues des citoyens.

30/05/2013

Ni fort, ni light, mais solide

L’évolution récente de la politique oppose avec une intensité accrue un Etat fort à un Etat light.

Mais il existe à la conjonction de ces deux organisations ; l’Etat solide qui s’écarte à la fois du néolibéralisme et du collectivisme.

Un Etat solide souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

Aujourd’hui, l'Etat, doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission.

Il faut donner aux services publics les moyens humains et matériels de faire correctement leur travail.

Il faut investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme.
Il faut libérer les énergies, encourager le goût d'entreprendre, pousser les entreprises à faire preuve d'audace et de créativité.

Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d'emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l'assurance d'un filet de sécurité et d'un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises.

Pour accomplir cette mutation il faut un Etat solide, ni plus ni moins.

 

A nous de maintenir et de renouveler une pensée qui associe la responsabilité et la liberté, de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces en respectant leur autonomie.

24/05/2013

Les juges doivent-ils être désignés "à vie" ?

Etre juge est un travail difficile, même dans les meilleures circonstances. Les juges ne sont pas complètement à l'abri de toute pression politiqueIls restent membres de leurs communautés, et pour cette raison, ils sont soumis à toutes sortes de pressions sociales.

C'est seulement parce que les juges n'auront pas à s'inquiéter de s'attirer les faveurs politiques qu'ils auront une chance de réaliser l'un des rôles les plus importants de la magistrature ; nous protéger contre « tyrannie de la majorité ».

Je suis convaincu qu'il est temps de commencer un débat sur l'emploi à vie des juges.

Sans aucun doute l'emploi à vie vise un objectif extrêmement important: être à l’abri de la pression politique qui vient avec la reddition de comptes périodiques (5/6 ans) à un parti politique.

Donc la vraie question est de savoir si l'emploi à vie est essentiel à l'indépendance de la justice, et la réponse pourrait bien être oui.

De plus, je suis convaincu que les avantages de cette idée l'emportent sur les inconvénients.

21/05/2013

L’étrange étrangeté

D’un côté, des hommes et des femmes qui se retrouvent dans des situations de souffrance et de désespoirs de l’autre, des responsables politiques qui font de leur mieux pour traiter des problèmes.

Les uns parlent de leur vie, les autres répondent par des chiffres souvent abstraits.

Les citoyens attendent des orientations d’ordre du symbolique alors que les politiques apportent des réponses d’ordre économique.

On constate un écart entre ce que vivent les « gens» et ce que font les «politique».

L’état devient incapable de tenir son rôle de régulation entre une économie qui lui échappe et une société dont la cohésion est menacée.

Cet écart est révélateur de l’« étrange étrangeté» qui nous frappe ; un mélange d’incompréhension, d’incohérence, d’injustice d’impuissance et d’inégalité 

06/05/2013

Marketing politique: mode d'emploi (3)

Quand j’écoute les analyses de certains commentateurs politiques dans les jours qui suivent une élection, j’ai l'impression que tout était prévisible dès le départ… Ils ne sont jamais surpris.

« Le message de l’un était trop libéral, l’autre trop sécuritaire, et trop étatiste pour le troisième. Ils n'avaient pas su répondre aux attentes des électeurs, etc. »

 Eh bien non !

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01/05/2013

La Constitution fédérale garantit les droits politiques (art. 34). Cette garantie protège notamment «l'expression fidèle et sûre» de la volonté du corps électoral.


La culture politique suisse est profondément marquée par le principe de proportionnalité. Pourtant le mode de scrutin qui préside à la désignation du Grand conseil genevois, est loin de respecter le principe de la proportionnalité à cause de l'existence d'un quorum électoral.

La liberté de choix du corps électoral est donc restreinte. Soit les électeurs et électrices se résignent à un vote utile qui ne traduit pas leurs préférences politiques, soit ils renoncent à s'exprimer, ce que confirme un taux d'abstention élevé.


A 4 minutes et 13 secondes:
http://www.lemanbleu.ch/vod/geneve-a-chaud-30042013

29/04/2013

Quand l’État cesse d’être l’incarnation de la souveraineté du peuple

Le néolibéralisme comme rationalité politique a lancé un assaut frontal contre les fondements de la démocratie libérale, détournant ses principes (constitutionnalité, égalité devant la loi, libertés politiques et civiles, autonomie politique, universalisme) vers les critères du marché, les ratios coûts/bénéfices, l’efficacité, la rentabilité.

Cette rationalité néolibérale façonne chaque être humain, chaque institution, y compris l’État, sur le modèle de l’entreprise, et remplace les principes démocratiques par ceux de la conduite des affaires dans toute la vie politique et sociale.

Et c’est ainsi que l’État cesse d’être l’incarnation de la souveraineté du peuple pour devenir un "système où se traitent des affaires".

23/02/2013

Contre l’échec de notre politique d’intégration

Une politique d'intégration axée sur la gestion des emplois ne permettra pas de répondre aux défis du futur. Les problèmes linguistiques à l'école, l'isolement des parents et la formation déficiente des jeunes le démontrent clairement.

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21/02/2013

Une élection à deux tours ça coûte combien ?

3667642351.jpg Il existe un coût public et un coût privé .

Une élection à deux tours devrait coûter aux contribuables environ 70% de plus qu’une élection à 1 tour.

Toutefois ces coûts seront dilués avec ceux de l’élection au Grand conseil.

Concernant les coûts privés, nous devrions atteindre des montants qui jusqu’à maintenant n’ont jamais été dépensés, soit pour l’ensemble des partis concernés environ 4'000'000.- brut. Et je dois être en dessous de la réalité.

C’est le problème d’une élection majoritaire à deux tours.

16/02/2013

Marketing politique : zapping activiste

 


PRESIDENTIELLES.jpg Le « slacktivisme », contraction entre le mot anglais « slacker » (paresseux, désengagé) et activisme, illustre bien cet activisme en ligne.


Il suggère un militantisme effectué depuis son divan, en rejoignant d'un simple click diverses causes.


Ce zapping activiste peut se faire de n'importe où de manière distante (smartphone, tablette, etc).


Ce consumérisme politique peut aussi être lié à diverses formes d'activisme davantage structurés et durables que l'on peut comparer aux pratiques collaboratives de « crowdsourcing » (approvisionnement par la foule), propres au marketing qui s'inscrit dans un projet participatif.


Cet activisme « Peer-to-Peer » (P2P) décentralisée à l'œuvre dans les réseaux sociaux implique la constitution de structures changeantes, adaptées aux différentes phases de construction d'un projet.


Le résultat de cette agrégation massive d'engagements individuels peut ainsi aboutir à la mise en place de comités de vigilance (watchdog committees), et à l'émergence de mouvements citoyens politisés.


 


Sources : les Essentiels (Hermès CNRS), Marketing politique (Studyrama), The News Media and Democracy (Macmillan), Political Marketing as Campaign Stategy (SAGE Publications).

12/02/2013

Dix stratégies de manipulation

Reproduit ci-dessous une liste des « Dix stratégies de manipulation » à travers les média établie par Noam Chomsky.

En détail: stratégie de la distraction, stratégie de la dégradation afin de maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

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25/01/2013

Politique : la loi du donnant donnant

 

Comme Tocqueville l’avait déjà démontré, notre société, et particulièrement à Genève, est irriguée et organisée par de nombreuses associations : de consommateurs, à caractère religieux, professionnel et des lobby lobbies en tout genre.

 

Ces groupes constituent un véritable pouvoir social et sont financés par des fonds privés ou/et publics.

 

Ils influencent le débat public en définissant régulièrement de nouveaux enjeux. L’autre conséquence est une conception de la politique comparable à celle d’un échange commercial qui suit la loi du « donnant donnant »

 

Par exemple : je suis enseignant, très concerné par l'avenir de notre système éducatif, et j'assure la présidence de mon syndicat professionnel. Si vous, Mr. X, me promettez d'augmenter le budget de l’enseignement, je vous promets en échange le soutien de mon syndicat.

24/01/2013

Notre sécurité est un enjeu de démocratie bien vécu


Nos autorités limitent trop souvent le débat à un nombre restreint de problèmes, parce que ce sont des problèmes qu’elles «pensent pouvoir contrôler», plutôt que de s’attaquer aux problèmes fondamentaux qui nécessitent une refonte importante des politiques actuelles.  

Notre sécurité, ou le rétablissement de notre sécurité, est un enjeu de démocratie bien vécue.  

Deux moyens d’action sont à disposition pour rétablir notre sécurité:

> prendre des mesures à court terme, qui doivent se traduire par des résultats rapides et visible, par exemple appliquer la loi et créer une seule "force de sécurité municipale." N’en déplaise aux Conseillers administratifs,

> agir sur le long terme, avec un objectif avoué de s’attaquer aux sources des problèmes.

Le besoin de sécurité compte parmi les attentes les plus pressantes de la population.  

Elles appellent l’action de professionnels (polices et travailleurs sociaux) aptes à maitriser la diversité des espaces de vie et à agir de manière appropriée. 

23/01/2013

Les vélos en libre service : marketing urbain ou politique environnementale ?

 

Pour favoriser le développement des vélos en libre service, il serait souhaitable de remplir les conditions essentielles et nécessaires pour satisfaire les cyclistes et les pousser à utiliser plus intensivement les VLS :
>terminer les itinéraires cyclables;
>prendre des mesures pour diminuer la pression automobile en ville ;
>continuer le développement des zones 30 ;
>prendre en considération le vélo dans tout nouveau projet urbain.

A lire :

Les vélos en libre service : marketing urbain ou politique environnementale ?

16/01/2013

De Genève Aéroport vers Lyon-Saint Exupéry

 

Sans remettre en question l'importance économique de Genève Aéroport pour la région, il est important de soutenir toute mesure permettant de réduire son impact écologique en favorisant la seconde piste déjà construite… Celle de Lyon Saint Exupéry,

Avec une volonté politique claire, Lyon Saint Exupéry serait qu’à 6 minuties de Genève, en remettant au goût du jour le superbe projetde train à sustentation magnétique souterrain.

Dans de nombreuses études il a été prouvé que le train à sustentation magnétique souterrain correspond parfaitement aux critères écologiques et durables, que le projet est techniquement faisable et tout à fait judicieux sur le plan économique.

12/01/2013

Semaine de rentrée politique : A-t-on perçu une émotion ?

 

L’émotion est devenue un levier pour convaincre où le stimulus est largement structuré autour du rêve ou de l’admiration.

L’émotion reste un élément peu étudié en sciences politiques par le simple fait de l’utilisation de sondages qui n’offrent qu’une approche quantitative du comportement des électeurs. Ces outils ne favorisent pas la captation de l’émotion entre l’électeur et son vote.

Si la science politique a peu à peu imposé l’idée d’un électeur rationnel qui regarderait le marché comme une offre, dans laquelle il choisirait le candidat qui lui rapporte le plus de profit. Mais, elle n’est pas très prolixe su le sujet de l’émotion.

La Politique se doit de créer des envies au-delà des besoins primaires : émotion et imagination devraient être incontournables ces prochains mois et déterminants quant au choix des électeurs.

A-t-on perçu une émotion, cette semaine ?

08/01/2013

Député, 3 législatures : « stop ou encore ? »

 

Pour donner suite à cette fameuse règle non écrite « siéger pendant 3 législatures comme Député ça suffit ! » et que si elle était appliquée, concernerait que 9 personnes :

6 PLR :

BARRILLIER Gabriel DESBAILLETS René GAUTIER Renaud, JEANNERAT Jacques SLATKINE Ivan et WEISS Pierre.

2 Verts :

BAVAREL Christian et GAUTHIER Morgane.

Et 1 PDC :

METTAN Guy.

07/01/2013

Surveiller ou protéger ?

 

Le terme « surveiller » peut être perçu négativement comme un manquement au respect de la vie privée. Et le débat qui oppose les pro et anti caméras dans le lieux publics consiste justement en cet arbitrage entre les libertés individuelles et la sécurité.

A priori, on pourrait penser que le premier permet d’assurer le second, car le chargé de sécurité qui observe un acte de violence sur son écran de contrôle va déclencher l’alarme pour que quelqu’un intervienne et vienne protéger les personnes impliquées.

Dans la réalité, le rôle de cette vidéoprotection n’est pas forcément d’assurer une vigilance en temps réel 24 heures sur 24, car cela nécessiterait des ressources humaines coûteuses.

En matière de sécurité la détermination de prétendues zones à risque ne relève que d’observations générales, faites de constats, de présupposés et à coup de statistiques, qui ne peuvent suivre toutes les préoccupations ou des centres d’intérêt des différentes classes d’âge ou classes sociales.

Il faut rechercher un équilibre entre la nécessité de satisfaire la demande de sécurité de la population et la préoccupation des policiers de préserver une capacité à la fois d’arbitrage entre les urgences et l’action policière

D’où la préférence pour le terme de « vidéoprotection », plus rassurant.

03/01/2013

La Garde Noire

La Garde Noire est constituée de l’élite.

Le principe est que rien ni personne ne peut se mettre en travers de sa route.

Chaque Garde Noire prête serment d’allégeance et c’est de ce serment qu’il tire sa puissance.

Toute résistance allume un brasier de haine et de violence car il la considère comme une insulte personnelle.

Élevé dans le principe que la meilleure des défenses est l’attaque, la Garde Noire se retrouve toujours en première ligne, s’acharnant sans relâche sur son adversaire, déversant sa haine si celui-ci avait l’audace de ne pas succomber au premier coup.

11/12/2012

Le véritable enjeu politique, la classe moyenne

La classe s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer partis de la classe moyenne.


L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.


Car le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup, une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.


Et le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.


Il n’existe pas de définition « objective » des classes moyennes. Libre à chacun de placer la barre où il l’entend.

Pour ma part, la classe moyenne se situe entre les 30 % des salaires les plus bas et les 20 % des personnes les mieux rémunérées, soit 50 % de la population.