15/06/2013

Une économie verte inclusive

 

Le conseil mondial des affaires pour le développement durable (WBCSD), qui représente 200 multinationales et 7’000 milliards de dollars de revenus, estime dans sa profession de foi « Vision 2050 » que les opportunités dans les seuls domaines des ressources naturelles, de la santé et de l'éducation représenteraient autour d'un millier de milliards de dollars en 2020 et jusqu'à 4,5 % du PIB mondial en 2050.

Dans un rapport, l'Organisation internationale du travail (OIT) pense, elle, que « l'écologisation de l'économie » devrait rapporter entre 15 et 60 millions d'emplois supplémentaires dans le monde, en fonction des stratégies mises en œuvre par les Etats.

Tous les économistes ne partagent pourtant pas cet enthousiasme, personne ne sachant encore chiffrer le rapport entre la part des emplois créés par le verdissement de l'économie et la part de ceux qui seront détruits.

Beaucoup d’ONG sont tout aussi sceptiques, elles y voient l'instrument qui permettra aux entreprises de « s'approprier l'agenda environnemental et de développement de l’ONU».

C'est le concept d'« économie verte inclusive » qu’il faudrait développer, celle du principe de bénéfice, libre de tout droit, des biens communs, comme l'eau, le patrimoine génétique des plantes, mais aussi des biens culturels nécessaires au développement. Mettre en place des outils en matière d'économie circulaire et de circuits courts. Il faut en prendre compte à côté des logiques du secteur privé

La Banque mondiale ne dit pas autre chose dans son rapport sur la croissance verte.

Mais le danger est de voir se dessiner un scénario de domination des pays riches, producteurs de normes environnementales, sur les pays émergents.

13/06/2013

Les Droites

 

L'opposition entre gauche et droite est la principale clé de lecture de notre vie politique. Cependant, le clivage gauche/droite n'en n'est pas moins contesté.

Si, la majorité d’entre nous continuons à nous identifier avec la gauche ou avec la droite, cette vision de l'organisation du jeu politique est remise en cause par certains, et notamment par les forces politiques.

Le clivage gauche/droite ne résume pas l'ensemble des enjeux et des oppositions politiques et ne devrait pas être fondé sur une opposition étanche entre majorité et minorité.

Malgré la montée de nouveaux enjeux, le clivage droite/gauche résiste, même si les deux pôles se rejoignent sur des thèmes qui les avaient beaucoup opposés, questions de société, voire d'économie.

Mais, je dois bien me rendre dompte, que face au parlement cantonal, le clivage gauche /droite est une réalité.

Et, il existe bel et bien plusieurs droites à Genève. J’en identifie au moins trois : une droite élitiste et arrogante (PLR/PDC), une droite nationaliste et populiste (UDC/MCG) et une droite économiquement, écologiquement et socialement responsable...

Mais sur quelles valeurs les électeurs se départageront ?

07/06/2013

Du savoir à la connaissance…

Droit à l'autodétermination informationnelle, l'accès libre à la connaissance, à la culture, préservation de la sphère privée doivent être les fondements de la société de la connaissance qui nous attend.

Fondements sur lesquelles doit se développer une société démocratique socialement juste et libre.

Au sein de la révolution numérique actuelle, qui influe sur tous les domaines de notre vie, de nombreuses atteintes sont portées à la dignité et aux libertés des personnes et les problématiques liées évoluent à une telle vitesse que nous sommes tous dépassés

A l'heure actuelle, les cris qui les dénoncent ne sont guère que des chuchotements.

L'universalisation de la connaissance et de la culture à travers leur numérisation et leur mise en réseau met à l'épreuve l'ensemble nos constructions juridiques, économiques et sociales.

 

Malheureusement, face à ces défis, les réponses apportées par nos autorités favorisent l'émergence de sociétés totalitaires, basées sur une surveillance accrues des citoyens.

29/04/2013

Quand l’État cesse d’être l’incarnation de la souveraineté du peuple

Le néolibéralisme comme rationalité politique a lancé un assaut frontal contre les fondements de la démocratie libérale, détournant ses principes (constitutionnalité, égalité devant la loi, libertés politiques et civiles, autonomie politique, universalisme) vers les critères du marché, les ratios coûts/bénéfices, l’efficacité, la rentabilité.

Cette rationalité néolibérale façonne chaque être humain, chaque institution, y compris l’État, sur le modèle de l’entreprise, et remplace les principes démocratiques par ceux de la conduite des affaires dans toute la vie politique et sociale.

Et c’est ainsi que l’État cesse d’être l’incarnation de la souveraineté du peuple pour devenir un "système où se traitent des affaires".

23/02/2013

Contre l’échec de notre politique d’intégration

Une politique d'intégration axée sur la gestion des emplois ne permettra pas de répondre aux défis du futur. Les problèmes linguistiques à l'école, l'isolement des parents et la formation déficiente des jeunes le démontrent clairement.

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21/02/2013

Une élection à deux tours ça coûte combien ?

3667642351.jpg Il existe un coût public et un coût privé .

Une élection à deux tours devrait coûter aux contribuables environ 70% de plus qu’une élection à 1 tour.

Toutefois ces coûts seront dilués avec ceux de l’élection au Grand conseil.

Concernant les coûts privés, nous devrions atteindre des montants qui jusqu’à maintenant n’ont jamais été dépensés, soit pour l’ensemble des partis concernés environ 4'000'000.- brut. Et je dois être en dessous de la réalité.

C’est le problème d’une élection majoritaire à deux tours.

12/02/2013

Dix stratégies de manipulation

Reproduit ci-dessous une liste des « Dix stratégies de manipulation » à travers les média établie par Noam Chomsky.

En détail: stratégie de la distraction, stratégie de la dégradation afin de maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

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25/01/2013

Politique : la loi du donnant donnant

 

Comme Tocqueville l’avait déjà démontré, notre société, et particulièrement à Genève, est irriguée et organisée par de nombreuses associations : de consommateurs, à caractère religieux, professionnel et des lobby lobbies en tout genre.

 

Ces groupes constituent un véritable pouvoir social et sont financés par des fonds privés ou/et publics.

 

Ils influencent le débat public en définissant régulièrement de nouveaux enjeux. L’autre conséquence est une conception de la politique comparable à celle d’un échange commercial qui suit la loi du « donnant donnant »

 

Par exemple : je suis enseignant, très concerné par l'avenir de notre système éducatif, et j'assure la présidence de mon syndicat professionnel. Si vous, Mr. X, me promettez d'augmenter le budget de l’enseignement, je vous promets en échange le soutien de mon syndicat.

23/01/2013

Les vélos en libre service : marketing urbain ou politique environnementale ?

 

Pour favoriser le développement des vélos en libre service, il serait souhaitable de remplir les conditions essentielles et nécessaires pour satisfaire les cyclistes et les pousser à utiliser plus intensivement les VLS :
>terminer les itinéraires cyclables;
>prendre des mesures pour diminuer la pression automobile en ville ;
>continuer le développement des zones 30 ;
>prendre en considération le vélo dans tout nouveau projet urbain.

A lire :

Les vélos en libre service : marketing urbain ou politique environnementale ?

16/01/2013

De Genève Aéroport vers Lyon-Saint Exupéry

 

Sans remettre en question l'importance économique de Genève Aéroport pour la région, il est important de soutenir toute mesure permettant de réduire son impact écologique en favorisant la seconde piste déjà construite… Celle de Lyon Saint Exupéry,

Avec une volonté politique claire, Lyon Saint Exupéry serait qu’à 6 minuties de Genève, en remettant au goût du jour le superbe projetde train à sustentation magnétique souterrain.

Dans de nombreuses études il a été prouvé que le train à sustentation magnétique souterrain correspond parfaitement aux critères écologiques et durables, que le projet est techniquement faisable et tout à fait judicieux sur le plan économique.

07/01/2013

Surveiller ou protéger ?

 

Le terme « surveiller » peut être perçu négativement comme un manquement au respect de la vie privée. Et le débat qui oppose les pro et anti caméras dans le lieux publics consiste justement en cet arbitrage entre les libertés individuelles et la sécurité.

A priori, on pourrait penser que le premier permet d’assurer le second, car le chargé de sécurité qui observe un acte de violence sur son écran de contrôle va déclencher l’alarme pour que quelqu’un intervienne et vienne protéger les personnes impliquées.

Dans la réalité, le rôle de cette vidéoprotection n’est pas forcément d’assurer une vigilance en temps réel 24 heures sur 24, car cela nécessiterait des ressources humaines coûteuses.

En matière de sécurité la détermination de prétendues zones à risque ne relève que d’observations générales, faites de constats, de présupposés et à coup de statistiques, qui ne peuvent suivre toutes les préoccupations ou des centres d’intérêt des différentes classes d’âge ou classes sociales.

Il faut rechercher un équilibre entre la nécessité de satisfaire la demande de sécurité de la population et la préoccupation des policiers de préserver une capacité à la fois d’arbitrage entre les urgences et l’action policière

D’où la préférence pour le terme de « vidéoprotection », plus rassurant.

11/12/2012

Le véritable enjeu politique, la classe moyenne

La classe s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer partis de la classe moyenne.


L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.


Car le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup, une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.


Et le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.


Il n’existe pas de définition « objective » des classes moyennes. Libre à chacun de placer la barre où il l’entend.

Pour ma part, la classe moyenne se situe entre les 30 % des salaires les plus bas et les 20 % des personnes les mieux rémunérées, soit 50 % de la population.


27/11/2012

Valeur fiscale des atouts de Genève

 

Les multinationales sont attirées à Genève par un régime fiscal de 11.6% au lieu de 24.2%, en effet, le système fiscal suisse permet aux cantons de prévoir un taux spécial pour ces entreprises.

Cette politique fiscale à deux vitesses est proscrite par le droit européen, et l’union européenne met donc la pression sur la Suisse pour trouver un accord avant la fin de l’année.

David Hiler propose un taux unique à 13%, et les discussions politiques vont bon train : certains proposent 18%, d’autres 16% ou 17%...

Je pense qu’avant d’établir un taux d’imposition, nous devrions définir la valeur fiscale des atouts de Genève (principaux retenus par la promotion économique du canton) :

Stabilité politique

0.89

%

Infrastructure efficace

0.69

%

Localisation idéale et accès facile

0.61

%

Qualité de la vie, loisirs et offre culturelle

0.52

%

Personnel hautement qualifié

0.33

%

Education et formation

0.22

%

Atmosphère internationale

0.17

%

soit 3.4 points de valeur fiscale, que qui nous amène à un taux de 15%, un compromis qui devrait être acceptable pour les acteurs politiques, entre le 13% de David Hiler et le 18 % articulés par les Socialistes.

02/11/2012

Vélo, mon amour ?

 

Nos députés n’ont pas encore compris que le vélo, ce n’est pas fun, ni tendance.

Le vélo est une obligation, une nécessité parce qu’il est impossible de faire autrement, les transports en commun sont bondés, mal organisés.

Alors pour des distances inférieures à 10 kilomètres, on devrait pouvoir rouler à vélo sur des pistes cyclables bien faites, en tout cas derrière une ligne continue qui sépare la circulation des vélos de celle des voitures.

26/10/2012

Absentéisme

 


Les causes d’absentéisme relevées par les spécialistes en ressources humaines sont :


>  objectifs mal exprimés,


>  information peu adaptée,


> réduction du sentiment de communauté de destin,


> perte de sens,


> déficit d’image.


 


Ne sont-elles pas les mêmes pour expliquer l’absentéisme des citoyens devant  les urnes ?

06/10/2012

Libre-échange et démocratie sont-ils compatibles ?

L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes, la mondialisation fragmente paradoxalement le monde.

Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange.

Le seul pays à avoir inscrit dans sa Constitution le libre-échange a été les États américains sudistes, esclavagistes.

Le Nord, industriel et démocratique, derrière Lincoln, était protectionniste. 

Normal, puisque le protectionnisme définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe.

13/09/2012

Renouvellement des Conseils d'administration des régies publiques : 1 administrateur par parti politique. Comment va faire le PLR ?

01/06/2012

Loi sur l’organisation des institutions de droit public. Stupeur, je dois lire 54 pages ! (1)

 

J'ouvre mon enveloppe électorale...Je dois lire 54 pages pour comprendre comment le Conseil d'Etat désir « gouverner » nos institutions décentralisées cantonales de droit public.

Bien, je crois qu'il me faudra plusieurs billets pour en faire le tour.

Après une première lecture, je surpris de lire que c'est la loi (Art.7) qui fixe les objectifs, il me semblait jusqu'à cette lecture que la fixation des objectifs était, justement, de la compétence du Conseil d'administration, et au chapitre II, je découvre que le Conseil d'administration devient l'organe exécutif.

Mais que deviennent les directions de ces institutions... Juste des opérateurs ?

 

17/04/2012

Le marché du carbone s’effondre...

 

Selon les données préliminaires comparables publiées le 2 avril 2012, les émissions couvertes par le système d'échange de quotas d'émissions équivalaient à 1,88 milliard de tonnes en 2011, soit une baisse de 2,6% par rapport à l'année précédente (1,94 milliard de tonnes).

 

 

Une baisse qui s'expliquerait par un hiver assez doux et le ralentissement de l'activité économique.

 

 

Seulement, ces chiffres sont encore inférieurs de 114 millions de tonnes au plafond, ce qui indique que le marché a été suralimenté en quotas carbone pour la troisième année consécutive et pour la sixième année sur sept.

 

 

Résultat : le prix du carbone a chuté à un niveau record de CHF 7.50.-

 

 

13/04/2012

HF 2'500.-/mois : inscrit dans la nouvelle Constitution genevoise

 

Genève aurait-elle devancé l'initiative qui réclame un revenu minimal de 2500 francs par mois pour chaque personne ?

 

Dans le projet de Constitution de la République et canton de Genève au Titre II Droits fondamentaux à l'Art. 40 est inscrit :

« Droit à un niveau de vie suffisant. Toute personne a droit à la couverture de ses besoins vitaux afin de favoriser son intégration sociale et professionnelle. »