02/12/2013

Sujet complexe, la dette !

Sujet devenu complexe, la dette, caractéristique centrale de notre société, (l’économie fonctionne grâce à I ‘endettement), reste mal comprise de bon nombre d'entre nous. 

Cette méconnaissance est en partie due au fait que sa terminologie n'est pas simple. 

La dette des particuliers (quantité d’argent due par les citoyens à titre privé) avec un taux de 169% du revenu disponible fait de la Suisse un pays où l’endettement privé est important (86% pou l’Allemagne, 82% pour la France et 65% pour l’Italie). 

Pendant des années, Ia dette des particuliers a fait office de mécanisme servant à faire de la consommation Ie moteur de la croissance La dette publique (argent que le gouvernement doit au secteur privé) qui est en comparaison avec les autres pays de l'OCDE relativement basse, soit environ 35% du PIB en 2011. 

La dette extérieure (dettes dues à l’étranger par l’état, les entreprises et les particuliers) représente plus de CHF 120'000.- par personne. 

Et, pour aggraver les choses, Ies divers types de dette ont des implications différentes pour les ménages, le gouvernement et le pays.

16/10/2013

« Classe moyenne » ; l’enjeu politique

 

La classe moyenne s’installe au cœur du débat politique, elle est très courtisée par les partis politiques, certains n'hésitant pas à se proclamer "parti de la classe moyenne".

Mais, c’est sous l’angle de la question des inégalités sociales et de leur prise en compte par le système de transferts sociaux et fiscaux que devrait se situer le débat.

L’utilisation de la notion de classes moyennes n’est pas neutre et implique une certaine lecture de la réalité sociale.

Le comportement politique de la classe moyenne varie beaucoup, une partie d'entre elle vote à gauche, l'autre à droite.

De plus, le sentiment d'appartenance à la classe moyenne est très subjectif, et les gens ont tendance à tous vouloir se situer dans cette classe.

Il n’existe pas de définition « objective » de la "classe moyenne". Libre à chacun de placer la barre où il l’entend.

Pour ma part, la classe moyenne se situe entre les 30 % des salaires les plus bas et les 20 % des personnes les mieux rémunérées, soit 50 % de la population.

Et sa valeur économique varie d’un canton à l’autre:

à Genève, entre 57'000.- et 98'000.-

En Suisse, entre 48'000.- et  83'000.- de revenus annuels par foyer fiscal

09/10/2013

Le chômage c’est d’abord un problème de flux

 Ce n’est pas le nombre qui importe, mais le temps. Rester au chômage pendant trois ou six mois entre deux jobs, ce n’est pas la même expérience qu’une année sans emploi.

Le chômage-tampon est un phénomène presque inéducable. Mais le chômage de longue durée est une calamité. Le travail se désapprend. Après un an ; on décroche, on s’enfonce, On est largué, on ne connait plus les nouveaux outils, on oublie la sociabilité des pauses cigarettes ou cafés, on se délite à petit feu.

On peut cependant considérablement limiter le chômage de longue durée. Pas uniquement en recourant au traitement social, par de contrats sous payés et tardifs : il faut être chômeur de longue durée pour bénéficier des emplois aidés.

En revanche, il excite une mesure préventive jamais testée, pas chère, efficace et simple : le « job rotation ».

C‘est une invention du Danemark. Le «job rotation» consiste à remplacer par un chômeur un salarié qui prend un congé d’un an. L’idée, c’est que le congé doit servir à entamer une formation qualifiante. Dans le meilleur des cas, le salarié revient en prenant du galon et le chômeur, recruté pour le remplacer, conserve le job.

Dans ce système, tout le monde est gagnant ; le salarié en formation, le chômeur, l’entreprise qui n’a pas de rupture de charges, et l’état qui, au lieu d’indemniser un chômeur, finance la formation.

Les Danois ont inventé ce modèle en 1996.

En cette période de récession avouée, je suis frappé par l’absence complète d’imagination des plans. On nous ressort toujours le même traitement social du chômage.

Expérimenter le « job rotation » serait un vrai progrès social.

 

01/10/2013

Le nom moderne de nécessité est "économie"

 

L’objectivité économique est ce à partir de quoi nos régimes parlementaires organisent une opinion et une subjectivité d’avance contraintes à entériner le nécessaire.

Les inégalités, le chômage, la dévalorisation du travail manuel, la stigmatisation de l’autre… entraine un consensus dégradé, autour d’un état des choses aussi aléatoire que le temps qu’il fait, mais dont il y a lieu de constater l’inflexible et interminable contrainte externe.

Notre politique parlementaire, telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée, ne consiste nullement à fixer des objectifs relevant de quelques principes, et à se donner les moyens de les atteindre.

Elle consiste à transformer en opinion consensuelle résignée le spectacle de l’économie.

Par elle-même, l’économie n’est ni bonne ni mauvaise, elle n’est le lieu d’aucune valeur. La politique est le moment subjectif de cette extériorité neutre.

Car les possibles dont elle prétend organiser le mouvement sont en réalité d’avance circonscrits et annulés par la neutralité externe du référent économique. De sorte que la subjectivité générale est inévitablement renvoyée à une sorte d’impuissance hargneuse.

29/09/2013

Experts ! Encore un effort pour être démocrates.

Un expert cesse d’être démocrate quand il cherche à imposer une représentation de l’ordre politique, non à travers sa participation au débat démocratique, mais par sa prétention à détenir les lois naturelles de l’organisation des sociétés humaines.  

Vouloir substituer l’expertise au choix politique, est ce qu’il faut appeler "l’expertisme".  

Dire cela ne signifie pas que l’expertise ne soit en certains points nécessaire et légitime.  

Ce qui est dangereux et critiquable, c’est la substitution de l’expertise au débat politique au nom d’une vision totalisante des sciences humaines, économiques ou sociales. 

27/09/2013

Plus le pouvoir politique repousse les réformes, plus grandes devront être les corrections

Malheureusement, les calculs de notre administration des finances montrent que le vieillissement de la société conduit à un surcroît considérable des charges pour les finances publiques, qui entraîneront à son tour une augmentation massive de la dette publique.  

Par rapport au PIB l'endettement aura passé de quelque 50 % en 2010 à environ 130 % en 2050.  
Plus le pouvoir politique repousse les réformes, plus grandes devront être les corrections par la suite : en 2020, le défaut de financement atteindra entre 2 et 2,9 % du PIB par année.  

L’endettement croissant de la société ne pourra être maîtrisé que si les réformes destinées à préserver l'Etat social sont décidées et mises en œuvre à temps.

Ces prochaines décennies, il faudra aussi tenir compte de risques tels que les conséquences des changements climatiques, les épidémies ou une raréfaction et donc un renchérissement des ressources naturelles.  

C'est pourquoi il convient d'insister sur le fait que les finances publiques sont exposées à d'autres risques qu'il n'est pas aisé de quantifier et qui soulignent encore la nécessité d'agir au niveau politique.

25/09/2013

Il est temps pour les progressistes de se débarrasser de leurs craintes

 

Aujourd'hui plus que jamais, il est important que les progressistes se souviennent de la première règle en politique:


les gens votent pour quelqu'un qui pense à ce qu'il faut faire pour eux, pas ce qu'il a fait avant.

 

Le problème c’est que la crise semble avoir accaparé beaucoup de progressistes à défendre les acquis du passé au lieu d'aller de l'avant.

 

Les progressistes ont adopté un grand nombre des principes fondamentaux de la politique économique libérale et se sont mis du mauvais côté de la dichotomie entre avenir et le passé, ce qui aggrave le vote progressiste.

 

Ils se sont employés à apaiser les craintes des employés du secteur public et les emplois protégés par les syndicats, sans tenir compte des jeunes, des chômeurs et de ceux qui aspirent à une économie plus durable et inclusive.

 

À cette fin, le programme des « progressistes » devrait non seulement inclure des investissements dans les secteurs économiques d’avenir, mais aussi offrir davantage de mobilité sociale, et de reconnaître que l'amélioration de la qualité de vie pour de nombreux citoyens nécessite de nouvelles institutions pour leur permettre de contribuer au bien commun de la manière qu'ils préfèrent.

 

Les citoyens devraient être en mesure de s'investir personnellement dans leurs collectivité.

 

De même, la construction de sociétés plus solidaires et durables dépendra d’un secteur public qui est en mesure de faire les bons investissements sociaux et de créer de nouvelles institutions qui mobilisent et canalisent l'énergie des individus désireux de contribuer au bien commun.

 

22/09/2013

La transparence politique n’est plus une « Chimère »

 

Trop souvent quand nous parlons de transparence politique nous nous fixons sur le mode de financement des partis politique.

Ce n’est pas suffisant !

Les véritables enjeux, autour de la transparence politique et de la démocratie, nous obligent à aller la chercher du coté des engagements des  parlementaires au moment des votes et des prise de paroles pendant les débats.

Si certains parlement, notamment le Conseil National ont imposé le vote nominal sur l’ensemble des sujets, encore trop peux de parlement ont adopté ce modèle de  vote.

 

 

Aujourd’hui notre société exige plus !

 

 

La technologie offre  la possibilité à chaque citoyen de retrouver chaque intervention sur chaque thème et ainsi connaitre les prises de portions, les votes de chaque parlementaire.

C’est la seule condition pour restaurer la confiance du citoyen envers la Politique.

Un outil existe.

A découvrir dans l’émission "TTC" du lundi 23 septembre 2013 sur RTS un

20/09/2013

"Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou."

 

Aujourd'hui que nous entrons dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent.

Les "problèmes" énergétiques, sanitaires, économiques, climatiques, etc. sont en faites des symptômes d'un système qui s’essouffle.

Le "second souffle" passera par des modifications sociales et culturelles.

Il faut changer notre manière de penser nos valeurs. Nous devons distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative.

Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils comprenaient la différence entre croissance quantitative et qualitative. Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative. Ils sont addicts à la croissance.Ils veulent être utiles, ils ont un outil, ils imaginent donc que leur outil est utile.

Mais en réalité, ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes, mais ils croient que le reste des gens le pensent.

Les Japonais ont un dicton qui dit : « Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou. » 

18/09/2013

PRAGMATISME !

Çà y est, à travers les réseaux sociaux, le mot est lâché, par des responsables politiques qui n’en connaissent même pas la définition pour ne pas dire la philosophe.

Aujourd’hui le pragmatisme est un nouveau nom pour des anciennes manières de penser, et reste encore une question ouverte, tout comme l’empirisme radical ou le pluralisme.

Les hommes s’efforcent sans cesse d'unifier le monde en faisant des systèmes bien délimités. Il en résulte d'innombrables petites associations entre partis misent en place par les hommes (administratif, commercial, industriel) visant à en assurer un contrôle.

Il faut remonter à l’article de Charles Senders Peirce « Comment rendre nos idées claires » pour se rendre compte de l’origine de cette philosophie et continuer, pour les personnes intéressées, par lire « Le pragmatisme » de William James.

15/09/2013

Croissance quantitative vs Croissance qualitative

Nous entrons dans une période d'arrêt de la croissance. Tous les signes le montrent : la fin du secret bancaire, le changement climatique, la dégradation du contrat social, etc.

Mais nous devons comprendre qu'il ne s'agit pas de problèmes mais bien de symptômes.

Nous devons  changer notre manière de mesurer les valeurs. Nous devons  distinguer la croissance quantitative et la croissance qualitative

Malheureusement, nos dirigeants n'agissent pas comme s'ils saisissaient la différence entre croissance quantitative et qualitative.

Ils poussent automatiquement le bouton de la croissance quantitative.   Mais c'est un mythe de croire que la croissance quantitative va résoudre nos problèmes économiques, sociétaux et écologique.

Nos dirigeants sont addicts à la croissance. Ils ne pensent pas vraiment que cette chose appelée croissance va résoudre nos problèmes mais ils croient que le reste des gens le pensent.

12/09/2013

Grand Genève… Où sont-ils ?

Le sentiment d'appartenance ne peut se construire instinctivement. On peut contribuer à son jaillissement, des spécialistes en « marketing public » pourraient sans doute y participer.

Où sont-ils ?

Mais rien n’est plus malaisé que de construire une identité, et personne n’assume cette tâche.

Elle est à bien plaire. Si une identité se constitue tant mieux, si non tant pis...

Reste que la question de l’identité est indispensable à la mise en place d'institutions politiques régionales.

 

10/09/2013

L’excès de bruit nuit à la qualité de vie.

Le bruit rend malade !

(troubles du sommeil, stress, nervosité, agitation, abattement, troubles de la concentration, baisse des performances, augmentation de la pression sanguine, problèmes cardio-vasculaires). Il engendre des coûts externes élevés (coûts dus à la maladie, aux médicaments, aux arrêts de travail, perte d'années de vie, réduction de la valeur de biens immobiliers).

Les mesures prises jusqu’ici pour lutter contre le bruit ne suffisent pas à garantir notre qualité de vie. Il est temps de passer à la création de notre espace sonore.

Notre croissance ne peut se faire sans la garantie d’une bonne qualité de l’habitat, indication sur la qualité acoustique de chaque appartement et de chaque maison.(les architectes et les ingénieurs ont une responsabilité).

 

 

Le bruit peut être réduit à travers l’aménagement du territoire.

Il est nécessaire de créer des zones de calme (les zones calmes, bruit du trafic inférieur à 40 décibels (dB) durant la journée, sont rares).

Il suffirait d’une baisse de 6 dB sur l’ensemble de la ville pour qu’apparaissent de nouvelles zones de tranquillité.

Cette perspective est de l’ordre du possible. Il faudrait d’abord canaliser les véhicules vers les routes principales. Sur ces axes, la pose ciblée de revêtements silencieux dans les localités permettrait d’obtenir, pour une vitesse de 40 km/h et plus, une réduction allant jusqu’à 5 dB. Dans les quartiers résidentiels, le niveau sonore pourrait être abaissé d’un maximum de 2 dB si la limitation de vitesse passait de 50 à 30 km/h.

Les nouveaux « quartiers » doivent davantage prendre en compte les infrastructures et être parfaitement desservis par les transports publics.

Des systèmes incitatifs peuvent rendre économiquement attrayants les technologies silencieuses et encourager les investissementsdans ce domaine (prévoir la compensation monétaire des nuisances subies: Créer un label pour les bâtiments publics et les grands magasins qui ne diffusent plus de musique de fond.

Une réglementation doit être inscrite dans la loi sur la protection de l'environnement. Celle-ci devra accroître la sécurité du droit (respect de la loi) pour les personnes exposées au bruit.

03/09/2013

Notre politique d’intégration a-t-elle échoué ?

 

Il est difficile de comprendre les raisons de l’inefficacité des moyens engagés par l’État dans la lutte contre l’exclusion.

Aujourd’hui, un individu se sent d’autant plus justifié à demander réparation que sa difficulté provient d’une cause sociale clairement distincte de sa bonne ou mauvaise volonté individuelle, et qu’un nombre plus grand d’individus se trouve concerné par cette cause, même si les institutions ne le reconnaissent souvent pas.

Comment dans un monde d’inégalités croissantes, faire en sorte que le respect de soi oblige aussi le respect des autres ?

Je pense qu’il faut renoncer à la politique de la compassion et à son double, la mentalité d’assisté, pour construire des véritables liens, qui ne soient pas d’assistance, ni de dépendance, mais de réciprocité.

Car aujourd’hui, le respect est la principale exigence adressée à l’Autre !

 

Première parution : 12 janvier 2011

03/08/2013

l'écologie de l'esprit

L’écologie de l’esprit désigne la méthode pour décrire le système constitué du sujet et de son environnement : s’il y a de l’esprit, il ne se situe ni à l’intérieur ni à l’extérieur, mais dans la circulation et le fonctionnement.  

Une telle société humaine appelle une nouvelle économie politique adéquate à sa réalité.  

Cela implique de revisiter l’ensemble du programme de la vieille économie politique reposant sur la rareté, et de repenser l’allocation des ressources dans un système, complexe, vivant à partir du principe de minimisation des externalités négatives et de production d’externalités positives.  

On voit qu’ainsi l’économie politique et l’écologie ne se tournent plus le dos.  

L’image de la pollinisation illustre bien la nouvelle conception de l’économie que devra faire émerger l’écologie de demain.

24/07/2013

La sécurité est devenue un produit de consommation courante

 

Ce grand besoin de sécurité à ouvert la voie au développement tous azimut de sociétés privées de sécurité.

Elles envahissent des champs de plus en plus étendus, grâce, notamment, par l’utilisation des nouvelles technologies de plus en plus sophistiquées.

Avec un chiffre d'affaires annuel estimé à CHF 720 millions, le marché de la sécurité privée est en pleine expansion en Suisse. (78% de surveillance, 8,5% de transports de biens, 6,2% de gestion d'alarmes, 6,1% de sécurité aéroportuaire et 1,2% de protection de personnes).

Les causes de l’expansion continue de ce marché sont multiples. La progression de la délinquance comme le sentiment d’insécurité ou la menace terroriste exacerbent les attentes de la population.

La sécurité est devenue un produit de consommation courante, facilement accessible aussi bien aux particuliers qu’aux entreprises et administrations publiques.

Les sociétés de sécurité privées viennent même, par certains aspects, concurrencer l’Etat, ce qui suscite certaines inquiétudes

22/07/2013

L’ « expertisme » nous gagne…

 

Un expert cesse d’être démocrate quand il cherche à imposer une représentation de l’ordre politique, non à travers sa participation au débat démocratique, mais par sa prétention à détenir les lois naturelles de l’organisation des sociétés humaines.

Vouloir substituer l’expertise au choix politique, est ce qu’il faut appeler l’ « expertisme ».

Dire cela ne signifie pas que l’expertise ne soit en certains points nécessaire et légitime.

Ce qui est dangereux et critiquable c’est la substitution de l’expertise au débat politique au nom d’une vision totalisante des sciences humaines, économiques ou sociales.

 

Experts, encore un effort pour être démocrates !

 

08/07/2013

Aujourd’hui, la qualité de la vie devient aussi importante que la simple production pour évaluer les résultats d’une économie…

 


La qualité de vie met l’accent sur l’intérêt général en tant qu’important moyen d’assurer le bonheur de chacun.


Au fil des ans, ont été élaboré plusieurs indices pour tenter de remplacer le PIB :


L’indice de bien-être durable (IBED) commence par les dépenses de consommation personnelle, puis ajoute le travail ménager non rétribué, puis l’on soustrait l’activité qui vise essentiellement à atténuer des pertes (dépenses liées à la criminalité, à la pollution et aux accidents. L’IBED est également ajusté en fonction de l’inégalité des revenus et de l’épuisement des ressources naturelles


L’indice de progrès véritable (IPV) inclut nombre des mêmes critères, mais Ii ajoute la valeur du travail bénévole dans la communauté et soustrait la perte de temps de loisir.


L’indice de santé sociale (ISS) mesure seize indicateurs socioéconomiques, notamment la mortalité infantile, l’exploitation des enfants, leur pauvreté, les suicides des adolescents, la toxicomanie, le taux d’échec scolaire, les revenus hebdomadaires moyens, le chômage, la couverture d’assurance maladie, la pauvreté chez les personnes âgées, les homicides, le logement et l’inégalité des revenus.


 L’indice de bien-être économique (IDEE) prend en compte des facteurs tels que le taux d’épargne des ménages et l’accumulation de capital tangible qui mesurent le sentiment qu’on peut avoir de sa sécurité.

15/06/2013

Une économie verte inclusive

 

Le conseil mondial des affaires pour le développement durable (WBCSD), qui représente 200 multinationales et 7’000 milliards de dollars de revenus, estime dans sa profession de foi « Vision 2050 » que les opportunités dans les seuls domaines des ressources naturelles, de la santé et de l'éducation représenteraient autour d'un millier de milliards de dollars en 2020 et jusqu'à 4,5 % du PIB mondial en 2050.

Dans un rapport, l'Organisation internationale du travail (OIT) pense, elle, que « l'écologisation de l'économie » devrait rapporter entre 15 et 60 millions d'emplois supplémentaires dans le monde, en fonction des stratégies mises en œuvre par les Etats.

Tous les économistes ne partagent pourtant pas cet enthousiasme, personne ne sachant encore chiffrer le rapport entre la part des emplois créés par le verdissement de l'économie et la part de ceux qui seront détruits.

Beaucoup d’ONG sont tout aussi sceptiques, elles y voient l'instrument qui permettra aux entreprises de « s'approprier l'agenda environnemental et de développement de l’ONU».

C'est le concept d'« économie verte inclusive » qu’il faudrait développer, celle du principe de bénéfice, libre de tout droit, des biens communs, comme l'eau, le patrimoine génétique des plantes, mais aussi des biens culturels nécessaires au développement. Mettre en place des outils en matière d'économie circulaire et de circuits courts. Il faut en prendre compte à côté des logiques du secteur privé

La Banque mondiale ne dit pas autre chose dans son rapport sur la croissance verte.

Mais le danger est de voir se dessiner un scénario de domination des pays riches, producteurs de normes environnementales, sur les pays émergents.

13/06/2013

Les Droites

 

L'opposition entre gauche et droite est la principale clé de lecture de notre vie politique. Cependant, le clivage gauche/droite n'en n'est pas moins contesté.

Si, la majorité d’entre nous continuons à nous identifier avec la gauche ou avec la droite, cette vision de l'organisation du jeu politique est remise en cause par certains, et notamment par les forces politiques.

Le clivage gauche/droite ne résume pas l'ensemble des enjeux et des oppositions politiques et ne devrait pas être fondé sur une opposition étanche entre majorité et minorité.

Malgré la montée de nouveaux enjeux, le clivage droite/gauche résiste, même si les deux pôles se rejoignent sur des thèmes qui les avaient beaucoup opposés, questions de société, voire d'économie.

Mais, je dois bien me rendre dompte, que face au parlement cantonal, le clivage gauche /droite est une réalité.

Et, il existe bel et bien plusieurs droites à Genève. J’en identifie au moins trois : une droite élitiste et arrogante (PLR/PDC), une droite nationaliste et populiste (UDC/MCG) et une droite économiquement, écologiquement et socialement responsable...

Mais sur quelles valeurs les électeurs se départageront ?