13/11/2014

M'en déplaise, le PLR ne peut pas être le parti de la classe moyenne au regard de la composition de sa députation.

C’est au tournant du XIXe siècle que l’expression « classe moyenne » commence à prendre son sens usuel. C’est avec le développement progressif de l’économie industrielle qu’apparaissent des groupes sociaux qui n’appartiennent ni à la bourgeoisie ni au prolétariat.

Aujourd’hui, il n’existe pas de définition objective et consensuelle de la « classe moyenne », c’est avant tout une expression fourre-tout.

On peut néanmoins proposer plusieurs découpages selon différents critères qui ont chacun leur pertinence : le revenu, la profession et le sentiment d’appartenance.

La classe moyenne est composée de commerçants, artisans et employés : ces catégories ont en commun d’avoir dû construire leur position au lieu d’en hériter, en s’appuyant davantage sur leur éducation que sur leur modeste patrimoine.

En Suisse la « classe moyenne » à un revenu par ménage compris entre 70'000 et 150'000 francs, soit la majorité des contribuables.

M'en déplaise, le PLR ne peut pas être le parti de la classe moyenne au regard de la composition de sa députation.

 

08/11/2014

Pourquoi les étrangers fortunés aiment-ils la Suisse ?

En tant que Suisse, nous savons bien que notre pays est courtisé par les étrangers fortunés. Mais savez vous pourquoi au juste? Nous voyons tous les jours des étrangers qui souhaitent habiter dans notre pays et leurs avons demandé. Au cours de nos entretiens, ces gens s'ouvrent souvent à nous au sujet des raisons qui les poussent vers la Suisse. Les raisons qu'ils invoquent nous ont souvent surpris - ce ne sont pas celles qu'on attendait.

 

Politesse et respect des gens
Le fait de saluer les gens dans la rue ou en entrant dans un magasin (par exemple) est naturel et universel. Vous serez peut-être surpris d'apprendre que c'est une des premières choses que remarquent les étrangers dans notre pays - et ils savent l'apprécier.

 

Centralité
Beaucoup viennent ou ont vécus dans des pays qui sont ... loin de tout! En venant en Suisse, ils aspirent à être au cœur de l'Europe, à 3 heures de l'Italie, 1 heure de la France, 2 heures de l'Allemagne.

 

Respect de la vie privée
Les gens connus qui habitent en Suisse parlent toujours du merveilleux climat de discrétion qui les entourent. Interrogez un employé communal sur les stars qui vivent dans sa commune, et il vous répondra qu'il en connaît mais qu'il ne peut rien dire. Le Suisse moyen qui croise Alain Delon ou Isabelle Adjani et qui les reconnaît choisira en général de détourner le regard pour ne pas mettre ces personnes mal à l'aise. Cet aspect de notre mentalité est très apprécié de gens qui pensent que d'être célèbre ne doit pas les empêcher d'avoir une vie à eux.

 

Le pays marche bien ... et les trains arrivent à l'heure
Encore une chose qu'on pense aller de soi mais qui n'est pas évidente partout - notre pays fonctionne. Les trains arrivent à l'heure et quand vous décrochez le téléphone vous entendez la tonalité - cela peut nous paraître aller de soi et pas forcément important, car nous y sommes habitués.

 

Stabilité politique
La dernière guerre que la Suisse a connue avec l'extérieur était au 16ème siècle. Cela peut nous paraître anecdotique, mais pour des gens qui ont tout perdu dans une guerre, ou qui ont du fuir une révolution dans des conditions effroyables, cela compte.  

 

Sécurité personnelle
Qu'en est-il de la criminalité ? Quand nous commençons à expliquer qu'il y a en effet quelques cambriolages ça et là, ils nous coupent, en général agacé, pour nous demander : Oui, mais la criminalité violente ? Quand on leur explique finalement que les enfants vont à l'école seuls dans ce pays, le plus souvent ils refusent simplement de nous croire. 

 

Cadre idéal pour élever ses enfants
La première raison qu'invoque les plus jeunes (compté large, ceux de moins de 60 ans) pour s'établir dans notre pays est que la Suisse offre un cadre excellent pour élever ses enfants. En effet, les pays qui offrent une culture de respect et de politesse, des écoles internationales 5 étoiles, une très grande sécurité physique et un cadre aussi spectaculaire ne sont pas légions. 

 

Climat
La Suisse bénéficie d'un climat très agréable par rapport à de nombreux pays du monde, et beaucoup de nos clients 

 

Fiscalité modérée
Nous nous attendions à voir ce facteur mentionné en première ligne, et c'est curieusement après une heure de conversation qu'il est généralement abordé. S'il est vrai que notre Fiscalité est modérée, elle reste quand même forte par rapport à de nombreux pays où les impôts directs sont quasi inexistants.

 

Source : http://switzerland.isyours.com/f/pays/suisse/

 

07/11/2014

Budget durable, définition

En cette période d’arbitrages budgétaires il devient important de réfléchir à développer une politique budgétaire durable (une politique budgétaire est considérée comme durable si le taux d'endettement n'augmente pas).

Malheureusement les calculs de notre administration montrent que le vieillissement de la société conduit à un surcroît considérable des charges pour les finances publiques, qui entraîneront une augmentation massive de la dette.

 

L’endettement croissant de la société ne pourra être maîtrisé que si les réformes destinées à préserver l’État social sont décidées et mises en œuvre rapidement. Plus les réformes interviendront tard, plus les corrections qui s'imposeront seront douloureuses.

Ces prochaines décennies, il faudra aussi tenir compte de risques tels que les conséquences des changements climatiques, les épidémies ou une raréfaction et donc un renchérissement des ressources naturelles.

C'est pourquoi il convient d'insister sur le fait que les finances publiques sont exposées à d
es risques qu'il n'est pas aisé de quantifier et qui soulignent encore la nécessité d'agir au niveau politique.

 

21/10/2014

Des monnaies fondantes

Le système financier actuel est un gros problème, il est complètement pourri. On sait que seul 5 % des transactions financières sont reliées à l’économie réelle. Ce qui veut dire que le reste c’est de la spéculation. En fonctionnant ainsi ce modèle de croissance qui crée toujours plus de dettes, un jour va imploser.

Il y a beaucoup de personnes qui ont compris ça, et qui veulent redonner à l’argent sa vraie valeur, un moyen d’échange.

Elles créent des monnaies complémentaires liées à l’activité réelle, à l’économie réelle, qui est censée couvrir les besoins fondamentaux des humains. Ce sont en général des monnaies fondantes, c’est-à-dire qui perdent de leur valeur si on ne s’en sert pas, donc on ne peut pas thésauriser, on ne peut pas spéculer.

18/10/2014

Par elle-même, l’économie n’est ni bonne ni mauvaise, elle n’est le lieu d’aucune valeur.

L’objectivité économique est ce à partir de quoi nos régimes parlementaires organisent une opinion et une subjectivité d’avance contraintes à entériner le nécessaire.

Les inégalités, le chômage, la dévalorisation du travail manuel, la stigmatisation de l’autre… entraine un consensus dégradé, autour d’un état des choses aussi aléatoire que le temps qu’il fait, mais dont il y a lieu de constater l’inflexible et interminable contrainte externe.

Notre politique parlementaire, telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée, ne consiste nullement à fixer des objectifs relevant de quelques principes, et à se donner les moyens de les atteindre. Elle consiste à transformer en opinion consensuelle résignée le spectacle de l’économie.

Par elle-même, l’économie n’est ni bonne ni mauvaise, elle n’est le lieu d’aucune valeur. La politique est le moment subjectif de cette extériorité neutre. Car les possibles dont elle prétend organiser le mouvement sont en réalité d’avance circonscrits et annulés par la neutralité externe du référent économique. De sorte que la subjectivité générale est inévitablement renvoyée à une sorte d’impuissance hargneuse.

 

03/10/2014

Non, mais vous avez vu votre âge, et vous coutez trop cher à l’entreprise !

Depuis plusieurs années, les seniors sont les victimes de discrimination à « l’embauche », dues à un manque de considération, voire de délaissement.

Il faut une loi pour que les entreprises réagissent et entament une démarche de réhabilitation des travailleurs âgés. L’objectif est d’obliger les entreprises à se préoccuper des seniors.

Aujourd’hui, les seniors ont accès à la formation pour maintenir leur employabilité, peuvent transmettre leur savoirs et savoirs faire…

Ils doivent pouvoir être recruté sans qu’on leur dise «Non, mais vous avez vu votre âge, et vous coutez trop cher à l’entreprise ! »

Et, si l’une des solutions serait le remboursement, par l’état, des charges sociales aux entreprises qui engagent des séniors au chômage ?

19/09/2014

Pour une politique budgétaire durable...

«La politique budgétaire est considérée comme durable si, à la fin de la période considérée (2011 - 2050), le taux d'endettement n'a pas augmenté» selon le Département fédéral des Finances (DFF).

Malheureusement, les calculs de l'administration fédérale des finances montrent que le vieillissement de la société conduit à un surcroît considérable des charges pour les finances publiques, qui entraîneront à son tour une augmentation massive de la dette publique.

Par rapport à la capacité économique de la Suisse, c'est-à-dire à la création de valeur de l'ensemble de l'économie (PIB), l'endettement aura passé de quelque 50 % en 2010 à environ 130 % en 2050.

Plus le pouvoir politique repousse les réformes, plus grandes devront être les corrections par la suite : en 2020, le défaut de financement atteindra entre 2 et 2,9 % du PIB par année.

L’endettement croissant de la société ne pourra être maîtrisé que si les réformes destinées à préserver l'Etat social sont décidées et mises en œuvre à temps. Plus les réformes interviendront tard, plus les corrections qui s'imposeront seront importantes.

Ces prochaines décennies, il faudra aussi tenir compte de risques tels que les conséquences des changements climatiques, les épidémies ou une raréfaction et donc un renchérissement des ressources naturelles.

C'est pourquoi il convient d'insister sur le fait que les finances publiques sont exposées à d'autres risques qu'il n'est pas aisé de quantifier et qui soulignent encore la nécessité d'agir au niveau politique.

 



 

 

 

08/09/2014

Et si l’indépendance de l’Ecosse est une réponse à la mondialisation.

 

Les mutations dans nos sociétés existent depuis toujours. Elles entraînent des changements et peuvent créer des problèmes aux seins des divers groupements humains.


La rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance, la recherche de socles identitaires.


Mais loin d’abolir l’espace, la mondialisation redonne au contraire toute leur force aux singularités locales, car elle néglige les politiques où les champs d'actions locaux, où il existe un espace politique pour des solutions à la fois économiques, environnementales et sociales.


L’indépendance est un espace politique qui croit en la capacité de l'individu à faire ses choix de vie, qui croit à une politique capable de répondre aux besoins accrus en matière de culture, de formation, de santé, capable de faire face aux dérèglements.


L’indépendance revêt un sens : celui de la préservation d’une conception de la vie en société où la liberté se conjugue avec le souci du bien commun.

17/06/2014

La dette, caractéristique centrale de notre société

 

Sujet devenu complexe, la dette reste mal comprise de bon nombre d'entre nous du fait que sa terminologie n'est pas simple. 

Pendant des années, Ia dette des particuliers a fait office de mécanisme servant à faire de la consommation Ie moteur de la croissance 

 

 

En Suisse, la dette des particuliers (quantité d’argent due par les citoyens à titre privé) avec un taux de 169% du revenu disponible est relativement importante (86% pou l’Allemagne, 82% pour la France et 65% pour l’Italie). 

 

La dette publique (argent que le gouvernement doit au secteur privé) qui est en comparaison avec les autres pays de l'OCDE relativement basse, soit environ 35% du PIB en 2011. 

La dette extérieure (dettes dues à l’étranger par l’état, les entreprises et les particuliers) représente plus de CHF 120'000.- par personne. 

Et, pour aggraver les choses, Ies divers types de dette ont des implications différentes pour les ménages, le gouvernement et le pays.

 

12/06/2014

"Personnes" versus "Responsables politiques"

 

D’un côté, des hommes et des femmes qui se retrouvent dans des situations de souffrance et de désespoirs de l’autre, des responsables politiques qui font de leur mieux pour traiter des problèmes.

 

Les uns parlent de leur vie, les autres répondent par des chiffres souvent abstraits.

Les citoyens attendent des orientations d’ordre du symbolique alors que les politiques apportent des réponses d’ordre économique.

 

On constate un écart entre ce que vivent les « gens» et ce que font les «politique».

 

L’état devient incapable de tenir son rôle de régulation entre une économie qui lui échappe et une société dont la cohésion est menacée.

 

Cet écart est révélateur de l’« étrange étrangeté» qui nous frappe ; un mélange d’incompréhension, d’incohérence, d’injustice d’impuissance et d’inégalité

03/06/2014

Combien sont-ils ?

Combien de nos 137 magistrats communaux sont au bénéfice d’un certificat en gestion communale ?

(compétences-clés : technique de négociation, capacité d’analyse de projets, leadership, culture du feed-back, animation de séances, dynamique de groupe, gestion du stress, capacité de s’exprimer en public, esprit de synthèse, sens de l’organisation et des responsabilités).

Combien sont-ils ?

http://www.cadres.ch/fr/validation-conseiller-communal/


01/05/2014

De « Vert » à écologiste.

Dès ses débuts le mouvement écologiste a développé une pensée politique prenant en compte non seulement les être humains mais aussi le cadre naturel dans lequel ils évoluent.

Cette écologie n'est qu'une écologie restreinte.


Le temps est venu de réfléchir à une écologie généralisée qui pense la culture et la société, qui s'intéresse au conditions d'existence et aux écosystèmes sociaux.

Une politique qui tienne compte de l'individu et de sa complémentarité avec le collectif, de son désir d'indépendance et son besoin d’attachement, de ses objectifs économiques et de son désir de sens.

 

Et répondre à ces deux questions fondamentales :

Dans quel monde souhaitons vivre ? Quelle vie voulons-nous mener ?

 

04/04/2014

Ecologie politique

 

La délégation généralisée de la responsabilité, crédo des Verts associés à Genève avec les Socialistes et l’extrême gauche, induit nécessairement  une structuration collective qui écrase la personne au nom de la volonté générale, et diminue son autonomie.

 

Cette posture ne correspond pas/plus à l’écologie politique qui a toujours combattu le gigantisme des structures, et l’emprise de l’État qui déresponsabilise l’individu.

 

Et la revendication d’autonomie ne peut être dissociée d’une revendication à assumer ses responsabilités.

 

Par cet attachement à l’autonomie comme expression de la liberté, l’écologie politique est aussi de droite, sauf à risquer l’illégitimité et l’incohérence.

02/04/2014

Paysage colorimétrique des partis politiques

 

Paysage colorimétrique des partis politiques

(Postulat: rouge=social, bleu=économie, vert=environnement)


 

Screenshot_2014-04-01-10-29-00-1.png


1) PS
2) PDC/PBD
3) PLR/UDC
4) Vert'libéraux
5) Les Verts
6) Radical écologiste
7) Mouvements écologistes

 

29/01/2014

L’homme politique emprunte chaque jour un peu plus les métaphores de l’économiste.

Les économistes, pour affirmer leur emprise et éteindre tout débat, ont cru possible de se détacher entièrement de la politique et du droit. Ils ont prétendu pouvoir construire une physique sociale, hors de tout lien avec le réel. Ils n’ont fait que transformer l’économie en une religion moderne, avec son Paradis et son Enfer, ses prêtres et son Inquisition.

Mais le réel a fini par les rattraper.

Ils ont, alors, bricolé un mélange entre certaines hypothèses réalistes et des éléments de leur monde imaginaire et sont revenus vers la politique et le droit, qu’ils ont voulu réinvestir de leurs croyances.

C’est ici qu’ils se sont transformés en chantres de tout ce qui peut limiter l’exercice de la démocratie, priver la souveraineté populaire de sens et de contenu.

Pour autant, leur discours n’a pas gagné en efficacité.

La politique économique menée par ceux que l’on nomme les économistes continue, année après  année, à engendrer crises, faillites et autres désastres.

Le paradoxe est étonnant. On le doit aux économistes du courant dominant. Ils ont construit un véritable discours de l’anti politique, qui réduit l’action à un simple protocole compassionnel.

Ce discours cependant ne fait que refléter ce qu’il y a de plus dogmatique dans la pensée économique. Il en révèle progressivement le non-dit en matière d’ordre social et politique.

Voici donc le cœur du problème…

Face à l’avenir incertain, les gouvernements doivent utiliser le protectionnisme afin de garanti la pérennité de leur capacité à décider demain. Le degré nécessaire est celui qui évite une irréversibilité industrielle ou technique.

Cela implique que l’on doit maintenir un degré de protectionnisme même si dans l’instant le libre-échange serait préférable justement parce qu’il est impossible de prévoir entièrement ce que sera l’instant suivant.

La combinaison nécessaire du protectionnisme et l’initiative d’État a d’ailleurs été établie par un des plus grands spécialistes de l’histoire économique, Alexandre Gerschenkron.

Il ne faut pas confondre protectionnisme et autarcie comme le font souvent à dessein les thuriféraires du libre-échange !

Les discours de la globalisation expriment la dépolitisation des choix économiques. Les institutions démocratiques sont dépossédées de leur capacité à légiférer, réglementer ou normer, au nom d’un principe de compétence réputé supérieur à la démocratie.

Cette dépossession repose sur les représentations d’une impuissance des institutions démocratiques face aux forces du marché.

Ce dernier, alors entièrement fétichisé, perd son statut d’institution humaine pour s’affirmer comme une forme quasi divine aux arrêts sans appel. Ce faisant, les économistes nous proposent aussi une vision du droit.

On assiste à la fétichisation des manifestations de l’économie. Elle va de concert avec une réification des acteurs. L’espace de la discussion publique ne peut plus, dès lors, que s’organiser autour de deux pôles. Le premier, technique, est dévolu aux experts ; c’est celui de l’exégèse des lois naturelles de l’économie.

Le second est éthique ; c’est celui de la compassion que l’on éprouve face aux conséquences de ces lois.

Cette double polarité signe la fin de la politique.

Je ne reproche pas aux économistes de tenir un discours politique, mais de le faire sans en avoir conscience et sans en assumer les conséquences.

27/01/2014

La loi modifiant la loi générale sur les zones de développement est-elle écologique ?

Une ville dense permet des modes de vie urbains à haut niveau de services. Mais, il revient aux acteurs de la ville de réinventer les nouvelles densités urbaines qui sont le contraire des « prêt à penser » qui assimilent la ville dense à ville oppressante ou anxiogène, et en font son « mal de vivre ».


Le développement de la ville rend très difficile la réponse aux enjeux humains, urbains et écologiques. D'autres aménagements du territoire, d'autres organisations, sont, à l'évidence, préférable et nécessaire.

La maîtrise du développement urbain est de surcroît nécessaire eu égard à l'importance de maintenir des terres affectées à d'autres usages, et d'abord à l'agriculture.

Dès lors que certaines conditions sont remplies, comme toujours une question de choix politiques, la ville dense est plus écologique.

26/01/2014

La richesse provient du bon fonctionnement du monde naturel.

Parmi les économistes, même ceux qui voient toute l’absurdité de notre système comptable persistent à nier que la destruction de l’environnement soit problématique, car ils ont appris à penser que le marché, en conjonction avec la science, la technique et l’industrie, est capable de pallier à toute pénurie de ressources.

Cette attitude aberrante est encore davantage justifiée par la science orthodoxe, qui s’attache à dénigrer tous processus naturels.

Ils ignorent que l’un principe de base, de la vision écologique du monde, est que les bienfaits véritables, et donc la richesse réelle, proviennent du bon fonctionnement du monde naturel.

Un climat favorable et stable, des forêts, des savanes et des terres agricoles fertiles, des rivières et ruisseaux, des sources et réserves d’eau souterraines, des marais et récifs coralliens, des mers et océans et les myriades d’espèces vivantes qui les peuplent.

Voilà ce qu’il faut considérer comme notre véritable richesse.

21/01/2014

Ma Politique...

Il faut remonter aux sources, évoquer les pionniers, éprouver la valeur de leurs idées en regard du monde actuel, dire la manière dont je les conçois, les formules et les appliques aujourd’hui.

Ce que je veux, c’est proposer une vision politique assez large pour que la cohérence puisse en être éprouvée dans la durée.

L’évolution récente de la politique semble opposer avec une intensité accrue la gauche et la droite.
Une gauche conservatrice crispée sur les acquis sociaux et salariaux, le bien-être de sa clientèle de fonctionnaires ou une gauche idéaliste qui veut refaire le monde.

Une droite néolibérale et internationaliste, confiante dans les forces de l’homme, dans l’équilibre de l’économie et de la société automatiquement orientées par la grâce du marché vers le mieux-être possible.
Ou une droite nationale, attachée aux traditions garantes d’un ordre naturel au réflexe de prudence qui neutralise la créativité.

Je propose d’avancer sur un autre chemin dont s’écartent à la fois le néolibéralisme et le collectivisme.

Le néolibéralisme avec sa prime à la force brute.
Le collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs privés.
Cette ‘’autre voie’’ souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.
Le partenariat social reste une réalité solide, même s’il reste moins médiatique que le triomphe des grands financiers et les révoltes de protestataires aux cortèges sans lendemains.

A la convergence des efforts individuels, je souhaite œuvrer aujourd’hui selon des modalités nouvelles, mais en fonction de principes durables.

A moi de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces du pays en respectant leur autonomie.

10/12/2013

La prospérité du pays, la classe moyenne

La classe moyenne est un sujet qui alimente régulièrement les débats.

Est-elle en perte de vitesse?
Supporte-t-elle des dépenses obligatoires toujours plus lourdes?

Telles sont les questions le plus souvent débattues.  

En dépit de cette présence dans le débat public, il existe très peu de données statistiques sur la classe moyenne.
Quelques études ont certes paru ces dernières années sur la distribution des revenus, mais elles mettent en général plutôt l’accent sur l’opposition entre les catégories les plus pauvres et les catégories les plus riches de la population.  

Le rapport, disponible sur le lien, décrit l’évolution et la composition des groupes à revenus moyens.
Il analyse aussi la ponction qui est opérée sur cette catégorie de la population au travers des dépenses obligatoires.

http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/publikationen.html?publicationID=5048

06/12/2013

Économie circulaire vs Économie linéaire

L’économie linéaire se caractérise par un très grand gaspillage de ressources, causant une charge écologique insoutenable.  

Dans l’économie linéaire (celle d’aujourd’hui) le cycle de vie d’un matériau commence par son extraction de la nature. Il obtient son statut de ressource lors de la phase de production, le statut de produit dans la phase d’utilisation (consommation) et, après son abandon par le consommateur, le matériau devient un déchet que la société élimine.  

Dans l’économie circulaire, tous les composants utilisés dans la fabrication d’un produit (un article, une préparation) devenu déchet après utilisation, lorsqu’ils sont collectés, traités, recyclés et valorisés et réintégrés au maximum dans le cycle de production sous forme de matières premières secondaires et/ou d’énergie deviennent des ressources. 

En plus, selon plusieurs études, l’économie circulaire crée plus d’emplois par tonne de matériau manipulé que l’économie linéaire. L’objectif est de produire suffsamment de biens et services utiles pour la société, tout en limitant fortement la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d’énergies non renouvelables.  

L’augmentation des coûts de l’énergie et des matières premières qui sanctionneraient les pollueurs et non plus le travail, pourraient favoriser le développement d’un tel modèle économique.