Culture - Page 7

  • L'immigré, exclusivement agent économique ?

    Après avoir longtemps été perçu comme un agent exclusivement économique, l’immigré et ses descendants, sont considérés comme des acteurs culturels et religieux qui, selon les interprétations, enrichit notre culture ou la met en péril.

     

    Ainsi toute demande de reconnaissance culturelle et religieuse émanant des populations d’origine immigrée est perçue avec scepticisme. On redoute qu’il s’agisse d’attaques masquées contre l’État laïc.

     

    Il est vrai que des revendications culturelles et religieuses (par exemple lieux de culte, parcelles dans les cimetières) émanent des populations d’origines immigrées.

     

    Cela dit, ces revendications sont le signe d’une intégration et d’une volonté de participation à la société.

     

    Toutefois, s’il ne faut pas exagérer l’importance et la portée de ces revendications, il est tout aussi dangereux de ne pas prendre en compte les formes diverses du radicalisme religieux en Suisse.

  • L’on est toujours l’étranger d'à côté... ou d'ailleurs

    La Suisse a connue des vagues d’intense immigration. On est passés d’une population de 5% d’émigrés dans les années 40 à plus de 15% dans les années 70.

     

    L’étranger du canton "d’à coté » est devenu l’étranger d’ailleurs. C’est à cette époque que son nés les premiers partis identitaires, comme l’Action nationale.

     

    On instaure alors des examens d’assimilation, préludes à la procédure de naturalisation. Au niveau national, on demande des choses simples : que les futurs citoyens ne soient pas des criminels, qu’ils aient passé au moins douze ans en Suisse et qu’ils soient en bonne santé.

     

    Le reste des critères est délégué aux communes.

    On y trouve des choses très surprenantes sensées constituer l’identité suisse. On demande par exemple aux futurs suisses ce qu’ils préparent à manger, les journaux qu’ils lisent, des connaissances sur le chocolat.

     

    L’identité se résume alors à un assemblage procédural assez hétéroclite qui trahit justement son manque de fondement véritable.

     

    Face à l’immigration rapide des années 50/70, qui fait aujourd’hui de la Suisse le pays qui comporte le plus grand taux d’étrangers, plus de 20% de la population et même 40% dans le canton de Genève, les partis identitaires, oubliant le paradoxe même de leur existence dans un pays à l’identité si éclatée, brandissent alors la menace potentielle de l’étranger, comme bouc émissaire des multiples maux de la Suisse.

     

    Une logique qui s’est adaptée aux vagues successives d’immigration, visant d’abord les italiens, puis les ressortissants des pays de l’est et aujourd’hui le frontalier ou le musulman. On est toujours l’étranger d’un autre.

     

    Mais, c’est sa diversité qui fait la force de la Suisse.

     

    Une diversité qui fait en tout cas la force de l’équipe suisse de football qui vient de se qualifier pour l'Euro 2016, forte de ses joueurs d’origines variées.

  • Notre avenir se joue en Syrie

    Les réfugiés syriens changeront notre futur... Ils auront une incidence sur notre législation, nos valeurs et notre économie. Ce défi est le plus important que nous ayons à surmonter depuis la seconde guerre mondiale.

     

    Si nous parvenons à les intégrer ils participeront à surmonter notre crise démographique, à maintenir notre prospérité et participeront à la construction pluriculturelle de notre pays.

     

    Si nous ne parvenons pas gérer cet afflux de migrants et à favoriser rapidement leur intégration, nous nous réveillerons avec la gueule de bois d'un populisme xénophobe.

  • Affirmation des identités nationales

    La cohésion sociale peut-elle s’accommoder d’une diversité cultuelle ou suppose-t-elle nécessairement un ciment culturel partagé par tous ?

     

     

    Poser ces questions n’est pas aisé, alors qu’aujourd’hui il est de bon ton de rejeter toute forme de interculturalisme dans un contexte marqué par des attitudes hostiles à l’égard de l’immigration.

     

     

    Sur le plan culturel, on voit se développer des tendances indéniables à l’uniformisation de la culture de masse, soutenues par un développement technologique frénétique.

     

     

    Mais ces tendances sont contrebalancées par la résurgence de revendications de spécificités culturelles et par l’affirmation d’identités nationales, culturelles et religieuses parfois très restrictives.

     

     

    Le nationalisme, sous ses différentes formes, reste une idéologie puissante.

     

     

    Les identités culturelles et religieuses constituent parfois des refuges rassurants pour une population dépassée, voire effrayée, par la rapidité et la profondeur des changements en cours, et qui se sent souvent discriminée ou exclue.

  • Le raciste c'est l'Autre

    L’axiome selon lequel les espaces du racisme s’élargissent à mesure que l’identité nationale se contracte est confirmé dans un nombre grandissant de pays.

     

    Ce constat invite à s’interroger sur les stratégies antiracistes actuelles dans un contexte marqué par une suspicion grandissante à l’égard de nouvelles catégories de « personnes à risques» rendu paradoxalement permanent à travers la manipulation de l’obsession sécuritaire.

     

    L’essentiel n’est pas de trancher entre les thèses des communautariens et celles des libéraux, mais d’être conscient des possibles dérives du discours sur le droit à la différence quand celui-ci ne sert qu’à masquer un banal racisme.

  • 13% pour nos autorités, le juste montant est 15%

    Je pense qu’avant d’établir un taux d’imposition, nous devrions définir la Genève que nous souhaitons et sur cette base définir la valeur fiscale des atouts de Genève.

     

    Ma proposition :

    Stabilité politique> 3,89%

    Infrastructure efficace> 3,02%

    Localisation idéale et accès facile> 2,67%

    Qualité de la vie, loisirs et offre culturelle> 2,27%

    Personnel hautement qualifié> 1,44%

    Education et formation> 0,96%

    Atmosphère internationale> 0,75%

    soit 15%.

     

  • Transparence politique: ce n’est pas suffisant !

    Trop souvent quand nous parlons de transparence politique nous nous fixons sur le mode de financement des partis politique. Ce n’est pas suffisant !

     

    Aujourd’hui notre société exige plus.

    Les véritables enjeux autour de la transparence politique et de la démocratie nous obligent à aller la chercher du coté des engagements des parlementaires au moment des votes et des prise de paroles pendant les débats.

     

    Un outil existe:

     

    http://www.idiap.ch/scientific-research/themes

  • Les "seniors", une chance pour la cité

    Les « baby-boomers », ceux que le marketing a baptisés « seniors », font l’objet de discours, de colloques et d’ouvrages, mais il apparaît rapidement qu’il est difficile de cerner cette "nouvelle génération".

     

    Les statistiques démographiques et économiques ou les études portant sur des questions plus qualitatives existent mais, faute d’une définition communément acceptée, elles portent sur des tranches d’âge différentes et permettent difficilement les comparaisons.

     

    Les chercheurs comme les décideurs politiques se sont surtout intéressés au vieillissement de la population, au grand âge et aux enjeux en termes de protection sociale.

     

    Les partenaires sociaux ont abordé les questions posées dans le monde du travail par le départ de cette génération mais très peu d’études ont exploré cette « nouvelle vie » qui s’ouvre au moment de la cessation d’activité professionnelle.

     

    Les questions de logement, de déplacements et de maintien des services, de « bien vivre » tout simplement ne se posent pas qu’en termes financiers mais aussi en termes d’acceptation sociale et de cohabitation harmonieuse entre les générations.

     

    Il existe déjà de multiples expériences souvent méconnues car nées de la volonté d’acteurs associatifs innovants.

     

    Les seniors, grâce à leur disponibilité, y apportent une contribution essentielle.

     

    Donner de la visibilité à leur action, l’inscrire dans une stratégie est une chance et un atout pour la cité de demain…

  • La cohésion sociale peut-elle s’accommoder d’une diversité cultuelle ?

    La cohésion sociale peut-elle s’accommoder d’une diversité cultuelle ou suppose-t-elle nécessairement un ciment culturel partagé par tous ?

     

    Poser ces questions n’est pas aisé, alors qu’aujourd’hui il est de bon ton de rejeter toute forme d'interculturalisme dans un contexte marqué par des attitudes hostiles à l’égard de l’immigration.

     

    Sur le plan culturel, on voit se développer des tendances indéniables à l’uniformisation de la culture de masse, soutenues par un développement technologique frénétique.

     

    Mais ces tendances sont contrebalancées par la résurgence de revendications de spécificités culturelles et par l’affirmation d’identités nationales, culturelles et religieuses parfois très restrictives.

    Le nationalisme, sous ses différentes formes, reste une idéologie puissante.

     

    Les identités culturelles et religieuses constituent parfois des refuges rassurants pour une population dépassée, voire effrayée, par la rapidité et la profondeur des changements en cours, et qui se sent souvent discriminée ou exclue.

  • Elections nationales 2015: transhumanistes contre bio-conservateurs

    Bien sûr  les chemins du 18ème siècle étaient peu carrossables, il faillait marcher sur le coté droit ou le coté gauche.

     

    Mais au 21ème siècle ces charmantes routes ont laissé la place à des autoroutes, des autoroutes de l'information qui verront la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des sciences de l’information et des sciences cognitives.

     

     

    Aujourd'hui la dichotomie gauche-droite, à laquelle nous sommes si habitués, est dépassée et ne survit qu'en raison de l'inertie de nos dirigeants politiques et de nos structures obsolescentes.

     

    Le parlement issu des élections d'octobre 2015 verra le début de cette ère nouvelle. Nous vivrons une législature qui verra une accélération des avancées technologiques comme celle qui a vu l'industrialisation de notre pays. Une législature de bascule.

     

    En réaction à cette transformation de notre sociétés, deux camps semblent se dessiner.

    Le clivage gauche/droite sera remplacé par une opposition entre transhumanistes et bio-conservateurs.

    Les transhumanistes soutiennent la promotion de l'amélioration de la condition humaine, l'augmentation des capacités intellectuelles, physiques ou psychologiques. Pour eux, le citoyen est un être autonome qui n'appartient à personne d'autre qu'à lui-même.

     

    Les bio-conservateurs, des décroissants qui résistent. Ils veillent sur  de zones à défendre, se battent coûte que coûte pour que la vie, la vraie, continue d’exister.

  • Nationales 2015: quelques principes marketing

    Quelques principes qu'aucun candidat veut remplir...

     

    Apprendre à connaître l’électeur

    Son profil, les enjeux qui l’intéresse, son humeur, ses réactions à votre programme, son attitude à l’égard de vos adversaires…

     

    Soignez votre image

    Votre passé, vos réalisations, votre façon de vous exprimer (oral et écrit), votre apparence physique, votre âge, votre tenue vestimentaire…

     

    Axez votre campagne sur un thème central 

    Un thème qui doit vous différencier et être compris facilement.

     

    Soignez vos relations avec les media

    Les media permettent d’augmenter votre notoriété, Internet et les nouveaux outils de communication deviennent décisifs.

     

    Faites des promesses 

    Ce sont les discours et les déclarations politiques qui contiennent des promesses (importantes pour les électeurs) qui obtiennent de bons résultats. 

     

    Faites de la publicité 

    Afin de bâtir votre notoriété, faire connaître votre message et persuader les électeurs.

     

    Ciblez vos interventions 

    Viser les leaders d’opinion, les électeurs indécis et les électeurs critiques.

     

    Simplifiez à l’excès 

    Employer le langage de tous les jours, les mots courants et courts et les expressions populaires.

     

    Soyez crédible 

    Rassurer l’électeur, appuyer ses propos par des preuves, citer des études et donner des chiffres précis.

     

    Répétez, répétez, répétez 

    Cesser de répéter, c’est commencer à être oublié.

     

  • Un « bureau » pour la participation

    Il est difficile de comprendre les raisons de l’inefficacité des moyens engagés par l’Etat dans la lutte contre l’exclusion.

    Aujourd’hui, un individu se sent d’autant plus justifié à demander réparation que sa difficulté provient d’une cause sociale clairement distincte de sa bonne ou mauvaise volonté individuelle, et qu’un nombre plus grand d’individus se trouve concerné par cette cause, même si les institutions ne le reconnaissent pas souvent.

    Sommés de s’engager à être autonomes, ces derniers perdent progressivement leur confiance dans l’Etat et ses représentants.

    Je propose le remplacement du bureau de l’intégration par celui de la participation.

  • Pas de Grand Genève sans « sa monnaie »

    Le rôle de la monnaie ne se réduit pas à une simple logique économique et financière.

     

    Elle est non seulement destinée à faciliter les échanges économiques mais également à réguler les relations sociales, elle est aussi considérée comme une institution sociale façonnée pas les diverses sociétés humaines.

     

    Si d’un côte elle est un « bien privé » elle est, de l’autre, un bien public, car elle rend des services de nature collective.

     

    L’histoire démontre qu’un pays ne peut être politiquement unifié sans qu’il existe une monnaie et un système de payement sur l’ensemble du territoire.

     

    L’utilisation de la monnaie donne à ceux qui l’utilisent un sentiment d’appartenance sociale et politique.

     

    Il est donc impératif, si nous souhaitions faire du Grand Genève un territoire, de créer une monnaie complémentaire..

     

    Créer une monnaie complémentaire dans la région du Grand Genève est un projet innovant qui fédérera toute la région. 

     

    Un projet de création d'une monnaie complémentaire est lancé pour la région dite du "Grand Genève".

    Plus d’informations :

     

    http://www.monnaiegrandgeneve.org/mcgdge/

  • Les « technocrates » n’aiment pas la démocratie !

    Au moment de la création de l’Euro, les « technocrates » ont oublié qu’une monnaie unique n’est tenable que si des transferts fiscaux importants ont lieu.

     

    Cette introduction aurait du être accompagnée par la naissance d’un réel budget fédéral européen. Il n’en a rien été.

     

    Au contraire, ils avaient décidé de plafonner les prélèvements pour alimenter ce qui pourrait ressembler à un tel budget.

     

    Dans ces conditions, les moyens de rebasculer vers des monnaies nationales auraient du être maintenus, pour faire face à la crise actuelle.

     

    Mais c’est le statut de la Banque centrale européenne, qui serait à revoir. Que les objectifs qui lui sont fixés prédéterminent les solutions de la politique économique et qu’elle ne soit responsables que devant des collèges d’experts n’est pas admissible.

     

     

    Et dire que l’on confie le sort de nos démocraties à des technocrates, c’est qu’encore une fois, on préfère l’apparence et le symbole à l’évidence économique et politique !

  • Constitution genevoise, article 134. Quelle participation ?

    L'article, « 134. Participation. Les communes encouragent la population à participer à l’élaboration de la planification et des décisions communales. Les autorités en rendent compte dans la motivation de leurs décisions »,offre une légitimité pour introduire la démocratie participative dans la mesure où la plupart des habitants ne sont pas représentés dans les structures classiques.

     

    Pour que cet article puisse être un instrument de démocratie participative, nos dirigeants doivent nous prêter une attention vigilante à sa mise en œuvre.

    Comment l’État pense-t-il mettre en œuvre ces instruments de participation ?

    En nous demandant de choisir le nom d’un moyen de transport (CEVA), celui d’une région (Grand Genève) ?

    Nos dirigeants ont une bien piètre idée de ce que veut dire « démocratie participative ».

    Si c'est pour continuer une politique traditionnelle par d'autres moyens, à reproduire les limites et ne servir qu'à ceux qui ont déjà voit au chapitre cet article ne sert à rien.

     

    Pour découvrir que ce démocratie participative veut dire : cliquez ici

  • La Constitution fédérale garantit les droits politiques (art. 34). Cette garantie protège notamment «l'expression fidèle et sûre» de la volonté du corps électoral.

    Pourtant le mode de scrutin qui préside à la désignation des législatifs genevois ne respecte pas ce principe de la proportionnalité.

    Alors que le système proportionnel est précisément prévu pour permettre une représentation nuancée des forces politiques.

     

    Malheureusement à Genève, un quorum à 7% va à l’encontre de cette intention en obligeant certains partis à rechercher des alliances pour obtenir des sièges, semant ainsi la confusion dans les esprits des électeurs et électrices.

     

    De par ce fait, les électeurs se résignent à un vote qui ne traduit pas leurs préférences politiques, soit ils renoncent à s'exprimer… ce qui ne favorise pas la Démocratie.

     

     

    Reste l'initiative constitutionnelle dont pourrait se saisir les vrais démocrates.

  • Disparition des Verts ?

     

    Effectivement comme l'affirme Adèle Thorens dans la Tribune de Genève du 23 avril, la disparition des Verts est peut probable. Mais un changement de paradigme s'impose.

    Aujourd'hui l'écologie n'est plus seulement "environnement et énergie".

    Les citoyens attendent beaucoup plus, il faut parler d'économie, de santé, de l'éducation, domaines dans lesquels les Verts restent peu audibles.

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  • Pas d’éthique sans culture...

    Parler d’éthique sans la positionner dans un cadre de référence n’aurait pas beaucoup de sens.

    Si l’éthique nous apparaît comme le respect de valeurs, ces valeurs sont bien évidemment différentes d’une culture à l’autre. Le respect des valeurs, ce qui est « bien », ou ce qui est « mal », n’est jugé que d’après un cadre qui est propre à chaque culture.

     

    Le comportement culturel fait référence à différentes valeurs, et si l’on veut analyser un contexte culturel on s’aperçoit que ces valeurs sont :

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  • Batailles idéologiques

    Engagées dans de nombreuses batailles idéologiques les notions de multiculturelles et interculturelles sont devenues porteuses de préférences idéologiques et politiques chargées de jugements de valeurs

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