Associations, la dérive...

Des irrégularités nombreuses ont été commises dans la gestion des associations, aussi bien au niveau de leurs charges que de leurs profits, souvent organisées par la direction à son propre bénéfice.

Aujourd’hui, l’association est devenue l'un des rares tabous politiques c'est une véritable loi du silence.

Le monde associatif est devenu une courroie de transmission pour les pouvoirs de tout poil : les corporations, les collectivités locales, C'est une machine à souplesses budgétaires…

Une fois les structures mises en place par le groupe dirigeant, il est aisé de verrouiller le système et de faire passer ses intérêts propres avant ceux de l’association.

Les dirigeants agissent dans des secteurs idéologiquement et électoralement les plus sensibles et  afin d’être débarrassé de toute contrainte, ils multiplient des structures empêchant ceux qui le voudraient (soit du fait de leur dynamisme, soit par leur souci de respecter les règlements internes) de participer à la direction de l’association et de mettre en cause « l’ordonnancement » voulu par la direction en place. Celles-ci se protègent de tout risque venant de l’extérieur. Cela peut s’organiser par cooptation.

Dans ce climat idéologique, il est interdit de s'interroger sur les associations et d'envisager de trier le bon grain de l'ivraie, dans l'intérêt même des bonnes et vraies associations.

L'argent public sollicité par tout ce petit monde est dépensé pour maintenir, en vain, une illusion de représentativité. Et cette extraordinaire fracture entre le peuple et ceux qui pensent, parlent, décident et dépensent en son nom est constitutive d'une situation politique marquée par une abstention électorale croissante.

Le moment est toutefois venu de publier des informations, d’autant que chaque jour, elles « s’enrichissent » de dérives nouvelles, On constate alors que le « risque dirigeant » est, de loin, le plus important et qu’il affecte deux grands domaines qui constituent la base même de toute association : la vie démocratique et les finances.

Commentaires

  • On veut des noms !
    C'est facile de dénoncer un principe, plus courageux d'assumer la charge.

  • Monsieur Jenny,
    Vous pouvez toutes les nommer, tant dans les milieux économiques ou culturels, sans oublier les sociales.

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