Sur le chemin du capitalisme distribué

C’est l’application des nouvelles technologies qui engendre le « capitalisme distribué» et qui rend obsolètes de nombreux postulats centraux du capitalisme de marché. La solide conviction d’Adam Smith : « la nature humaine prédispose tout individu à rechercher sur le marché son propre intérêt contre ceux des autres » est toutefois  tempérée par le concept que même si l’individu ne pense qu’à son intérêt personnel, en le servant il contribue d’une certaine façon au bien commun.

 

Le capitalisme distribué part d’un principe opposé sur la nature humaine à savoir que quand on lui en donne l’occasion, l’être humain est naturellement disposé à collaborer avec les autres, souvent gratuitement, simplement pour contribuer à l’intérêt général.

De plus, lorsqu’on apporte sa contribution au bien-être du groupe, on peut être plus à même d’optimiser son intérêt personnel.

 

Autrement dit, les capitalistes distribués célèbrent ce qu’ils appellent la communauté numérique au lieu de se lamenter sur la tragédie des biens communs. Pas de plus beaux exemples que Wikipédia ou Linux.

 

De même, le vieil adage « c’est à l’acheteur de faire attention » est remplacé par l’idée de transparence et d’ouverture.

Commentaires

  • Antinomie ! Capitaliser c'est amasser. Distribuer c'est répartir !
    Impossible de lier les deux choses même dans la générosité.

  • Et pourtant, il faut bien inventer des nouveaux concept

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