Gauche/droite, est-ce fini ?

Les élections fédérales cherchent à rejouer le grand scénario de l’affrontement gauche-droite, mais il n’est pas sûr que les électeurs s’y retrouvent aussi aisément que la classe politique.

Ce mouvement affecte la pérennité des choix politiques ancrés dans de fortes appartenances à la droite ou à la gauche.

Au plan idéologique, le vieux clivage gauche-droite qui structure depuis des décennies les choix et les orientations politiques connaît une crise profonde.

Si une majorité de citoyens se sent appartenir à la gauche ou à la droite, cela ne veut pas dire pour autant que ces catégories soient pertinentes pour comprendre les prises de position des partis.

Au schéma classique Gauche/Droite, se sont substitués plusieurs clivages traversant toute la société : sécurité/insécurité, école privée/école publique, énergies fossiles/énergies renouvelables, étrangers/nationaux, immigration/intégration ou encore accès différenciés à la culture et aux ressources distribuées par l’État.

Les mutations de l’appareil productif, l’étalement du phénomène d’urbanisation et l’accélération des déplacements entraînent une société de mobilité et de circulation permanente.

Ces déplacements des fondements territoriaux, sociaux, idéologiques et la représentation politique, provoquent un profond malaise démocratique et un brouillage des repères.

La constellation de la gauche est fragmentée en plusieurs cultures dans lesquelles le degré de " libéralisme culturel " ou la volonté de réforme vigoureuse des structures économiques varient profondément.

L’univers de la droite est traversé d’une profonde fracture entre les références de la droite populaire et celles de l’extrême droite.

Commentaires

  • En schématisant, il y a 2 forces, l'une issue du 20ème siècle qui appelle à la croissance, comme les libéraux, socialistes et une partie des conservateurs. Les socialistes agissant comme régulateurs contre les excès mais ont la même perspective.
    Tous parle d'immigration pour compenser la natalité. L'économie est le seul critère quitte à déstructurer la société.

    L'autre force est un conservatisme à 2 facettes. L'une, est un conservatisme nostalgique de tradition, qui a grandit à mesure que la croissance à cassée des repères. L'autre facette est un conservatisme nouveau emmené par les Verts, où la nostalgie n'est pas dans les traditions, mais d'avant la croissance folle.
    Une façon de vivre l'emporte sur l'économie quitte à pénaliser une certaine économie.

    Le PS suisse a la chance que les Verts aient une approche plus socialistes que Vert: En dehors du climat, ils soutiennent la croissance et se préoccupent de caser les gens dans les villes sans se soucier de la qualité de vie.

    Le PS suisse est toujours englué dans son idéologie du nombre de crèches, d'une grande discriminations supposée envers les femmes, etc.
    Si les Verts font du Vert, ils vont vampiriser le PS comme ailleurs en Europe. Sinon, les Verts se contenteront d'une dynamique de jeunes et de quelques fatigués du PS qui en ont marre de boire la même soupe.

    Les revendications du PS pour la nouvelle législature, montre un PS suisse hors du temps. Une gageure pour les Verts sauf si comme à l'habitude, ils font du copié-collé.

    Quant à l'UDC, leur phobie contre l'environnement va les ronger intérieurement. Si la jeunesse UDC allie les 2 conservatismes, l'UDC restera un parti important, sinon il va descendre en dessous de 20%

    Le monde change et les difficultés vont monter pour les partis de la croissance.

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel