26/11/2018

Entre ingratitude et incertitude

Dans un contexte de vieillissement de la population et de précarisation d’une partie de la jeunesse, deux interprétations s’opposent, l’une qui évoque un conflit générationnel, l’autre qui préfère souligner les nouvelles solidarités familiales.

 

De fait, les questions d’équité intergénérationnelle sont complexes : il faut éviter tout jugement hâtif. D’abord, les flux intergénérationnels transitent par deux instances principales – la famille et l’État – guidées par des logiques distinctes.

 

Mesurer la justice sociale intergénérationnelle suppose donc de considérer les effets cumulés des transferts publics et privés.

 

Ensuite, ces transferts s’opèrent à l’échelle d’une vie et les individus demeurent dans une ignorance relative de leurs résultats finaux :

 

  • absence de garantie absolue d’être dédommagé de ses sacrifices en vue des générations futures (principe d’ingratitude) ;
  • réciproquement, manque d’assurance quant au maintien des droits existants pour les générations futures (principe d’incertitude).

 

Il faut également prendre en compte des éléments de constat sur les articulations entre solidarité familiale et État, d’une part, et la situation des transferts privés, d’autre part.

 

Enfin, le degré de confiance des individus dans les systèmes de protection sociale comme dans la solidité des liens familiaux constitue un préalable nécessaire à la réflexion.

 

 

 

Commentaires

Je suis tombé l'autre jour sur un livre très intéressant "Politique'S de la vulnérabilité" de Marie Garrau, Elle parle entre autre de "la disqualification sociale" de "la dégradation statutaire"!!! C'est très actuel au regard des politiques européennes qui ont pour but, toujours plus de "précarité dans le travail" et dans la vie quotidienne! On a à Genève un "département de la cohésion sociale" et de "la solidarité"! 2 choses impossibles au regarde de ce qui se passe dans cette ville aujourd'hui! Nous n'avons plus confiance en nos gouvernements, cela présage le pire!

Écrit par : Dominique Degoumois | 26/11/2018

Précarisation de la jeunesse.
Eh oui, mais qu'en est-il des seniors que tout le monde semble oublier. Les sans emploi de plus de 40 ans que le système relègue aux "finis inutiles". Et les retraités qui voient leurs retraites s'éroder année après année.

Les chômeurs sont dirigés vers des stages inutiles dont le seul intérêt est de les faire sortir des statistiques du chômage. En stage ils ne sont plus chômeurs.

Et même la loi, la LIASI autorise l'ORP comme l'Hospice Général d'interdire certaines formations : Un chômeur n'a pas le droit d'étudier sous peine d'être radié des prestations auxquelles il a droit. Les seules voies autorisées sont les stages et des CFC qui ne sont d'aucune utilité pour un senior expérimenté.

Mais tout le monde s'en fout dans un meilleur des mondes où nos députés vivent grassement aux frais de la princesse.

Écrit par : Lambert | 26/11/2018

Ah bon cher lambert@ exception pour "les migrants" qui eux font une formation et touchent des aides même s'ils ont 28 ans!!! Ah "la discrimination" dite "positive" elle laisse NOS jeunes sur le bord de la route! Je suis allé consulter les statistiques genevoise à l'UNI Mail, je ne peux pas vous donner plus de précisions, mais c'est assez clairement expliqué, "les migrants" sont prioritaire!

Écrit par : Dominique Degoumois | 27/11/2018

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