11/08/2018

Densité, seuil de tolérance

La densité urbaine est une notion difficile à appréhender car elle est subjective et difficilement mesurable.
 
Il n’existe pas un indicateur universel pour exprimer la densité mais plusieurs :- la densité de population, la densité résidentielle et le coefficient d'occupation du sol.
 
Ces outils permettent de comparer des densités dans différents quartiers mais ils sont tous imparfaits car ils ne disent rien sur la forme des bâtiments ou sur l'ambiance qu'ils génèrent.
Selon la configuration spatiale, en effet, des densités identiques peuvent créer soit un sentiment de stimulation, soit d'oppression.
 
Nous entrons ici dans la notion de densité perçue qui reflète le ressenti des habitants mais qui n’est pas
mesurable.
Chaque individu possède son « seuil de tolérance » face à la densité.
 
Tout l’enjeu du développement durable est d’arriver à rendre acceptable l’idée qu’une ville dense peut être compatible avec une bonne qualité de vie.

Commentaires

Plus la ville est dense, plus il est difficile de garder une bonne qualité de vie.
A mon avis, l'amélioration doit passer par une autre structure de la ville. Les quartiers dortoirs sont néfastes. La ville devrait être un assemblage de "villages", pour redonner une perception plus humaine.
Nous sommes dans un système d'un centre ville avec des quartiers dortoirs. Les plus chanceux, ont un quartiers avec sa propre vie à l'intérieur. Il ne faut pas s'étonner donc que l'accroissement d'une ville accroît la délinquance.

De plus avec internet, l'intérêt commerçant d'un centre ville est en péril.
Aux urbanistes de nous montrer qu'ils peuvent faire autre choses que leurs idées routinières, ils doivent aider à humaniser la ville.

Écrit par : motus | 11/08/2018

motus@ "La ville devrait être un assemblage de "villages", pour redonner une perception plus humaine."
Dans les quartiers difficiles français, tous les commerces, bistrots, cabinets médicaux etc, etc, fichent le camp et ferment boutique parce qu'ils se font cambrioler quasiment tous les jours. La situation est beaucoup plus grave que vous ne le pensez.

Écrit par : Géo | 11/08/2018

@Géo
Les quartiers difficiles français sont pour moi des dortoirs. Ce n'est pas les commerces qui font le "village". Mon commentaire était pour la Suisse.

Pour moi, il y aurait une structure urbaine à changer afin de créer physiquement ces "villages". Cela ne peut se faire qu'avec un travail conjoint d'urbanistes et "psychologue".
Il faudrait peut-être créer un job qui concerne l'impact psychologique de l'urbanisme : l'urbaniste psychologue!.
C'est une folie de laisser les urbanistes, et les architectes totalement libre.

L'humain doit à nouveau s'approprier l'endroit où il vit, et cela passe par des limites visibles : petite forêts, ...

Écrit par : motus | 11/08/2018

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