28/01/2018

La maltraitance "ordinaire" règne-t-elle dans les hôpitaux suisses ?

Lieux d’excellence dans la prise en charge des patients, les établissements hospitaliers sont aussi des lieux de vie pour les patients comme pour les professionnels qui y travaillent ; les logiques humaines, professionnelles ou d’organisation doivent se concilier, exercice délicat au quotidien.

Les patients hospitalisés et leurs proches témoignent bien souvent et en même temps de l’humanité des professionnels de santé et des difficultés qu’ils ont rencontrées au sein de l’institution hospitalière.

Cependant, malgré les progrès accomplis, certaines plaintes d’usagers témoignent d’attentes interminables et inexpliquées, d’entraves et de contraintes qui paraissent absurdes, d’un manque d’écoute, de considération ou d’information.

C’est ce qui est appelé ici la maltraitance « ordinaire », parce qu’elle n’est pas hors du commun et que le risque le plus important de maltraitance réside dans sa banalisation, son « invisibilité et donc son acceptation passive.

D’autres l’ont appelée, à juste titre aussi, maltraitance « institutionnelle » ou « passive».

Commentaires

Incompétence managériale et manque de moyens pour faire face au volume, la cause.
Collaborateurs et bénéficiaires victimes, les effets.

Écrit par : incurie | 28/01/2018

@incurie
J'admire votre capacité à être lapidaire sans perte de sens ni d'impact. C'est un compliment sincère de la part de quelqu'un qui n'a pas ce talent.

Écrit par : Mère-Grand | 29/01/2018

Merci Mère-Grand Mon Maître.

Écrit par : incurie | 29/01/2018

Loin de vouloir dénier l’existence de maltraitances occasionnelles envers les patients dans nos Ems, j’aimerais quand même rappeler que ces derniers restent des havres comparés aux Ehpads de nos voisins français (manque cruel de moyens et de personnel, grève demain d’ailleurs) et que, dans l’ensemble, ils soulagent le plus humainement possible l’inéluctable naufrage de l’exit pour ceux qui n’ont pu éviter d’y séjourner… On ne rendra jamais assez hommage au dévouement et à l’abnégation des soignants, j'en ai été le témoin dans ma pratique.

L’idéal : mourir jeune, beau et en bonne santé. Fichu programme…

Écrit par : Gislebert | 29/01/2018

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.