08/01/2018

Le cercle vertueux "croissance et emploi" ne fonctionne plus

Le Bureau International du Travail (BIT) explique que la théorie des marchés veut que la croissance crée de la richesse, laquelle est redistribuée par les créations d’emplois, qui alimentent la consommation, ce qui génère des investissements nouveaux et donc le cycle de production.

 

 

Aujourd’hui, l’idéologie selon laquelle la solution à la crise est la croissance, qui serait l’unique moyen de lutter contre la pauvreté et le chômage et qui permettrait d’élever le niveau général de richesse, est remise en cause…

 

Même la Chine ne créée pas suffisamment d’emplois, où malgré une extraordinaire expansion du PIB, 10 millions d’emplois nouveaux seulement apparaissent chaque année quand 20 millions de personnes se présentent sur le marché du travail !

 

 

A partir du moment où le lien entre croissance et emploi est coupé, ce cercle vertueux ne fonctionne plus comme il devrait.

Commentaires

En fait, le lien n`est pas coupé, c`est juste que ca fonctionne maintenant a l`envers: plus de croissance, moins d`emploi. Sans blaguer. A peu pres tous les secteurs de marché sont controlés maintenant par des transnationaux qui, pour diverses raisons, ont l`obsession de réduire toujours plus les couts et donc avant-tout les charges salariales. Ils y arrivent notamment en centralisant et surtout robotisant/digitalisant la production (biens ou services), ce qui se traduit fatalement par une réduction des effectifs. Il s`ensuit une croissance des bénéfices parallelement a une diminution des emplois. Il ne faut pas etre prix Nobel d`économie pour voir que, a force de sucrer les emplois, la consommation va finir par se casse la gueule, entrainant avec elle cette pseudo-croissance qui se nourrit encore (mais de moins en moins) de la diminution des charges salariales. Vous avez dit crise structurelle?

Écrit par : JJ | 09/01/2018

Au vu des chamboulements informatiques prévisibles avec la mise à dispo de l'Internet à tous, la vision d'un monde occidental en panne face à ses dysfonctionnements régaliens & au gonflement de ses charges sociales tous azimuts (assistances au logement, alimentaires, formations basiques etc) faute d'emplois pour tous citoyens sans grand bagage intellectuel lui permettant de s'adapter, était claire et ce n'était pas en raison de l'informatisation, mais des structures des marchés financiers mondiaux.

Qui du 20e siècle à ce jour s'enrichissent des mêmes absences de contrôle ou presque. Les migrations sud-nord depuis les dernières crises mondiales dues aux pays pétroliers puis des subprimes, n'ont fait qu'accentuer ce hyatus, une concentration des pouvoirs/richesses, un accroissement des pertes de pouvoir/pauvretés.
Mécanisme crise-pauvreté qui actuellement, en tous pays occidentaux, s'est élargi aux classes moyennes.

Écrit par : divergente | 09/01/2018

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