03/12/2017

"No billag" plan B - chapitre 1

Art. 5 de l'initiative: "Aucune redevance de réception ne peut être prélevée par la Confédération ou par un tiers mandaté par elle".
Pourquoi est-ce à la Confédération qu'échoit la responsabilité de prélever directement ou indirectement la redevance ?
La SSR peut la percevoir directement...
La Confédération octroie une concession à la SSR, charge à elle de percevoir directement les frais de réception.
Les canaux de perception peuvent être Swisscom, UPC ou tous autres prestataires de service de téléphonie ou internet.
 
"No Billag" Plan B - chapitre 2, à suivre...

Commentaires

Ce « plan B » est une illusion, si on lit l’art. 3: les concessions seront MISES AUX ENCHÈRES ! La SSR, privée de financement, ne pourra jamais s’aligner face à la famille Blocher, et face aux autres grands groupes privés internationaux.
Et la qualité des programmes proposés ne pourra pas servir d’argument pour obtenir une concession: elles seront octroyées AUX PLUS OFFRANTS !
Si NoBillag passe, c’est la fin de tous les programmes radio et TV destinés à intéresser chaque région de la Suisse au sort de toutes les autres region de la Suisse. Rideau. Le dernier qui sort éteint la lumière, le 31.12.2018

Écrit par : Pascal Thurnherr | 04/12/2017

A Pascal Thurnherr.
il reste donc au public, qui vous est si cher, de rassembler pour répondre à l'enchère... et j'y participerai avec plaisir. De plus, je suis certain que le Monsieur que vous citez, sans connaitre ses véritables intentions, n'est pas intéressé par la Suisse romande et encore moins par le Tessin

Écrit par : Charly Schwarz | 04/12/2017

Monsieur,
Tout d'abord, si la SSR ou n'importe quelle chaine de radio/TV percevait la redevance, cela s'appellerait un abonnement et ne serait plus une taxe étatique.
Ensuite, comme le dit très bien M. Thurnherr, la SSR et les autres 31 radios et TV régionales soutenus par la redevance, et donc sans aucun budget en 2019, ne pourront pas s'aligner devant les géants étrangers qui pourront miser bien plus gros (Je doute aussi que M. Blocher soit intéressé par la Romandie, les Grisons ou le Tessin). Car la nouvelle constitution modifiée n'exigerait plus de mission de service public, ni de surveillance des médias audiovisuels et donc ces grands groupes tant aimés par Goldbach se feront un plaisir de venir sur nos concessions vendre leur M.... en français et allemand, sans plus jamais parler de la Suisse, sans plus jamais soutenir la culture ou le sport suisses.
Enfin, croire qu'un système à abonnement pour la SSR fonctionnerait, c'est mal connaître l'adéquation entre nombre de téléspectateurs et budget de production des contenus. En Suisse romande, nous pesons 3 fois rien, avec nos 1.8 millions de personnes. Nous ne pourrions jamais payer assez pour avoir TV et radios proposant les contenus actuels.
Le service public n'est pas rentable économiquement si on parle en terme de bénéfices nets de l'entreprise (aucun service public ne l'est), mais il est plus que rentable démocratiquement car il contribue au vivre ensemble, à l'information, à la cohésion régionale et nationale, à la formation de l'opinion, à la diversité des voix, à la culture, à la société dans son entier etc etc etc
Le service public n'est pas dans une logique d'économie de marché. Il ne peut pas l'être. Votre plan B est bidon.

Écrit par : Stéphane Mitchell | 02/01/2018

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