25/09/2017

Travailler moins pour vivre mieux !

Au terme de longues années de discussions, les ministres du travail de l'Union européenne (UE) ont promulgué une directive qui ouvre la voie à la semaine de 65 heures et ainsi, permettre aux salariés d’effectuer des heures supplémentaires. 

Mais ces normes de l'UE sur la durée du temps de travail n'ont pas été reprises par la Confédération… Ouf ! 

Pour rappel, la loi fédérale sur le travail fixe le plafond maximal des salariés de l'industrie, soit des employés de bureau, des collaborateurs techniques et du personnel de la vente au détail à 45 heures par semaine. 
Pour tous les autres employés, il va jusqu'à 50 heures. 

Et selon les données de l'Office fédéral de la statistique, la durée moyenne du temps de travail dans les entreprises suisses est de 41,7 heures. 

Les employés les plus sollicités sont les sylviculteurs avec 43,1 heures et les agriculteurs avec 42,8 heures par semaine. 

Toutefois, l’économiste suisse Werner Vontobel, estime que « la semaine de 28 heures serait suffisante pour maintenir le niveau actuel de la consommation». 

23/09/2017

Liberté religieuse

Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur la contraception ou l’avortement.

Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.

La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Églises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.

21/09/2017

Famille versus Etat

Dans un contexte de vieillissement de la population et de précarisation d’une partie de la jeunesse, deux interprétations s’opposent, l’une qui évoque un conflit générationnel, l’autre qui préfère souligner les nouvelles solidarités familiales.

 

De fait, les questions d’équité intergénérationnelle sont complexes : il faut éviter tout jugement hâtif. D’abord, les flux intergénérationnels transitent par deux instances principales – la famille et l’État – guidées par des logiques distinctes (don ou réciprocité d’une part, redistribution ou répartition d’autre part).

 

Mesurer la justice sociale intergénérationnelle suppose donc de considérer les effets cumulés des transferts publics et privés.

 

Ensuite, ces transferts s’opèrent à l’échelle d’une vie et les individus demeurent dans une ignorance relative de leurs résultats finaux :

 

  • absence de garantie absolue d’être dédommagé de ses sacrifices en vue des générations futures (principe d’ingratitude) ;
  • réciproquement, manque d’assurance quant au maintien des droits existants pour les générations futures (principe d’incertitude).

 

Il faut également prendre en compte des éléments de constat sur les articulations entre solidarité familiale et État, d’une part, et la situation des transferts privés, d’autre part.

 

Enfin, le degré de confiance des individus dans les systèmes de protection sociale comme dans la solidité des liens familiaux constitue un préalable nécessaire à la réflexion.

13/09/2017

L’ « expertisme » nous gagne…

Un expert cesse d’être démocrate quand il cherche à imposer une représentation de l’ordre politique, non à travers sa participation au débat démocratique, mais par sa prétention à détenir les lois naturelles de l’organisation des sociétés humaines.

Vouloir substituer l’expertise au choix politique, est ce qu’il faut appeler l’ « expertisme ».

Dire cela ne signifie pas que l’expertise ne soit en certains points nécessaire et légitime.

Ce qui est dangereux et critiquable c’est la substitution de l’expertise au débat politique au nom d’une vision totalisante des sciences humaines, économiques ou sociales.

 

Experts, encore un effort pour être démocrates !

12/09/2017

Le 24 septembre votons pour une politique budgétaire durable.

En cette période d’arbitrages budgétaires il devient important de réfléchir à développer une politique budgétaire durable.

 

Malheureusement les calculs de notre administration montrent que le vieillissement de la société conduit à un surcroît considérable des charges pour les finances publiques, qui entraîneront une augmentation massive de la dette.

 

L’endettement croissant de la société ne pourra être maîtrisé que si les réformes destinées à préserver l’État social sont décidées et mises en œuvre rapidement. Plus les réformes interviendront tard, plus les corrections qui s'imposeront seront douloureuses.

 

Ces prochaines décennies, il faudra aussi tenir compte de risques tels que les conséquences des changements climatiques, les épidémies ou une raréfaction et donc un renchérissement des ressources naturelles.

 

C'est pourquoi il convient d'insister sur le fait que les finances publiques sont exposées à des risques qu'il n'est pas aisé de quantifier et qui soulignent encore la nécessité d'agir au niveau politique.

10/09/2017

le nombre de suicides augmente avec l’âge

Comme dans la plupart des autres pays, le nombre de suicides augmente avec l’âge, surtout chez les hommes. En Suisse on dénombre 35 cas pour 100'000 habitants chez les 65-84 ans, et même à 70 chez les plus de 85 ans, 10 chez les femmes.

Pourtant, cette situation ne suscite guère l’attention de l’opinion publique, au contraire: le suicide chez les personnes âgées est un fait accepté.

Les stéréotypes négatifs sont très répandus; on considère par exemple le désespoir et la solitude chez la personne âgée comme un fait normal. On observe ainsi une certaine «compréhension» de la part de la population comme des professionnels envers le suicide d’une personne âgée.