30/05/2017

Un État solide...

L’évolution récente de la politique oppose avec une intensité accrue un Etat fort à un Etat light.
Mais il existe à la conjonction de ces deux organisations ; l’Etat solide qui s’écarte à la fois du néolibéralisme et du collectivisme.
Un Etat solide souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

Aujourd’hui, l'Etat, doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission.
Il faut donner aux services publics les moyens humains et matériels de faire correctement leur travail.
Il faut investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme.

Il faut libérer les énergies, encourager le goût d'entreprendre, pousser les entreprises à faire preuve d'audace et de créativité.
Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d'emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l'assurance d'un filet de sécurité et d'un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises.

Pour accomplir cette mutation il faut un Etat solide, ni plus ni moins.

A nous de maintenir et de renouveler une pensée qui associe la responsabilité et la liberté, de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces en respectant leur autonomie.

25/05/2017

Le nom moderne de "nécessité" est... économie !

L’objectivité économique est ce à partir de quoi nos régimes parlementaires organisent une opinion et une subjectivité d’avance contraintes à entériner le nécessaire.

Les inégalités, le chômage, la dévalorisation du travail manuel, la stigmatisation de l’autre… entraine un consensus dégradé, autour d’un état des choses aussi aléatoire que le temps qu’il fait, mais dont il y a lieu de constater l’inflexible et interminable contrainte externe.

Notre politique parlementaire, telle qu’elle est aujourd’hui pratiquée, ne consiste nullement à fixer des objectifs relevant de quelques principes, et à se donner les moyens de les atteindre.

Elle consiste à transformer en opinion consensuelle résignée le spectacle de l’économie.

Par elle-même, l’économie n’est ni bonne ni mauvaise, elle n’est le lieu d’aucune valeur. La politique est le moment subjectif de cette extériorité neutre.

Car les possibles dont elle prétend organiser le mouvement sont en réalité d’avance circonscrits et annulés par la neutralité externe du référent économique. De sorte que la subjectivité générale est inévitablement renvoyée à une sorte d’impuissance hargneuse.

07/05/2017

Le citoyen qui ne désire pas participer à une élection serait-il désintéressé de la politique ?

L’abstentionnisme électoral ne fait pas de doute. Ce comportement peut être révélateur d'un désintérêt total pour la chose publique.

 

Mais le citoyen est loin de négliger le civisme. Par le biais de l'abstentionnisme, il aspire surtout à montrer son mécontentement et une grande aspiration au changement, à la rupture politique.

 

Et l'approfondissement de la question montre que l'abstentionnisme est d'avantage révélateur d'une crise de représentation et que sa non participation à une élection est souvent un choix rationnel.

04/05/2017

Les commentateurs politiques; ils ne sont jamais surpris.

Quand j’écoute les analyses de certains commentateurs politiques, j’ai l'impression que tout était prévisible dès le départ… Ils ne sont jamais surpris.

 

Bien sûr que le message est important. Les qualités intrinsèques d'une candidature aussi sont importantes.

 

Mais plus que tout cela, c'est la capacité du candidat et de son équipe à mettre en forme un discours et à transformer des défauts en atouts qui déterminent véritablement l'issue d'une élection.

 

Lors du choix, les électeurs doivent se prononcer sur une vision de l'avenir qui pourra conduire à de véritables changements dans leur mode de vie, ils ne pardonneront pas à un candidat son inconsistance, qu'elle soit prouvée ou supposée.

 

Mais dans une campagne électorale la première impression compte plus que tout autre. Il faut éviter de mettre la tactique avant la stratégie, il faut avoir de la rigueur dans les thèmes abordés et dans la manière de le faire (pas trop de thèmes ou d'angles d'attaque différents), il faut maîtriser parfaitement les techniques de la communication politique et établir une stratégie publicitaire plus présente...

 

Il ne faut pas donner l'impression de vouloir satisfaire tout le monde, avec comme conséquence attendue de ne satisfaire personne.