08/06/2016

Analogie entre football et politique

On parle de changer la manière de faire de la politique ou d’engager une nouvelle forme de relation avec l’électeur.
 
Malgré l’existence d’opportunités réelles, beaucoup préfèrent se recroqueviller et adopter une stratégie conservatrice et défensive au nom du “on connait notre électeur, évitons le risque de devoir affronter les nouvelles préoccupations de nos concitoyens”.
 
Et me revient en mémoire les propos d’un entraineur ; “il faut arrêter de dire qu’une équipe qui attaque et va vers l’avant prend des risques…elle essaie de créer des opportunités”. Il est vrai qu’on classe toujours les « compétiteurs » dans deux catégories : ceux qui avancent et dont ont dit qu’ils ont un jeu “à risque” et ceux qui se recroquevillent, défendent avec acharnement, et espèrent que l’orage passera.
 
L’analogie avec la politique est pertinente. Faire le pari de la défense signifie s’estimer prêt à encaisser les coups, à subir le jeu de l’autre, à perdre l’initiative en pensant que cela passera.
 
Et parfois cela passe et d’autre fois la digue craque et l’équipe se fait balayer. Dans le contexte sportif ce n’est qu’un match de perdu.
 
Dans le monde de la politique si on se fait balayer une fois il se peut que cela soit pour longtemps et qu’on ait à assumer des conséquences autrement plus importantes qu’un match perdu.
 
J’en tire l’enseignement que dans un monde où on laisse l’initiative aux autres, où l’on subi ou refuse le combat ne paie pas. Pire encore, plus on refuse le risque plus la moindre défaillance sera rédhibitoire.
 
Les stratégies trop défensives adoptées par certains partis gouvernementaux ont fini par montrer leurs limites et pour certains la catastrophe a été frôlée.
 
Reste à voir s’ils peuvent en tirer profit pour se remettent en question et changer leurs approches de la Politique. En profiterons-ils pour se désinhiber et adopter une stratégie non pas risquée mais créatrice d’opportunités ?
 
Essayer de faire de la Politique autrement, n’est pas un risque mais une chance.
 

Commentaires

L autre analogie est la masse d'argent dont disposent les footballeurs et les politicards. Les premiers le dépensent bêtement par qu'ils ne l'ont pas gagné par toute une vie de labeur et de privations et les seconds ...

Écrit par : norbert maendly | 08/06/2016

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