18/11/2015

Je fais ce que je veux !

L’autonomie sans lien avec une conception du bien n’est rien d’autre qu’une facette de l’individualisme libéral du « je fais ce que je veux », elle constitue un bien partagé qu’en terme négatif.

L’autonomie peut être une valeur sociale si elle s’appuie sur une conception de l’homme cristallisée autour de certaines valeurs et qu’elle apparaît soit comme une de ces valeurs, soit comme un moyen d’atteindre les valeurs recherchées.

A défaut, l’autonomie sera au mieux un moyen permettant l’accomplissement des valeurs que je porte individuellement, au pire une valeur supérieure engageant à l’individualisme et à l’égoïsme, mais en aucun cas une valeur partagée sur laquelle nous puissions fonder nos décisions communes.

Commentaires

Je suis d'accord avec vos propos. Toutefois, je pense qu'aujourd'hui nos sociétés occidentales considèrent l'autonomie davantage dans sa conception libérale. Dès lors, les fossés entre communautés se creusent et les incompréhensions augmentent.

Je me demande, et c'est une question que je vous pose, comment et qui doit définir l'Humain et comment fédérer les individus autour de valeurs communes ? En effet, comment réconcilier un musulman sectaire avec un capitalise aveuglé ? Comment fédérer un Rom avec un travailleur xénophobe ? Quelle serait cette valeur partagée et comment s'assurer que chacun la respecte ?

Écrit par : Roldana | 18/11/2015

L'autonomie n'est-elle pas un but pour tout humain? Les parents éduquent les enfants pour qu'ils soient autonomes et capables de prendre eux-mêmes leur vie en main. L'autonomie est un bon principe. Cela n'empêche pas le partage de conceptions ou valeurs communes.

Pour moi l'autonomie est aussi la capacité à porter individuellement des valeurs communes. Et au pire, si l'égoïsme doit être invoqué, alors c'est le nécessaire égoïsme qui permet de se référer à soi en toute responsabilité. L'autonomie suppose une conscience de soi, de ses capacités, donc d'un égoïsme, d'un centrage sur soi, vital. Utiliser le mot égoïsme dans un sens moralisateur c'est donner à la société un droit de jugement sur le comportement individuel. Mais qui juge? Qui décide pour l'autre?

La politique n'est d'ailleurs pas là pour faire la leçon aux citoyens. Elle sert à organiser la vie selon les principes décidés par les citoyens, et de faire en sorte de les préserver. Ce n'est donc sûrement pas à la société de dire aux individus s'ils sont trop ou trop peu égoïstes, et si c'est bien ou mal.

Le "Je fais ce que je veux" est fondamental. Ensuite on fait aussi en fonction des autres, mais c'est un contrat, pas un diktat. Je pense que cela n'est pas négatif, bien au contraire. L'autonomie est un facteur extrêmement positif, constituant de la liberté individuelle.

Je ne pense pas que l'autonomie puisse être classée dans les "valeurs". C'est plus un mode de fonctionnement qu'une valeur. Dès lors ce n'est qu'un moyen, quel que soit le contenu de ce que l'on réalise. Un groupe peut être composé d'individus autonomes qui portent un projet collectif. Les premiers fermiers migrants en Amérique du nord ont bien dû fonctionner ainsi. L'autonomie soustrait à une trop grande emprise de la fourmilière collective. Ou elle y fait adhérer avec plus de force et de discrimination.

Etre autonome c'est aussi ne pas être handicapé dans son corps.

Vive l'autonomie! Qui n'est pas quelque chose de particulièrement associé au libéralisme, puisque c'est un mode de fonctionnement non politique. Ou alors reconnaissons enfin que le libéralisme est le fondement de la liberté individuelle et donc un facteur constitutif indispensable de toute société fondée sur la liberté.

Écrit par : hommelibre | 18/11/2015

...parce que je le vaut bien! mon autonomie, c'est moi-moi-moi

c'est tout de suite et maintenant, c'est quand je veux!
c'est mon i6 et uber
c'est tant pis les autres: sont trop bêtes à bosser pour payer des impôts


c'était quoi ces TTIP?

Écrit par : suisse & genevois déshérité | 19/11/2015

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