16/10/2015

Aujourd’hui, l'Etat doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission.

L’évolution récente de la politique oppose avec une intensité accrue un Etat fort à un Etat light.

Mais il existe à la conjonction de ces deux organisations ; l’Etat solide qui s’écarte à la fois du libéralisme et du collectivisme. D’un libéralisme avec sa prime à la force brute. D’un collectivisme qui perpétue l’illusion totalitaire de Rousseau, qui néglige le risque de découragement des investisseurs privés.

Un Etat solide souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

Aujourd’hui, l'Etat, doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission.

Il faut donner aux services publics les moyens humains et matériels de faire correctement leur travail.

Il faut investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme.
Il faut libérer les énergies, encourager le goût d'entreprendre, pousser les entreprises à faire preuve d'audace et de créativité.

Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d'emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l'assurance d'un filet de sécurité et d'un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises.

Pour accomplir cette mutation il faut un Etat solide, ni plus ni moins.

A nous de maintenir et de renouveler une pensée qui associe la responsabilité et la liberté, de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces de la nation en respectant leur autonomie.

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