14/09/2015

La cohésion sociale peut-elle s’accommoder d’une diversité cultuelle ?

La cohésion sociale peut-elle s’accommoder d’une diversité cultuelle ou suppose-t-elle nécessairement un ciment culturel partagé par tous ?

 

Poser ces questions n’est pas aisé, alors qu’aujourd’hui il est de bon ton de rejeter toute forme d'interculturalisme dans un contexte marqué par des attitudes hostiles à l’égard de l’immigration.

 

Sur le plan culturel, on voit se développer des tendances indéniables à l’uniformisation de la culture de masse, soutenues par un développement technologique frénétique.

 

Mais ces tendances sont contrebalancées par la résurgence de revendications de spécificités culturelles et par l’affirmation d’identités nationales, culturelles et religieuses parfois très restrictives.

Le nationalisme, sous ses différentes formes, reste une idéologie puissante.

 

Les identités culturelles et religieuses constituent parfois des refuges rassurants pour une population dépassée, voire effrayée, par la rapidité et la profondeur des changements en cours, et qui se sent souvent discriminée ou exclue.

Commentaires

Vivre la diversité culturelle est pour moi l'essence même de la Suisse .
La construction de la Suisse s'est faite par la décision d'unir des cultures, des confessions, des origines géographiques différentes.
Surtout à Genève cette mixité s'est étoffée et elle nous constitue . Et surtout nous avons l'immense chance d'avoir des liens multiples : il n'y a pas de ligne de fracture qui dise tout d'une personne : son origine ne détermine pas sa classe sociale, ni sa religion, ni son lieu d'habitation. C'est la grande force de Genève qui permet sa cohésion.

Écrit par : Michèle Künzler | 15/09/2015

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