19/09/2014

Pour une politique budgétaire durable...

«La politique budgétaire est considérée comme durable si, à la fin de la période considérée (2011 - 2050), le taux d'endettement n'a pas augmenté» selon le Département fédéral des Finances (DFF).

Malheureusement, les calculs de l'administration fédérale des finances montrent que le vieillissement de la société conduit à un surcroît considérable des charges pour les finances publiques, qui entraîneront à son tour une augmentation massive de la dette publique.

Par rapport à la capacité économique de la Suisse, c'est-à-dire à la création de valeur de l'ensemble de l'économie (PIB), l'endettement aura passé de quelque 50 % en 2010 à environ 130 % en 2050.

Plus le pouvoir politique repousse les réformes, plus grandes devront être les corrections par la suite : en 2020, le défaut de financement atteindra entre 2 et 2,9 % du PIB par année.

L’endettement croissant de la société ne pourra être maîtrisé que si les réformes destinées à préserver l'Etat social sont décidées et mises en œuvre à temps. Plus les réformes interviendront tard, plus les corrections qui s'imposeront seront importantes.

Ces prochaines décennies, il faudra aussi tenir compte de risques tels que les conséquences des changements climatiques, les épidémies ou une raréfaction et donc un renchérissement des ressources naturelles.

C'est pourquoi il convient d'insister sur le fait que les finances publiques sont exposées à d'autres risques qu'il n'est pas aisé de quantifier et qui soulignent encore la nécessité d'agir au niveau politique.

 



 

 

 

12/09/2014

La redoutable question de la majorité...

Puisque le peuple n’est que très rarement unanime et que la règle majoritaire est devenue celle de la démocratie, il ne suffit pas que la loi soit instituée pour éviter que ne se pose la question du maître.

Car, en effet, si 51 % de la population est d’accord pour privatiser un service public, l’usager pénalisé subira bien la domination d’un maître qui est la majorité.

La majorité peut être un maître implacable, d’autant plus qu’il a pour lui la légalité procédurale.

Mais si le peuple peut n'être qu'une majorité réduite, il est faux de croire que l'opinion populaire est toujours conforme à son intérêt et que les intérêts particuliers qui s'expriment dans les votes et les opinions constituent en eux-même un bien commun.

 

 

09/09/2014

Des caisses maladies cantonales, pourquoi pas...

Un groupe d’experts en assurance maladie s’est réuni dans le but de mener une réflexion objective, indépendante et libre de tout intérêt particulier sur le fonctionnement de l'assurance maladie en Suisse.

 

Au terme d’un an et demi de travail, un rapport relève que le système actuel de couverture maladie implique un certain nombre de dysfonctionnements et d’effets pervers.

 

Le groupe d’experts est d’avis que le système actuel pourrait être amélioré, d’un point de vue actuariel et technique, sans remettre en cause fondamentalement sa conception.

 

Le rôle et le niveau des réserves des caisses devraient être redéfinis et les reportings financiers et comptables améliorés.

 

Le groupe d’experts préconise à terme une refonte plus en profondeur du système allant vers la création de caisses cantonales ou inter-cantonales utilisant les services des caisses existantes.

08/09/2014

Et si l’indépendance de l’Ecosse est une réponse à la mondialisation.

 

Les mutations dans nos sociétés existent depuis toujours. Elles entraînent des changements et peuvent créer des problèmes aux seins des divers groupements humains.


La rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance, la recherche de socles identitaires.


Mais loin d’abolir l’espace, la mondialisation redonne au contraire toute leur force aux singularités locales, car elle néglige les politiques où les champs d'actions locaux, où il existe un espace politique pour des solutions à la fois économiques, environnementales et sociales.


L’indépendance est un espace politique qui croit en la capacité de l'individu à faire ses choix de vie, qui croit à une politique capable de répondre aux besoins accrus en matière de culture, de formation, de santé, capable de faire face aux dérèglements.


L’indépendance revêt un sens : celui de la préservation d’une conception de la vie en société où la liberté se conjugue avec le souci du bien commun.