30/05/2013

Ni fort, ni light, mais solide

L’évolution récente de la politique oppose avec une intensité accrue un Etat fort à un Etat light.

Mais il existe à la conjonction de ces deux organisations ; l’Etat solide qui s’écarte à la fois du néolibéralisme et du collectivisme.

Un Etat solide souligne la fonction organique des communautés médianes qui ordonnent les activités particulières vers un but social sans user de la contrainte étatique.

Aujourd’hui, l'Etat, doit accomplir une mutation et vivre avec son temps. Il faut redéfinir sa mission.

Il faut donner aux services publics les moyens humains et matériels de faire correctement leur travail.

Il faut investir beaucoup plus dans la recherche et l'innovation pour préparer l'avenir puisque le fonctionnement à court terme du marché ne permet pas les choix à long terme.
Il faut libérer les énergies, encourager le goût d'entreprendre, pousser les entreprises à faire preuve d'audace et de créativité.

Le service public doit apporter les formations professionnelles qui permettront de changer d'emploi sans dommage, de rebondir ou de se reconvertir avec l'assurance d'un filet de sécurité et d'un accompagnement individuel de qualité. Il faut mutualiser les risques entre les salariés et les entreprises.

Pour accomplir cette mutation il faut un Etat solide, ni plus ni moins.

 

A nous de maintenir et de renouveler une pensée qui associe la responsabilité et la liberté, de conserver la substance d’une pensée qui incorpore l’élan de la créativité et de la responsabilité personnelle, de reconnaître la fonction suprême de l’Etat que s’il consolide les forces en respectant leur autonomie.

29/05/2013

Valorisation du point fiscal à Genève

Les multinationales sont attirées à Genève par un régime fiscal de 11.6% au lieu de 24.2%, en effet, le système fiscal suisse permet aux cantons de prévoir un taux spécial pour ces entreprises.  

Cette politique fiscale à deux vitesses est proscrite par le droit européen, et l’union européenne met donc la pression sur la Suisse pour trouver un accord avant la fin de l’année.  

David Hiler propose un taux unique à 13%, et les discussions politiques vont bon train : certains proposent 18%, d’autres 16% ou 17%...  

Je pense qu’avant d’établir un taux d’imposition, nous devrions définir la valeur fiscale des atouts de Genève (principaux retenus par la promotion économique du canton) :  

Stabilité politique 0.89%,
Infrastructure efficace 0.69%,
Localisation idéale et accès facile 0.61%,
Qualité de la vie, loisirs et offre culturelle 0.52%,
Personnel hautement qualifié 0.33%,
Education et formation 0.22%,
Atmosphère internationale 0.17%,

soit + 3.4 points de valeur fiscale, que qui nous amène à un taux de 15%, un compromis qui devrait être acceptable pour les acteurs politiques, entre le 13% de David Hiler et le 18 % articulés par les Socialistes.

24/05/2013

Les juges doivent-ils être désignés "à vie" ?

Etre juge est un travail difficile, même dans les meilleures circonstances. Les juges ne sont pas complètement à l'abri de toute pression politiqueIls restent membres de leurs communautés, et pour cette raison, ils sont soumis à toutes sortes de pressions sociales.

C'est seulement parce que les juges n'auront pas à s'inquiéter de s'attirer les faveurs politiques qu'ils auront une chance de réaliser l'un des rôles les plus importants de la magistrature ; nous protéger contre « tyrannie de la majorité ».

Je suis convaincu qu'il est temps de commencer un débat sur l'emploi à vie des juges.

Sans aucun doute l'emploi à vie vise un objectif extrêmement important: être à l’abri de la pression politique qui vient avec la reddition de comptes périodiques (5/6 ans) à un parti politique.

Donc la vraie question est de savoir si l'emploi à vie est essentiel à l'indépendance de la justice, et la réponse pourrait bien être oui.

De plus, je suis convaincu que les avantages de cette idée l'emportent sur les inconvénients.

21/05/2013

L’étrange étrangeté

D’un côté, des hommes et des femmes qui se retrouvent dans des situations de souffrance et de désespoirs de l’autre, des responsables politiques qui font de leur mieux pour traiter des problèmes.

Les uns parlent de leur vie, les autres répondent par des chiffres souvent abstraits.

Les citoyens attendent des orientations d’ordre du symbolique alors que les politiques apportent des réponses d’ordre économique.

On constate un écart entre ce que vivent les « gens» et ce que font les «politique».

L’état devient incapable de tenir son rôle de régulation entre une économie qui lui échappe et une société dont la cohésion est menacée.

Cet écart est révélateur de l’« étrange étrangeté» qui nous frappe ; un mélange d’incompréhension, d’incohérence, d’injustice d’impuissance et d’inégalité 

06/05/2013

Marketing politique: mode d'emploi (3)

Quand j’écoute les analyses de certains commentateurs politiques dans les jours qui suivent une élection, j’ai l'impression que tout était prévisible dès le départ… Ils ne sont jamais surpris.

« Le message de l’un était trop libéral, l’autre trop sécuritaire, et trop étatiste pour le troisième. Ils n'avaient pas su répondre aux attentes des électeurs, etc. »

 Eh bien non !

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01/05/2013

La Constitution fédérale garantit les droits politiques (art. 34). Cette garantie protège notamment «l'expression fidèle et sûre» de la volonté du corps électoral.


La culture politique suisse est profondément marquée par le principe de proportionnalité. Pourtant le mode de scrutin qui préside à la désignation du Grand conseil genevois, est loin de respecter le principe de la proportionnalité à cause de l'existence d'un quorum électoral.

La liberté de choix du corps électoral est donc restreinte. Soit les électeurs et électrices se résignent à un vote utile qui ne traduit pas leurs préférences politiques, soit ils renoncent à s'exprimer, ce que confirme un taux d'abstention élevé.


A 4 minutes et 13 secondes:
http://www.lemanbleu.ch/vod/geneve-a-chaud-30042013