30/10/2011

La « stratégie du risque »

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On parle de changer la manière de faire de la politique ou d’engager une nouvelle forme de relation avec l’électeur.

Malgré l’existence d’opportunités réelles beaucoup préfèrent se recroqueviller et adopter une stratégie conservatrice et défensive au nom du “on connait notre électeur, évitons le risque de devoir affronter les nouvelles préoccupations de nos concitoyens”.

Et me revient en mémoire les propos d’un entraineur sportif ; “il faut arrêter de dire qu’une équipe qui attaque et va vers l’avant prend des risques…elle essaie de créer des opportunités”. Il est vrai qu’on classe toujours les « compétiteurs » dans deux catégories : ceux qui avancent et dont ont dit qu’ils ont un jeu “à risque” et ceux qui se recroquevillent, défendent avec acharnement, et espèrent que l’orage passera.

L’analogie avec la politique est pertinente. Faire le pari de la défense signifie s’estimer prêt à encaisser les coups, à subir le jeu de l’autre, à perdre l’initiative en pensant que cela passera.

Et parfois cela passe et d’autre fois la digue craque et l’équipe se fait balayer. Dans le contexte sportif ce n’est qu’un match de perdu.

Dans le monde de la politique si on se fait balayer une fois il se peut que cela soit pour longtemps et qu’on ait à assumer des conséquences autrement plus importantes qu’un match perdu.

J’en tire l’enseignement que dans un monde où on laisse l’initiative aux autres, où l’on subi ou refuse le combat ne paie pas. Pire encore, plus on refuse le risque plus la moindre défaillance sera rédhibitoire.

Les stratégies trop défensives adoptées par certains partis gouvernementaux ont fini par montrer leurs limites et pour certains la catastrophe a été frôlée.

Reste à voir s’ils peuvent en tirer profit pour se remettent en question et changer leurs approches de la Politique. En profiterons-ils pour se désinhiber et adopter une stratégie non pas risquée mais créatrice d’opportunités ?

Essayer de faire de la Politique autrement, n’est pas un risque mais une chance.

 

 

26/10/2011

Antonio Hodgers, réveillez-vous !

Les déclarations d’Antonio Hodgers au journal le Temps, reproduites ci-dessous :

«La ligne d’Ueli Leuenberger est très présente en Suisse alémanique, selon Antonio Hodgers. Et ce sont eux les grands perdants…. Il poursuit « Nous ne pouvons pas être le «junior partner» du PS, il faudra s’en distancier un peu, comme nous l’avons fait en Suisse romande, notamment sur la question du rôle de l’Etat.»,

ne correspondent pas ou plus au positionnement des Verts à Genève, principale cité romande, et les chiffres issus de Smartvote contredisent les propos du Conseiller national.

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25/10/2011

23 octobre : c’est la dichotomie gauche/droite qui se meure…

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Plus qu’une recomposition du centre, c’est bien l’émergence d’une nouvelle dichotomie qui s’installe dans le paysage helvétique. N’en déplaise aux faiseurs d’opinion, « fesseurs » qui devront déplacer leurs curseurs.

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24/10/2011

Enseignements du scrutin fédéral d’octobre 2011

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Le principal enseignement de ce scrutin fédéral est que les Verts ont, définitivement, perdu le monopole de l’écologie en Suisse (13 sièges Verts, 12 sièges Vert’libéraux).

 

Au niveau genevois, je retiens deux enseignements : l’alliance bourgeoise avec l’UDC ne fonctionne pas, malgré deux essais (cour des Comptes et Conseil des Etats) et une élection à la proportionnelle sans apparentement est possible (MCG).

 

Et je me permet de paraphraser Josef Joubert , ami de Chateaubriand : « le but de la discussion ne doit pas être la victoire, mais l’amélioration. »

21/10/2011

Conseil national : le taux de participation à J-2 s’établit à 29.86% soit -10.43 point par rapport à 2007 (40.29%). Cherchez l’erreur…

19/10/2011

Elections fédérales ; à J-4, le taux de participation est de 25.80%, soit un retard de 3.72 points par rapport à 2007…

17/10/2011

Nationales 2007, quelques chiffres

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Avant d’aborder les résultats des élections nationales de 2011, il est toujours intéressant d’avoir un aperçu relatif sur la précédente (2007)

Taux de participations : 47.5%, soit 110'376 bulletin sur un potentiel de 232'572 électeurs inscrit

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Primo entrants

La politique c’est 3 conseils :

1) C’est le parti qui compte pas les mandats.

2) On ne gère pas des carrières, on ne donne pas, il faut prendre !

3) Il faut s’amuser sinon on déprime…

12/10/2011

Gauche/Droite - Droite/Gauche

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Les élections fédérales cherchent à rejouer le grand scénario de l’affrontement gauche-droite, mais il n’est pas sûr que les électeurs s’y retrouvent aussi aisément que la classe politique.

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10/10/2011

De l’incapacité des Verts à se restructurer

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La cohérence théorique de la structure de l’écologie politique doit se donner les moyens de construire une grille de lecture permettant d’aborder toutes les questions individuelles et sociales, et de jeter les bases d’un modèle de société global qui exprime son système de valeurs : responsabilité, autonomie, et solidarité.

 

Ce modèle de société représente une véritable alternative aux visions néolibérales ou marxisantes, dont beaucoup de nos concitoyens reconnaissent les limites, peut constituer l’une des issues possibles pour une société en recherche de sens.

La crédibilité de l’écologie politique, dans le paysage politique suisse, passe donc par l’éthique de la responsabilité, des solutions pour une émancipation de l’homme et son épanouissement fondé sur sa capacité à choisir, sur la qualité de vie et sur un autre rapport à la nature.

Ce sont ces fondements philosophiques qui font la force et la cohérence de l’écologie politique. Il faut aujourd’hui, à ce stade de sa restructuration, reprendre le lien avec ses racines pour entraîner la société dans un mouvement de transformation majeur.

Mais toujours, cantonnés à une de force d’appoint des socialistes, les Verts n’en sont pas capables…

 

05/10/2011

Abus de biens sociaux

Pourquoi l'abus de biens sociaux n'est pas, encore, un délit en Suisse ?

Oups, c'est vrai, le Conseil fédéral refuse d'en discuter, Bizarre...

Abus de biens sociaux, définition :

Délit qui réprime le fait pour tout dirigeant d'avoir utilisé en connaissance de cause les biens, le crédit, les pouvoirs à des fins personnelles directes ou indirectes.

L'infraction d'abus de biens sociaux incrimine l'infraction, de « faire, mauvaise fois » des biens, un usage qu'il sait contraire à l'intérêt, à des fins personnelles.

Dans le cas de l'affaire « Salerno » sommes-nous dans un cas caractéristique d'abus de bien sociaux ?