13/09/2011

OneFm : éditorial du 13 septembre 2011 « Immigration/Intégration »

 

La dislocation, l'exclusion et les inégalités sociales progressent. Elles se sont encore accentuées avec la crise financière de 2008 qui a débouché sur une crise économique et sociale. L'individu se trouve confronté à de nouvelles sources de précarité, elles sont relationnelles et identitaires.

Les opportunités de vie se heurtent à des contraintes pour une large part structurelles, telles que le chômage et la pénurie de logements à des prix abordables.

Notre démocratie stagne et semble parfois régresser. Des mouvements populistes tendent à la confisquer en proposant un discours de haine et d'exclusion. Ces formations ont obtenu des résultats électoraux significatifs en misant sur la peur de l'autre, sur la crainte diffuse de l'invasion suscitée par les nouveaux mouvements migratoires.

Après avoir longtemps été perçu comme un agent exclusivement économique, l'immigré et ses descendants, sont considérés comme des acteurs culturels et religieux qui, selon les interprétations, enrichit notre culture ou la met en péril.

Ainsi toute demande de reconnaissance culturelle et religieuse émanant des populations d'origine immigrée est perçue avec scepticisme. On redoute qu'il s'agisse d'attaques masquées contre l'État laïc.

Il est vrai que des revendications culturelles et religieuses (par exemple lieux de culte, parcelles dans les cimetières) émanent des populations d'origine immigrée.

Cela dit, ces revendications sont le signe d'une intégration et d'une volonté de participation à la société.

Toutefois, s'il ne faut pas exagérer l'importance et la portée de ces revendications, il est tout aussi dangereux de ne pas prendre en compte les formes diverses du radicalisme religieux en Suisse.

 

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