30/05/2010

Dans l'avant-projet de Constitution rédigé par les Radicaux, le droit au logement est garanti (Art 42).

http://radical.ch/sites/default/files/20101008_Projet_Cst...

 

27/05/2010

Constituante, le 25 mai 2010 tout bascule…

Les media se sont focalisés sur l’ « amendement Dimier » pour expliquer le clash du 25 mai…

Mais tout avait commencé bien plus tôt, à 15 :15, par le refus par (36 non/34 oui) de la thèse relative à la non-discrimination 102.21.b (Nul ne doit subir de discrimination ni tirer avantage du fait notamment de son origine, de son ethnie, de son sexe, de son âge, de sa langue, de son état de santé, de sa situation sociale, de son mode de vie, de son orientation sexuelle, de ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques ni du fait d’une déficience. )

Ce front du refus était composé des Constituants suivants :

GE’ avance :

Christian de Saussure, Benoît Genecand, Michel Chevrolet et Jean-Marc Guinchard.

Radical ouverture :

Guy Zwahlen, Pierre Kunz, Thomas Büchi, Georges Chevieux, Antione Maurice et Françoise Saudan

Mouvement Changer Genève :

Marie-Thérèse Engelberts, Patrick-Etienne Dimier, Yves-Patrick Delachaux et Frank Ferrier.

PDC :

Philippe Roch, Raymond Loretan,  Constantin Sayegh,Guy Tornare et Béatrice Gisiger.

UDC :

Soli Pardo, Jacques Pagan, Pierre Schifferli, Thomas Bläsi, Michel Amaudruz et Ludwig Muller

Libéraux & Indépendants :

Simone de Montmollin, Jacques Weber, Lionel Halpérin, René Koechlin, Richard Barbey, Céline Roy, Bénédict Hentsch, Béatrice Luscher, Bertrand Bordier et Catherine Kuffer-Galland.

 

Et c’est aussi parmi ces Constituants que l’on retrouve les opposants aux droits des personnes handicapées (102.3), mais cela est « une autre histoire »…

 

26/05/2010

Constituante : chronique d’une débâcle annoncée…

La droite et gauche ont fait du « droit au logement »  le causus beli  du projet constitutionnel. Et tout naturellement quand le sujet est venu à être traité en plénière… c’est le clash !

Le manque de vigilance, pour ne pas dire par naïveté, les groupe de gauche et les associations, n’ont pas compris que les partis politiques avaient sonné la fin d’une récréation qui à duré 15 mois et couté environ CHF 5'000'000.-.

Dès le début des débats « qui comptes », les partis politique ont imposé leur stratégie et ainsi muselés les Constituants venus dans cette assemblée avec un esprit d’ouverture, espérant construire un véritable projet  d’un « vivre ensemble » pour Genève.

Mais la véritable responsabilité de ce 1er clash est à attribuer à la co-co-co-co Présidence. Elle n’a pas vu que le Constituant Patrick-Etienne Dimier a déposé urne « proposition » avec un formulaire réservé aux amendements !

Début d’une débâcle annoncée…

 

 

25/05/2010

Constituante : 20 :40, la gauche et les associations n’ont pas acceptés les diverses décisions prises à la plénière de 17 :00. Ils quittent la salle !!! La séance est levée car le quorum (41) n’est pas atteint !

Total perte de crédibilité des nos Constituants; des thèses qui avaient obtenues l'unanimité se retrouvent contestées en séances plénières

 

15 :15 Les constituants refusent la non-discrimination (102.21.b) et un salaire égal entre hommes et femmes (102.21.c) !

En chemin vers une Constitution rétrograde et dégradante !

Un série de doits constitutionnels acquis (droit au logement  garanti102.81a : unanimité en commission) et certains de ceux ayants obtenus l’unanimité (droit à un environnement sain : 102.51.d), droit à la formation (102.12) ou du moins une large majorité (droit à un niveau de vie suffisant : 8 oui, 5 non) seront remis en cause, dès cet après-midi (25 mai) par une frange réactionnaire et conservatrice d’une droite que j’imaginais empreinte d’humanisme.

Mais le plus surprenant reste que 3 Constituants se sont abstenu lors des votes relatifs aux droits des enfants (102.11. 8 oui, 3 abstentions) !

21/05/2010

Ils ont refusé d’inscrire le principe de séparation entre l’Etat et les Eglises dans la Constitution genevoise…

GE’ avance : 6/6

Christian de Saussure, Michel Barde, Claude Demole, Benoît Genecand, Michel Chevrolet et Jean-Marc Guinchard.

 

Radical ouverture : 5/7

Guy Zwahlen, Pierre Kunz, Thomas Büchi, Georges Chevieux et Murat Julian Alder.

 

Mouvement Changer Genève : 3/4

Marie-Thérèse Engelberts, Yves-Patrick Delachaux et Frank Ferrier.

 

Verts & Associatifs : 7/10

Olivier Perroux, Pierre-Alexandre Tschudi, Louise Kasser, Florian Irminger, Andreas Saurer, Jérôme Savary et Corinne Muller Sontag.

 

PDC : 5/6

Marco Föllmi, Philippe Roch, Raymond Loretan,  Guy Tornare et Béatrice Gisiger.

 

Avivo : 1/9

Jean-François Rochat

 

UDC : 2/7

Jacques Pagan et Ludwig Muller

Libéraux & Indépendants : 12/12

Simone de Montmollin, Laurent Hirsch, Michel Hottelier, Jacques Weber, Lionel Halpérin, René Koechlin, Richard Barbey, Céline Roy, Bénédict Hentsch, Béatrice Luscher, Jacques-Simon Eggly, Bertrand Bordier et Catherine Kuffer-Galland.

 

Socialiste pluraliste : 6/11

Thierry Tanquerel, David Lachat, Melik Ozden, Christiane Perregaux, Maurice Gardiol et Tristan Zimmerman.

 

SolidaritéS : 2/4

Jocelyne Haller et Nils de Dardel.

20/05/2010

Constituante : plan de salle

Afin de pouvoir suivre et bien interpréter les votes de chaque Constituant, vous pouvez télécharger, ici, le plan de salle pour la session du 20 mai 2010.

19/05/2010

Laïcité à la genevoise : ambigüités de la démarche

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cette diversité terminologique cache mal certaines ambigüités, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.

A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements.

Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près.

Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur la contraception ou l’avortement.

Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.

La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Eglises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.

Ce que cherchent les Eglises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’Etat, c’est la reconquête d’un espace de conviction.

La sphère privée, où les avait cantonnées la séparation en 1907, deviendrait la base arrière d’une recolonisation de l’espace public.

Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

Laïcité à la genevoise: ambigüités de la démarche

Laïcité «plurielle », «ouverte» ou «positive», cette diversité terminologique cache mal certaines ambigüités, et se refuse, au nom de la liberté, à distinguer entre traditions culturelles et doctrines religieuses qu’elle place sur un pied de stricte égalité.

A côté de ceux qui, sincèrement, souhaitent redonner sa pleine efficacité à une vieille idée neuve. D’autres pensent le temps venu de reconsidérer ses fondements.

Or, il est nécessaire d’aller y voir de plus près.

Il n’est pas possible de taire ce que symbolise le port du voile islamique pour des femmes musulmanes, pas plus que n’est acceptable la remise en cause, pour des motifs religieux, des législations émancipatrices sur la contraception ou l’avortement.

Voir dans des comportements à justification religieuse une simple affirmation d’identité conduit à abdiquer devant le réel, fut-il frotté d’obscurantisme, et prive la laïcité de son exemplarité libératrice.

La revendication de la liberté religieuse n’a pas le même sens exprimée par des Eglises ou conçue comme l’une des conditions de la laïcité.

Ce que cherchent les Eglises, appuyées sur un partenariat avec les autorités de l’Etat, c’est la reconquête d’un espace de conviction.

La sphère privée, où les avait cantonnées la séparation en 1907, deviendrait la base arrière d’une recolonisation de l’espace public.

Une recolonisation tolérante, inscrite dans un pluralisme religieux assumé, mais potentiellement destructrice du seul vrai pacte laïque, celui conclu entre citoyens égaux.

18/05/2010

20 mai : fin du principe de laïcité à Genève

Jeudi prochain (20 mai), nos 80 constituants mettront fin au principe de laïcité dans la République et Canton de Genève !

C’est par l’adoption de deux thèses (103.11a et 103.51a) que nos constituants supprimeront la laïcité à Genève :

La thèse 103.11a « l’état, les communes et les institutions publiques sont laïques. Ils observent une naturalité religieuse ».

Mais par 9 voix contre 4 et une abstention, la commission, en charge d’étudier les dispositions générales et les droits fondamentaux (1) refuse le principe de séparation entre l’état et les communautés religieuse !

La thèse 103.51a « l’état garanti, par la loi, le statut et le subventionnement de la Fondation de la faculté autonome de théologie protestante » acceptée en commission par 10 voix, 4 contre et 2 abstentions !

Pour rappel cette commission est présidée par Maurice Gardiol ; socialiste et ancien diacre Eglise Protestante de Genève.

20 mai 2010: fin du principe de laïcité à Genève

Le 20 mai prochain, nos 80 constituants mettront fin au principe de laïcité dans la République et Canton de Genève !

C’est par l’adoption de deux thèses (103.11a et 103.51a) que nos constituants supprimeront la laïcité à Genève :

La thèse 103.11a « l’état, les communes et les institutions publiques sont laïques. Ils observent une naturalité religieuse ».

Mais par 9 voix contre 4 et une abstention, la commission, en charge d’étudier les dispositions générales et les droits fondamentaux (1) refuse le principe de séparation entre l’état et les communautés religieuse !

La thèse 103.51a « l’état garanti, par la loi, le statut et le subventionnement de la Fondation de la faculté autonome de théologie protestante » acceptée en commission par 10 voix, 4 contre et 2 abstentions !

Pour rappel cette commission est présidée par Maurice Gardiol ; socialiste et ancien diacre de l'Eglise Protestante de Genève